Fille d'un danseur polonais, Felix Adam Valerian Krzesiński (ou selon la forme russifiée Kschessinski) (1823-1905), elle étudie à l'École impériale de ballet de Saint-Pétersbourg.
Mathide's father, Felix
her brother Joseph
Mathilda's father Feliks Krzesiński and her sister. Feliks came from the family of opera singers, his ancestor was a
favorite singer of Polish King Stanislav Augustus Poniatowski.
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En mars 1917, les bolcheviques réquisitionnèrent son hôtel particilier pour en faire leur QG.
Tout l'été, du haut du balcon, Lénine, leur chef, y harangua ses troupes.
À la Révolution russe, elle est contrainte de quitter le pays et s'installe à Paris en 1920.
L'année suivante, elle épouse le grand-duc André qui reconnaît son fils Vladimir (né en 1902) et elle est titrée princesse Romanovskaïa-Krassinskaïa, par le grand-duc Cyrille, frère de son époux.
L'édifice de style Art Nouveau (appelé Modern Style en russe) se distingue par son asymétrie et par sa composition sur plusieurs niveaux. Les fenêtres ont des ouvertures de dimensions différentes et les façades de la maison sont de granite gris et de granite rouge, décorées de briques et de frises de majoliques et de métal.
L'intérieur est constitué d'enfilades de salons et de pièces avec des jardins d'hiver.
L'hôtel particulier est envahi par les bolchéviks en mars 1917 qui voyaient en sa propriétaire le symbole d'une élite décadente.
La célèbre ballerine avait réussi à fuir auparavant par la Finlande. Lénine prononce des discours du balcon d'avril à juillet 1917 et l'on installe les services d'expédition de la Pravda et la rédaction de la Pravda du soldat.
Finalement les troupes du gouvernement provisoire investissent la maison et dispersent ses occupants en juillet.
Diverses institutions bolchéviques occupent l'édifice après la Révolution d'Octobre.
De 1938 à 1956 c'est le musée Kirov, de 1957 à 1991 le musée de la Révolution qui y ouvrent leurs portes.
L'hôtel abrite aujourd'hui le musée d'histoire politique de Russie.
WIKIPEDIA
1880
With a fellow mdancer. 1889
Souvenirs" de la prima ballerina assoluta Mathilde Kchessinskaïa, aux éditions Centrpoligraf, à Moscou, en 2005.
Le livre est paru en français sous le titre
"Souvenirs de la Kschessinska", chez Plon, en 1960.
J'avais entendu parler de ce livre, mais je ne l'ai acheté que cette année, lors de mon dernier voyage à Pétersbourg.
J'ai commencé à le lire hier.
Mathilda-Maria Félixovna Kchessinskaïa, d'origine polonaise, était fille de danseurs et elle a grandi dans les coulisses des théâtres. Elle est devenue une légende de la danse classique russe , des ballets de Marius Petipa et du theâtre Mariinski
(il est représenté sur la couverture du livre).
Etonnante sur scène et dans la vie.
Une vie en Russie et en France, où elle a trouvé refuge après le coup d'Etat bolchévique et où elle a ouvert une école de danse.
Une longue vie aussi puisqu'elle est née en 1872 près
de Saint-Pétersbourg et morte en 1971 à Paris (elle est enterrée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l'Essonne).
L'incroyable destin de "Malia" est intimement lié à la famille impériale Romanov, dont elle finira par faire partie après la révolution.
Cela la rend encore plus intéressante.
Vova (in the centre) with parents, aunt Julia, GD Sergiei Mikhalovich and others, picture taken in 1909
Premier grand amour de l'héritier du trône Nicolas Alexandrovitch
(futur Nicolas II), elle décrit évidemment leur relation et leur rupture, douloureuse, mais inévitable.
Elle parle beaucoup de son grand ami le grand-duc Serge Mikhaïlovitch qui l'a "consolée".
Elle a finalement épousé le cousin germain de Nicolas, André Vladimirovitch, en 1921, à Cannes.
Ils avaient un fils, Vladimir, "Vova", né en 1902.
Andréi, Mathilde et Vova, leur fils
Une série télévisée a été tournée en Russie l'an dernier sur les amours
(très romancées) de notre héroïne et sur la Russie troublée de l'époque
("Звезда империи"): un extrait.
Mathilde, Andrei et leur fils Vova
Mathilde Kchéssinskaïa n'est pas devenue une Romanov à part entière par son mariage (c'était un mariage morganatique puisque Mathilde n'appartenait pas à une famille régnante ou ayant régné), mais le chef de la Maison impériale en exil lui a octroyé le titre de princesse Romanovskaïa-Krassinskaïa.
Mathilde et Vova
Imperial dancer, Mathilde Kschessinskaya and her son, Vova.
C'est avec l'aide de son mari, le grand-duc André, qu'elle a écrit ses mémoires.
Mathilde Kchessinskaïa retrace les moments tragiques où son petit monde s'écroule en emportant ceux qu'elle aime, Nicolas II, notamment, assassiné, Serge, assassiné aussi...
Elle nous parle des Romanov, du monde de la danse, de sa vie à Saint-Pétersbourg-Pétrograd, de l'exil sur la Côte d'Azur et à Paris...
Le tout accompagné de photos.
L'hôtel particulier qu'elle a fait construire au centre de Saint-Pétersbourg abrite aujourd'hui le musée d'histoire politique.
Une exposition lui est consacrée. Ironie du sort, cette maison qu'adorait Mathilde est devenue un des symboles de la révolution et on y visite aussi le bureau de Lénine.
Old Mathilde with Sere Lifar, Natalia Makarova and Serge Lifar `s wife countess Lillian Alefeld Laurvig. París. 1969
Il y a quelques années, Konstantin Sevenard, un homme politique, descendant des Kchessinski, a parlé d'un possible trésor caché par la ballerine dans la cour de son hôtel particulier, au moment où elle quittait Pétrograd en révolution.
Des recherches n'ont bien sûr rien donné, mais le monsieur s'est fait une sacrée publicité.