• Le PALAIS d'EKATERINBOURG

     




     

    Au début du XIXe siècle, Ekaterinbourg rivalisa avec Perm pour la prééminence dans l'Oural ; si elle l'a emporté sur sa rivale traditionnelle, sa primauté est à son tour menacée par la croissance très rapide de Tcheliabinsk.

    Ekaterinbourg a été créée volontairement en 1721 par le géographe V. N. Tatichtchev, ancêtre de la première grande famille de maîtres de forges ouraliens. La découverte de gisements de minerais de cuivre dans le voisinage a très vite souligné l'intérêt d'un site urbain placé, par ailleurs, sur les rives boisées de la Tchoussovaïa, face au débouché d'un col donnant accès à la ville de Perm.

     

    Mais la principale voie conduisant les trappeurs de Moscou à la Sibérie passait alors beaucoup plus au nord et ce n'est qu'à la fin du siècle, lorsque fut tracée la grande route sibérienne allant de Perm à Tioumen, Tara et Tomsk, que la cité put tirer pleinement parti des avantages de sa situation.

    Un siècle plus tard, la première voie ferrée trans-ouralienne, venue de Perm, atteignait Ekaterinbourg quatorze ans avant que le Transsibérien ne parvienne à Tcheliabinsk.

     

     


    Vue de la retenue du barrage sur l'Isset avec la maison Sévastianov et la cathédrale Sainte-Catherine en 1910 (collection Prokoudine-Gorski).

     


    Le palais Rastorgouïev-Kharitonov devenu aujourd'hui le Palais des oeuvres des écoliers.



    2-- LA FIN DES ROMANOV

    Toute la famille se retrouve réunie à Ekaterinbourg le 23 mai 1918.

     


    On réquisitionne, pour les loger, la maison du citoyen Ipatiev.

     

    Dans cette maison résident 12 personnes : Nicolas II, Alexandra, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, Alexis, le Docteur Botkine, la femme de chambre, l'intendant, le cuisinier Kharitonov et son marmiton Sednev.

     

    Durant la détention de la famille impériale, la maison s’appela : « maison à destination spéciale ».

     


    La maison Ipatiev était une belle demeure, composée de deux étages.

     

    Nicolas et Alexandra avaient leur chambre qu’ils partageaient avec leur fils Alexis. Les quatre grandes duchesses vivaient toutes ensembles dans une chambre.

     

    Malgré la chaleur d’été, il leur était interdit d’ouvrir les fenêtres, qui avaient été passées à la chaux.

    Les domestiques racontèrent comment les conditions de vie se détérioraient dans la maison : « Les gardes se sont mis à voler, d’abord les objets de valeurs, ensuite le linge de maison et les chaussures. Le tsar ne le supporta pas et se mis en colère.

     

    On lui signifia brutalement qu’il était prisonnier et

    que ce n’était plus à lui qui de donner les ordres ».

     

     

    Tous les jours les choses empiraient. Au début, ils avaient le droit à 25 minutes de promenade, après on ne leur accorda plus que 5.

     

    Toute agitation était interdite. Les gardes se comportaient de façon odieuse avec les grandes duchesses. Elles n’avaient pas le droit d’aller aux toilettes sans être accompagné d’un garde et le soir on les forçait à jouer du piano.

     

    Le responsable des mauvais traitement infligé à la famille est le chef des gardes : Serguei Avdeïev. Brutal et vantard, il organisait des beuveries régulièrement dans le poste de garde. Il participait aussi au repas des Romanov et se comportait grossièrement à table.



    Plusieurs personnes essayèrent d’entrer en contact avec la famille de Nicolas II, sans succès. Cependant le docteur Dévevendo, médecin d’Alexis, fut autorisé plusieurs fois à visiter le jeune malade, qu’il trouva dans un état déplorable.

    Au mois de juin 1918, les religieuses du couvent de la ville obtinrent la permission d’offrir à Alexis des produits frais : lait, œufs, viandes et pâtisseries.

    La nuit du 16 Juillet 1918, Sur un ordre de Lénine , Le commissaire Iourovski fit descendre au sous sol la famille impériale.

     

     

    Prétextant une soi-disant photos avant transfert ,il les aligna sur deux rangs.
    Le tsar Nicolas II qui à son fils Alexis près de lui après l’avoir porté dans ses bras en entrant, la Tsarine , les quatres grandes duchesses, leur médecin de famille le docteur Botkine, la femme de chambre Demidova , l'intendant Troupp ainsi que le cuisinier Kharitonov .

    Le chef de la garde Pavel Medvedev et neuf membres de la Téchka entrent.

     

     

    Un acte d’accusation et de sentence de mort laconique leurs est lu, le Tsar se retourne vers sa famille , « ils ne savent pas ce qu’ils font » furent ses dernières paroles .

     

     

    Ils sont tous criblés de balles dans un délire meurtrier.

     

    Le jeune prince (13 ans) et les grandes duchesses ne sont pas tués sur le coup, ils sont achevés comme la femme de chambre, à grands coups de baïonnettes. Les grandes duchesses avaient des corsets dans lesquels des diamants et des rangées de perles étaient cousu . Leurs corps furent dénudés en forêt et les bijoux envoyés à Moscou !


    Le corps du Tsar est criblé à bout portant par tout les hommes qui vident leurs chargeurs .Le sol est couvert du sang de onze personnes assassinés.

    Le jeune marmiton ami du prince Alexis fut sauvé, il fut transféré sur ordre d’Iourovski avant le massacre alors qu’il était encore a jeun. Les minutes des témoignages consignés aux archives de Moscou montrent que la troupe était assez ivre ..

     

    Deux des lettons de la Tchéka auraient refusé d’appliquer l’ordre d’exécution ,ils auraient donc été remplacés et tout le monde aurait bu abondament .

    A 25 kilomètres de la ville à Ganina Yama les corps furent dépouillés,les visages passés à l’acide, brulés et jetés dans un puit de mine .
    Le 25 juillet, l’armée blanche atteint Ekaterinbourg pour libérer la famille impériale. Trop tard.




    En 1991 Boris Eltsine, le premier président russe, a ordonné d'exhumer les restes et le processus d'identification à commencé. Beaucoup de groupes d'experts (russes, anglais et américains) ont examiné ces restes à l'aide de tests ADN pendant 10 ans et, ils ont conclu que les os appartenaient bien à Nicolas II, Alexandra, Olga, Tatiana, Anastasia et à quatre de leurs proches.

    Pour éviter sa transformation en un lieu de pèlerinage. La maison Ipatiev a été détruite suivant un décret exceptionnel du parti communiste en 1977.

    Sur ordre de Brejnev, le gouverneur de la région Boris Eltsine s’en chargea.
    Il fut construit en 2003 sur son emplacement la cathédrale symbole dite "du don du Sang".


    La famille impériale a été canonisée en 1981 par l'Eglise russe à l'étranger,inhumée en 1998 dans la cathédrale de Saint-Pétersbourg et finalement canonisé par l'église russe en 2000.

     



    Devant la cathédrale sur-le-sang-versé de Ekaterinbourg, les photos de la famille impériale, ici les quatre grandes-duchesses Olga (née en 1895), Tatiana (née en 1897), Maria (née en 1899) et Anastasia (née en 1901).

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