• Comment expliquer les dernières heures de la RUSSIE TSARISTE ?

     

     
    Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, un drame se produit à Ekaterinbourg. Dans la cave de la maison Ipatiev, treize personnes sont exécutées. Parmi elles : Nicolas II, le dernier Tsar de Russie, ainsi que son épouse Alexandra et ses cinq enfants. Brusquement s'éteint à jamais la puissante dynastie des Romanov, qui aura régné sur la Russie pendant plus de trois siècles. La fin tragique des Romanov demeura l'une des plus grandes énigmes du XXème siècles, suscitant de nombreuses polémiques et interrogations.
     
    Comment expliquer les dernières heures de la Russie Tsariste ?

    Le règne de Nicolas II

    Le règne de Nicolas II
     
      
    Nikolaï Aleksandrovitch Romanov née en 1868, il est le fils du grand Alexandre III. L'ainé d'une fraterie de cinq enfants, il fut élevé à la dure : : des lits de camp, un ameublement simple, des icônes de la Vierge et de l'enfant Jésus.
      
    C'est une éducation militaire dans laquelle il s'épanouissait.
     
      
    Le futur empereur mesure 1,73 m, est châtain avec des yeux bleus, il est mince et bien physiquement, selon ses contemporains. C'est un excellent danseur, patineur et cavalier et il a le goût de la chasse. Il parle plusieurs langues étrangères, dont le français, mais la politique est pour lui une corvée.
     
      
    C'est en 1884 que Nicolas rencontre sa future épouse :
      
    Alix de Hesse-Darmstadt qui demeura la dernière impératrice de Russie sous le nom d'd'Alexandra Fiodorovna Romanova.
     
      
      
    De 1885 à 1890, il fréquente la faculté de sciences politiques et économiques de l'université de Saint-Pétersbourg, devient colonel de la Garde impériale et suit aussi les cours de l'Académie d'État.
      
      
    Les journaux intimes du jeune Nicolas montrent son enthousiasme pour la vie de caserne, pour les parades, les revues, et la vie des jeunes soldats de la capitale. Et pourtant Nicolas ne sera jamais former par son père au role d'empereur qui l'attend.
     
      
      
      
    Au début des années 1890, la santé de l'empereur Alexandre III se dégrade, Nicolas voit l'idée de devenir empereur de toute les Russies se concrétiser, un rôle pour lequel il n'était pas preparé.
     
      
      
    C'est en 1894, le 26 novembre que Nicolas épouse enfin Alexandra.
      
      
    Leur union donnera naissance à cinq  enfants : Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexei tsarévitch atteint d'hémophilie.
     
      
    C'est le 26 mai 1896 que le couronnement de l'empereur a lieu, se conformant aux précédents couronnements, Nicolas II fait une entrée triomphale dans la ville de Moscou, sur un cheval blanc, suivi des deux impératrices.
      
      
      
    Le jour de cette cérémonie très importante, une bousculade se produit dans la foule au champ de Khodinka, provoquant la mort de plusieurs centaines de personnes qui sont piétinées.
     
      
      
    Le nouvel empereur considère cette journée comme un mauvais présage concernant son règne.
    Mal préparé à assumer ses fonctions, Nicolas II est généralement considéré par les historiens comme un homme n'ayant ni l'imagination créatrice, ni l'énergie de concevoir un autre ordre. Il subit constamment l'influence de son épouse.
      
      
    D'ailleurs trois jours après son mariage, il écrit dans son journal :
    « Avec Alix je suis immensément heureux."
      
      
    Dommage que les affaires d'État me prennent tant de temps. Je préfèrerais passer avec elle toutes ces heures ».
    Inquiet pour la santé de son fils, Nicolas fait venir au palais d'innombrable médecins c 'est alors qu'un homme nommé Grigori Raspoutine est présenté à la famille.
      
      
    Le jeune tsarévitch Alexis souffrant d'hémophilie, Raspoutine demande à être conduit au chevet du jeune malade, lui impose les mains, et parvient à enrayer la crise et à le soulager. Raspoutine acquiert la reconnaissance de la famille impériale et ses proches. Pas la suite, la tsarine Alexandra Feodorovna est convaincue que Raspoutine est un messager de Dieu.

     

    Raspoutine & sa relation avec la famille impériale

    Probablement né en 1869 dans le village de Pokrorovskoïe est un aventurier et "guérisseur" russe. Il acquit une forte influence au sein de la Cour impériales
    En 1926, lorsque Nicolas prend personnellement les commandes de l'armée russe
     
    Raspoutine & sa relation avec la famille impériale
      
      
      
    et se retire sur le front Alexandra assure la régence et Raspoutine devient son conseiller. Sa collaboration avec Raspoutine ne fait qu'aggraver les choses outre leur huale russe.
      
      
    Durant ses années au près de la famille impériale il devint le confident de l'impératrice Alexandra qui voyait en lui un homme de confiance et un ami.
     
      
    Il y a une rumeur qui dirai que Alexandra entretiendrait une relation extra-conjugale avec Raspoutine, ils sont aussi accusés d'être des espions pour le compte de l'Allemagne. Alors que deux ans auparavant l'Allemagne déclare la guerre à la Russie.
     
      
    Entretenant une relation ambiguë avec l'impératrice Raspoutine devient la cible de tous les membres de la Cour impériale. C'est alors que Raspoutine aurai fait une prédiction à la tsarine :
      
      
    " Je mourrai dans des souffrances attroces. Après ma mort, mon corps n'aura point de repos. Puis tu perdras ta couronne.
      
    Toi et ton fils vous serez massacrés    
      
    ainsi que toute la famille. Après le déluge terrible passera sur la Russie et elle tombera entre les mains du Diable. "
     
     

    Le 30 décembre 1916, à Petrograd, il fut invité à un dîner chez le Prince Youssoupov, un aristocrate hautain et deux autres conjurés, le député d'extrême droite Pourichkevitch et le Grand Duc Pavlovitch.
      
    Le prétexte ? Youssoupov avait affirmé au moine qu'il souhaitait lui faire rencontrer une jeune personne qu'il poursuivait de ses assiduités.
      
      
      
    Raspoutine & sa relation avec la famille impériale
     
      
    Le plan était d'une biblique simplicité : on avait choisi l'empoisonnement.
     
      
    Au cours du dîner, tandis que Youssoupov dînait seul avec Raspoutine et que les autres attendaient à l'étage, on servit à Raspoutine plusieurs plats fortement épicés, trois gâteaux à croûte de chocolat et du vin, beaucoup de vin.
      
      
    Dans les gâteaux
    et dans le vin, il fut glissé une dose de cyanure suffisante, selon Youssoupov, pour tuer dix hommes. Pour atténuer la perception aiguë de Raspoutine, on but beaucoup, l'alcool dissimulant bien le goût d'amande du cyanure.
      
      
    Alors que le dîner s'achève, Raspoutine qui a englouti la nourriture sans paraître incommodé commence à réclamer davantage à boire, affirmant que son estomac le brûle et qu'il respire mal.
      
    Il boit beaucoup de vin pur, très vite, et se sentant mélancolique demande à Youssoupov de lui chanter en s'accompagnant d'une guitare des chansons tsiganes...
     
      
    Le prince s'exécute, et Raspoutine se laisse aller à la tristesse.
      
    A trois heures du matin enfin, Raspoutine paraissant somnoler, le Prince monte à l'étage demander conseil à ses amis. Après avoir pensé à l'étrangler, Youssoupov descend décidé à utiliser son revolver.
      
      
    Raspoutine est toujours vivant et conscient. Youssoupov lui présente un crucifix en cristal, lui dit de prier et au moment où le moine entame son signe de croix, lui tire une balle en pleine poitrine.
      
    Raspoutine s'écroule. Les complices arrivent, on traîne Raspoutine hors de la pièce et de la peau d'ours sur laquelle il s'est effondré, et on ferme la porte à clef. Plus tard, le prince est pris du désir de revoir sa victime.
      
    Il prend le pouls qu'il ne trouve pas, vérifie qu'il est bien mort.
      
      
    Au moment où il va sortir de la pièce, Raspoutine ouvre les yeux,
      
    et « bondit sur ses jambes, l'écume à la bouche » avant de tenter d'étrangler Youssoupov, tandis que « le sang coule de ses lèvres », et scande le prénom de son assassin, Felix.
     
     
    Raspoutine & sa relation avec la famille impériale
     
      
    Il parvient à ramper hors de la maison ; Youssoupov tire quatre coups de feu, et Raspoutine s'abat sur le perron.
      
      
    Le corps est rapporté à l'intérieur et Youssoupov raconte : « ma tête éclatait, mes idées se brouillaient. La rage et la haine m'étouffaient. J'eus une sorte d'accès. Je me précipitai sur lui et commençai à le frapper avec une matraque de caoutchouc, comme si j'étais atteint de folie ».
      
      
    Le corps est enveloppé dans un drap, et les complices l'emmènent dans une île sur la Neva, l'ile Petrovsky, d'où ils le lancent, du haut du pont dans la rivière glacée, fortement garrotté, en oubliant cependant de le lester. Il leur faut encore descendre sur la glace qui recouvre la rivière, et trouver une brèche dans la couche gelée pour le glisser en dessous.

     

      

    Situation socio-politique de la Russie de Nicolas II

    Au début du XXe siècle, la Russie reste un pays en retard, d'un niveau d'industrialisation bien en deçà de celui des pays européens tels que la France, le Royaume-Uni ou l'Allemagne. Le régime est resté archaïque tout comme le niveau socio-économique. Une telle situation, assez désastreuse, créée les conditions d'éclatement d'une révolution de la population, poussée à bout.


    Durant le règne de Nicolas II la situation socio politique et économique de la Russie se dégrade.
     
      
    Tout d'abord avec le 9 janvier 1905 , lors du Dimanche rouge, qui correspond la répression sanglante d'une manifestation populaire sur la place du Palais d'Hiver
     
     
     
     
    Situation socio-politique de la Russie de Nicolas II
      
      
    par l'armée du Tsar Nicolas II qui tira sur la foule.Le dimanche 22 janvier 1905, près de 30 000 personnes, pour la plupart ouvriers, participèrent à une marche pacifique.
      
    C'est l'un des événements-clés contribuant au déclenchement de la révolution russe de 1905 anticipant celle de 1917.
     
      
    Le régime impérial survécut à cette première attaque d'envergure, mais le mécontentement grandit et l'opposition se radicalisa. La grève générale d'octobre 1905 réussit à faire céder le régime. Une constitution libérale fut octroyée ; mais dans les deux ans qui suivirent, la contre-attaque de Nicolas II réduisait à néant les espoirs soulevés par cette révolution.
     
      
      
    Les bolchéviks tirent de l'échec de 1905 des conclusions opposées : pour Lénine, la bourgeoisie s'est montrée incapable de mener à bien la révolution démocratique bourgeoise ; c'est au prolétariat russe, avec l'appui de la paysannerie, de réaliser à la fois les tâches de l'étape démocratique et la transition vers le socialisme.
      
      
    La révolution socialiste peut sortir directement de l'accomplissement des tâches politiques démocratiques bourgeoises par la « dictature révolutionnaire démocratique du prolétariat et de la paysannerie ».
     
      
      
    L'hiver 1916-1917 marque le sommet de la crise : le froid est intense et tout manque dans les villes ; les prix montent de 25 % en trois mois ; les grèves, très suivies en octobre (près de 200 000 grévistes), reprennent en janvier ; les désertions se multiplient au sein de l'armée.
    La bourgeoisie se prépare à éliminer le tsar Nicolas II au profit de son frère Michel. Les ambassadeurs de France et de Grande-Bretagne favorisent le complot. Raspoutine est assassiné le 31 décembre. Trois présidents du Conseil se succèdent en deux mois.
     
      
    Le « bureau russe du Comité central » du parti bolchevik a été organisé en 1916. Il décide l'organisation d'une grève générale avec manifestation le 21 janvier 1917. Ce jour-là, le tiers des ouvriers de Petrograd (nom donné à Saint-Pétersbourg depuis 1914) fait grève, mais les manifestations contre la guerre et la vie chère sont un échec.
     
     
     

    Situation socio-politique de la Russie de Nicolas II
     
    La Douma (l'assemblée législative) a été suspendue par le tsar jusqu'au 27 février. Les mencheviks, qui veulent unir ouvriers et bourgeois contre le tsarisme, décident une manifestation de soutien à la réouverture de la douma en exigeant la formation d'un gouvernement « de salut national ».
      
      
    Ce mot d'ordre, les bolcheviks le refusent ; ils appellent, pour leur part, à manifester le 26 sur leur propre programme.
      
      
    Les deux journées connaissent un succès relatif.
    Le tsar abdique le 15 mars en faveur de son frère le grand-duc Michel, mais ce dernier renonce au trône.
      
      
    C'est la fin de la monarchie tsariste.

     

    Le Chapitre final


    Libérée de la censure, la presse excitait la haine publique contre le tsar et la tsarine. Saint-Petersbourg était devenu le centre des luttes politiques. Déjà depuis avril Lénine s'imposait en Russie, il apparaissait nettement que tout meneur pouvait entraîner les foules dans n'importe quel projet extrème, et le gouvernement provisoire conclut en juillet à la nécessité d'écarter les Romanov de la capitale. Pour des raisons de sécurité, une petite ville paisible de Sibérie, Tobolsk fut choisie, parce que loin de l'agitation politique et
    non-bolchevique.
      
      
      
     
    Le Chapitre final
      
      

    Le 28 février, le tsar revient à Tsarskoie Selo où l'attendent, malades et inquiets, sa femme Alexandra Feodorovna et ses cinq enfants, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarevitch Alexis. Le lendemain la Douma décide de faire abdiquer Nicolas de gré ou de force en faveur de son fils sous la régence de Michel, ce que le peuple et les troupes sur le front réclamaient aussi. Pour Nicolas l'autocratie va de soi, mais il est incapable de la défendre, le 2 mars il abdique avec calme, pas en faveur de son fils, mais en faveur de son frère Michel.
      
      
    Il ne veut pour rien au monde être séparé d'Alexis déjà très faible à cause de son hémophilie. Le grand-duc Michel refuse la couronne et décide d'attendre que le gouvernement exprime la volonté du peuple sur la question monarchique, c'est tout décidé le peuple n'en veut plus. Ainsi Michel met donc fin à une dynastie qui avait régné pendant plus de trois cents ans.
     
      
    Durant plusieurs mois, la famille impériale y vit rudement, certes, mais dans un relatif sentiment de sécurité. Devenus des citoyens ordinaires dont le sort ne préoccupe guère la société, les Romanov croient un temps à une possible délivrance. Ils ont droit à une promenade par jour et à la visite d'un prètre.
      
      
    Il n'y a plus avec eux que les plus proches valets et dames de compagnie de la famille. Le Docteur Botkine a un droit de visite journalier, il doit veiller sur la santé d'Alexandra, mais surtout sur Alexis qui a très souvent des crises d'hémophilie car il aime beaucoup jouer avec ses soeurs et se blesse malgré leurs précautions.
    Comme les bolcheviks n'ont plus de pouvoir sur la famille de Nicolas, ils décident en avril 1918 de la transférer à Ekaterinbourg.
     
      
    Le 30 avril l'ex-tsar Nicolas II, l'ex-tsarine Alexandra Feodorovna et l'ex-grande-duchesse Maria Nicolaievna arrivent à
      
    la maison à destination spéciale, la maison Ipatiev.
      
      
    Alexis étant intransportable à cause d'une crise d'hémophilie, Alexandra l'avait confié à Tatiana, la plus raisonnable et la plus forte, Olga et Anastasia avaient voulu rester avec lui aussi. Trois semaines plus tard elles sont aussi dans la maison Ipatiev avec le Docteur Botkine, les Romanov n'en sortiront jamais plus, ils seront tués ainsi que le Docteur et les trois derniers serviteurs.
     
      
      
    Une palissade de trois mètres de haut les coupe du monde extérieur, les gardes sont partout, la famille et les domestiques sont entassés dans trois chambres. Les fenêtres ont été passées à la chaux pour empécher les curieux de regarder à l'intérieur, des mitraillettes sont installées dans le grenier et le jardin, la maison Ipatiev est une véritable forteresse.
     
      
    Personne n'a le droit d'aller aux toilettes sans la permission des gardes, les femmes doivent être accompagnées et les gardes sont très contents d'humilier ainsi les grandes-duchesses et leur mère.
      
      
    La famille n'a plus droit qu'à cinq minutes de promenade par jour et est très mal nourrie, en apprenant cela les religieuses du couvent de la ville réussissent à obtenir la permission d'apporter de temps en temps du lait, des oeufs et de la viande.
      
      
    Seul un prêtre vient le dimanche pour célébrer le culte orthodoxe.
    Nicolas a cinquante ans, et toutes les grandes-duchesses fêtent leurs anniversaires dans la première moitié de l'été 1918, Olga a 23 ans, Tatiana 21, Maria 19 et Anastasia 17 le 18 juin. Alexis a 14 ans, il reste alité toute la journée, il est très malade et faible.
    Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, comme les troupes anticommunistes se rapprochaient de plus en plus de la ville, les Romanov, le Docteur Botkine et les trois domestiques sont réveillés vers deux heures du matin et emmenés dans la cave de la maison Ipatiev.
      
      
    Selon les livres d'histoire, c'est cette nuit-là que les Romanov disparurent de la surface de la terre. On leur annonça qu'ils allaient être exécutés, et la fusillade commença.
      
      
    Le détachement de la Tcheka les abattit d'un bloc, et acheva à coups de baionnettes ceux qui bougeaient encore.
      
    Quelques jours plus tard, une dizaine de membres de la famille subirent le même sort.
     
     
     
    SOURCES
     
    Blog de la Russie TSARISTE
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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