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     Fichier:Lenin.jpg

      

      

      

      

    Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, une équipe de la police secrète bolchevik assassina le dernier empereur de Russie, le Tsar Nicolas II, en même temps           

    que sa femme, la tsarine Alexandra, leur fils de 14 ans, le tsarevitch Alexis,

    et leurs quatre filles.

      

    Fichier:Alexei tren.jpg

      

    Ils furent abattus par une grêle de balles dans une pièce de la maison Ipatiev à            Ekaterinburg, une ville dans la région montagneuse de l'Oural, où ils étaient retenus prisonniers.

      

    Les filles furent achevées à la baïonnette.

      

                  Pour empêcher un culte pour le défunt Tsar,           

      

    les corps furent transportés à la campagne et hâtivement brûlés dans un endroit secret.

     


                 

      

    Les autorités bolchevik racontèrent d'abord que l'empereur Romanov avait été abattu après la découverte d'un complot pour le libérer.

    Pendant quelque temps, la mort de l'impératrice et des enfants fut tenue secrète.

    Leurs dévoués serviteurs ont aussi été exécutés.

      

      

     Les historiens soviétiques prétendirent pendant des années que les Bolcheviks locaux avaient agi de leur propre initiative en accomplissant les meurtres, et que Lénine, fondateur de l'Etat soviétique, n'avait rien à voir avec le crime.

      

     


     

      

      

      

    En 1990, le dramaturge et historien moscovite Edvard Radzinsky annonça le résultat de ses investigations détaillées à propos des meurtres.

      

     

      

      

    il retrouva les mémoires du garde du corps de Lénine, Alexei Akimov, qui racontait comment il transmit personnellement l'ordre d'exécution de [signé par] Lénine au bureau du télégraphe.

      

    Le télégramme était également signé par le chef du gouvernement soviétique,

    Salomon Yakov Sverdlov.

     

      

      

    Akimov avait sauvé le bulletin télégraphique original comme archive de l'ordre secret.

    La recherche de Radzinsky confirma ce que la première évidence avait déjà indiqué.

     

     

      

    Léon Trotsky -- l'un des plus proches collègues de Lénine -- avait  révélé des années plus tôt que Lénine et Sverdlov avaient pris ensemble la décision de mettre à mort le Tsar et sa famille.

      

    Se remémorant une conversation en 1918, Trotsky écrivait              :

    Ma visite suivante à Moscou prit place après la chute [temporaire] de Ekaterinburg

    [aux mains des forces anti-communistes].

      

    Discutant avec Sverdlov, je demandai au passage :

    «Au fait, où est le Tsar ?»
     

    «Terminé», répondit-il,

    «il a été exécuté».

    «Et où est sa famille ?»

    «La famille en même temps que lui».

    «Tous ?», demandais-je,

    apparemment avec quelque surprise.

    «Tous», répondit Sverdlov.

    «Et alors ?».

    Il attendait de voir ma réaction.

    Je ne répondis pas.

    «Et qui a pris la décision ?», demandais-je.

      

    «Nous l'avons décidé ici. Illitch [Lénine] croyait que nous ne devions pas laisser aux Blancs

    [les forces anti-communistes] une bannière pour se rallier, spécialement dans les circonstances difficiles du moment».

    Je ne posai pas d'autres questions et considérai le sujet comme clos.

    Une autre vision de la mort des Romanov 


    Le rôle des "étrangers"  dans la révolution bolchevique et les débuts du régime soviétique


    Mark Weber

      

    Jacob Yurovsky

    A la lumière de tout cela, il ne faut pas être surpris que Yakov M. Yurovsky, le chef de l'équipe bolchevik qui réalisa le meurtre du Tsar et de sa famille,  ait été un "étranger"  tout comme Sverdlov, le chef soviétique qui co-signa l'ordre d'exécution de Lénine.

      

    [Photo : Yakov Yurovsky, dernier commandant de la maison Ipatiev, lieu des meurtres.

      

    Dans son  journal, le Tsar Nicolas l'appelait par euphémisme «l'homme sombre», un acte de politesse ethnique bien mal récompensé : Yurovsky tira personnellement le coup de feu qui tua le Tsar, et tira deux balles dans l'oreille de son fils.

     

     

     


        Igor Shafarevitch, un mathématicien russe d'envergure mondiale, a sévèrement critiqué le rôle des "étrangers"  dans le renversement de la monarchie des Romanov et l'établissement de la domination communiste dans son pays.

      

    Shafarevitch fut un dissident de premier plan pendant les dernières décennies du règne soviétique.

      

    Eminent activiste des droits de l'homme, il fut membre fondateur du 

    Comité de Défense des Droits de l'Homme en URSS.

      

    Dans Russophobia, un livre écrit dix ans après l'effondrement du régime soviétique, il notait que les "étrangers"  étaient «étonnamment»   

      

    nombreux parmi le personnel de la police secrète bolchevik.

      

    L'identité et l'origine  des exécuteurs bolcheviks, continuait Shafarevitch, est évidente pour l'exécution de Nicolas II :

      

      

     

    Cette action rituelle symbolisa la fin de siècles d'histoire russe, de telle manière qu'elle peut être comparée seulement à l'exécution de Charles 1er en Angleterre et

    Louis XVI en France.

      

    On s'attendrait à ce que les représentants d'une minorité ethnique insignifiante se tiendraient aussi loin que possible de cette action cruelle, qui se répercuterait dans toute l'Histoire.

      

    Or quels noms découvrons-nous ?

      

      

    L'exécution fut personnellement surveillée par Jacob Yakov Yurovsky qui abattit le Tsar, le président du Soviet local était Beloborodov Vaisbart ;

     

    la personne responsable pour l'administration générale à Ekaterinburg était

    Shaya Goloshtchekin.

      

      

    Pour compléter le tableau, sur le mur de la pièce où eut lieu l'exécution se trouvait une citation d'un poème de Heinrich Heine écrit en allemand sur le Roi Balthazar, qui offensa Jehovah et fut tué pour cette offense.


        Dans son livre en 1920, le journaliste britannique expérimenté Robert Wilton portait un jugement aussi sévère :

      

    Toute l'histoire du Bolchevisme en Russie est marquée de manière indélébile du sceau de l'invasion étrangère.

      

    Le meurtre du Tsar, délibérément  planifié par Sverdlov qui vint en Russie en tant qu'agent rétribué de l'Allemagne  et exécuté par  

      

    Goloshtchekin,

      

      

    Syromolotov,

      

      

    Safarov,

      

      

    Voikov

      

      

    Yurovsky,

      

      

    n'est pas l'action du peuple russe, mais de cet envahisseur hostile.

    Pendant le combat pour le pouvoir qui suivit la mort de Lénine en 1924,

      

    Staline sortit victorieux de ses rivaux, réussissant finalement à  mettre à mort presque tous les plus éminents dirigeants bolcheviks -- y compris

    Trotsky, Zinoviev, Radek, et Kamenev.

      

    Avec le passage du temps, et particulièrement après 1928, le rôle des "étrangers"  dans la haute direction de l'Etat soviétique et du Parti Communiste diminua nettement.

     

     

      

      

    La Maison Romanov est une dynastie ayant régné sur la Russie de 1613 à 1917.

      

    En 1894 est couronné le tsar Nicolas II, marié à la tsarine Alexandra.

      

    Leur fils, Alexi, doit être l'héritier du trône.

      

    Leur vie semble parfaite, habitant dans le palais d'hiver à Saint-Pétersbourg.

      

    Cependant, le début de la Première guerre mondiale en 1914 provoque un certain soulèvement dans la société.

      

    En effet, pendant cette guerre, la Russie a perdu 1,5 millions d'hommes, des famines ont lieu dans tout le territoire, et Nicolas II ne réagit aucunement.

      

    La Révolution d'octobre menée en 1917 par Lénine entérine la baisse de popularité du tsar Nicolas II.

      

    A partir de 1917, la famille du tsar est placée sous surveillance.

      

    Puis, le tsar, sa femme et ses cinq enfants sont envoyés dans une forteresse à Iekaterinbourg.

    Le 17 juillet 1918, la famille est exécutée à bord portant.

      

    Ce meurtre porte beaucoup de mystères en lui.

      

    C'est pourquoi l'émission Secret d'histoire s'y est intéressée.

      

    En effet, une centaine de balles auraient été utilisées pour assassiner la famille du tsar.

      

    Les cadavres ont été enterrés dans une forêt tellement isolée que les corps deviennent introuvables.

    En 1991, l'on découvre enfin la tombe de Nicolas II et de sa famille.

      

    Cependant, il manque le corps de deux enfants. A partir de cet instant né une étrange rumeur : deux enfants de Nicolas II, le fils Alexi et une des filles (Annia ou Anastasia) se seraient échappé et auraient survécu !

      

    Cette légende est encore renforcée lorsque une nouvelle tombe est découverte en 2007, où les corps des deux enfants ne sont toujours présents.

    Des recherches historiques ont prouvé qu'en 1917, un projet d'exil avait en effet eu lieu. Nicolas II se serait tourné vers Georges V afin que sa famille soit accueillie en Angleterre.

      

    Cependant, Georges V, hostile envers les Allemands, aurait annulé l'invitation à cause de la nationalité allemande de la tsarine Alexandra.

      

      

    a persévérance des médecins légistes a permis de comprendre ce qui s'est passé cette fameuse nuit du 17 juillet 1918.

    En effet, lorsque les corps du tsar et de sa famille sont enterrés, ils ont également été recouverts d'acide afin d'être brulés.

      

    Les assassins prennent à ce moment là les deux dépouilles les plus petites, soit Alexi et Annia/Anastasia, pour les brûler à l'écart.

      

    En 2007, lorsque la sépulture est découverte, les policiers trouvent également une deuxième sépulture, à 60 mètres de la première. Ils trouvent alors le corps d'un garçon et d'une fille.

      

    L'utilisation de l'ADN est assez difficile car peu de fragments d'os sont encore présents. Cependant, avec le peu qu'il reste, il est indéniable que les deux corps sont de la même famille que les corps retrouvés dans la première tombe.

    En conclusion, la mort des Romanov n'a rien de mystérieux.

      

    Des années de recherches, et les progrès de la médecine légiste ont permis de comprendre ce qui s'était passé lors de la nuit du meurtre du dernier tsar de la plus grande dynastie russe.

      

      

      

      

      

      

      

      

      

     

     

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