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    17 juillet 1918 :

    l'assassinat de Nicolas II et de la famille impériale russe

      
      
    "Il ne faut pas craindre 'de faire porter aux Juifs une part de responsabilité dans ce qui est arrivé'"
      
    (D.S. Pasmanik, Tchego my dobivaemsia ? [Que voulons-nous obtenir?], in Rossia i Evrei [La Russie et les Juifs], Paris, YMCA Press, 1978, éd. originale, Berlin, 1924, p. 210, cité in A. Soljénitsyne, Deux siècles ensemble, 1917-1972, tome II, Juifs et Russes pendant la période soviétique", Fayard, La Flèche 2003, p. 208).


    L'assassinat des Romanov
    http://www.les-derniers-romanov.com/
     

     
      
    Il y a 92 ans, Nicolas II, dernier tsar de Russie était assassiné avec toute sa famille, sa femme, et ses cinq enfants à Ekaterinbourg, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, tous fusillés dans l'une des pièces du sous-sol de la maison Ipatiev, sur ordre du chef local de la Tchéka, le juif Iakov Iourovski, huitième de dix enfants "d'une famille juive orthodoxe" (Source : wikipedia),
      
    un horloger, fils d'un criminel qui avait été déporté en Sibérie - où était né le rejeton - qui avait été mis en juillet 1918 à la tête de la maison Ipatiev... précise Alexandre Soljénitsyne dans son ouvrage 
      
    "Deux siècles ensemble" (ibid., tome II, 1917-1972 Juifs et Russes pendant la période soviétique", p. 101).

      
    Les corps furent achevés à coup de hache et de baïonnette, brûlés puis aspergés de barils d'essence et d'acide sulfurique pour empêcher leur identification s’ils étaient retrouvés.
      
    Le tueur Iourovski reçut la veille, le 16 juillet, l'autorisation
    de cet assassinat de Iakov Sverdlov, "russe d'origine juive", ordre que selon Alexandre Soljénitsyne il semble avoir reçu lui-même de Philippe Golochtchokine
      
    (fiche biographique inexistante sur wikipedia et sur internet),
    "secrétaire du Comité de région de l'Oural".

    Les victimes sont au nombre de onze :

    Nicolas II
    , sa femme Alelandra Fedorovna, ses quatre filles Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, son fils Alexis, le médecin de famille Ievgueni Botkine, la femme de chambre Anna Demidova, le valet de chambre Alekseï Trupp et le cuisinier Ivan Kharitonov.



      
    "On sait maintenant qu'au début de juillet 1918 Goloschiokine s'était rendu à Moscou dans le but de convaincre Lénine que laisser "s'enfuir" le tsar et sa famille était une mauvaise solution, qu'il fallait carrément ouvertement les exécuter, puis annoncer la chose publiquement.
      
    Convaincre Lénine qu'il fallait supprimer le tsar et sa famille n'était pas nécessaire, lui-même n'en doutait pas un seul instant.


    ... L
    'omniprésence des Juifs aux côtés des bolcheviks eut, au cours de ces journées et de ces mois terribles, les plus atroces conséquences.
    Parmi elles, l'assassinat de la famille impériale.
      
      
    Deux personnages jouèrent un rôle décisif : Philippe Golochtchokine et Iakov Iourovski.
      
    ... Golochtchokine s'entendait à merveille avec Sverdlov, il devint le secrétaire du Comité de province de Perm et de Iékaterinbourg, puis du Comité de région de l'Oural, autrement dit le maître absolu de la région.

    ... Golochtchokine... était rentré le 12 juillet à Iékatérinbourg dans l'attente du dernier signal envoyé de Moscou. Ce fut Sverdlov qui transmit l'ultime instruction de Lénine." (Alexandre Soljénitsyne
    , ibid., p. 99-101).

    Par la suite, "Iourovski se vantait avec aplomb d'avoir été le meilleur :
      
    'C'est la balle de mon colt qui a tué raide Nicolas'". Mais cet honneur-là échut aussi à Ermakov et à son camarade Mauser" (Mikhaïl Heifets, Tsareoubiistvo v 1918 godou
      
    [L'assassinat du tsar en 1918], Moscou-Jérusalem, 1991, pp. 246-247, 258, 268-271).
     
     
    Yakov Yourovski (le commandant de la maison Ipatiev), Ermakov, Nikouline et Medvedev sont quatre des dix ou onze assassins ayant pris part au massacre de Nicolas II et de sa famille.
     
      


    Justice immanente, parmi les membres du commando juif bolchevik assassin, un certain
    Imre NAGY, futur chef de la Hongrie en révolte (1956, insurrection de Budapest), sera pendu en 1958 par les Russes pour « conduite contre-révolutionnaire »..., et Golochtchokine, sera exécuté en 1941 avec de nombreux Juifs de la haute administration soviétique qui, entre 1938 et 1942, furent arrêtés lors des purges staliniennes et exécutés. Soljénitsyne en dresse une recension nominative, et précise :
      
    "voilà qui constitue aussi le martyrologue d'un grand, d'un très grand nombre de Juifs au sommet" (p. 326).

    Source :
    Fayard, La Flèche 2003, p. 99-102.

    Romanovs . Holy Royal Martyrs .О Царских Мучениках
    Hommage à la famille impériale, Created 18.01.2009 Песня " О Царских Мучениках " Автор и исполнитель Жанна Бичевская.

     Olga Nikolaevna Romanova
    Grande Duchesse Olga Nikolaevna de Russie (Olga Nikolaevna Romanova) (en russe Великая Княжна Ольга Николаевна; le 15 novembre 1895 - 17 juillet 1918) était la fille aînée du dernier monarque de l'Empire russe, l'Empereur Nicholas II et de l'Impératrice Alexandra. 

     

    Tatiana Nikolaevna with Alexei and Anastasia in Tsarskoe Selo, spring of 1917.

    Where do you people keep finding these wonderful rares? I am obviously not looking in the right places!

    Grand Duchess Tatiana Nikolaevna Romanova
    Grande Duchesse Tatiana Nikolaevna de Russie (Tatiana Nikolaevna Romanova) (En russe Великая Княжна Татьяна Николаевна), (le 29 mai (O.S.)/June 10 (N.S)., 1897 - le 17 juillet 1918), était la deuxième fille de Tsar Nicholas II, le dernier monarque de la Russie et de Tsarine Alexandra.
      
    Elle est née au Peterhof, Saint-Petersbourg.
    Elle était mieux connue que ses trois soeurs tout au long de sa vie et a dirigé des comités de Croix-Rouge pendant la Première guerre mondiale. Elle a nourri des soldats blessés à un hôpital militaire de 1914 à 1917, jusqu'à ce que la famille ait été arrêtée après la Révolution russe de 1917.

    Son meurtre par des révolutionnaires le 17 juillet 1918 a assimilé son nom comme un porteur de la Passion par l'Église Orthodoxe russe.

     Grand Duchess Maria Nikolaevna Romanova
     
    Grande Duchesse Maria Nikolaevna de Russie (Maria Nikolaevna Romanova; en russe: Великая Княжна Мария Николаевна, 26 Juin 1899 - 17 juillet 1918), la troisième fille de Nicholas II et la Tsarine Alexandra Feodorovna. Son meurtre après la Révolution russe de 1917 a abouti à sa canonisation comme un porteur de passion par l'Église Orthodoxe russe.

    Pendant sa vie, Maria, trop jeune pour devenir une infirmière de Croix-Rouge comme ses soeurs aînées pendant la Première guerre mondiale, était la patronne d'un hôpital et a au lieu de cela visité des soldats blessés. Partout dans sa vie elle a été remarquée pour son intérêt pour la vie des soldats. Maria espérait se marier et avoir une grande famille.

     Grand Duchess Anastasia Nikolaevna Romanova

    Grande Duchesse Anastasia Nikolaevna de Russie (Anastasia Nikolaevna Romanova), (en russe : Великая Княжна Анастасия Николаевна Романова) (18 juin 1901 - 17 juillet 1918), était la plus jeune des filles du Tsar Nicholas II de Russie, le dernier souverain de la Russie Impériale et de sa femme Alexandra Fedorovna. Anastasia était la plus espiègle des soeurs.

     Tsarevich Alexei Nikolaevich of Russia

    - Nicolas Ier : l'empereur qui liquida le complot franc-maçonnique
    - La Russie réhabilite le jeune frère du dernier tsar et une soeur de la dernière tsarine
    -
    Il y a 90 ans
    - Le tsar Nicolas II réhabilité par la justice russe (évènement passé sous silence par la classe médiatique)
    -
    Poutine réhabilite les Russes blancs
    - Les restes de deux enfants du tsar identifiés en Russie
    - Gloire de la Russie impériale
    - Les autorités russes confirment la découverte des ossements de 2 enfants du Tsar Nicolas II

     

     

     

     sources

    http://christroi.over-blog.com/article-33134596.html

     

    http://www.les-derniers-romanov.com/la-tragdie-des-romanov.php

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L’assassinat des Romanov, petit exemple de l’humanisme de gauche

      

    Minuit. Iekaterinbourg dort paisiblement en cette nuit du 16 au 17 août 1918. La villa Ipatiev située en plein centre-ville est calme également, tout au moins en apparence. La famille impériale y est retenue depuis le 30 avril et depuis cette date les jours s’écoulent dans l’ennui (la propriété est isolée par de hautes palissades en bois). Ils s’écoulent aussi dans la crainte. Le comité de l’Oural a désigné un certain Avdéïev en tant que responsable de la maison. C’est un alcoolique à l’intelligence tristement limitée qui se révèle violent à l’occasion. Les gardes sont à l’avenant.

      

      

    Le 4 juillet, Avdéïev est remplacé par le commissaire Iakov Yourovski qui arrive avec dix gardes armés qui prennent la relève de ceux qui étaient sous les ordres d’Avdéïev. Youroski s’absente souvent, il parcourt la région à cheval. Le 16 août, peu avant minuit, Yourovski réunit les gardes et leur fournit des revolvers, puis il entre dans les chambres où dorment la famille impériale et leurs suivants (Evgueni Botkine, Anna Demidova, Ivan Kharitonov et Aloïs Troupp) afin de les avertir qu’ils vont être transférés. Les prisonniers descendent donc jusqu’au sous-sol où on leur a dit qu’ils devaient attendre l’arrivée des camions. Mais laissons la parole à Pierre Gilliard qui fut le précepteur des enfants du Tsar :

    Le 16 juillet au soir, Yourovski procura des pistolets à ses hommes. Après minuit, il demanda aux Romanov et à leurs suivants de se préparer à être transférés dans un lieu plus sûr. Tout le monde descendit par les escaliers intérieurs jusqu’au sous-sol. L’ex-tsar portait son fils dans ses bras. Il y avait deux chaises, où s’assirent l’empereur et l’impératrice, Alexis se trouvait sur les genoux de son père, les grandes-duchesses et leurs suivants se trouvaient debout à côté du couple impérial.

    Yourovski, prétextant qu’il allait chercher un appareil photographique pour prouver de leur bonne santé auprès de Moscou, alla régler les derniers détails du massacre avec ses hommes de mains. Puis il ouvrit la double porte où se trouvaient les prisonniers. Sur le seuil, les douze hommes s’alignèrent sur trois rangs. Dehors, le chauffeur du camion mit le moteur en marche pour couvrir le bruit des détonations.

    Au premier rang des tueurs, Yourovski sortit un papier et se mit à le lire rapidement : “Du fait que vos parents continuent leur offensive contre la Russie soviétique, le comité exécutif de l’Oural a pris le décret de vous fusiller.” La fusillade se déchaîna aussitôt, dans le désordre le plus absolu. Il n’était plus question de préséance révolutionnaire : la plupart des exécuteurs visèrent le tsar. Le choc des multiples impacts le projeta en arrière et il s’effondra, mort sur le coup. Alexandra et la grande-duchesse Olga eurent à peine le temps d’esquisser un signe de croix avant de tomber à leur tour, ainsi que Troupp et Kharitonov. Le massacre prit rapidement un tour dantesque.

      

    Dans la fumée de la poudre qui emplissait la pièce, le tsarévitch effondré par terre, faisait preuve, selon Yourovski, d’une “étrange vitalité” : il rampait sur le sol en se protégeant la tête de la main. Nikouline, maladroit ou trop énervé, vida sur lui un chargeur sans réussir à le tuer. Yourovski dut l’achever de deux balles dans la tête. Le sort des grandes-duchesses fut encore plus horrible : les projectiles ricochaient sur leurs corsets où elles avaient cousu des bijoux et des pierres précieuses pour les dissimuler aux gardiens.

    Yourovski dira, plus tard, qu’elles étaient “blindées”.

    Anna Demidova fut aussi très longue à mourir.

     

    Les tueurs ont vidé leurs armes mais cela ne suffit pas, trois des grandes-duchesses étaient encore en vie. Selon son témoignage, Kabanov alla chercher une baïonnette en forme de couteau d’une Winchester pour les achever. D’autres l’imitèrent. Les corps ensanglantés furent emmenés en camion dans une clairière, près du village de Koptiaki. Ils furent arrosés d’acide sulfurique, brûlés et démembrés avant d’être ensevelis sous un chemin forestier.

    Pour ceux qui croiraient que ce fut un incident de parcours :

    ” Le métropolite Vladimir de Kiev fut mutilé, castré avant d’être fusillé. Son corps laissé nu, exposé à la profanation publique. Le métropolite Véniamine de Saint-Pétersbourg, candidat possible à la succession du patriarche, fut transformé en un pilier de glace : on le passa sous une douche d’eau froide par un temps glacial. L’évêque Germogène de Tobolsk, qui avait accompagné le Tsar en exil de son plein gré, fut sanglé vivant à la roue à aubes d’un bateau à vapeur et déchiqueté par les pales en rotation. L’archevêque Andronnik de Perm, qui s’était acquis une réputation de missionnaire et qui avait œuvré au japon, fut enseveli vivant. Et l’archevêque Vassili a fini crucifié et brûlé. “

    Alexander Yakovlev – Le Cimetière des Innocents – page 189

    Il est là le véritable visage de l’homme de gauche, du révolutionnaire. 1789 / 1917 /1936 /1949 / etc., même combat. Mêmes aspirations frustrées de petits bourgeois envieux prêts à toutes les horreurs pour s’emparer du pouvoir; mêmes horreurs perpétrées au nom de la liberté et du bonheur du genre humain; mêmes machines politiques inhumaines créées pour instiller dans le bas peuple une saine peur du nouvel appareil de gouvernement; même volonté d’abattre tout ce qui fait sens, tout ce qui cimente la société humaine afin d’isoler les hommes face à la puissance publique.

     

     

    Sources

    https://koltchak91120.wordpress.com/2011/08/15/lassassinat-des-romanov-petit-exemple-de-lhumanisme-de-gauche/

     

     

     

     

     

     

     

     

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    ROMANOV - éxécution de la Famille Impériale.

      ROMANOV - éxécution de la Famille Impériale - les assassins.

     

    Avant même son arrivée, le 21 juin 1918[Iourovski reçoit des instructions du soviet de l’Oural concernant les préparatifs pour une prochaine exécution. Alarmé par l'avance de l’armée blanche, qui approche d’Ekaterinbourg, il reçoit bientôt ce message : Informé de la menace que font peser les bandits tchécoslovaques sur la capitale rouge de l’Oural et prenant en considération le fait que le bourreau couronné, en se dissimulant, pourrait échapper à la sentence du peuple, le Comité exécutif, exécutant la volonté du peuple, a décidé de fusiller le ci-devant tsar Nicolas Romanov, coupable d'innombrables crimes sanglants.

    Les jours suivants, Iourovski et son second, Ermakov, examinent les terrains du côté de Koptiaki, à dix-huit kilomètres de la ville, afin de trouver un endroit assez discret pour y enterrer les corps et garder secret le lieu de l’inhumation.

    Début juillet, l'armée de Koltchak s'approche dangereusement de la ville, où sont enfermés Nicolas II et sa famille. Le Comité central du parti bolchevique, alors favorable à un procès public du dernier des Romanov, envoie à Ekaterinbourg Golechtchekine, un bolchevik parfaitement sûr[109], pour ramener Nicolas II et sa famille à Moscou et organiser le procès.

    Pierre Gilliard[110] raconte dans son livre : « Le 4 juillet 1918, le commissaire Yakov Yourovski prit le commandement de la villa Ipatiev. Il emmena avec lui dix hommes, qui seront chargés de l’exécution. Pendant quelques jours, il parcourut la région à cheval pour repérer un endroit sûr où faire disparaître les corps. »

    Le 12 juillet, les officiers de l'Armée rouge préviennent que la chute de la ville n'est plus qu'une question de jours. Lénine et une partie du Bureau Politique décident alors secrètement de faire assassiner le tsar sans aucune autre forme de procès. Le 16 juillet, il reçoit de Sverdlov, à Moscou, l'autorisation d'abattre toute la famille. L'ancien monarque est peut-être fusillé avec toute sa famille dans la nuit du 17 au 18 juillet 1918, à Ekaterinbourg, une semaine avant que celle-ci ne tombe aux mains des Blancs. En 1990, Marc Ferro se demande si Lénine n'a pas fait que consentir à une décision prise par le soviet régional de l'Oural qui devait de toute façon prendre une décision des armées blanches et souligne que la décision se limitait au tsar, peut-être au tsarévitch, mais pas aux femmes de la famille Romanov[. La population d'Ekaterinbourg accueillit la mort du tsar avec "une stupéfiante indifférence"[

    Le 16 juillet au soir, Yourovski procura des pistolets à ses hommes. Après minuit, il demanda aux Romanov et à leurs domestiques (Evgueni Botkine, Anna Demidova, Ivan Kharitonov et Aloïs Troupp) de se préparer à être transférés dans un lieu plus sûr. Tout le monde descendit par les escaliers intérieurs jusqu’au sous-sol[112]. L’ex-tsar portait son fils dans ses bras. Il y avait deux chaises, où s’assirent l’empereur et l’impératrice, Alexis se trouvait sur les genoux de son père, les grandes-duchesses et leurs domestiques se trouvaient debout à côté du couple impérial.

     

    ROMANOV - éxécution de la Famille Impériale - les assassins.

     

    Yourovski, prétextant qu’il allait chercher un appareil photographique pour prouver leur bonne santé auprès de Moscou, alla régler les derniers détails du massacre avec ses hommes de mains, puis il ouvrit la double porte où se trouvaient les prisonniers. Les douze hommes s’alignèrent sur le seuil en trois rangs. Dehors, le chauffeur du camion mit le moteur en marche pour couvrir le bruit des détonations.

    Au premier rang des tueurs, Yourovski sortit un papier et se mit à le lire rapidement : « Du fait que vos parents continuent leur offensive contre la Russie soviétique, le comité exécutif de l’Oural a pris le décret de vous fusiller. » La fusillade se déchaîna aussitôt, dans le désordre le plus absolu. Il n’était plus question de préséance révolutionnaire : la plupart des soldats visèrent le tsar. Le choc des multiples impacts le projeta en arrière et il s’effondra, mort sur le coup. Alexandra et la grande-duchesse Olga eurent à peine le temps d’esquisser un signe de croix avant de tomber à leur tour, ainsi que Troupp et Kharitonov.

    ROMANOV - éxécution de la Famille Impériale - les assassins.

    Dans la fumée de la poudre qui emplissait la pièce, le tsarévitch effondré par terre, faisait preuve, selon Yourovski, d’une « étrange vitalité » : il rampait sur le sol en se protégeant la tête de la main. Nikouline, maladroit ou trop énervé, vida sur lui un chargeur sans réussir à le tuer. Yourovski dut l’achever de deux balles dans la tête[113]. Le sort des grandes-duchesses fut encore plus horrible : les projectiles ricochaient sur leurs corsets où elles avaient cousu des bijoux et des pierres précieuses pour les dissimuler aux gardiens.

    Yourovski dira, plus tard, qu’elles étaient « blindées » (ce détail, une fois connu, a alimenté les rumeurs des survivants car les bijoux avaient servi de gilets pare-balles, et également celle d’un fabuleux trésor). Anna Demidova fut aussi longue à mourir. Les tueurs avaient vidé leurs armes, mais cela ne suffit pas, car trois des grandes-duchesses étaient encore en vie.

    Selon son témoignage, Kabanov alla chercher une baïonnette en forme de couteau d’une Winchester pour les achever. D’autres l’imitèrent.

    Les victimes sont au nombre de onze : Nicolas II, sa femme Alexandra Fedorovna, ses quatre filles Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, son fils Alexis, le médecin de la famille Ievgueni Botkine, la femme de chambre Anna Demidova, le valet de chambre Alexeï Trupp et le cuisinier Ivan Kharitonov. Une vidéo[114] reconstituant le massacre du tsar et de sa famille permet de mieux comprendre le déroulement des événements.

      

      

    Aussitôt l’exécution terminée, les corps sont chargés dans un camion et emmenés à un ancien puits de mine, dans le bois de Koptiaki, où ils sont jetés après avoir été dépouillés de leurs vêtements et de leurs bijoux. Yourovski s'avise vite cependant que les Blancs ne tarderont pas à les retrouver. La nuit suivante, aidé d'un autre commando, il repêche les cadavres et les emmène plus loin dans la forêt. À un moment, le camion s'enlise définitivement dans le sentier et il décide de les enterrer sur place. Après avoir fait brûler deux corps, les hommes de Yourovski préparent une fosse commune pour les autres. Ils y installent les corps, les aspergent d’acide sulfurique pour empêcher leur identification s’ils étaient retrouvés, puis remplissent la fosse en plaçant, pardessus, des traverses de chemin de fer [112].

      

      

    Deux jours plus tard, Yourovski part pour Moscou, emmenant avec lui les biens des Romanov. Il est également chargé de convoyer jusqu’à la capitale l’or des banques de l’Oural. Il expliquera ses actes dans sa confession du 1er février 1934.

     

    Du massacre à la réhabilitation

    ROMANOV - éxécution de la Famille Impériale - les assassins.

    Après le massacre (1918)

    La destruction totale des restes a pour but d’éviter qu’ils ne deviennent des reliques et de permettre à des pseudo-historiens et des escrocs de nier le massacre ou surtout de faire croire à l’existence de survivants[115]. Sverdlov fait biffer la mention concernant la famille sur un tract annonçant le massacre. À Trotski, qui avait soutenu l’idée d’un procès, Sverdlov répond froidement : « Nous l’avons décidé ici. Illitch [Lénine] était convaincu que nous ne pouvions laisser aux Blancs un symbole auquel se rallier[116] ». Lénine de son côté nie qu’il soit pour quelque chose dans le meurtre des enfants de Nicolas et des membres de sa famille.

    Après la reprise de la ville d'Ekaterinbourg par la légion tchèque[117], les pièces de la maison où a eu lieu le massacre sont placées sous scellés et le général tchécoslovaque Radola Gajda installe son état-major à l'étage. Son bureau personnel se trouve alors dans la pièce qui avait été affectée au couple impérial[118]. Le 7 février 1919, l'amiral Koltchak, chef des armées blanches, confie l'enquête à Nicolas Sokoloff et Mikhaïl Dieterichs sur la mort de Nicolas II et de sa famille. Le juge Sokoloff découvre dans un puits de mine, dont parlent aussi les bourreaux, des vêtements et des objets personnels, dont six buscs de corsets de femme, appartenant aux six victimes féminines[119].

    Controverses

    Le sort de la famille impériale reste pendant longtemps sujet à controverses : si le juge Sokoloff conclut immédiatement au massacre collectif et à l'incinération des corps, diverses personnes -- contestent ses conclusions. Le mythe de l’immense fortune impériale dormant dans des coffres étrangers ferait fantasmer des journalistes qui écriraient -d'après Hélène Carrère d'Encausse des ouvrages dénués de sérieux, à partir de rumeurs répandues dans la région [120].

    Ainsi en serait-il de Marina Grey, fille du général Denikine[121], qui tenterait de démontrer la survie courte -limitée à quelque mois ou aux quelques années de la guerre civile russe-d'une partie de la famille impériale. Seuls le tsar, le tsarévitch et les quatre membres de l'entourage impérial auraient été exécutés.

    ROMANOV - éxécution de la Famille Impériale - les assassins.

    ROMANOV - éxécution de la Famille Impériale - les assassins.

     

     

    sources : wikipediahttp://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_II_de_Russie

     

     

     

     

     

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