• OLGA NICOLAIEVNA ROMANOV

     

      

     

     

    Olga Nicolaievna

      

    La grande-duchesse Olga Nicolaevna de Russie (Великая Княжна Ольга Николаевна) est le 15 novembre 1895 au palais Tsarskoïe Selo, et meurt assassiné dans la villa d'Ipatiev à Ekaterinbourg.


    Enfance :

    La grande-duchesse Olga naît le 15 novembre 1895 à Tsarkoïe Selo. Elle est la fille aînée de l'empereur Nicolas II de Russie et de l'impératrice Alix de Hesse et du Rhin (Alexandra Feodorovna). Sa marraine était son arrière-grand-mère par sa mère, la reine Victoria.

     

     

      Symphonic

      

    Olga était très proche de sa soeur cadette Tatiana, dont elle partageait sa chambre avec elle. On les appelait la grande paire. Elle était connue comme très généreuse, et très honnête, mais aussi pour son tempérament et sa désobéissance.


     

     

     

    Adolescence :

    « Sa principale caractéristique est... une forte volonté », a écrit l'amie de sa mère, Anna Vyrubova, qui a rappelé les difficultés d'Alexandra pour maintenir sa fille aînée calme, et a ajouté : « Admirable qualité chez une femme ». Olga, tout comme ses frère et sœurs, adorait jouer au tennis et faire de la natation avec son père pendant leurs vacances d'été et se confiait à lui lors de leurs longues promenades. Bien qu'elle aimait beaucoup sa mère, pendant son adolescence, elle entretenait avec elle des relations tendues, « Sur chaque proposition que je lui fait, Olga devient insolente et chaque dispute se termine par “je fais ce que je veux” », a écrit Alexandra dans une lettre adressée a Nicolas le 13 mars 1916.

      

      

    Alexandra se plaignait également de la mauvais humeur et de la réticence de sa fille à rendre visite aux blessés qui se faisaient soigner dans l'hôpital aménagé au palais d'hiver. En 1913, Olga s'est plaint dans une lettre adressée à sa grand-mère, l'impératrice douairière Marie Feodorovna, des dépressions incessantes d'Alexandra :

    « Comme d'habitude, son cœur n'est pas bien, cela devient désagréable »,écrit olga.

     

      

      

    La reine Marie de Roumanie, qui a rencontrée olga et ses sœurs lors d'un voyage d'État de Nicolas en Roumanie, a indiquéé dans ses mémoires qu'Olga agissait en fonction de ses désirs.

    Lors de son adolescence, Olga a reçu de nombreux rappels de ses parents pour être plus patiente avec ses jeunes sœurs et devenir plus polie avec ses serviteurs, avec qui elle eut de nombreuses disputes lorsqu'ils refusaient de répondre à tous ses désirs.

      

    Olga répondit à cela qu'elle allait essayer de faire de son mieux pour arranger la situation, mais ce n'était pas facile, car selon Olga, quelques serviteurs s'énervaient contre elle sans aucune raison. Toutefois, Ersberg, l'une des femmes de chambre, a déclaré à sa nièce que les serviteurs avaient parfois de bonnes raisons de se disputer avec Olga car la grande-duchesse aînée était une enfant gâtée, capricieuse et paresseuse.

     
    Romance :

    En novembre 1911, un bal costumé s'était tenu à Livadia pour célébrer son seizième anniversaire et son entrée dans la société. Avant la Première Guerre mondiale, il y avait eu un débat à propos d'un mariage entre Olga et le prince Carol de Roumanie, mais Olga n'aimait pas Carol. Au cours d'une visite en Roumanie au printemps 1914, Alexandra a dû lutter pour que sa fille accepte de parler avec le prince héritier de Roumanie.

     

     

      

    Des plans de mariage avec le prince Carol avaient été mis en place mais sans succès.

    Le prince Édouard, fils aîné de George V d'Angleterre, et le prince héritier Alexandre de Serbie ont également été évoqués comme possibles prétendants, mais aucun n'a été sérieusement envisagé. Olga a d'ailleurs confié à son précepteur, Pierre Gilliard, qu'elle voulait se marier avec un Russe et rester vivre en Russie.

     

     


    À la fin de 1913, Olga est tombé amoureuse de Pavel Voronov, un officier subalterne sur le yacht impérial, mais une telle relation aurait été impossible en raison de leur différence de rang.

      

    Voronov s'est donc fiancé quelque temps plus tard avec une femme de « son rang ».

    « C'est triste, affligeant. », a écrit Olga dans son journal le jour du mariage de Voronov. Plus tard, dans ses journaux de 1915 et 1916, Olga a fréquemment mentionné un homme du nom de Mitya avec une grande affection.

    Olga est tombée également amoureuse en 1915 d'un soldat blessé nommé Dimitri Chakh-Bagov, d'ailleurs selon Valentina Chebotareva, une femme qui côtoyait olga durant la Première Guerre mondiale, Dmitri Chakh-Bagov était Mitya.

    Il y eut encore beaucoup d'autres prétendants ; parmi eux, il y avait le cousin germain d'Olga,

    Boris Vladimirovitch de Russie. Mais Alexandra refusa l'idée de ce mariage du fait de leur grande différence d'âge :

    « Une jeune fille inexpérimentée souffrirait terriblement d'un tel mariage », écrit la tsarine. Elle était également consciente que « le cœur d'Olga était ailleurs ».


    Début de l'âge adulte :

    Olga a connu sa première scène de violence à l'âge de quinze ans, lorsqu'elle assista à l'assassinat du ministre du gouvernement Piotr Stolypine au cours d'un spectacle à l'Opéra de Kiev. « Olga et Tatiana sont traumatisées car elles ont vu tout ce qui c'est passé », écrit Nicolas à sa mère, l'impératrice douairière Marie Feodorovna, le 10 septembre 1911, « ... Tatiana ne se remet pas de ce qui vient de se passer, elle n'arrête pas de pleurer, et elles ont toutes les deux mal dormi. »

    Lors de la Première Guerre mondiale, Olga soignait les soldats blessés avec sa mère et sa sœur Tatiana au « lazaret personnel de Sa Majesté impériale », aménagé dans le Palais d'hiver. Cependant, en raison de la mort sous ses yeux de soldats, elle devint stressée et tout le temps de mauvaise humeur. Sa sœur Maria, avait écrit dans une lettre adressée à son père, qu'Olga, lors d'un caprice, avait cassé trois volets d'une fenêtre avec un parapluie le 5 septembre 1915.

    Quelque temps plus tard, selon les mémoires de Valentina Chebotareva, Olga, lors d'une crise de colère, détruisit les porte-manteaux du vestiaire de l'hôpital militaire où elle travaillait. À compter du 19 octobre 1915, ne parvenant plus à supporter la vision des soldats blessés, elle se contenta du travail d'aide-soignante, prenant les températures, distribuant les médicaments et faisant les lits. Elle a reçu des injections d'arsenic en octobre 1915, considéré à l'époque comme un traitement contre la dépression et les troubles nerveux.

      

    À Tobolsk, Olga et ses sœurs avaient cousu des bijoux dans leurs vêtements dans l'espoir de les cacher aux bolcheviques.

    En mai 1918, les enfants restant furent transférés à Ekaterinbourg. Cette nuit-là, les gardes avaient interdit aux jeunes femmes de verrouiller les portes de leur chambre à coucher.

    De ce fait, Olga, Tatiana et Anastasia demeurèrent entièrement vêtues. Les gardiens à la recherche des joyaux les harcelèrent, et même les bousculèrent, car elles ne voulaient pas dire où ils se trouvaient.

    Pierre Gilliard, le précepteur des enfants du tsar, a écrit dans son journal la dernière fois qu'il a vu les enfants impériaux. Le 20 mai 1918, Gillard et les quatre enfants (Olga, Tatiana, Anastasia et Alexeï) sont transférés de Tobolsk à Tioumen sur le « Rouss » (le bateau qui les avait emmenés huit mois plus tôt.) Les gardes de celui-ci étaient nerveux et brutaux envers les enfants et leurs compagnons.

     

    You Won't Bring Me Down  

    Au moment de monter dans le train en gare de Tioumen, sans qu'il s'y attende, Gillard est séparé des enfants. À Ekaterinbourg, le 23 mai, il les voit pour la dernière fois, depuis la fenêtre du train. Olga, Tatiana et Anastasia avancent dans la boue, traînant leurs lourds bagages. Alexeï, qui ne peut plus marcher, est porté par le matelot Klementi Nagorny : « Je voulus sortir, mais je fus brutalement repoussé dans le wagon par la sentinelle. »

    Pour Gillard, ce sont des souvenirs douloureux : « Je revins à la fenêtre. Tatiana s'avançait la dernière, portant son petit chien et traînant péniblement une lourde valise brune. Il pleuvait et je la voyais s'enfoncer à chaque pas dans la boue. Nagorny voulut se porter à son aide : il fut violemment rejeté en arrière par un des commissaires. »

    Olga aurait été profondément déprimée et aurait perdu beaucoup de poids au cours des derniers mois de sa vie, « Elle était mince et pâle, et avait l'air très malade. » écrit l'un des gardes, Alexandre Strekotin, dans ses mémoires, « Elle a fait quelques promenades dans le jardin et a passé la plupart de son temps avec son frère. »

    Un autre gardien a rappelé que les rares fois qu'elle allait marcher dans le jardin, elle restait immobile, « ce qui rendait facile à lire ses émotions » dit-il. Plus tard, Olga s'était fâchée avec sa jeune sœur Maria, car elle la trouvait trop respectueuse envers les gardes, a indiqué Strekotin.

    Le 14 juillet 1918, les prêtres locaux d'Ekaterinbourg ont mené un service religieux privé pour la famille impériale et ont indiqué qu'Olga, contrairement à la coutume, est tombée à genoux au cours de la prière aux morts. Olga avait vingt-deux ans quand elle a été tuée avec sa famille dans la villa Ipatiev a Ekaterinbourg le 17 juillet 1918.

    Le massacre a été perpétré par les hommes de Yakov Yurovsky, probablement sous l'ordre direct de Lénine. D'après un témoignage, Olga aurait regardée sa sœur, Tatiana, mourir avant d'être tuée à son tour.

    Après le massacre, Les corps de la famille impériale furent chargés sur un camion puis transférés dans une forêt proche de Ekaterinbourg. Déshabillées, arrosées d'essence, brûlés puis défigurées à l'acide sulfurique, les victimes sont jetées dans un puits de mine d'où elles furent, quelques jours plus tard, retirées pour être ensevelies sous un chemin forestier.

    Rumeur :

    Avant la découverte des corps de la famille impériale, plusieurs personnes ont déclaré être des membres survivants de la famille Romanov. Une femme du nom de Marga Boodts a prétendu être Olga, elle vivait dans une villa au bord du lac de Côme en Italie et a été aidée à être reconnue comme telle grâce à l'appui de l'ancien Kaiser Guillaume II et par le Pape de l'époque. Cependant, à l'époque, la plupart des historiens ont affirmé qu'Olga était morte avec le reste de sa famille.

    En 1991, les corps de la famille impériale et de leurs suivants ont finalement été retrouvés dans une fosse commune dans les bois en dehors d'Ekaterinbourg. La tombe avait été trouvée près d'une décennie plus tôt, mais a été tenu secrète du fait, qu'a cette époque, la Russie était encore communiste. À la grande surprise des archéologues, le corps d'Alexeï et d'une de ses sœurs, probablement Maria étaient portés disparus.

    Le 16 juillet 1998, NicolasII a été inhumé avec les membres de sa famille (sauf Alexeï et Maria, dont les corps n'avaient pas encore été retrouvés) et les quatre membres de sa suite dans la Cathédrale Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. Ils furent inhumés en présence des descendants de la famille Romanov, notamment du prince Nicolas Romanov, chef de la maison impériale de Russie. Le 14 août 2000, Nicolas et sa famille ont été canonisés par l'Église orthodoxe de Russie, qui les considère comme martyrs.

    Le 23 août 2007, une archéologue russe a annoncé la découverte de deux corps à Ekaterinbourg qui semblait correspondre à la description des lieux où les corps de Maria et d'Alexeï avaient été inhumés d'après les mémoires de Yurovsky. Les archéologues ont affirmé que les restes retrouvés appartenaient à un garçon de dix à quinze ans et à une jeune femme de dix-neuf ou vingt ans.

      

    Tels étaient les âges des deux enfants du tsar au moment de leur mort, Maria ayant dix-neuf ans et Alexeï treize ans. Des tests ADN sont encore en cours pour déterminer si ce sont bien les restes de ces deux enfants Romanov.

    Le 22 janvier 2008, Selon les conclusions préliminaires de l'expertise génétique, les ossements découverts le 29 juillet 2007 aux abords d'Ekaterinbourg appartiennent à des enfants du dernier empereur russe, a confié à RIA Novosti le chef du bureau régional de l'expertise médico-légale de Sverdlovsk Nikolaï Nevoline.

    « Les analyses ADN effectuées à Ekaterinbourg et à Moscou ont confirmé notre hypothèse. Une fois ces expertises terminées, leurs résultats seront comparés à ceux de nos collègues étrangers », a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

    Selon lui, les conclusions définitives de l'expertise génétique seront publiées en avril ou en mai prochains.


    Citation :

    "elle m'intimidait souvent un peu, mais j'éprouvait une admiration et une confiance sans borne à son égard" dit Marie Nicolaievna.

     

     

     

      

      

      

      

     

     

     

     

     

     

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