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    Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

     

     

     

    Dans la nuit du 17 juillet 1918, le Tsar Nicolas II, son épouse le Tsarine Alix ( dite aussi Alexandra Feodorovna ), leurs enfants Olga, Tatiana, Maria, Anastisia et Alexis ainsi que leurs proches domestiques sont massacrés par les rouges.
      
      
    En 1920, une certaine Anna Andreson dira être Anastasia : sauvée par l'un des assassins, elle l'aurait épousé et en aurait un enfant.
      
    Son mari et son enfant morts rapidement, elle tente alors de se suicider en sautant d'un pont mais est sauvée et conduite dans un hôpital.
      
    C'est là que cette Anna Anderson affirme être le fille du Tsar. Mensonges ou réalité ? Que s'est-il vraiment passé cette nuit là ?

    Aujourd'hui, on est sûr que Anne Andreson n'était pas Anastasia même si elle se "souvenait" de détails que seule la fille de Nicolas II aurait pu avoir en mémoire. Ceux qui l'ont cru affirmaient que les membres de la famille royale ne voulaient pas la reconnaître pour sauvegarder les intérêts dynastiques.
      
    En outre, Anna manifestait une volonté d'être reconnue comme étant Anastasia mais ne réclamait pas d'argent et désirait une vie simple.
     
      
    http://fc07.deviantart.net/fs51/i/2009/326/1/1/Romanov_Angels_by_VelkokneznaMaria.jpg
     
     
     
     
    Cela suffit à faire dire à ses partisans qu'une imposteur n'aurait pas eut ce comportement.
      
      
    Le problème majeur de Anna (dont ses adversaires vont utiliser contre elle) c'est la langue : Anastasia parlait le russe, l'anglais, le français et très mal l'allemand.
      
    Or, Anna parle parfaitement l'allemand, ne comprend ni l'anglais ni le français et fait troublant, comprend le russe mais ne le parle pas.
     
      
      
    Un détective apprendra en 1928 que Anne Anderson pourrait bien être Franziska Schanzkowski, une ouvrière polonaise qui a déjà fait 2 séjours à l'asile et qui a disparu le 15 février 1920 soit 2 jours avant la tentative de suicide de Anna.
      
      
    Il retrouve la famille de cette femme qui lui montre des photos de la jeune Franziska : c'est la même personne Anna.
      
      
      
    Elles ont en commun une cicatrice à la main gauche.
      
      
    Pourtant, Anna Anderson affirmera toujours être Anastasia.
     
      
      
    Une autre version concernant la famille impériale circulait : seuls Nicolas II et son fils aurait été fusillés. Alix et ses filles auraient été emmenées à Perm.
      
      
      
    Selon l'officier Malinovski chargé de l'enquête après l'exécution, on aurait fusillé plusieurs personnes pour simuler la mort de la tsarine et de ses filles.
      
      
    Elles auraient vues à Perm en aout et septembre 1918.
      
      
    Alix et ses trois filles aînées auraient pris un train..sans Anastasia qui se serait enfuit le 17 septembre et aurait disparu pour de bon.
      
      
    Anastasia, sa mère et ses soeurs ont-elles vraiment survécu au massacre ?
    Difficile à affirmer.


     
      
      
    Selon l'historien français Marc Ferro, Anastasia ainsi que ses soeurs et sa mère auraient échappé au massacre de 1918 bien qu'officiellement, elles soient dites mortes.
      
    En effet, leurs survie serait d'ordre politique :
      
    à cette époque, le régime bolchevik est fragile et dépend de l'arret de la guerre avec l'Allemagne. Or, la tsarine a des liens de parenté avec l'empereur Guillaume II d'Allemagne.
      
      
    Son assassinat ainsi que celui de ses filles pourrait avoir de loudres conséquences. Les bolchéviks les auraient cachés après l' exécution du Tsar et d'Alexis puis les auraient fait passer en Allemagne.
      
      
    On perd alors leurs traces.
     
      
    Voici maintenant ce qu'aurait pu devenir alors Anastasia et le parallèle avec Anna Anderson : Anastasia se serait enfuie avant ce transfert avec l'un de ses gardiens et serait tombée enceinte de lui puis aurait rejoint sa famille en Allemagne (cette version concorde avec celle de Anna).
      
    Mais là bas le grand duc Cyrille lui est hostile et refuse de la reconnaître.
     
     
      
    aucune ressemblance avec ANASTASIA
     
     
    Anderson jeune
     
      
      
      
    C'est alors qu'Anastasia aurait relaté des événements datant de 1916, des négociations entre Nicolas II et un envoyé en Guillaume II pour une possible paix. Seule la fille du tsar pouvait être au courant et témoin de cela
      
    (Anna était également au courant de cela).
      
      
    Entre en scène cette Franziska :
      
    la famille d'Anastasia lui tourne le dos et met en avant une fausse Anastasia ( Franziska ) pour discréditer la fille du tsar et la faire sombrer dans la folie.
     
     
     
    Anderson
     
     
      
    Bien que cela soit un peu osé, je ne serais pas surprise que si Anastasia ait vraiment survécu, sa famille fasse mine de ne pas la reconnaître par intérêt.
      
      
    Cela est fort courant et l'esprit de la famille est bien moins fort que l'argent et l'héritage !
     
     
    Anderson, âgée
     

    Voici pourquoi les rouges et les blancs avaient intérêt à faire passer Anastasia pour morte : les rouges auraient pu passé pour des alliées de l'Allemagne en laissant la vie à une (ou plusieurs) femme(s) de la famille impériale.
      
      
    Comme toute la famille est supposée etre morte, cela évite toute restauration au pouvoir des Romanovs en Russie.
     
     

    Les blancs qui auraitent servis d'intermédiaire entre les rouges et la famille royale d'Allemagne auraient pu passé pour des traites à la Russie de négocier secrétement avec l'ennemi et d'adopter officielement leur version du massacre.
      
     

    Fichier:Ipatjew-Haus2.jpg

     

    la Villa Ipatiev. C'est dans cette maison que furent séquestrés, puis exécutés, le tsar Nicolas II et sa famille.

     

    De nos jours, il ne reste plus rien de la villa Ipatiev : elle a été détruite en juillet 1977, sur l'ordre de Michel Souslov, membre du politburo. Boris Eltsine, alors premier secrétaire du parti communiste de Sverdlovsk (nom d'Iekaterinbourg de 1924 à 1991), fut chargé de sa démolition. 

     

      
    De plus, les blancs étaient pour légitimer la branche du grand duc d'Allemagne et la survie de membres de la famille impériale l' empêchait.

    Si Alix a pu survivre au massacre à l'inverse de sa soeur aîné, c'est probablement parce qu'elle avait un rang plus important (cela est toujours un avantage dans de pareilles situations).
      
      
    Si les rouges ont laissé la vie à Alix et ses filles, ils se pouvaient pas se permettre de faire de même pour tout le monde :
      
    cela aurait fait trop de gens à cacher si ils étaient officiellement morts.

     
      
    Si la famille impériale fut en totalité massacrée le 17 juillet 1918, en effet, Anastasia fut probablement la dernière à mourir.
      
      
    Selon les récits, Nicolas fut abattu la premier lorsqu'il voulu se mettre devant son épouse et son fils pour les protéger.
      
    Alix et Olga seraient mortes aux premiers coups de feu.
      
      
    En revanche, les trois autres filles et Alexis reçurent plusieurs coups de feu.
      
      
      
    En effet, alors que tous semblaient morts, Anastasia, protégée par le corps de Olga reprit conscience et fut achevée aux coups de baïonnettes.

     
    http://th01.deviantart.net/fs71/PRE/f/2011/065/9/9/anastasia_romanov___by_la_bella_devotchka-d3b3kfa.jpgAnastasia  
      
    Les corps auraient ont été jetés dans un puits de mines avant d'être finalement enfouis dans une forêt. En 1979, on retrouve les corps de la famille impériale mai il en manque deux. Avec l'ADN, on conclura en 1991 qu'il s'agit de ceux d'Alexis et d'Anastasia ou de Maria.
      
    Ces 2 corps manquants ont probablemet été brulés.
      
      
    Quoique en 1970, une vielle dame meurt et laisse un manuscrit à n'ouvrir que 10 ans après sa mort.Lorsqu'on l'ouvrira, on apprendra que cette dame prétendait être en réalité Maria Romanov.
     
     
    Tous ces récits, naturellement ne sont pas réels.
      
    Un grand nombre d'usurpatrices et d'usurpateurs sont aparus à la suite de cette malheureuse histoire.
     
     
     En 1990, les corps de la famille impériale ont été retrouvés et exhumés, puis identifiés par une analyse ADN.
      
      
    En juillet 1991, les temps ont changé. Les squelettes sont déterrés et la polémique commence, les historiens se déchirant sur l'authenticité des dépouilles. Très vite, les scientifiques russes vont apporter les premières réponses.
      
      
      
    Grâce à l'informatique, ils reconstituent les visages à partir des crânes retrouvés dans la fosse. Les ressemblances avec les photos du tsar et de la tsarine sont frappantes. L'analyse de la denture, même si les archives médicales ont mystérieusement disparu, apporte un autre élément concordant:
      
    les soins y sont de trop grande qualité pour avoir été effectués sur des personnes banales. Il manque toutefois la preuve irréfutable. Que la génétique va fournir.
      
    Le 15 septembre 1992, les ossements arrivent dans un laboratoire du Home Office - le ministère britannique de l'Intérieur - à Aldermaston. Le gotha de l'Europe couronnée - et apparentée à la famille impériale russe - est appelé au chevet du mystère Romanov.
      
      
      
      
    Le prince Philip, le prince Rostislav Romanov - un banquier londonien de 54 ans, petit-neveu de Nicolas II - et un membre de la famille de Grèce, notamment, fournissent des cheveux ou du sang. Le principe est simple: comparer les empreintes génétiques des descendants connus avec celles des dépouilles exhumées à Iekaterinbourg. En raison de l'âge et de l'état de conservation des ossements, la réalisation va se révéler un peu plus délicate.
      
      
      
      
      
    Ne pouvant extraire suffisamment d'ADN chromosomique, les experts, dirigés par les Drs Peter Gill et Pavel Ivanov, vont s'intéresser à l'ADN des mitochondries - "usines énergétiques" de la cellule - présentes en plus grand nombre. Limite du processus: les mitochondries ne se transmettent que par la mère.
    Ce sera suffisant. Le 10 décembre, moins de trois mois après avoir reçu les ossements, le Home Office annonce les premiers résultats: il s'agit bien d'une mère avec ses trois filles, et cette femme est - avec une marge d'erreur de 1% - la grand-tante du prince Philip, Alexandra, la tsarine.
      
      
      
      
    La présence de Nicolas II parmi les corps reste encore à prouver définivement. Mais l'ADN de descendants de la lignée maternelle du tsar, c'est-à-dire issus d'une tante ou d'une grand-tante, va être examiné dans les mois à venir. Le mystère est presque levé. Presque.
      
      
      
      
    Car les résultats londoniens confirment également l'absence des corps de deux des enfants royaux: Alexeï, le fils gravement malade, et, surtout, l'une des filles, Anastasia peut-être.
     
      
      
      
    1992 : les analyses d'ADN effectuées à partir des ossements permettent d'identifier définitivement Alexandra et ses filles.
      
     
    L'église "sur le sang" – construite sur le lieu du meurtre rituel de la famille impériale, un massacre commis au nom de la libre pensée, comme en Vendée, etc...
      
    Deux corps manquent, celui du tsarévitch Alexis et celui de l'une de ses sœurs, Maria ou Anastasia.
      
    D'après le rapport de Yourovski, qui dirigea l'exécution, ces deux corps furent brûlés dans les bois voisins.
     
     

    Le 16 juillet 1998, Nicolas II a été inhumé avec les membres de sa famille (sauf Alexis et l'une de ses sœurs). Ils furent inhumés en présence des descendants de la famille Romanov, notamment du prince Nicolas Romanov, chef de la maison impériale de Russie. Le 14 août 2000, Nicolas II et sa famille ont été canonisés par l'Église orthodoxe de Russie, qui les considère comme morts en martyrs.

     

      

     

    Les bolcheviques croyaient qu'on n'identifierait jamais les corps de la famille, du tsar. Grâce à la génétique, c'est chose faite
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/informations/romanov-le-crime-etait-presque-parfait_592390.html#KijBlmhvCgRr3F1s.99

     

      

     

      

     

      

     

    Lors de fouilles, réalisées en juillet 2007, sur le lieu probable où les corps du tsarévitch et de l'une de ses sœurs auraient été enterrés, ont été retrouvés des ossements de deux corps. D'après les premières conclusions, il s'agirait d'un jeune garçon âgé de treize, quatorze ans et d'une jeune femme âgée de dix-neuf, vingt ans. Tels étaient les âges du tsarévitch Alexis et de la grande-duchesse Maria au moment de leur mort.

     

    Le 22 janvier 2008, à l'occasion du dépôt des conclusions préliminaires de l'expertise génétique, Nikolaï Nevoline, chef du bureau régional de l'expertise médico-légale de Sverdlovsk, a confié à RIA Novosti :

     

    « Les ossements découverts le 29 juillet 2007 aux abords d'Ekaterinbourg appartiennent à des enfants du dernier empereur russe. Les analyses ADN effectuées à Ekaterinbourg et à Moscou ont confirmé notre hypothèse. Une fois ces expertises terminées, leurs résultats seront comparés à ceux de nos collègues étrangers. »

     

    Le 30 avril 2008, les analyses génétiques effectuées par un laboratoire américain auraient confirmé que les restes provenaient bien du tsarévitch Alexis et de sa sœur, la grande-duchesse Maria

     

     

     

     

     

     

     
     
     
     
     
     
     
     
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    1. Николай II и Александра Фёдоровна, Франция, 1896 г.
              1. Nicholas II and Alexandra Feodorovna, France, 1896.
              

     

     

     

     

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    Les Slaves sont connus depuis la fin du Ier millénaire avant notre ère, mais leur nom de « slaves », daterait du Ve siècle lorsque les Byzantins, et plus tard les Occidentaux, commencèrent à entrer en relations directes avec eux.

    Le nom de Slaves est mentionné pour la première fois dès le Ier siècle apr. J.-C., Pline l'Ancien et Tacite parlent de Veneti (→ Vénètes), voisins orientaux des Germains. Au IIe siècle, Claude Ptolémée, tirant des informations des voisins méridionaux des Slaves, fait mention de Suovenoî, première apparition de la racine du mot « slave ». Il désigne des peuples Indo-Européens du Nord, proches des Baltes et des Germains sur le plan ethnolinguistique.

     

      

    Il est également possible que les Protoslaves aient été apparentés aux peuples Scythes. Avant cette date, ils n'étaient pas directement en contact avec l’Europe méditerranéenne : on suppose cependant que ce sont eux que Pline mentionne sous le nom de Vénèdes, probablement une forme latine du nom de Wendes que leur donnaient les Germains.

      

    Mais les mentions sont très rares avant qu’ils soient connus sous le nom des Slaves qui signifie soit « les glorieux » (de Slava), soit « ceux qui parlent » (de Slovo).

    Au Moyen Âge, les Slaves constituèrent des principautés et des royaumes puissants en Europe centrale et en Europe orientale, dont certains existent toujours sous une autre forme aujourd’hui.

     

     

    Enumération des peuples slaves.

    Après bien des années, les Slaves s'établirent sur le Danube, là où est aujourd'hui le pays des Hongrois et des Bulgares.

      

    C'est de là que les Slaves se sont répandus sur la terre, et ils ont pris des noms particuliers à mesure qu'ils se sont établis dans différents pays: ainsi ils allèrent s'établir sur une rivière appelée Morava et s'appelèrent Moraves, et d'autres s'appelèrent Tchèques.

      

    Représentation idéalisée des diverses religions d'Europe pour l'Exposition Universelle.
    Retour aux racines slaves par la commande de l'Autriche Hongrie représentant l'histoire de la Bosnie. 
     ( MUCHA )

      

    Sont encore Slaves les Croates blancs, les Serbes, les Khoroutanes.

     

    Les Vlakhs étant venus chez les Slaves du Danube, s'étant établis au milieu d'eux et les ayant opprimés, ces Slaves allèrent s'établir sur la Vistule et s'appelèrent Lekhs, et de ces Lekhs les uns s'appelèrent Polianes, d'autres Loutitches, d'autres Mazoviens, d'autres Pomoriens.

    Et ces Slaves s'étant fixés près du Dniepr s'appelèrent aussi Polanes et d'autres Drevlianes, parce qu'ils habitaient au milieu des bois: d'autres s'établirent entre la Pripet et la Dvina et s'appelèrent Drégovitches; d'autres s'établirent sur la Dvina et s'appelèrent Polotchanes, du nom d'une petite rivière appelée Polotaqui se jette dans la Dvina.

      

    Les Slaves qui s'établirent autourdu lac Ilmen gardèrent leur nom, bâtirent une ville et l'appelèrent Novgorod; et d'autres s'étant établis sur la Desna, surla Sem et sur la Soula l'appelèrent Sévériens: c'estainsi que s'est répandue la race slave, et son écriture s'appelle slave.


     

    Description du chemin qui va de Russie à Rome.

    Du temps où les Polianes vivaient isolés dans leurs montagnes, il y avait une route qui allait du pays des Varègues en Grèce et du pays des Grecs chez les Varègues, le long du Dnieper; etau-dessus du Dnieper il y avait un portage pour les bateaux jusqu'àla Lovot; par la Lovot

    on entrait dans le grand lac Ilmen.

     

    De ce lac sortle Volkhov qui tombe dans le grand lac Nevo, d'où il coule dansla mer des Varègues. Par cette mer on peut aller à Rome,de Rome par la mer à Constantinople, et de Constantinople àla mer du Pont où se jette le fleuve Dnieper.

      

    Car le Dnieper sortde la forêt d'Okov et se dirige vers le midi; la Dvina sort de lamême forêt et se dirige vers le nord où elle se jettedans la mer des Varègues; le Volga qui prend aussi sa source danscette forêt, se dirige vers l'orient et se jette par soixante-dixbouches dans la mer Khvalisienne.

     

    On peut donc ainsi aller par le Volgade la Russie à la Bulgarie et chez les Khvalis, à l'orientjusqu'au pays des Sémites; par la Dvina chez les Varègues, du pays des Varègues à Rome, de Rome chez la race de Cham.Le Dnieper se jette dans la mer du Pont par trois bouches: cette mer s'appelle Russe, et c'est sur ses bords que prêcha, suivant la tradition, saint André, frère de Pierre.

     

     

     

    © Photo: Vénéta Pavlova 

    sources

    wikipedia

     

     

    Le nom de Slaves est mentionné pour la première fois en 500 après J.-C. : il désigne des peuples indo-européens du Nord, voisins des Baltes et des Germains sur le plan ethnolinguistique, mais apparus tardivement dans l'Histoire. Avant cette date, ils étaient très faiblement en contact avec l'Europe méditerranéenne et ils étaient probablement ce peuple lointain cité par Pline (donc durant l'Empire romain) comme les "Vénèdes", connus par les Germains sous le nom de Wendes.[1] Leur attestation est très rare avant qu'ils soient connus sous le nom des Slaves qui signifie très probablement « parlants ».



    À propos du nom :

    Deux hypothèses sont généralement retenues pour expliquer le mot slave. Reste à savoir laquelle est la bonne et s'il n'y en aurait pas éventuellement une troisième :

    la plus évidente et la plus simple consiste à rattacher le nom au vieux slave slava, avec le sens de renommée, gloire. Autrement dit, les Slaves se seraient eux-mêmes qualifiés de glorieux.
    L'autre hypothèse part du vieux slave slovo (= mot, parole), les Slaves se définissant entre eux comme ceux qui savent parler, dont le langage est compréhensible. Cette hypothèse s'appuie notamment sur le fait que dans les langues slaves le terme désignant un Allemand est dérivé d'un adjectif signifiant non-parlant : en polonais et en tchèque, les mots niemy / němý signifient muet, et Niemiec / Němec signifient Allemand.

    Toujours est-il que le mot slave est à l'origine de la Slavonie, de la Slovaquie et de la Slovénie. C'est également lui qui a donné le français esclave (latin médiéval slavus, sclavus), de nombreux Slaves des pays actuellement est-allemands, tchèques et polonais ayant été réduits en esclavage durant le haut Moyen Âge et notamment dans l'Empire carolingien.

    Au Moyen Âge, les Slaves constituèrent des principautés et des royaumes puissants en Europe centrale et en Europe orientale, dont certains survivent sous une autre forme aujourd'hui :

    la Grande-Moravie tchéco-slovaque
    la Russie kiévienne ou Ruthénie
    le royaume de Pologne
    le grand-duché de Lituanie
    le royaume de Serbie

    Origines : les Protoslaves :

    Origine et expansion des Slaves (Ve-Xe siècles)L'origine exacte et l'étymologie du nom des Slaves demeurent incertaines : les sources historiques à leur sujet ne sont abondantes qu'à partir des Xe et XIe siècles.

    Concernant leurs ancêtres, la plupart des historiens slaves s'accordent à penser que les premiers d'entre eux (les Protoslaves) auraient pu être enrôlés dans les confédérations de divers autres peuples en migration au nord de la mer Noire : ainsi, il a pu y avoir des Protoslaves parmi les Scythes et parmi les Sarmates iraniens du Ve au Ier siècle av. J.-C., parmi les Huns turcophones et les Alains iraniens (IVe-Ve siècle), enfin parmi les Goths germanophones (Ve siècle) puis parmi les Avars turcophones aux VIe et au VIIe siècle (pour ces derniers, c'est une certitude attestée par les chroniqueurs byzantins).

    Le berceau originel des Protoslaves à la fin de l'Antiquité, si l'on en croit les témoignages archéologiques qu'ont laissés ces populations non germaniques, pourrait se situer dans les régions comprises entre les sources de la Vistule à l'ouest, du Dniestr au sud, et le cours du Dniepr à l'est. Ces régions de plaine, situées en Ukraine occidentale et en Pologne orientale, sont celles qui portent les témoignages les plus anciens d'une présence slave. On ignore jusqu'où celle-ci s'étendait vers le nord : certains historiens la limitent à l'actuelle Biélorussie, d'autres la font remonter jusqu'à une ligne Saint-Pétersbourg-Moscou.

    Aux VIe et VIIe siècles, une partie des Slaves migre vers l'ouest jusqu'à l'Elbe et au sud et jusqu'aux Carpates et au Danube, à la place des Germains (Goths, Vandales, Gépides, Lombards...) qui s'étaient déplacés vers l'Empire romain d'Occident. Après le règne de Justinien, entre 586 et 610, les Slaves du Danube, alliés aux Avars arrivés en 567, font irruption au sud du fleuve, atteignant l'Empire romain d'Orient. Ils pénètrent dans les Balkans et atteignent l'Adriatique. Vers 548, ils sont en Illyrie (en Carinthie, en Istrie et en Albanie), provoquant l'abandon du limes oriental. Dans le bassin du bas-Danube et dans les Balkans, les Slaves s'installent massivement dans les plaines populaires") dites "Sclavenies", du nom de Sclavènes) que leur donnaient les chroniqueurs byzantins. Certains Slaves s'installent jusqu'au cœur de la Grèce et de petits groupes sont arrivés jusqu'en Anatolie, dans certaines îles grecques, en Italie (ou ils ont laissé des patronymes comme Schiavenno ou Schiano) et même jusqu'en Espagne.

    Les raisons du mouvement des Slaves vers l'ouest et vers le sud sont les mêmes que celles des migrations des Mongols : il s'agit du refroidissement climatique marqué du IIIe au VIIe siècle, qui a provoqué toutes les « migrations barbares » depuis les confins de l'Asie (où sévit durant des dizaines de décennies, une terrible sécheresse avec des gels prolongés, attestés par les pollens fossiles) et depuis le nord de l'Europe (où l'absence d'été provoqua des famines détectables par l'état des personnes alors inhumées).


    Structures politiques :

    Grossissant les rangs d'autres peuples d'origine iranienne (les Sarmates), turco-mongole (les Bulgares) ou encore germanique (les Goths), les anciens Slaves ne formaient pas encore, au départ, des « nations » (au sens médiéval du terme).

    Á l'origine répartis en de nombreuses tribus, sans doute de taille modeste, les Slaves n'avaient pas encore d'organisation politique ou militaire à grande échelle. L'unité de base était probablement la famille, et au-delà de celle-ci, le regroupement en communautés villageoises agro-pastorales. Karol Modzelewski souligne la similitude entre les structures sociales des anciens Slaves et celles des anciens Germains et Baltes. La communauté familiale, fortement solidaire, est intégrée dans le cadre de l'assemblée villageoise et dans celui, plus vaste, de l'assemblée tribale autour d'un sanctuaire commun. Les décisions se prennent à l'unanimité par acclamations, en l'absence d'un appareil étatique permanent. L'expansion des Slaves prend d'abord la forme d'une infiltration dans les vides laissés par les vagues migratoires des Avars, Bulgares, Hongrois, etc.

    La tactique des Slaves, décrite par l'empereur byzantin Maurice, relève de la guérilla: ils s'abritaient dans les forêts et les marécages, et évitaient la bataille rangée. Un auteur carolingien les qualifie de "grenouilles". En tout cas, la méthode s'avère efficace contre des Etats aux ressources limitées, qui ne peuvent maintenir leur armée en campagne pour de longues périodes.


    Formation des premiers « États » slaves (VIIe-XIe siècles)

    La formation des premiers Etats slaves est étroitement liée aux contacts avec les peuples voisins: ils se trouvent en rapport de rivalité ou d'échanges avec les empires germanique, byzantin et khazar.

    Au Xe siècle, suite aux première et deuxième vagues d'invasions "barbares", le « domaine slave » atteint son extension historique (et maximale vers l'ouest) : les langues slaves commencent alors à diverger, ayant acquis au cours des invasions des caractères différents permettant de distinguer parmi eux tribus occidentales, méridionales et orientales (sur le plan linguistique).

    La pression des peuples germaniques au nord et à l'ouest (à l'époque carolingienne, les Francs les arrêtent sur l'Elbe ; à l'époque ottonienne, les Saxons commencent à s'étendre vers l'est), et celle des peuples des steppes à l'est et au sud semble avoir mis un terme à l'expansion des Slaves et les avoir fixés dans l'espace.

    Le rôle de l'évangélisation des Slaves dans la formation de leur identité :

    Initiée à la fois depuis Byzance au sud, et depuis Rome à l'ouest, l'évangélisation des Slaves s'étend également du début du IXe siècle jusque vers la fin du XIe siècle pour l'essentiel d'entre eux, du moins.

    L'action de Cyrille et Méthode – le premier ayant achevé d'apporter aux Slaves une écriture dérivée du grec : l'alphabet cyrillique – fut celle qui eut le plus de conséquences.

    Dès lors, les Slaves de l'ouest et une partie des Slaves du sud (les Croates, les Slovènes et les Dalmates), qui avaient embrassé la religion chrétienne catholique définie par Rome, eurent un destin politique distinct des autres Slaves (de l'est ou du sud) qui avaient embrassé la religion chrétienne primitive, dite "orthodoxe", définie par les 4 autres patriarches (Jérusalem, Constantinople, Antioche et Alexandrie, bientôt rejoints par Moscou).

    Les établissements et les « États » slaves du haut Moyen Âge :

    Les structures politiques mises en place au haut Moyen Âge par les Slaves, ou par les peuples qui les encadraient, ne durèrent pas longtemps et sont assez peu connues. Ces "Sclavénies" étaient le plus souvent de petites communautés appelées Kniazats (ou Canesats dans les chroniques en latin), mais parfois aussi Banats (« duchés autonomes » en hongrois) ou encore Woïwodies (« provinces autonomes » au sein d'autres États, à ne pas confondre avec les Voévodats roumains, dont le nom est également d'origine slave, mais qui sont des principautés).

    Comme pour la majorité des peuples qui participèrent aux invasions, le terme d'État parfois conféré à ces structures est contestable dans la mesure où les khanats, royaumes ou principautés de cette période, étaient bien éloignées de la res publica antique, confondant sous un même terme les territoires, la dépendance des hommes à l'égard d'un pouvoir personnel et les biens de ce pouvoir.


    Le royaume des Antes sur le Don : un « État » protoslave :

    Selon Procope de Césarée, Jordanès et Maurice le stratège, les premiers Slaves comptaient les Vénètes, les Wendes, les Slovènes et les Antes. Ces derniers, échappant à la domination des Goths aux IIIe et IVe siècles grâce à l'arrivée des Huns auraient finalement constitué un premier État entre le Dniepr et le Don de 523 à 602. Celui-ci fut écrasé par les Avars, peuple des steppes nouveau venu dans les invasions "barbares".


    Les Slaves des Balkans :

    Les débuts de la présence slave dans l'Empire d'Orient datent probablement de la fin du Ve siècle, alors que les Antes parviennent dans l'actuelle Valachie et les Slovènes dans l'Illyrie et la Dalmatie romaines.

    Leurs incursions dans l'empire furent probablement nombreuses mais espacées. Les Antes finirent par accepter le statut de fédérés et les Slovènes durent commencer à s'helléniser.

    Entre la fin du VIe siècle et le début du VIIe siècle, l'irruption des Avars vient bouleverser cette relative stabilité, mais il semble que les Slaves avaient recommencé leurs mouvements auparavant : les chroniques syriennes datent de 551 mentionnent une seconde vague d'invasion qui atteint la mer Égée. Á la fin du VIe siècle, Jean d'Éphèse écrit que toute la Grèce est occupée par les Slaves.

    En tous cas, c'est sans doute à cause de l'invasion des Avars que le limes danubien est franchi à nouveau par les Slaves au début du VIIe siècle : en 609, 617 et 619. En 617, les faubourgs même de Constantinople sont menacés.

    Mais, c'est surtout dans les Balkans que ces derniers vont laisser une empreinte particulière qui persiste jusqu'à nos jours.


    Les Slovènes, les Serbes et les Croates d'Illyrie et de Dalmatie :

    Rapidement majoritaires sur le plan démographique – si l'on excepte l'Albanie et les terroirs montagneux Valaques comme la Romania Planina près de Sarajevo –, les Slaves avaient transformé l'Illyrie et la Dalmatie antique au VIe siècle.

    Les plus occidentaux d'entre eux, des Slovènes, qui donnèrent leur nom à la Slovénie actuelle, furent confrontés aux Bavarois. Ces derniers durent arrêter l'expansion slave vers l'ouest. Les même Slovènes tombèrent ensuite sous la domination des Avars au VIIe siècle. Leur aire de répartition initiale couvrait tout l'ouest de l'actuelle Hongrie (principautés de Pribina et Kozel).

    De 610 à 641, ils se libérèrent des Avars avec l'aide de leurs voisins, Serbes et Croates :

    les Croates, qui apparaissent initialement en Pologne ("Croates blancs"), s'étaient établis au sud de la Save. Ils constituèrent un État portant leur nom au IXe siècle.
    les Serbes, qui apparaissent initialement dans l'actuelle Allemagne orientale ("Serbie blanche"), s'étaient établis au centre et à l'est de l'Illyrie, occupant des enclaves aux côtés des Slovènes jusqu'en Grèce orientale.

    Leurs langues étaient très proches (les linguistes les appelles "serbo-croates"). D'autres peuples slavophones, pour certains disparus, se partageaient le reste des ancienne provinces romaines : les Bosniates, les Carantaniens, les Doukliènes et les Narentanes sur la côte dalmate. À noter qu'il circule au sujet des Slaves du sud des hypothèses historiques dites « noésiques » ou « indo-aryennes » qui font remonter leurs origines bien avant l'apparition des langues slaves, et les placent au Caucase ou dans l'actuel Iran : on trouve dans certains livres (et parfois sur Wikipedia) des références aux plus anciens Aryens de l'ancien Empire Perse ou encore aux fils de Noé.


    Le premier royaume bulgare (681-1018) :

    En 642, les Bulgares initialement turcophones – furent attaqués à l'est par les Khazars, autre peuple turcophone, mais converti au judaïsme, établi le long de la Volga. Ayant reflué vers l'Empire d'Orient et vaincu l'empereur Constantin IV Porphyrogénète, les Bulgares orientaux s'installèrent en Mésie orientale sur la mer Noire (près de Varna, en Bulgarie). Là, ils soumirent la population déjà majoritairement formée de Slavons, dont ils finiront par adopter la langue (le macédonien et le bulgare actuel dérivent tous deux du slavon).

    Sous le « règne » de leur khan, Asparuch, les Bulgares constituèrent un premier royaume, mi-Slavon, mi-Valaque par sa population (681). La fusion qui s'opéra entre Slavons des plaines, Valaques des montagnes, Bulgares de l'aristocratie du Khân et Grecs des côtes, se fit au profit de la langue des premiers, même si des témoignages épigraphiques montrent que de nombreux éléments culturels bulgares, latins ou grecs survécurent au moins jusqu'au Xe siècle. Religieusement, ce furent les grecs qui donnèrent au royaume sa religion chrétienne orthodoxe.

    Le nouvel Empire ainsi constitué fut l'un des plus redoutables rivaux de Byzance. Au IXe siècle, deux de ses souverains, Boris Ier qui reçut le baptême et prit le nom de Michel, puis Siméon le Grand tentèrent même de prendre le titre de Basileus. Ils échouèrent, non sans avoir conquis la majeure partie de la péninsule balkanique. Finalement, l'empereur Basile II écrasa les Bulgares et prit le titre de Bulgaroctone (« massacreur de Bulgares ») En 1018, l'Empire bulgare disparut malgré les efforts de son dernier souverain, le Tzar ("César") Samuel.


    Les Slaves de Thessalie et l'Empire :

    Les Slaves qui avaient « slavisé » la Grèce au début du VIIe siècle, parmi lesquels se trouvaient notamment des Slovènes et des Serbes se heurtèrent à la résistance des Valaques (en grec Vlahi) latins et des Illyriens (Albanais).

    Sous Justinien II, puis sous ses successeurs de la dynastie isaurienne (717-775), les Grecs regagnèrent le terrain perdu. Appliquant une politique draconienne, ils déportèrent des populations entières au nord du Danube (notamment des Valaques) et en Asie mineure (notamment des Slavons). ces mesures s'accompagnèrent de la mise en place de nouvelles structures administratives à caractère défensif: les « thèmes », circonscriptions à la fois militaires et civiles gouvernées par des « stratèges ».

    Ainsi, en partie sous l'action indirecte des Slaves et ayant perdu ses populations latinophones, l'Empire romain d'Orient se transforma en Empire byzantin, c'est-à-dire essentiellement grec.


    Chevalier magyar de l’époque de l’arrivée à Pannonie Tableau de Feszty Árpàd

      

      

      

    Les Slaves d'Europe centrale :

    Les Slaves occidentaux atteignirent la région de Dresde avec les Sorabes sans doute au VIe siècle : ils disposent aujourd'hui encore d'une autonomie locale en Lusace, dans l'Allemagne orientale.

    À leurs côtés se trouvaient alors :

    les Obodrites,
    les Wendes,
    les Tchèques,
    les Moraves,
    les Slovaques.

    Les Polanes (les futurs Polonais) suivaient vers l'est, eux-mêmes voisins des Drezvlianes (futurs Biélorusses) proches des Vyatiches, établis autour de Moscou) (futurs Russes).

    Des agglomérations modestes, nommées gorods, grods ou grads, furent fondées en grand nombre partout où ils se trouvaient et sont connues pour la période kiévienne.


    Le Royaume de Samo (623-658) :

    Les Slaves établis sur les territoires de l'ancienne RDA, de la République tchèque actuelle, de la Slovaquie et de l'Autriche, souffrirent au VIIe siècle de la domination des Avars sur la région et de l'hostilité des Francs à l'ouest : en 623, ils se révoltèrent et élurent un commerçant franc nommé Samo comme leur chef. Ce quasi-État disparut à la mort de ce dernier, vers 658.


    La Grande-Moravie (833- 907) :

    Après que les Avars ont été écrasés par les Francs (à l'ouest), par les Bulgares (à l'est) et par les Moraves et les Slovaques (au nord), la principauté de Moravie (en République Tchèque orientale et Slovaquie occidentale actuelles) s'agrandit d'abord de la principauté de Nitra (qui comprenait la Slovaquie, la Hongrie du nord, et l'Ukraine subcarpathique), plus tard de la Bohême (890-894) et du sud de la Pologne actuelle. C'est ainsi que se forma la Grande-Moravie en 833. Cet État « hérissé de villes fortifiées et de châteaux forts » (Denise Eckaute) dut combattre les Saxons au nord et les Bavarois au sud : il dura moins d'un siècle sous cette forme. L'empire, dirigé par Mojmir I, Ratislav, Slavomir, Svatopluk (871-894) et Mojmir II, disparut en effet en 907, pour cause de querelles internes et sous les coups des tribus hongroises, les Magyars, récemment arrivés dans la région depuis la steppe ukrainienne (Etelköz) située à l'est des Carpates.

    C'est notamment à l'initiative de Ratislav que les missionnaires Cyrille et Méthode furent dépêchés en 863 par l'empereur Michel III pour évangéliser les Slaves.


    La Principauté de Bohême (fin du IXe siècle-XIe siècle) :

    Le royaume de Bohême se constitua autour de Prague à la fin du IXe siècle. La région, qui avait été rattachée à la Grande Moravie en 888/890 - 894 sous le règne de Svatopluk, devint un État tributaire de la Francie Orientale en 895.

    Au Xe siècle, la dynastie des Premyslides y affirma son pouvoir sous le règne de Venceslas Ier de Bohême (921-935). Venceslas, confronté à la puissante Saxe, devint le vassal d'Henri l'Oiseleur et se plaça sous la protection du pape afin de consolider son pouvoir. Se heurtant à l'opposition des nobles et de son frère en raison de cette politique qui renforçait l'autorité centrale, il fut tué par ce dernier en 935 et devint martyre à la fin du siècle.

    Le fratricide Boleslav et ses successeurs, notamment Boleslav II (972-999), continuèrent avec moins de succès l'œuvre de Venceslas, limités par le Saint Empire romain, auquel la principauté appartenait, et par la puissance polonaise. Prague devint un évêché en 973, la Moravie actuelle fut conquise en 1019 et c'est finalement sous le règne de Vratislav II (1061-1092) que la dynastie obtint en 1089 la couronne des mains de l'empereur Henri IV pour avoir pris son parti au moment de la querelle des investitures (1075-1122) avec le pape.


    Le royaume de Gniezno (Xe siècle) :

    Peu après le milieu du Xe siècle se forma également le premier « État » polonais autour de Gniezno, sous le règne de Miesko Ier (ou Mieszko, 920-992) qui prit le titre de roi, reçut le baptême et épousa la sœur du duc de Bohême, Boleslas Ier, en 966. Ainsi, il choisit d'épouser le christianisme directement de Rome pour éviter de tomber sous la domination saxonne.

    Miezko s'était entendu avec le margrave saxon Gero (mort en 965) pour soumettre les Slaves de la Baltique. Ayant unifié les Slaves de la Vistule, il sut profiter successivement de l'écrasement des Magyars par Otton Ier au Lechfeld (955), puis de la défaite italienne d'Otton II au cap Colonne (982), tout comme ses successeurs profiteraient de l'affaiblissement des Hohenstaufen au XIe siècle, pour faire reconnaître sa royauté par l'empereur et pour constituer un royaume polonais qui allait s'étendre de Gdańsk à Cracovie. 

     

     sources

    http://arkanos2201.skyrock.com/1530514290-Le-peuple-slave.html

     

     

     

     

     

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    Tsarevich Alexei Nikolayevich

     

     

    Tsarevich Alexei, Part 1 

     

     

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    PART II 
    Language: Russian
    Duration: 10 min 25 sec

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    Tsarevich Alexei, Part 2

     

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    Tsarevich Alexei, Part 3

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    Tsarevich Alexei, Part 4

     

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     http://www.angelfire.com/pa/ImperialRussian/videos/alexei.html

     

     

     

     

     

     

     

     

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    The Vladimir Palace was the last imperial palace to be

    constructed in St. Petersburg before the Revolution.


     

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    The elegant staircase leads guests up to the first floor of the palace



    The magnificent 19th-century porcelain collection of Grand Duke Vladimir, most of it manufactured in the Imperial Porcelain Factory,
    and painted or decorated by its leading artists is the subject of a handsome catalogue published in 2006.

     
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    L’exposition Primerose organisée par le Foam Fotografiemuseum à Amsterdam est consacrée à la naissance et au développement de la couleur dans la photographie russe de 1860 à 1970. Regroupant les oeuvres des classiques de la photographie russe tels que P.Pavlov, K.Bergamasco, V.Mikoch, ou B.Mikhailov, elle retrace les changements survenus au cours d’un siècle dans la vie d’un pays qui a connu des catastrophes historiques, politiques et sociales, et témoigne du rôle que joua la photographie pendant toute cette période.

     

    A. Nechayev. Portrait of girl. 1860s. Salted paper, covered by albumen, painting. Collection of Moscow House of Photography Museum © Moscow House of Photography Museum

     

    La couleur fait son apparition dans la photographie russe à peu près au même moment qu’en Europe, c’est à dire dans les années 1860. C’est lié à la coloration à la main des épreuves photographiques à l’aquarelle ou à la peinture à l’huile par les photographes eux-mêmes ou par des peintres qui collaborent avec eux.

    A la fin du XIX siècle, vers 1880-1890, on commence à compléter la photographie coloriée par des éléments d’architecture, des paysages ou des sujets industriels. Les studios d’art de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, par exemple, produisent une multitude de photos architecturales représentant des églises orthodoxes. Avoir des studios photographiques auprès des monastères russes était une pratique largement répandue.

    A la fin du XIX- début du XX siècle, l’européanisation de la Russie se manifeste dans le style des bâtiments, les intérieurs, les costumes et le mode de vie. Il y a également une recherche de l’identité nationale : on s’intéresse aux particularités nationales des habitants de l’empire russe ; on voit apparaître de nombreuses séries de photographies coloriées représentant des types nationaux en costumes russes, tatares, caucasiens, ukrainiens etc…

     

    Goertz Triple-Color Projector. Prokudin Gorsky probably used a similar type of projector for his color demonstrations to the Russian Tsar.

     

    Avec l’essor industriel de la fin du XIX-début du XX siècle, on commence à décorer les murs des maisons non plus uniquement de paysages coloriés mais de photos d’ouvrages industriels. Au début du XX siècle, dans les années 1910, les photographies coloriées d’officiers russes – classe sociale de première importance à la veille de la Première guerre mondiale – deviennent particulièrement populaires.

     

    Na si︠e︡nokosi︠e︡ okolo privala. [Rossiĭskai︠a︡ imperii︠a︡]

     

    Documenter la vie de l’Empire russe au moyen de la photographie est quasiment devenu au début du XX siècle un programme national pour la raison, entre autre, que le tsar Nicolas II et sa famille étaient de fervents photographes amateurs.

     

    Vid Solovet︠s︡kago m-ri︠a︡ s sushi. [Solovet︠s︡kie ostrova]

    Вид Соловецкого монастыря с суши. View of the Solovetskii Monastery from land.

    1915
    The Solovetskii Monastery, founded in the early fifteenth century on an island in the White Sea, was for centuries one of the most important monastic and cultural institutions in Russia. The monastery was partially destroyed in the early Soviet period and became the site of the first major concentration camp of the Gulag system. In the post-Soviet era it is once again a functioning monastery.

    Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorsky (1863–1944)

    En mai 1909 l’empereur Nicolas II reçoit en audience le photographe Serguei Prokoudine-Gorski, auteur de la brochure « La photographie isochromatique au moyen d’appareils de photo manuels ». Prokoudine-Gorski utilise des plaques photographiques en noir et blanc qu’il sensibilise d’après ses propres recettes et un appareil photographique de sa propre fabrication.

     

    Three-color camera designed by A. Miethe and produced by Bermpohl Company.
    Prokudin-Gorsky used camera of this type.

     

    Il fallait faire trois prises de vue rapides (le photographe a su diminuer au maximum le temps d’exposition) à travers trois filtres, un bleu, un vert et un rouge.

     

     

    Gorod Dalmatov. Vid na zapadnui︠u︡ chastʹ s kolokolʹni monastyri︠a︡

     

    Город Далматово. Вид на западную часть с колокольни монастыря.

    City of Dalmatov. View of the western section from the monastery's bell tower.

    1912

    Ce triple négatif servait à tirer une triple photographie positive. Pour visionner ces photos on utilisait un projecteur à trois objectifs disposés en face des trois images du film. Chacune des images était projetée à travers un filtre de la même couleur que celui qui avait servi à la prendre.

      

    Detalʹ khrama [Voskresenīi︠a︡ na Krovi]

     

    Деталь храма. Detail of the Church. Září (September) 1907

     

    One of the most beautiful churches was built in the years 1883 – 1907 on the place where Tsar Alexander II was killed.

      

    La superposition des trois images sur l’écran donnait une image polychrome. Proskoudine-Gorski sut réaliser une reproduction poligraphique de ses photos qu’il tirait sous forme de cartes postales ou de feuillet à insérer dans les magazines illustrés.

     

     

    Sergey Prokudin-Gorsky. Portrait of Lev Tolstoy. 23rd of May 1908. Offprint © Collection Multimedia Art Museum, Moscow


    St. Nil Monastery, 1910, photographed using three-color photography.

     

    Pendant les premières années post-révolutionnaires, Vladimir Lénine et le nouveau pouvoir Soviétique soutiennent activement la photographie, comprenant qu’elle est un puissant moyen de propagande dans un pays où la population est à 70% illettrée.

     

    On commence par encourager les reportages mais on se rend compte très rapidement que les changements réels survenus après la révolution et la guerre civile dans le pays plongé dans la misère et la ruine n’ont pas grand chose à voir avec les rêves utopiques des ardents révolutionnaires.

      

      

    Dès le milieu des années 1920 c’est le montage photographique, activement encouragé par les bolcheviks, qui se répand largement en Union Soviétique. Le photomontage permettait de réunir l’authenticité du document photographique aux nouveaux mythes soviétiques. Le photomontage, technique employée par les plus talentueux artistes modernistes des années 1920 tels que A. Rodtchenko, G.Klutsis, El Lissitski, V.Stépanova et d’autres, s’arme de la couleur et devient une « arme idéologique visuelle ».

    1932 est l’année de la publication des canons du réalisme socialiste, reconnu comme méthode artistique unique pour tous les arts, y compris la photographie. L’art soviétique devait refléter le mythe soviétique des heureux habitants du plus heureux pays du monde et non la vie réelle de personnes réelles. Le lit de Procuste de l’esthétique du réalisme socialiste ne convenait ni au modernisme avec son esthétique constructiviste ni au pictorialisme.

    Le pictorialisme est un des courants les plus importants de la photographie russe du début du XX siècle, les photographes pictorialistes recevaient des médailles d’or et d’argent aux expositions internationales. La photographie pictorialiste se distinguait non seulement par la méthode de la prise de vue et les techniques compliquées du tirage qui se devaient de rapprocher la photo de la peinture, mais aussi par l’ensemble de ses sujets traditionnels. Paysages romantiques, ruines architecturales, nus – tout cela n’était que dangereuses séquelles du passé contraires au réalisme socialiste. Voilà pourquoi une partie des photographes pictorialistes se retrouva dans les camps du goulag, se vit retirer le droit d’exercer la profession de photographe et de vivre dans la capitale et les villes importantes.

    La pellicule couleur de la compagnie allemande Agfa et celle de la compagnie américaine Kodak apparaissent presque simultanément, en 1936. Leur large distribution et commercialisation pour le public amateur est freinée par la Seconde guerre mondiale.

    Jusqu’au milieu des années 1970, la pellicule négative permettant de tirer des photographies en couleur était en URSS un objet de luxe, accessible seulement à un petit nombre de photographes officiels qui travaillaient pour les grandes maisons d’édition soviétiques. Elle était utilisée par les classiques de la photographie soviétique comme V.Mikoch, G.Petroussov, D.Baltermants, Vs.Tarassevitch et autres. Ils étaient tous obligés de suivre d’une manière ou d’une autre les canons du réalisme socialiste et de faire des reportages mis en scène. Même les natures mortes étaient porteuses d’idéologie et devaient servir pour les livres de cuisine dans lesquels le citoyen soviétique pouvait voir ce qui n’existait pas dans son pays où sévissait la famine d’après-guerre et où les cartes alimentaires étaient toujours en vigueur.

    Yelena Mrozovskaya. Portrait of girl in Little Russia costume. Saint Petersburg. 1900s. Gelatine silver print, painting. Collection of Moscow House of Photography Museum © Moscow House of Photography Museum

    A partir de la fin des années 1950, pendant le dégel khrouchtchevien et la condamnation du culte de la personnalité, les canons du réalisme socialiste deviennent plus souples et permettent une certaine liberté esthétique pouvant rapprocher la photographie de la réalité.

    En 1960-1970 la pellicule couleur diapositive apparaît largement dans le commerce en URSS. Contrairement à la pellicule couleur négative qui exigeait un processus compliqué de développement pour ensuite procéder au tirage, la pellicule diapositive pouvait être développée à domicile. Elle est donc largement employée par les amateurs qui créent des photos diapositives qu’on peut visionner chez soi au moyen de diascopes.

     

    Au même moment on voit apparaître en URSS un art non officiel qui développe son esthétique propre et une nouvelle approche de la conceptualisation de la réalité pour se distinguer du réalisme socialiste qui, certes, se modifie mais continue à s’imposer. La photographie devient une part importante de cet art non officiel. C’est ainsi qu’à la fin de 1960-début de 1970 Boris Mikhaïlov commence à photographier sa série « Suzy et les autres » sur une pellicule couleur diapositive. (…)

     

    Par sa série, Boris Mikhaïlov enfreint les normes et montre l’individu dans son unicité, celle de ses personnages et la sienne. On ne pouvait pas faire une démonstration publique de ces prises de vue mais on pouvait projeter des diapositives chez soi, dans les ateliers des amis peintres, dans les petits clubs semi-clandestins des scientifiques et universitaires qui commençaient à revivre au moment du dégel khroutchevien après la fin des répressions staliniennes.

     

    Les séances de projection de diapositives de Boris Mikhaïlov deviennent en quelque sorte des manifestations analogues aux expositions de l’art non officiel organisées dans les appartements privés. Par la couleur il rompait l’uniformité monotone et la tristesse de la vie environnante tandis que ses performances de diapositives contribuaient à unir les personnes dont la conscience et la vie commençaient à s’échapper du filet dogmatique de l’idéologie soviétique qui ne tolérait qu’une seule couleur – la couleur rouge.

    23/01/2013

    Dmitry Baltermants. Meeting in the tundra. From the “Meetings with Chukotka” series. 1972. Colour print. Collection of Moscow House of Photography Museum © Dmitry Baltermants Archive © Moscow House of Photography Museum

    Exposition sous le commissariat d'Olga Sviblova, directrice du MAMM, Moscou.

     
    Exposition, du 25 Janvier 2013 au 3 Avril 2013.
     
    fOAM fotografiemuseum Amsterdam
    Keizersgracht 609, 1017 DS Amsterdam
    tél : +31-(0)20 551 6500

    http://sechtl-vosecek.ucw.cz/en/expozice5.html#color

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    ohsoromanov:

    A letter from Alexei.

     

     

     

    http://bulletproofjewels.tumblr.com/page/25

     

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    Ainsi finirent les Romanov

    Par Agnus Christophe et Chevelkina Alla, publié le 29/07/1993

      
    Il aura fallu soixante-quinze ans et une enquête sévère pour que soient identifiés à coup sûr les restes de la famille impériale exécutée par les soviets, en 1918 Les circonstances du meurtre sont connues Mais le mystère subsiste sur Anastasia, la petite princesse qui a peut-être échappé au massacre.

     

    "Cette nuit, Balthazar fut assassiné par ses esclaves." Cette phrase d'un poème de Heine, écrite en allemand sur les murs d'une cave d'Iekaterinbourg, dans l'Oural, a hanté les pensées de nombreux Russes et intrigué les historiens pendant soixante-dix ans.

      

    C'est à cet endroit-là, disait l'Histoire, que le tsar Nicolas II, sa famille et sa suite avaient été exécutés, le 17 juillet 1918. Pourtant, malgré la reconnaissance du meurtre par le gouvernement bolchevique et la publication, en 1924, d'une enquête accablante d'un juge "blanc", Sokolov, beaucoup continuaient à croire à la survie de la famille impériale: pas de corps, pas de meurtre. Des "enfants" rescapés - Alexis, Maria, Tatiana et, surtout, Anastasia - n'étaient-ils pas apparus un peu partout dans le monde, revendiquant leur part de l'histoire tragique des Romanov?

     

    Plus de doute depuis le 9 juillet 1993: les neuf squelettes exhumés d'une forêt de l'Oural en 1991 sont bien ceux du tsar Nicolas II, de la tsarine Alexandra, de trois de leurs filles et de membres de leur suite. D'après, du moins, les analyses génétiques du laboratoire de médecine légale du ministère de l'Intérieur britannique. Sauf que cette confirmation ne fait, paradoxalement, que relancer l'un des plus grands mystères du siècle.
     

      

    En 1976, Gueli Riabov est un homme comblé. Le film dont il a écrit le scénario, "Né par la Révolution" - une histoire de la police soviétique - est un succès, applaudi par les critiques comme par le public.

      

    Nikolaï Chtchelokov, ministre de l'Intérieur - dont il est très proche - lui demande de se rendre à Sverdlovsk, dans l'Oural, pour rencontrer les policiers locaux et parler du film.

     

    Au moment de se séparer, le ministre ajoute: "Et allez faire un tour à la maison Ipatiev. Descendez dans la cave. J'y ai été, vous verrez, c'est très bizarre..." Riabov est plus que surpris: celui qui lui parle ainsi est un proche de Brejnev. Un ministre de l'URSS. Et la maison Ipatiev n'est pas un bâtiment comme les autres: c'est là, dans l'une des caves, que la famille impériale a été assassinée. Autrefois, avant la Révolution, Sverdlovsk s'appelait Iekaterinbourg.

     

    Riabov suit le conseil. La police lui ouvre les portes, normalement closes. Il visite les pièces une à une. "En arrivant dans la cave, raconte-t-il aujourd'hui, j'ai eu un frisson. J'ai compris la remarque du ministre: je vivais un moment de véritable mysticisme. Un instant de vérité. J'ai senti, à regarder ce mur où les balles se sont fracassées, que des innocents étaient morts.

      

    Que je devais, moi, Gueli Riabov, trouver la vérité."
    Voyant son intérêt pour cette histoire, les policiers lui présentent le Pr Alexandre Avdonine, de l'université de l'Oural.

     

    Ce géologue, docteur ès sciences, connaît bien l'épisode de 1918. Riabov lui confie son ambition. "C'est impossible! assure d'abord le scientifique. Le tombeau a peut-être été recouvert par des constructions, tout a changé depuis 1918, c'est une tâche insensée!" Mais si fascinante: retrouver le corps du tsar. Avdonine n'hésite pas longtemps. Riabov rentre à Moscou.

      

      

    Grâce à son statut particulier - scénariste lié au ministère de l'Intérieur - il obtient l'accès aux documents secrets de la bibliothèque Lénine et des archives centrales de la révolution d'Octobre. Il y déniche quelques témoignages évoquant le trajet effectué par le véhicule transportant les corps. Rien, cependant, de suffisant. Heureusement, ses amis policiers ont retrouvé, à Leningrad, les coordonnées de Rima Yourovskaïa.

     

    Elle est la fille de Jacob Yourovski, l'officier bolchevique qui dirigeait l'exécution du tsar. Son frère, amiral en retraite, dispose d'un document fabuleux: une note destinée au comité central et à plusieurs personnes du gouvernement de l'époque. Un récit froid, méthodique, de l'exécution et de l'enterrement. Signé Yourovski.
     

    Le 17 juillet 1918, écrit-il, à 2 heures du matin, il a fait descendre toute la famille impériale dans la cave.

    Officiellement pour raison de sécurité.

     

    Quand le tsar, la tsarine, les cinq enfants, le Dr Botkine et les trois domestiques de la suite sont réunis, l'officier annonce la sentence de mort et dégaine immédiatement. Onze hommes tirent ensemble. Chacun, peu avant, s'était vu désigner une "cible". Mais rien ne se passe comme prévu: les balles semblent ricocher sur les grandes-duchesses. Alors, les soldats, surexcités, terminent leur travail à coups de crosse et de baïonnette... Un carnage.

     

    Les morts sont ensuite chargés sur une camionnette, et transportés hors de la ville. Dans le bois des Quatre-Frères, les corps sont déshabillés avant d'être jetés dans une mine.

     

     

      

      

      

      

    Les soldats découvrent alors que les jeunes filles ont des corsages doublés de bijoux. Une cachette et un gilet pare-balles efficace. Le lendemain, Yourovski revient chercher les corps. Pour mieux les cacher. Malheureusement, son véhicule s'embourbe, peu après le passage d'une voie ferrée. L'officier est pressé.

     

    Au loin, on entend la canonnade. Les "blancs", venus de Sibérie, approchent.

     

    Il décide d'enterrer les cadavres directement sous la route. Là où personne n'aura l'idée d'aller les chercher. Les corps sont jetés dans un trou creusé à la hâte, puis arrosés d'acide sulfurique et recouverts de terre. Le véhicule passe enfin plusieurs fois dessus pour dissimuler les dernières traces. Les Romanov ont disparu.
    Riabov est stupéfait. Il a, sous les yeux, le récit d'un meurtre historique.

     

    Mieux, il peut désormais repérer l'emplacement exact des corps. Au printemps de 1978, Avdonine, toujours à Sverdlovsk, reçoit toutes les informations nécessaires. Avec un ami, il part en repérage dans les bois alentour. "Nous avions du petit équipement de géologue, raconte-t-il. Pour les gens qui nous voyaient, nous faisions des recherches géologiques." Difficile d'avouer le vrai but: sujet tabou. L'année précédente, le patron local du Parti, un certain Boris Eltsine, avait fait détruire la maison Ipatiev. Sur ordre de Moscou.

     

     

     

    "Les indications étaient assez précises, continue Avdonine. Nous avons trouvé la clairière, le marais... et des ossements. A une soixantaine de centimètres sous la surface. Nous avons tout rebouché et nous sommes partis." Ils attendront un an et la présence de Riabov pour une exploration plus complète.

      

    Le scénariste décide alors d'emporter l'un des crânes à Moscou.

      

    Celui du tsar, pense-t-il. Fort de ses entrées au ministère, il espère pouvoir, dans le plus grand secret, le faire expertiser par des amis médecins légistes.

      

    Nous sommes en juillet 1979.

     


    Un homme se souvient bien de cet été- là. Il est petit, le cheveu roux se faisant rare - mais coiffé d'une étrange moumoute - le verbe imagé, et s'appelle Edvard Radzinsky.

      

    Un personnage haut en couleur: dramaturge célèbre, il est l'un des auteurs les plus joués en Russie, après Tchekhov. Et un écrivain extrêmement lu: son livre, "Le Dernier Tsar", paru en 1992 et traduit dans huit langues - mais pas encore en français... - est un best-seller aux Etats-Unis.

     

    "En 1979, raconte-t-il, j'étais en vacances sur les bords de la mer Noire, dans l'une de ces stations chics où se retrouvaient les membres de l'Union des écrivains. Des amis sont venus me voir et, sous le sceau de la confidence, m'ont raconté l'histoire de ce type, à Moscou, qui avait le crâne du tsar sous son lit.

      

    En quelques jours, tout le monde était au courant..." Riabov, évidemment, n'avait pu s'empêcher de parler. En faisant jurer la confidentialité, bien entendu. "En Russie, disait Mme de Staël, tout est mystère, mais rien n'est secret..." Radzinsky, toutefois, est intrigué.

      

    Comme tous les Russes, la fin du tsar le fascine.

     

    Il faudra pourtant attendre 1985 pour que Gorbatchev et la perestroïka lèvent un coin dans la chape de la censure. Certaines sources documentaires s'ouvrent. Le dramaturge s'y engouffre. Dans une petite salle des archives centrales de la révolution d'Octobre, il découvre un fichier titré "Dossier sur la famille de l'ancien tsar Nicolas II, 1918-1919". Les dates l'étonnent: en 1919, le tsar était déjà mort.

     

    Il lit. Les deux derniers documents sont stupéfiants: le récit exact des événements de 1918.

     

    Signé Yourovski, bien sûr.

     

    En 1989, la situation politique s'est détériorée. Gorbatchev et Ligatchev s'affrontent et Radzinsky craint pour l'avenir de la perestroïka. Il décide de publier ce qu'il sait dans le magazine "Ogonyok" - très populaire en Russie. La censure - pas encore morte - bloque l'article jusqu'au... 19 mai. "Extraordinaire, dit Radzinsky. Cela correspond au 6 mai de l'ancien calendrier russe.

     

    Le jour anniversaire du tsar Nicolas II! Merci la censure!"

     

    Coïncidence: au même moment, le magazine "Rodina" publie un texte presque identique, signé, lui, Gueli Riabov. Les deux hommes avaient, sans se consulter, décidé de rendre publiques les confessions de l'officier bolchevique.

     

    UNE TOMBE TRÈS SURVEILLÉE


    A Iekaterinbourg, toutes ces publications sur le tsar inquiètent Avdonine. Particulièrement le long article de Riabov publié en avril par les "Nouvelles de Moscou": il y avoue avoir, dix ans plus tôt, retrouvé les ossements des Romanov.

    Il indique même l'endroit.

    "Enfin, pas tout à fait, précise aujourd'hui le scénariste. J'ai légèrement décalé le site de la découverte. D'environ 500 mètres. Je ne voulais pas que n'importe qui se précipite avec une pelle."

     

    C'est pourtant ce que craint Avdonine. Avec quelques amis sûrs, il met au point un véritable groupe de surveillance.

      

    Ses membres se relaient pour voir si les gens ne s'approchent pas trop. Pour le codécouvreur du tombeau, les temps sont difficiles: s'il n'a pas été cité par Riabov, certains ont vite fait le rapprochement.

      

    Après tout, le scénariste venait chez lui lors de ses séjours à Sverdlovsk.

      

    Et on sait que jamais cette découverte n'aurait pu être faite sans aide locale.

     

    Des journalistes viennent le voir. "Un homme, raconte-t-il, m'a même proposé 1 million de roubles pour que je lui indique l'endroit exact. 1 million de rouble!" Avdonine reste muet.

     


    En 1991, la pression devient trop forte. Le scientifique de Sverdlovsk contacte le secrétariat de Boris Eltsine, désormais président de la Russie. Le 12 juillet de la même année, des hommes viennent chercher Ludmilla Koryakova. I

      

    ls l'emmènent immédiatement, avec son mari, pour "une mission importante". Très vite, la directrice du laboratoire de l'Institut d'histoire et d'archéologie de l'université de l'Oural comprend ce qu'on attend d'elle.

    Dans une clairière, une palissade avec un panneau

     

    "Installation d'une ligne à haute tension" a été installée pour repousser les curieux.

     

    Les gens sont nerveux: des militaires, des procureurs, des juges, des médecins légistes, et Avdonine. "Il faisait froid et il pleuvait, se souvient l'archéologue. Les conditions étaient très dures, car nous n'avions pas le droit de quitter le site tant que tout n'était pas terminé. On dormait dans des tentes.

    La nuit, on travaillait sous la lumière de grands projecteurs." Le résultat des fouilles - trop rapides pour un travail sérieux, selon Ludmilla Koryakova - va surprendre tout le monde.

     

    L'état des ossements, d'abord : les mâchoires sont défoncées, des os brisés, des côtes enfoncées... Soixante-treize ans après, la violence de l'exécution est toujours visible.

     

    La position des corps, ensuite: "On a d'abord cru que certaines des victimes avaient eu les pieds coupés par leurs tortionnaires, raconte l'archéologue.

    On a compris un peu plus tard: des ouvriers avaient, sans le savoir,

    mutilé les restes en posant un câble électrique avec un engin mécanique..."

      

    Dernière surprise : le nombre des personnes enterrées.

    Neuf.

    Il en manque deux.*

     

    Les services de la médecine légale russe se mettent au travail, aidés par la venue de quelques experts américains. Premières conclusions: il s'agirait du tsar, de la tsarine, du Dr Botkine, des trois serviteurs et de trois des grandes-duchesses. Il manque Alexis, le prince héritier, et sans doute - mais comment en être certain? - la plus petite, Anastasia.

     

    "Logique, dit immédiatement Avdonine: Yourovski ne dit-il pas lui-même que deux des corps ont été brûlés et enterrés séparément? Il suffit de continuer à chercher, ils doivent être quelque part, dans la forêt." Peut-être. Encore que quelques témoignages demeurent troublants. Ceux, d'abord, qui rapportent l'état de colère de Yourovski quand il rejoint ses hommes surexcités et un peu ivres - la veille était jour de paie - occupés à déshabiller les cadavres près de la mine, dans le bois des Quatre-Frères.

     

    Un problème avait-il surgi? Il y a ensuite ce télégramme daté du 18 juillet 1918 qu'un chercheur américain, George Tzantsos, affirmera à plusieurs témoins avoir découvert par hasard, en 1985, dans des archives moscovites - un témoignage, jamais publié, qui ne repose que sur la parole de l'universitaire.

     

    Texte du document:

    "Ordre à tous les soviets de Russie de retrouver femme Romanov disparue."

    Signé Lénine.

     

    Il y a enfin le "mystère Anastasia" et l'histoire extraordinaire d' "Anna Anderson".
    Berlin, mars 1922. Le sort du tsar ne fait plus de doute pour la majeure partie des exilés. Le gouvernement bolchevique ne cache plus l'exécution de la famille impériale.

     

    Dans l'asile psychiatrique de Dalldorf, une jeune femme va jeter le trouble dans le consensus. Sur sa fiche d'hôpital est inscrit "Mademoiselle Inconnue". Elle a été enfermée ici après une tentative de suicide, en 1920, et un refus obstiné de dévoiler son identité.

     

    Pourtant, en ce mois de mars, une jeune couturière allemande, Clara Peuthert, tente désespérément de joindre des membres de la communauté russe. Elle est allé à Dalldorf.

    Elle croit avoir reconnu... la grande-duchesse Tatiana.

     


    Après quelques hésitations, plusieurs exilés changeront d'avis: ce n'est pas Tatiana, mais Anastasia. La petite dernière. La jeune femme est pourtant bien différente de l'adolescente espiègle et enjouée du palais moscovite. Elle est plus maigre, plus sombre, inquiète, méfiante. Et refuse de parler russe - qu'elle comprend cependant. Avec réticence, dans un allemand boiteux, elle raconte comment elle n'a été que blessée lors de la fusillade, protégée par le corps de sa grande soeur, Tatiana.

     

    Comment Alexandre Tchaïkovski, l'un des soldats chargés de sortir son corps de la maison, a remarqué qu'elle n'était qu'évanouie.

     

    Comment il l'a cachée, puis transportée jusqu'en Roumanie, puis en Allemagne. Comment il l'a violée - et épousée, aussi. Comment elle a donné le jour à un petit garçon, abandonné dans un orphelinat. Et comment, enfin, elle a tenté de se suicider en se jetant d'un pont, en 1920, à Berlin.
    Son histoire émeut.

     

    Son physique, ses manières et les détails qu'elle donne sur les Romanov, la vie à la cour, des petits faits jamais publiés nulle part, vont convaincre plusieurs familiers de la dynastie. Tous, ou presque, vont la reconnaître.

      

    Ses tantes, les grandes-duchesses Olga et Xénia, soeurs de son père.

    Son oncle le grand-duc André.

    Tatiana Melnik, sa camarade de jeu, fille du Dr Botkine, assassiné avec le tsar.

     


    Certains, pourtant, hésitent. Pour les convaincre, l' "inconnue" parle de cette visite de son oncle Ernie, à Moscou, en 1916. Un fait que personne ne connaît. Et que ledit parent, Ernst Ludwig von Hessen, frère de la tsarine, nie immédiatement et farouchement: à cette époque, la Russie et l'Allemagne étaient en guerre.

    Sa présence à Moscou aurait donc impliqué une éventuelle négociation pour une paix séparée entre les deux empires. Un fait que l'Allemagne de la fin des années 20 se doit absolument de cacher: les ultranationalistes, de plus en plus influents, crieraient à la haute trahison.

     

    Alors, ceux qui avaient identifié Anastasia commencent à reculer.

    Par conviction pour certains, par sens du devoir pour d'autres:

    l'inconnue ne peut pas - ne doit pas - être la fille du tsar.

    Une position confortée par l'attitude de l'impératrice douemv) üvwm Maria, la mère de Nicolas II.

    Elle vit à Copenhague. Mais croit son fils en sécurité, quelque part en Russie, avec sa famille.

    Si l' "étrangère" est une Romanov, elle serait la preuve vivante du massacre.

    Alors elle nie son existence, refusant de la recevoir.

     

    LES CHEVEUX D'ANNA


    L'inconnue va partir pour les Etats-Unis avant de revenir en Allemagne avec un faux passeport - elle n'a pas de papiers - préparé par ses amis et ses avocats, au nom d'Anna Anderson. En 1938, ses avocats entament un procès pour la faire reconnaître officiellement.

    En 1970, le dernier verdict tombe: on ne peut ni confirmer ni infirmer l'identité de cette dame. Anna Anderson s'éteindra en 1984.

     


    Ernst Ludwig von Hessen - on le sait aujourd'hui - était bien à Moscou en 1916.

    Mais c'est grâce à la science qu'on connaîtra, peut-être, dans les prochains mois, la vérité.

    Pour confirmer l'identité des morts d'Iekaterinbourg, le laboratoire de médecine légale du ministère de l'Intérieur britannique a utilisé les ressources de la génétique.

     

    Extrayant de l'ADN des ossements, il l'a comparé avec celui de parents vivants des Romanov.

     

    Le prince Philip d'Edimbourg, mari d'Elisabeth II et petit-neveu de la tsarine Alexandra, a été ainsi appelé à donner son sang pour le test.

     

    L'équipe d'Aldermaston, dirigée par le Pr Peter Gill, dispose désormais d'une carte d'identité génétique extrêmement précise de la famille impériale russe. Or elle a également en sa possession une mèche de cheveux d'Anna Anderson. Dans les prochains mois, la comparaison sera faite.

    Et le mystère Anastasia, peut-être levé. Ou peut-être pas.


    Il restera toujours, quoi qu'il arrive, l'énigme de la disparition d'Alexis, le tsarévitch. Sauf si les chercheurs d'Obreteniye, la fondation dirigée par Alexandre Avdonine à Iekaterinbourg, retrouvent un jour, enfouies sous quelques centimètres de terre, de nouvelles traces des événements de 1918. Tout l'été, ils vont chercher. Pour le scientifique russe, c'est devenu une obsession.

     

    Désormais, l'histoire des Romanov est son histoire, la quête de sa vie. Pour elle, il s'est froissé avec plusieurs de ses amis. Il y sacrifie son temps, son argent, et même sa santé: le professeur un peu gras et au cheveu bien noir du début des années 80 est devenu un homme maigre et chenu.

      

    A Moscou, son ami Riabov vit dans le même culte.

    Le bureau de son appartement, dans un grand ensemble des faubourgs de Moscou, est un musée à l'honneur des Romanov. Il ne manque que les cierges.

     

    Quand il évoque le destin du tsar, le scénariste parle de martyre, de sainteté - l'une des Eglises orthodoxes russes, celle des émigrés, a déjà canonisé la famille impériale. Soixante-quinze années après sa mort, l'histoire de Nicolas le Sanglant - son surnom à sa mort - se récrit.

     

    "Nous avons eu un saint nommé Staline, commente Edvard Radzinsky. Quand nous avons découvert sa vraie nature, nous l'avons remplacé par saint Lénine.

    Aujourd'hui que cette statue est aussi tombée, certains ont trouvé un remplaçant:

    saint Nicolas II.

    Les Russes aiment les saints..."

     

    LA DYNASTIE ROMANOV

    En trois siècles, les Romanov donnèrent 16 tsars à la Russie, jusqu'à ce que Nicolas II

    tombe sous les balles des bolcheviques.

     

    Les plus célèbres:

     


    MICHEL III

    Fondateur de la dynastie en 1613, il entama la reconstruction du pays,

    marqué par la terreur sous Ivan le Terrible,

    la famine sous Boris Godounov et la guerre contre la Pologne.

     


    PIERRE LE GRAND

    L'artisan de la grandeur russe.

    En despote éclairé, il modernisa son pays en l'arrimant à l'Europe.

    Créa Saint-Pétersbourg et se fit proclamer empereur (1721).

     


    CATHERINE II

    Cette amie des encyclopédistes, aux moeurs dissolues, détrôna le tsar, son époux (1762),

    et, d'une main de fer, fit de la Russie une puissance prépondérante en Europe.

     


    ALEXANDRE Ier

    Défit Napoléon dans la campagne de Russie (1812), libéra le continent et,

    menant ses troupes à Paris (1814), s'imposa comme l'arbitre de l'Europe.

     


    ALEXANDRE II

    Libéral, il transforma la Russie en un Etat moderne et industriel,

    ouvert à l'intelligentsia et à la contestation politique... Assassiné par les populistes en 1881.

     

    PHOTOS:
    De haut en bas:
    le Pr Alexandre Avdonine
    Gueli Riabov,
    Yourovski, l'assassin des Romanov.
    Edvard Radzinsky, auteur du best-seller sur Nicolas II.

     

    LE MYSTÈRE ANASTASIA

    Des dizaines de femmes ont prétendu être Anastasia (en haut à gauche),
    la dernière fille de Nicolas II.

     

    Une seule sera reconnue par une grande partie de l'aristocratie russe, "Anna Anderson",

    découverte dans un asile psychiatrique allemand en 1922, morte aux Etats-Unis en 1984, à l'âge
    de 83 ans (ci-dessus, à 25 ans, et ci-contre, à 66 ans).

     

    Vraie ou fausse Anastasia? Le mystère devrait bientôt être levé... grâce à une mèche
    de cheveux, l'analyse permettant de comparer son empreinte génétique avec celle de la famille retrouvée à Iekaterinbourg.

     

    DOCUMENTS

    Le plus intéressant:
    "The Last Tsar", Edvard Radzinsky, Hodder & Stoughton, Londres, 1992.
    Le plus émouvant:
    "Anastasia retrouvée", par Tatiana Botkine, Grasset, Paris, 1985.
    Les plus iconoclastes:
    "Le Dossier Romanov", Anthony Summers et Tom Mangold, Albin Michel, Paris, 1980.
    "Nicolas II", Marc Ferro, Payot, Paris, 1990.

     

     

    SOURCES

    http://www.lexpress.fr/informations/ainsi-finirent-les-romanov_595474.html

     

    Depuis cette date beaucoup de nouveaux élèments ont été découverts,

    des analyses d'ADN ont confirmé  que les membres de la Famille Romanov

    ont tous été massacrés, le même jour.

    Les deux Corps des Enfants, Maria et Alexis ont été retrouvés, analysés.

    et confirmés*

     

     

    File:Ganina Jama monument.jpg

    Fondrière à Ganina Yama où les bourreaux ont placé les corps de la famille Romanov.

     

     

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    Princess Sofia Sergeyevna Trubetskaya, de Morny

    Princess Sofia Sergeyevna Trubetskaya (Moscow, 25 March 1836 – 8 August 1896), the only daughter of Prince Sergey Vasilyevich Trubetskoy (1814 - 12 May (30 April Old Style), 1859) and his wife Ekaterina Petrovna Mussina-Pushkina (1 February 1816 - c. 1897). Sophie was legally daughter of Prince Sergey Vasilyevich Trubetskoy, but may have been the illegitimate daughter of Nicholas I of Russia.

     

     

    Princess Sofia Sergeyevna Trubetskaya, de Morny

    Princess Sofia Sergeyevna Trubetskaya (Moscow, 25 March 1836 – 8 August 1896), the only daughter of Prince Sergey Vasilyevich Trubetskoy (1814 - 12 May (30 April Old Style), 1859) and his wife Ekaterina Petrovna Mussina-Pushkina (1 February 1816 - c. 1897). Sophie was legally daughter of Prince Sergey Vasilyevich Trubetskoy, but may have been the illegitimate daughter of Nicholas I of Russia.

     

     

    The photographer is André Adolphe Eugène Disdéri (1819-1889). The probable inventor of the carte-de-visite, Disdéri received a patent for the process from the French government on 27 November, 1854, and was certainly responsible for popularising the craze. Remembered for having been the first to establish photography as a business as well as an artistic craft, his contemporaries considered him the outstanding portrait photographer in France. Although at the height of his career he was reputed to be earning a phenomenal £48,000 a year, in January 1872 he filed for bankruptcy. He subsequently found new backers and re-established a studio, at first in Paris and then at various addresses in Nice during the 1880’s. For some reason he left the agreeable climate of Nice and returned to Paris around 1888 or 1889. He died on 4 October 1889 at the age of seventy, in the Hôpital Sainte-Anne, an institution for indigents, alcoholics and the mentally ill.

     

     

     

     

     

     

     

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    ( colonne gauche ) le fond musical du blog sera supprimé

     

    103 BALLES ont TUE la FAMILLE ROMANOV

      

    Article de 2004 (en 2008, les 90 ans sont oubliés!) mentionnant le rôle de juifs dans le massacre de la famille impériale et celui de deux vers d'un poème de Heinrich Heine! Il y est affirmé que: «Sverdlov -Yankel Solomon vint en Russie en tant qu’agent rétribué de l’Allemagne» fait non corroboré mais possible puisque Lénine le fut sans l'ombre d'un doute!
    http://www.russie.net/article1224.html - 16 juillet 2004 - Russie.net ©

     

     


      

    L’Assassinat programmé du tsar Nicolas II

      

    Le 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II et tous les membres de sa famille, retenus prisonniers par les bolcheviks, sont assassinés sans jugement à Ekaterineburg, à l’est de l’Oural.

      

    Cette action rituelle symbolisa la fin de siècles d’histoire russe, de telle manière qu’elle peut être comparée seulement à l’exécution de Charles 1er en Angleterre et Louis XVI en France.
     

      

    Le tsar aura régné sur la Russie de 1894 à 1917.

      

    Après avoir abdiqué en mars 1917, il s’était vu refuser le droit d’asile par les Britanniques. Relégué en Sibérie, il sera fait prisonnier par les bolcheviks. Il fut d’abord détenu au palais Tsarkoïe Selo, puis près de Tobolsk. La progression, en juillet 1918, des forces contre-révolutionnaires fit craindre aux Soviets que Nicolas ne soit libéré ; lors d’une réunion secrète, une sentence de mort fut prononcée pour le tsar et sa famille par Yakov Sverdlov.

      

    Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, une équipe de la police secrète bolchevik assassina le dernier empereur de Russie, le Tsar Nicolas II, en même temps que sa femme, la tsarine Alexandra, leur fils de 14 ans, le tsarevitch Alexis, et leurs quatre filles. Ils furent abattus dans une pièce de la maison Ipatiev à Ekaterinburg.
     

      

    L’exécution fut personnellement surveillée par Yakov Yurovsky qui abattit le Tsar, le président du Soviet local était Beloborodov (Vaisbart); la personne responsable pour l’administration générale à Ekaterinburg était Shaya Goloshtchekin. Sur le mur de la pièce où eut lieu l’exécution se trouvait une citation d’un poème de Heinrich Heine (écrit en allemand) sur le Roi Balthazar, qui offensa Jehovah et fut tué pour cette offense.

      

    Dans son livre en 1920, le journaliste britannique expérimenté Robert Wilton portait un jugement aussi sévère et contrasté : "Le meurtre du Tsar, délibérément planifié par le Juif Sverdlov (Sverdlov -Yankel Solomon vint en Russie en tant qu’agent rétribué de l’Allemagne) et exécuté par les Juifs Goloshtchekin, Syromolotov, Safarov, Voikov et Yurovsky, n’est pas l’action du peuple russe, mais de cet envahisseur hostile".
     

      

    Plus récemment, le 10 juillet 2004, l’Arte dans un documentaire consacré aux dernières années de Romanov a évoqué cette thèse.

     

     

      

      

    L’inscription sur le mur: la citation de Heine

      

    Des lignes dues au poète juif allemand Heinrich Heine (1797-1856) fut trouvées écrites sur le mur, près de la fenêtre, dans la cave de la maison Ipatiev, où les Romanov furent abattus et achevés à la baïonnette.

      

    La citation dit :

      

    « Belsatzar ward in selbiger Nacht / Von seinen Knechten umgebracht », c’est-à-dire « Belsatzar fut, la même nuit, tué par ses esclaves. »
    Belshazzar

      

    — le Roi non-juif de Babylone, qui dans l’histoire bien connue de l’Ancien Testament, vit « l’inscription sur le mur » annonçant sa mort (Livre de Daniel, 5) — fut tué en punition de ses offenses au Dieu d’Israël.

      

      

    En jouant habilement de la citation de Heine, l’auteur inconnu de l’inscription, presque certainement l’un des tueurs, a substitué « Belsatzar » à l’orthographe de Heine « Belsazar », pour signaler encore plus clairement son intention symbolique. "Cette inscription de Heine révèle l’inspiration raciale et ethnique des meurtres : un roi non-juif venait d’être tué, en un acte de vengeance juive." (Le rôle des juifs dans la révolution bolchevique et les débuts du régime soviétique - Mark Weber)
     

      

    Comparé aux millions d’être humains qui furent mis à mort par les chefs soviétiques dans les années qui suivirent, le meurtre de la famille des Romanov pourrait sembler ne pas être d’une importance extraordinaire. Et cependant, l’événement a une profonde signification symbolique.

      

    Comme le dit judicieusement l’historien de l’Université de Harvard Richard Pipes :
    La manière dont le massacre fut préparé et réalisé, d’abord nié et ensuite justifié, a quelque chose d’unique dans son caractère odieux, quelque chose qui le distingue radicalement des actes précédents de régicide et qui le marque comme un prélude aux meurtres de masse du 20ème siècle.

      

    Un autre historien, Ivor Benson, caractérisa le meurtre de la famille Romanov comme le symbole du destin tragique de la Russie, et en fait, de tout l’Occident, dans ce siècle de détresse et de conflit sans précédents.

      

    Le meurtre du Tsar et de sa famille est d’autant plus déplorable que quelqu’ait été son échec en tant que monarque, Nicolas II était en tous points, un homme personnellement bon, généreux, humain et honorable.
     

      

    Quatre-vingts ans plus tard, jour pour jour, les restes des Romanov ont été ensevelis dans la nécropole impériale de la cathédrale Pierre et Paul, à Saint-Pétersbourg. Le souverain, son épouse Alexandra, leurs filles Tatiana, Olga, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexeï, ont rejoint au panthéon des saints du calendrier orthodoxe les trois autres dirigeants de l’État russe à y figurer: Vladimir le Grand, qui a christianisé la Russie (988), Daniil, chef de la principauté de Moscou et Dimitry Donskoï, qui vaincu les Tatars.

     

      

     

     

     

     

     

     

     

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     le palais Petrovski

    Diplomates étrangers à la cérémonie consacrée au couronnement de Nicolas II en 1896.
    Au second plan : le palais Petrovski.

     

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    Mathilde Kschessinska

        

    Mathilde Kschessinska (en russe : Матильда Феликсовна Кшесинская, Matilda Feliksovna Kchessinskaïa ; en polonais :

    ( Matylda Krzesińska) est une danseuse russe de père d'origine polonaise, née à Ligovo près de Peterhof le 31 août 1872 et morte à Paris le 6 décembre 1971.

     

     


    Mathilde with her brother Joseph and sister Julie 

      

    Fille d'un danseur polonais, Felix Adam Valerian Krzesiński (ou selon la forme russifiée Kschessinski) (1823-1905), elle étudie à l'École impériale de ballet de Saint-Pétersbourg.

      


    Mathide's father, Felix

      


    her brother Joseph

      

    Mathilda's father Feliks Krzesiński and her sister.
    Feliks came from the family of opera singers, his ancestor was a

    favorite singer of Polish King Stanislav Augustus Poniatowski.


      

    Mathilde and her father, Félix Kshesinsky . 1890

     

    En 1890, elle entre au Théâtre Mariinsky et y restera jusqu'en 1917.

    Elle est nommée prima ballerina en 1893, puis prima ballerina assoluta deux ans plus tard.

     

    Although not classically beautiful, it was claimed her appeal came from sexual charm:

     

    Elle est une des premières danseuses russes à se former à l'école italienne auprès d'Enrico Cecchetti.

    Mathilde with her father:

    Célèbre pour ses nombreux rôles dans les ballets de Marius Petipa, elle allie virtuosité, don de comédienne et talent dramatique.

     

    mathilde kschessinska:

     

    Lors du gala de fin d'études, Mathilde, alors âgée de 17 ans, a
    retenu l'attention de l'empereur Alexandre III.

     

    Mathilde Kschessinska (August 1872- December 1971) Russian ballerina that attained the highest rank, of prima ballerina assoluta.  Ballets in which she starred were often revised to include more technical difficulty, to showcase her talents. She was romantically involved with Nicholas II of Russia before he became Tsar. After the Russian Revolution, Kschessinska moved to France where she married one of the tsar's cousins and eventually opened her own ballet school. She died at age 99.:

     

    La jeune danseuse a été invitée
    à prendre place entre le souverain et l'héritier du trône Nicolas.

    "Soyez le joyau et la gloire de notre ballet!", lui a dit le tsar. Mathilde a fait de ce souhait le slogan directeur de sa carrière.

     

     

    Dance class in the Smolny Institute for Noble Maidens.  Russian Empire, Saint-Petersburg. 1901//:  

    Engagée au théâtre Mariinsky, elle a très vite accédé au rang de
    danseuse étoile. Elle a brillé dans les chorégraphies de Marius Petipa et a été
    la première ballerine russe à exécuter les 32 fouettés.

    Sur la photo: Mathilde
    Kschessinska et Nikolaï Soliannikov dans le ballet

    "Le Réveil de Flore" par
    Marius Petipa.

     

    Ravissante, légère et pétillante "comme des gouttes de champagne", Kschessinska ne tolérait pas la concurrence. Après avoir assimilé et porté à la perfection la technique de danse italienne, elle est parvenu à décrocher tous les rôles qui faisaient valoir sa virtuosité et que seules des ballerines italiennes étaient alors en mesure d'interpréter.

     

    Ravissante, légère et pétillante "comme des gouttes de champagne",
    Kschessinska ne tolérait pas la concurrence.

    Après avoir assimilé et porté à la
    perfection la technique de danse italienne, elle est parvenu à décrocher tous les rôles qui faisaient valoir sa virtuosité et que seules des ballerines
    italiennes étaient alors en mesure d'interpréter.

     

     

    La rencontre entre le tsarévitch Nicolas et la jeune danseuse lors du gala scolaire a donné naissance à une aventure galante. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que "la petite Kschessinska", comme l'appelait Nicolas, ait toujours bénéficié du soutien sans limite de la famille impériale.

     

    La rencontre entre le tsarévitch Nicolas et la jeune danseuse lors du
    gala scolaire a donné naissance à une aventure galante.

    Il n'y a donc rien
    d'étonnant à ce que "la petite Kschessinska", comme l'appelait Nicolas, ait toujours bénéficié du soutien sans limite de la famille impériale.

     

     

    1902

     

    En 1890, elle eut une liaison avec le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch (futur Nicolas II),

    mais aussi avec d'autres grands-ducs de Russie.

     

     

    La liaison entre la ballerine et l'héritier du trône s'est achevée avec les fiançailles de ce dernier: Nicolas allait épouser la princesse Alice de Hesse. Après la séparation, Mathilde Kschessinska a longtemps été soutenue par le grand-duc Serge Mikhaïlovitch, mais a fini par épouser le grand-duc Andrei Vladimirovitch dont elle a eu un fils, le prince Vladimir Romanovsky-Krasinsky.

     

     

     

    La liaison entre la ballerine et l'héritier du trône s'est achevée
    avec les fiançailles de ce dernier:

    Nicolas allait épouser la princesse Alice de Hesse.

      

     


    I thought this was a nice family picture of Matilde, Andrei, and Vova
     
       

      

    Après la séparation, Mathilde Kschessinska a longtemps été soutenue par le grand-duc Serge Mikhaïlovitch, mais a fini par épouser le grand-duc Andrei Vladimirovitch dont elle a eu un fils, le prince Vladimir Romanovsky-Krasinsky.


     

     

    Andréi, Mathilde et Vova, leur fils

     

     

    Mathilde, Grand Duke Andre and her son Vladimir. Although, Mathilde claimed Andre was the father of her son. It's difficult to say for certain for she was involved with both Grand Duke Andre and Grand Duke Sergei M. for years. Both Grand Duke's claimed paternity.:  

     

     

      

    Le 31 août, la grande danseuse russe Mathilde Kschessinska aurait
    soufflé ses 140 bougies.

    La "prima ballerina assoluta" de Saint-Pétersbourg est
    née dans une famille de danseurs.

    Admise à l'Ecole impériale de ballet à l'âge de 8 ans, elle a été l'une des meilleures élèves de cet établissement.  

     

     

     

      

    Pour apprécier les vidéos , cliquez sur le logo central de RADIONOMY

    ( colonne gauche ) le fond musical du blog sera supprimé 

     

    En mars 1917, les bolcheviques réquisitionnèrent son hôtel particilier pour en faire leur QG.

    Tout l'été, du haut du balcon, Lénine, leur chef, y harangua ses troupes.

     

     

     

     

     

    À la Révolution russe, elle est contrainte de quitter le pays et s'installe à Paris en 1920.

      

    L'année suivante, elle épouse le grand-duc André qui reconnaît son fils Vladimir (né en 1902) et elle est titrée princesse Romanovskaïa-Krassinskaïa, par le grand-duc Cyrille, frère de son époux.

     

    Après la révolution d'octobre 1917, Kschessinska s'est installée en
    France et a ouvert un studio de danse à Paris.

    On trouve parmi ses élèves les
    grandes ballerines britanniques Margot Fonteyn et Alicia Markova.

    En 1936, après la soirée d'adieu donnée au Covent Garden de Londres, Mathilde Kschessinska,
    alors âgée de 64 ans, a été rappelée sur scène

    par le public à 18 reprises.

     

     
    Mathilde with one of her students

      

    En 1929, elle ouvre une école de danse à Paris et compte notamment parmi ses élèves Boris Kniaseff, Yvette Chauviré, Alicia Markova, Tamara Toumanova et Margot Fonteyn.

    Elle écrivit ses mémoires, intitulés Souvenirs de la Kschessinska (Paris, Plon, 1960, d'après le manuscrit original en russe).

     

     

     

     

     

    Mathilde Kschessinska a organisé sa vie de manière à pouvoir échapper à la plupart des événements tragiques du XXe siècle:

    elle a survécu aux deux guerres mondiales, à l'occupation de la France, à l'arrestation de son fils et
    au décès de son mari.

    Cette femme intelligente et illustre danseuse est morte le
    6 décembre 1971, neuf mois avant son centenaire.
      

      

      

      

    Hôtel particulier de la Kschessinska

      

    L'hôtel particulier de la Kschessinska (особняк Кшесинской) est un hôtel particulier Art nouveau situé 2 rue Kouïbychev (autrefois rue Bolchaïa Dvorianskaïa) à Saint-Pétersbourg, non loin de la Néva et de la mosquée de Saint-Pétersbourg.

      

     File:Znamenka.jpgSaint Petersbourg 1890 

    Histoire

    Cette imposante villa a été construite en 1904-1906 par Alexandre von Hohen pour la ballerine Mathilde Kschessinska, maîtresse du grand-duc André Vladimirovitch après avoir été celle du futur empereur Nicolas II avant son mariage.

    L'édifice de style Art Nouveau (appelé Modern Style en russe) se distingue par son asymétrie et par sa composition sur plusieurs niveaux. Les fenêtres ont des ouvertures de dimensions différentes et les façades de la maison sont de granite gris et de granite rouge, décorées de briques et de frises de majoliques et de métal.

     

    L'intérieur est constitué d'enfilades de salons et de pièces avec des jardins d'hiver.

     

    L'hôtel particulier est envahi par les bolchéviks en mars 1917 qui voyaient en sa propriétaire le symbole d'une élite décadente.

     

    La célèbre ballerine avait réussi à fuir auparavant par la Finlande. Lénine prononce des discours du balcon d'avril à juillet 1917 et l'on installe les services d'expédition de la Pravda et la rédaction de la Pravda du soldat.

     

    Finalement les troupes du gouvernement provisoire investissent la maison et dispersent ses occupants en juillet.

     

     

     

        

    Diverses institutions bolchéviques occupent l'édifice après la Révolution d'Octobre.

    De 1938 à 1956 c'est le musée Kirov, de 1957 à 1991 le musée de la Révolution qui y ouvrent leurs portes.

     

    L'hôtel abrite aujourd'hui le musée d'histoire politique de Russie.

      

      

    WIKIPEDIA

      

      


    1880




    With a fellow mdancer. 1889  

      

    Souvenirs" de la prima ballerina assoluta Mathilde Kchessinskaïa, aux éditions Centrpoligraf, à Moscou, en 2005.   

    Le livre est paru en français sous le titre

    "Souvenirs de la Kschessinska", chez Plon, en 1960.

    J'avais entendu parler de ce livre, mais je ne l'ai acheté que cette année, lors de mon dernier voyage à Pétersbourg.
    J'ai commencé à le lire hier.
     
    Mathilda-Maria Félixovna Kchessinskaïa, d'origine polonaise, était fille de danseurs et elle a grandi dans les coulisses des théâtres. Elle est devenue une légende de la danse classique russe , des ballets de Marius Petipa et du theâtre Mariinski
    (il est représenté sur la couverture du livre).
     
    Etonnante sur scène et dans la vie.
    Une vie en Russie et en France, où elle a trouvé refuge après le coup d'Etat bolchévique et où elle a ouvert une école de danse.
     
    Une longue vie aussi puisqu'elle est née en 1872 près
    de Saint-Pétersbourg et morte en 1971 à Paris (elle est enterrée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l'Essonne).
     
    L'incroyable destin de "Malia" est intimement lié à la famille impériale Romanov, dont elle finira par faire partie après la révolution.
    Cela la rend encore plus intéressante.
     
     
     
    Vova (in the centre) with parents, aunt Julia, GD Sergiei Mikhalovich and others, picture taken in 1909
     
       
      
    Premier grand amour de l'héritier du trône Nicolas Alexandrovitch
    (futur Nicolas II), elle décrit évidemment leur relation et leur rupture, douloureuse, mais inévitable.
     
      
      
      
     
    Elle parle beaucoup de son grand ami le grand-duc Serge Mikhaïlovitch qui l'a "consolée".
    Elle a finalement épousé le cousin germain de Nicolas, André Vladimirovitch, en 1921, à Cannes.
     
    Ils avaient un fils, Vladimir, "Vova", né en 1902.
     
     

    Andréi, Mathilde et Vova, leur fils

     
    Une série télévisée a été tournée en Russie l'an dernier sur les amours
    (très romancées) de notre héroïne et sur la Russie troublée de l'époque
    ("Звезда империи"): un extrait.
     
     
     
     
     
    Mathilde, Andrei et leur fils Vova
     
     
    Mathilde Kchéssinskaïa n'est pas devenue une Romanov à part entière par son mariage (c'était un mariage morganatique puisque Mathilde n'appartenait pas à une famille régnante ou ayant régné), mais le chef de la Maison impériale en exil lui a octroyé le titre de princesse Romanovskaïa-Krassinskaïa.
     
      
    Mathilde et Vova
      
     

    Mathilde's only son, Vladimir, named after the Grand Duke Vladimir.:  

      Imperial dancer, Mathilde Kschessinskaya and her son, Vova.

     

    Mathilda-Marie Feliksovna Kschessinskaya.     Her love affairs with the Romanov men, would make her one of the most notorious woman in Imperial Russia. She was mistress of Nicholas II, before his marriage, and would move on to Grand Duke Sergei Mikhailovich and Grand Duke Andrei Vladimirovich. This ménage à trois lasted for years, resulting in a son Vladimir in 1902. Mathilde's son would later admit, even he did not know who was his father.:  

     

     

    C'est avec l'aide de son mari, le grand-duc André, qu'elle a écrit ses mémoires.
     
     
     
     
    Mathilde Kchessinskaïa retrace les moments tragiques où son petit monde s'écroule en emportant ceux qu'elle aime, Nicolas II, notamment, assassiné, Serge, assassiné    aussi...
     
     
    Elle nous parle des Romanov, du monde de la danse, de sa vie à Saint-Pétersbourg-Pétrograd, de l'exil sur la Côte d'Azur et à Paris...
    Le tout accompagné de photos.
     

           
     
     
      
    L'hôtel particulier qu'elle a fait construire au centre de Saint-Pétersbourg abrite aujourd'hui le musée d'histoire politique.
     
    Une exposition lui est consacrée. Ironie du sort, cette maison qu'adorait Mathilde est devenue un des symboles de la révolution et on y visite aussi le bureau de Lénine.
           
    mathilde in exile.:  
     
    Old Mathilde with Sere Lifar,  Natalia Makarova and Serge Lifar `s wife countess Lillian Alefeld Laurvig. París. 1969

     
     
      
      
    Il y a quelques années, Konstantin Sevenard, un homme politique, descendant des Kchessinski, a parlé d'un possible trésor caché par la ballerine dans la cour de son hôtel    particulier, au moment où elle quittait Pétrograd en révolution.
      
    Des recherches n'ont bien sûr rien donné, mais le monsieur s'est fait une sacrée publicité.
     
     
      
      
      
     

     

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    Grand Duchess Olga with Alexandra Feodorovna and Lili Dehn: 1908.

    Grand Duchess Olga with Alexandra Feodorovna and Lili Dehn: 1908.

     

     Lili Dehn se souviendra des filles du tsar dans ses mémoires :

     

      

    "Les grandes-duchesses sont toutes rapidement sorties de l'enfance pour devenir de belles jeunes filles épanouies.

      

    Elles ne se ressemblaient pas vraiment, chacune était d'une beauté différente, mais elles étaient toutes très belles.

      

    Je ne peux pas imaginer que des hommes aussi inhumains puissent exister qui, dit-on, ont fusillé et poignardé ces jeunes filles sans défense dans la maison de la mort à Ekaterinbourg.

      

    Outre leur beauté, leur douceur aurait dû plaider en leur faveur et s'il est vrai qu'elles ne sont plus, il ne pourrait certainement pas exister meilleure épitaphe que ces mots immortels :

     

    "Belles et agréables dans la vie, inséparables dans la mort"."

     

     

     

    Marie a toujours été décrit comme une fille jolie, coquette, largement construite, avec des cheveux châtain clair et de grands yeux bleus qui était connus de la famille comme
    « Soucoupes de Marie ».
     
    Son précepteur français Pierre Gilliard, a déclaré que Maria était grande et bien bâtie, avec les joues roses.
      
    Tatiana Botkina pensait que l'expression dans les yeux de Maria était « doux et doux. »
     
    Comme un bébé et enfant en bas âge, son apparence physique a été comparé à un des anges de Botticelli. Grand-duc Vladimir Alexandrovich de la Russie surnommé son
    « The Baby Amiable » en raison de sa bonne nature.

     

    Comme un enfant en bas âge, Maria peu une fois échappé de son bain et couru nue et descendre le couloir du palais, tandis que sa nourrice irlandaise distrait, Margaretta Eagar, qui aimait la politique, a discuté de l'affaire Dreyfus avec un ami.
     
    « Heureusement, je suis arrivé juste à ce moment, ramassée et fait son retour
    à Miss Eagar, qui parlait encore Dreyfus, » a rappelé
    sa tante, la grande-duchesse Olga Alexandrovna de Russie.
      
    Ses sœurs plus âgées se sont opposés à notamment Maria dans leurs jeux et une fois visé à Maria comme leur « demi-soeur » parce qu'elle était si bon et jamais obtenu dans le malheur, a rappelé Margaretta Eagar dans ses propres mémoires.
     
    Toutefois, à l'occasion l'humeur douce Maria pourrait être espiègle.
     
    Une fois, comme une petite fille, elle a volé certains biscuits de table de thé de sa mère.
      
    Comme une punition pour son comportement surprenant, la gouvernante et Alexandra suggèrent qu'elle soient envoyés au lit ; Cependant, Nicholas s'opposait, déclarant :
     
    "J'ai toujours eu peur des ailes de plus en plus.
     
    Je suis heureux de voir qu'elle est seulement un enfant humain. »
     
     
     
     
    Edwards a fait remarquer que l'amour pour son père de Maria a été « marqué » et elle a souvent essayé d'échapper à la pépinière de « aller à Papa. »
      
    Quand le Tsar était malade de la typhoïde, la petite fille a couvert un portrait miniature de lui de baisers tous les soirs.
      
      
    Maria et Anastasia étaient habillés de la même façon pour les occasions spéciales, quand ils portaient les variations de la même robe. Elle avait tendance à être dominé par sa sœur cadette enthousiaste et énergique.
      
      
    Lorsque Anastasia trébucher ceux qui marchait, taquine d'autres ou provoquées par une scène avec son théâtre, Maria toujours essayé de s'excuser, bien qu'elle ne pourrait jamais cesser sa sœur cadette.[Maria avait des goûts simples et était tellement généreux qu'elle était parfois mises à profit par ses sœurs, qui a surnommé son « Bow peu gras ».
      
      
    En 1910, sa sœur âgée de quatorze ans Olga persuadé ten-year-old Maria d'écrire leur mère une lettre demandant qu'Olga lui être donné véritable salle et pouvoir laisser tomber ses habits.
      
    Maria a tenté de persuader sa mère que c'était sa propre idée d'écrire la lettre.
    Ami de sa mère, Lili Dehn, m'a dit que Maria n'était pas aussi animée comme ses trois sœurs, elle savait que son propre esprit. Maria avait un talent pour le dessin et a mis au point bien, toujours à l'aide de sa main gauche, mais était généralement indifférent à son travail scolaire.
     
     
      
      
     
     
    Elle était étonnamment forte et parfois amusé elle-même, en montrant comment elle pourrait soulever ses tuteurs du sol. Bien que généralement doux-natured, Maria pourrait également être têtu et parfois paresseux.Sa mère s'est plaint dans une lettre que Maria a été grincheux et « poche » aux gens qui lui irrité.

     

    Young Maria apprécié des flirts innocents avec les jeunes soldats qu'elle a éprouvées au Palais et sur les vacances en famille.
     
    Elle aimait particulièrement les enfants et, si elle n'avait pas été une grande duchesse, aurait aimé rien de plus qu'à épouser un soldat russe et élever une famille nombreuse. Maria était friand de soldats dès un très jeune âge, selon Margaretta Eagar :
     
    Un jour la petite Marie la grande-duchesse était regardant par la fenêtre un régiment de soldats défilent et s'écria: « O ! J'adore ces chers soldats ; Je tiens à embrasser tous!" J'ai dit: « Marie, peu de jolies filles n'embrassent soldats. » Quelques jours après nous avons eu une fête d'enfants, et les enfants de Constantin le Grand duc figuraient parmi les invités.
      
    L'un d'eux, ayant atteint douze ans, avait été mis dans les Corps de Cadets et est venu dans son uniforme. Il a voulu baiser sa petite cousine de Marie, mais elle a mis sa main sur sa bouche et recula de l'étreinte offerte. « Go away, soldat, » dit-elle, avec beaucoup de dignité. « Je n'embrasse soldats. » Le garçon a été grandement plaisir à être pris pour un vrai soldat et pas un peu amusé en même temps.

     

    Lettres d'Alexandra révèlent que Maria, l'enfant moyen de la famille, parfois senti précaires et exclu par ses sœurs aînées et craint qu'elle n'était pas aimé autant que les autres enfants. Alexandra lui a assuré qu'elle était aussi très cher aimait comme ses frères et sœurs. À onze ans, Maria a développé apparemment le béguin douloureux sur l'un des jeunes hommes qu'elle avait rencontré.
      
      
    « Essayez de ne pas laisser vos pensées m'attarder trop sur lui, c'est ce qu'a dit notre ami, » Alexandra a écrit à son sur 6 décembre 1910.
     
    Alexandra a informé sa troisième fille à garder ses sentiments cachés parce que d'autres diront des choses désobligeantes à elle sur son écrasement.
     
    "On ne doit pas laisser les autres voir ce qu'on se sent à l'intérieur, quand on sait
      
      
    Qu'on considère pas approprié. Je sais qu'il vous aime comme une petite soeur et tiens à vous aider à ne pas le faire

     

     

     http://nikolaj2.tw1.ru/index.php/zhivotnye-v-tsarskom-dome/poslednie-angely-na-zemle

     

     

     

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    Set of ten orders belonging to Nicholas II.
1. Badge of the Order of St. Vladimir 4th Degree
2. France, Croix de Guerre with swords. (1915)
3. Medal commemorating the coronation of Emperor Alexander III. (1884) 
4. Medal commemorating the reign of Alexander II. (1896)
5. Medal commemorating the Bicentenary of the victory at Poltava. (1909)
6. Medal commemorating the Centenary of the Patriotic War of 1812. (1912)
7. Medal commemorating the Tercentenary of the Reign of the House of Romanov. The obverse side bears a portrait of Nicholas II.(1913)
8. Medal commemorating the Bicentenary of the Battle of Gangut. (1914)
9. Denmark Badge of the Order of Daneborg (the Danish flag)
10. Greece Badge of the Order of the Saviour.

      

      

    Set of ten orders belonging to Nicholas II.

    1. Badge of the Order of St. Vladimir 4th Degree

    2. France, Croix de Guerre with swords. (1915)

    3. Medal commemorating the coronation of Emperor Alexander III. (1884)

    4. Medal commemorating the reign of Alexander II. (1896)

    5. Medal commemorating the Bicentenary of the victory at Poltava. (1909)

    6. Medal commemorating the Centenary of the Patriotic War of 1812. (1912)

    7. Medal commemorating the Tercentenary of the Reign of the House of Romanov. The obverse side bears a portrait of Nicholas II.(1913)

    8. Medal commemorating the Bicentenary of the Battle of Gangut. (1914)

    9. Denmark Badge of the Order of Daneborg (the Danish flag)

    10. Greece Badge of the Order of the Saviour.

     

     

     

     

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    Prince Felix Yussupov: c. 1915.

    Prince Felix Yussupov: c. 1915.

     

      

    Félix Felixovitch Ioussoupov ou Félix Ioussoupoff ou encore Félix Youssoupov

    (en russe Феликс Феликсович Юсупов), Feliks Feliksovitch Iousoupov, prince Ioussoupov et comte Soumakorov-Elston (russe : Князь Юсупов и Граф Сумакоров-Эльстон), né le 11 mars 1887 à Saint-Pétersbourg et mort le 27 septembre 1967 à Paris, est un prince russe, au prédicat d’Altesse sérénissime admis comme l’équivalent du russe сиятельство.

    Il est particulièrement célèbre comme maître d’œuvre de la conjuration qui conduisit à l’assassinat de Raspoutine, le favori du couple impérial, le 30 décembre 1916, peu de temps avant la Révolution de Février.

     

     

     File:Portrait of Prince Felix Yusupov.jpg

     

    La famille Ioussoupov était d'origine tatare. Elle descendait du khan de la horde Nogaï Youssouf-Mourza, mort en 1556.

     

    Le prince Félix Felixovitch Ioussoupov est le fils du comte Felix Felixovitch Soumarokov-Elston (1856-1928) et de la princesse Zénaïde Nikolaïevna Ioussoupova (1861-1939).

    Ainsi par sa mère, le prince Felix Ioussoupov descend du khan de la Horde Nogaï Youssouf-Mourza, du prince Potemkine et des comtes Louvradoux de Ribeaupierre et, par son père, le prince Felix Ioussoupov descend de deux des plus anciennes familles de la noblesse russe, les Soumarokov et les Tiesenhausen, et serait l'arrière-petit-fils

    du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV.

     

      File:Arkhangelskoe Estate Aug2012 buildings 08.jpg

    La fortune des Ioussoupov : « plus riches que le tsar »

     

    La mère du prince Felix Felixovitch, la princesse Zénaïde, était réputée être plus riche que le tsar lui-même. En 1917, sa fortune était estimée à 600 millions de dollars de l’époque (près de 100 milliards de dollars actuels) et était composée de plusieurs millions d’hectares de terres — une des propriétés Ioussoupov, sur la Caspienne, s’étendait sur près de 250 kilomètres de long, de participations dans plus de 3 000 sociétés, de quartiers entiers de Moscou et Saint-Pétersbourg et d’une superbe collection d’œuvres d'art.  La famille résidait le plus souvent dans son palais du 94 quai de la Moïka à Saint-Pétersbourg mais également dans son domaine moscovite d’Arkhangelskoye, ses villas de Koreiz et de Kokoze en Crimée, ou encore dans l’immense domaine de Rakitnoïe, en Ukrain]. En outre, au cours des siècles, la famille amassa des mines de charbon et de fer, des industries diverses, des gisements pétrolifères, des moulins à farine…

     

     
    Felix Yussupov and Irina Alexandrovna Yussupova: 1916.
     

    Felix Yussupov and Irina Alexandrovna Yussupova: 1916.

     

    Cette fortune provenait des terres des khans de la horde Nogaï, conservées par leurs descendants mais également des dons reçus des tsars en récompense des services rendus par les Ioussoupov. L'arrière-grand-père de Félix, le prince Nicolas Borisovitch Ioussoupov, était également, au milieu du XIXe siècle, un des premiers membres de la haute noblesse russe à investir une partie importante de sa fortune dans l’industrialisation de la Russie. Certaines propriétés Ioussoupov, comme Rakitnoïe, devinrent ainsi de véritables centres industriels, employant plusieurs dizaines de milliers de personnes.

    Le prince Félix Felixovitch Ioussoupov était le fils cadet de la princesse Ioussoupova et du comte Félix Soumarokoff-Elston.

      

      

      

    La princesse Zénaïde Nikolaïevna Ioussoupov apporta à ses deux fils toute son affection maternelle, les gâtant outre mesure.

    File:1903 ball - Zinaida and Felix Yusupovy.jpg

      

      

    Les liens unissant la princesse Zénaïde Nikolaïevna Ioussoupova à son fils Félix furent très forts. Entre la mère et le fils existait une similitude de caractère, de goût et une ressemblance physique. La beauté de la princesse subjugua le prince Félix : « Ma mère était charmante. Avec une taille svelte et mince, élégante, avec des cheveux très foncé, un teint basané et ses yeux bleus qui brillaient comme des étoiles, elle n'était pas seulement intelligente, elle était instruite, artiste, pleine de charme, d'une grande bonté de cœur, rien ne peut résister à ses charmes. »

    Quant au comte Felix Felixovitch Soumarokov-Elstone, il fut un père distant. En cette fin du XIXe siècle, les familles de l'aristocratie russe tentaient d'éloigner leurs enfants du luxe et de la magnificence des palais. En revanche, les deux enfants de la princesse Ioussoupov vécurent dans la splendeur et le luxe des palais de la famille, leur mère craignant de se séparer d'eux. Nikolaï et Félix devinrent des enfants capricieux à qui l'on ne pouvait rien refuser. Cette éducation laxiste donna de mauvais résultats, les deux jeunes garçons manquant de discipline et de maintien. Seul leur père, souvent absent, possédait un ascendant sur eux. Les jeunes garçons livrés à eux-mêmes dans ces immenses palais imposaient leurs lois aux domestiques, précepteurs, professeurs. Connaissant à l'avance la réaction de la princesse, aucun n'osait contredire les jeunes garçons. Malgré leur jeune âge, les deux enfants comprirent très vite l'ascendant que leur permettait leur position et devinrent tyranniques avec le personnel.

    Le prince Nikolaï Felixovitch, frère aîné de Félix, fut un jeune homme suffisant à l'orgueil incommensurable. Dès son plus jeune âge, il vécut une vie dissolue.

     

     

      

    Felix and Irina Youssoupoff Interview 1967

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    (colonne gauche ) le fond musical du blog sera supprimé

      

    En 1908, un duel pour une femme mariée mit un terme à sa courte vie. Cette mort prématurée, à l'âge de 25 ans, fit écho à la malédiction qui planait sur la maison princière des Ioussoupov : le fils aîné de cette richissime famille ne devait pas atteindre ses 26 ans. Selon la croyance, cette punition infligée aux Ioussoupov avait pour origine la conversion de leurs ascendants musulmans à l'orthodoxie russe. Le prince Nikolaï Felixovitch Ioussoupov s'éprit de Maria Manteuffel, une femme mariée. Six mois avant son 26e anniversaire, le jeune prince fut tué en duel par le comte Arvid Manteuffel, le mari jaloux (1908).  La mort de son frère aîné fait de Félix l’héritier de la plus grosse fortune de Russie et l’homme le plus riche d’Europe.

    Après des études à l'école secondaire Gurevitch à Moscou dont il sortit diplômé, de 1909 à 1912, le prince Félix Felixovitch effectua de nombreux voyages en Europe. Dans le même temps (1910), il dirigea l'Automobile Club installé dans le bâtiment de la Compagnie d'assurances russe et étudia à l'University College d'Oxford où il fonda l'Oxford University Russian Society dont il sortit diplômé. De 1915 à 1916, afin de se préparer aux examens d'officier, il entra au corps spécial des pages.

      

      File:Dmitri pavlovich2.jpg

    Le grand-duc Dmitri Pavlovitch de Russie, l'un des complices dans l'assassinat du staretz Raspoutine

     

    Une personnalité complexe

     

    En Russie, on disait du prince Félix Felixovitch Ioussoupov qu'il était « le plus bel homme de tout l'Empire ». Ces paroles, tenues par l'aristocratie saint-pétersbourgeoise, n'étaient pas des paroles exagérées.  Comme sa mère, la princesse Zinaïda, le prince était d'une grande beauté, son visage aux traits fins de type asiatique, ses yeux d'un bleu foncé attirait les compliments des membres de la famille et ravissait sa mère.

    Ce prince élégant, raffiné, doté d’une grande intelligence, amateur d'art, au goût très sûr, vouant un véritable culte à la beauté mena une double vie. Cette personnalité angoissée et émotive éprouva pour Oscar Wilde une véritable fascination : comme le célèbre écrivain, il afficha son homosexualité. Félix éprouva également une attirance pour les sciences occultes.

    Travesti en femme, il écuma les différents cabarets de la capitale impériale, sa beauté, sa taille souple capta l'intérêt des officiers de la garde impériale, ces derniers se méprenant sur sa véritable identité lui faisait une cour empressé]. Le jeune Félix Felixovitch Ioussoupov mena une vie extravagante, scandalisant son entourage par sa vie dissolue. Dans son autobiographie, il expliqua avoir passé beaucoup de temps avec les tziganes. Sa beauté et son aspect androgyne, sa taille souple lui donnent la possibilité de se travestir en femme. Il aimait revêtir les robes et les bijoux de sa mère ; ainsi paré, il se rendait dans différents restaurants et autres célèbres endroits de Saint-Pétersbourg. Il semblerait que son frère aîné et sa jeune maîtresse Polia l'avaient incité à se travestir. Selon d'autres sources, la princesse Zénaïde espérait une fille, mais ce fut un garçon, elle lui donna le prénom de Félix mais l'habilla en fille jusqu'à l'âge de cinq ans, ce qui, pour certains expliquerait les tendances du jeune homme pour les travestissements. Il s’amuse également à errer dans Saint-Pétersbourg déguisé en mendiant. Il consomme volontiers de l'opium. Après son union avec la grande-duchesse Irina Alexandrovna de Russie, il continue à avoir des aventures homosexuelles.  Il a une préférence pour les hommes virils

     

     

     

    Un soir, le jeune prince revêtit l'une des plus belles robes de sa mère, se para de bijoux et de précieuses fourrures pour se rendre dans l'un des endroits les plus en vue de Saint-Pétersbourg. Au cours de la soirée, le collier de perles se rompit, celles-ci se répandirent sur le sol. Sans attendre, les amis du prince se mirent à leur recherche, beaucoup furent retrouvées mais d'autres échappèrent aux regards des convives ; elles furent ramassées par le propriétaire des lieux.

      

    Ce dernier connaissant le prince travesti les rapporta à ses parents. Son attirance pour le travestissement fut découverte. Son père entra dans une grande colère et lui ordonna d'abandonner ses déguisements féminins et de se conduire en homme.

      

      

    Pendant quelque temps, le prince abandonna ses habitudes de travesti, mais très vite il retourna à ses penchants.

    Plus tard, le grand-duc Dmitri Pavlovitch de Russie, l'un des complices dans l'assassinat de Raspoutine, fut vraisemblablement l’amant du prince Félix Ioussoupov.

    Ces comportements ne l’empêchèrent pas d’être un proche de la grande-duchesse Élisabeth, sœur de la tsarine et veuve du grand duc-Serge. La grande-duchesse, devenue religieuse après l’assassinat de son mari en 1905, sera la directrice spirituelle et la confidente du jeune Félix, passablement bouleversé par la mort de son frère. Il rendit également visite à l'impératrice Alexandra dans son boudoir mauve, cette dernière l'avait pris sous sa protection. Incorrigible, en l'absence de l'impératrice, le prince critiqua les tenues vestimentaires et le

    goût d'Alexandra Fiodorovna pour la décoration de ses appartements.

     

     File:Князь Феликс Юсупов с женой Ириной -1914-.jpg

      

    Son mariage avec Irina Alexandrovna

    Après une jeunesse dorée, le 22 février 1914, avec le consentement de l'empereur, Félix Ioussoupov épousa la princesse Irina Alexandrovna, nièce de Nicolas II à l'église du palais Anitchkov.

     

      

    Des mains du tsar, le couple reçut en cadeau de mariage un sac contenant 29 diamants

    De cette union naît la princesse Irina Felixovna Ioussoupov, dite « Baby », morte en 1983, épouse du comte Nikolaï Dmitrievitch Cheremetev.

      

      

    Le couple Ioussoupov, a priori si dissemblable, résista à toutes les épreuves. Uni à une des plus belles princesses de l'Empire, le prince si futile resta jusqu'au terme de sa vie un époux respectueux, éprouvant pour la grande-duchesse des sentiments très forts.

      

      

    File:FelixIrinaBebe.jpg

    La princesse Irina Felixovna Ioussoupov assise sur les genoux de sa mère, la grande-duchesse Irina Alexandrovna de Russie ; debout, le prince Félix Felixovitch Ioussoupov (1916)

      

      

     

     

      

      

      

    Raspoutine et Félix Youssoupoff

        De retour en Russie, l'ascendance qu'exerce Raspoutine sur la famille impériale le fait souffrir et le plonge dans une profonde tristesse. Le staretz envoûte la    tsarine et met en péril le trône de Russie.

    Une autre hypothèse, évoquée notamment par Vladimir Volkoff,    expliquerait le résolution du jeune Félix par son appartenance aux services secrets anglais. Ceux-ci, effrayés par l'influence du très germanophile Raspoutine, poussèrent le prince Youssoupoff à    le supprimer en s'appuyant sur ses relations et sa quasi immunité juridique.

    En tuant Raspoutine, Félix Youssoupoff exercera sans doute une vengeance. Son    père, le général Youssoupoff, gouverneur-général de Moscou, avait été spectaculairement limogé en 1915 pour avoir critiqué le régime impérial. Sa mère, la princesse Zenaïde, avait également été    déclarée indésirable à la Cour après avoir demandé à la Tsarine de renvoyer Raspoutine.


    L'organisation du    complot

    En 1916, il entendit une conversation concernant "Grichka" (diminutif de Gregori) Raspoutine. Cette conversation    eut lieu entre des monarchistes russes parmi lesquels se trouvait Vladimir Pourichkevitch. Sa décision fut prise : il faut, par tous les moyens, empêcher le staretz de nuire à la sainte    Russie. Pour cela, Félix commence, malgré sa répulsion pour Raspoutine, à se lier avec lui prétextant une quelconque maladie qui nécessite des séances d'hypnotisme. Puis il cherche des complices    qui pourront lui venir en aide pour mener à bien son entreprise. Dans le même temps, il imagine un plan pour attirer Raspoutine chez lui au palais de la Moïka à Saint-Pétersbourg, afin de    l'assassiner.

        Félix Youssoupoff informe certaines personnes sur ses intentions à l'égard du staretz. Un groupe d'hommes excédés par la vie scandaleuse et le danger que fait courir "Grichka" au trône de Russie    se rapproche du prince. Il s'agit du député de droite Vladimir Pourichkevitch, du grand-duc Dimitri Pavlovitch, du chevalier garde Soukhotine et du docteur de Lazovert qui fournira le    cyanure.

        L'assassinat accompli, le prince Youssoupoff et ses complices seront incapables de garder le silence. La Tsarine réclamera l'exécution immédiate de Youssoupoff et de Dimitri Pavlovitch. Mais les    autorités pétersbourgeoises refusèrent d'arrêter les responsables d'un acte soutenu par la population. Félix sera finalement assigné à résidence dans son domaine de Rakitnoïe (oblast de Koursk)    par Nicolas II de Russie après avoir été entendu par le président du Conseil.

    "En exil"

    En 1919, Il fut contraint de quitter la Russie à bord d'un dreadnough de la marine de guerre britannique    envoyé à Yalta (Crimée) par le roi d'Angleterre pour sauver ses cousins russes, membres de la famille impériale. Sa présence d'esprit et son sens de la négociation lui permettront de sauver une    partie de sa belle-famille.

    Installé dans un premier temps à Londres, le prince Youssoupoff fut une des chevilles ouvrières de la    Croix-Rouge russe.

        En 1920, il s'établit avec sa femme à Paris où il crée en 1924 la maison de couture Irfé, installée rue Duphot. Son épouse lui sert de mannequin pour présenter les différents    modèles de ses collections. Ami de Kessel, Cocteau ou du comte Boniface de Castellane, il resta, jusqu'à sa mort et malgré son refus de tout    engagement politique, une des grandes figures de l'émigration russe et de la société mondaine parisienne.


    La fortune colossale des Youssoupoff avait été confisquée par les Soviets dès

    1917. Les avoirs placés à l'étranger avaient été rapatriés dès 1914 pour des motifs patriotiques.

        Mais les Youssoupoff réussirent à sauver nombre d'objets précieux au premier rang desquels on trouve deux Rembrandt, vendus au début des années-20 et la perle [[Pelegrina]), vendue en 1953. Leurs    ventes leur assureront de solides moyens de subsistances.

        Le prince Youssoupoff intenta par ailleurs un procès au département du Finistère et entra, en 1956, en possession du château de Kériolet, ancienne propriété de son arrière    grand-mère, la princesse Zénaïde Narichkine-Youssoupoff. La charité du prince Youssoupoff, bien que discrète était importante. Ainsi, il se rendait au chevet des malades dépourvus de famille et    il aida financièrement le grand-duc Théodore Alexandrovitch qui vivait dans la    pauvreté. Anti-communiste viscéral et résolument anti-nazi, il donna également d'importantes sommes d'argent à des mouvements de résistance.

     

    Le prince Félix Youssoupoff est l'auteur de plusieurs ouvrages.


     

    1920 à leurs morts en 1967 et 1970. Leurs adresses à Paris et en région parisienne étaient les suivantes:
    Le prince et la princesse Youssoupoff ont vécu en exil en France de

    - De 1920 à 1939: 27, rue Gutenberg, à  Boulogne-sur-Seine.


    - De 1939 à 1940: Ils louèrent une maison à Sarcelles, rue Victor  Hugo.


    - De 1940 à 1943: Ils habitèrent successivement rue Agar et rue La Fontaine       

    (XVIe arrondissement).


    - De 1943 à leurs morts: 38, rue Pierre Guérin (XVIe arrondissement), dans une       

    maison achetée à Madame Bottin, propriétaire du dictionnaire du même nom.

     

    File:Tombe FF Ioussoupov, Irina Alexandrovna de Russie, Zenaïda Ioussoupova.jpg

     


    Il fut inhumé au cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) où il    repose en compagnie de son épouse la princesse Irina Alexandrovna, de sa mère et du comte et de la comtesse Chérémétieff.

    Le rapatriement des dépouilles des Youssoupoff au mausolée d'Arkhangelskoïeest régulièrement évoqué.


    Les Youssoupoff aujourd'hui

    En 2004, Xenia Sfiris, petite-fille et unique    héritière de Félix Youssoupoff, a demandé à la Fédération de Russie de lui restituer une partie de la fortune familiale, arguant du fait que la propriété était maintenant un droit constitutionnel    en Russie et que les bases juridiques des nationalisations de 1917 étaient inexistantes.

       

      

    Elle conclut sa lettre au président Poutine en faisant part de son incompréhension    du fait que lors de ses visites à Saint-Pétersbourg, elle soit contrainte de descendre à l'hôtel au lieu de résider dans l'un des palais familiaux. Ces démarches n'ont naturellement abouti qu'à    un refus des autorités russes.

     

    Xenia Sfiris reste néanmoins très liée à la Russie. Un oukase spécial de Vladimir Poutine lui a rendu la citoyenneté russe en 2000. L'héritière des Youssoupoff préside par ailleurs l'association française des amis du théâtre Mariinsky.

     

    Depuis la mort de Félix Félixovitch, personne n'a été autorisé à relever le titre de prince Youssoupoff même si sa  petite-fille s’intitule souvent comme tel.

     


     Raspoutine hantera le prince Youssoupoff jusqu'à sa mort ; il était en proie à des cauchemars tenaces et peignait des tableaux    inquiétants représentants des monstres mi-homme, mi-animal. Ne pouvant plus supporter ces tableaux représentant des figures hideuses, sa fille les vendra à la mort de ses    parents.1927, il publie un opuscule intitulé "J'ai tué Raspoutine" éclaircissant les circonstances du meurtre du gourou de la Tsarine. Cet ouvrage lui vaudra un procès de la    part de Maria Raspoutine, fille de la victime. Dans les années 1950, le prince publiera ses mémoires, en deux volumes, sous les titres "Avant l'exil"    (1887-1919) et "Après l'exil" (1919-). Ces différents ouvrages rencontrèrent un succès certain et sont encore régulièrement réédités.


    Source Wikipédia

    File:Arkhangelskoe-2006-1.JPG

    Mausolée de la famille Ioussoupov à Arkhangelskoïe

     

     

    http://la-saga-des-derniers-romanovs.over-blog.com/article-3

    0379150-6.html#comment91084010 

      

     

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    Toys belonging to the grand duchesses on display at the Winter Palace.

    Toys belonging to the grand duchesses on display at the Winter Palace.

     

     

     

     ALLEMAGNE. Poupée Armand Marseille

     

     

     

     

     

     

     

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    A letter from Alexandra to Nicholas.

     

     

     

     

     

     

     

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    Le palais Alexandre (Александровский дворец, Alexandrovski dvoretz) est un palais néoclassique situé à Tsarskoïe Selo (ou Pouchkine) à côté de Saint-Pétersbourg. Ce fut la dernière résidence officielle de Nicolas II et de sa famille avant leur exil en Oural. Le Parc Alexandre, derrière le palais est un exemple remarquable de parc paysager avec nombre de pavillons et de fabriques.

     

    Le palais Alexandre a été offert par Catherine II pour son petit-fils préféré le futur empereur Alexandre à l'occasion de son mariage avec la princesse Louise de Bade[1] en 1793. Le palais se trouve à proximité immédiate du palais Catherine qui servait aux cérémonies et réceptions officielles. Il est construit entre 1792 et 1796 par Giacomo Quarenghi.

    Il est traversé du côté de la cour d'honneur, et parallèlement à la façade principale, d'une colonnade de dix colonnes corinthiennes (de chaque côté de sa longueur) surmontée d'une balustrade classique. Elle relie les deux ailes en avancée et est flanquée d'arcs élevés.

    Le palais sert ensuite de résidence d'été au grand-duc Nicolas, frère d'Alexandre et à sa famille et, à partir des années 1830, il le fait réaménager à plusieurs reprises, une fois devenu empereur, par des architectes de la cour, comme Cerfolio, Thon, Efimov, ou Stackenschneider. Son épouse, Alexandra, y meurt en 1860.

     

     

     

    Nicolas II avait une prédilection particulière pour le palais Alexandre et en fit sa résidence principale après la révolution de 1905, éloignée de la capitale et de ses rumeurs. Le couple impérial, et surtout l'impératrice Alexandra Féodorovna, appréciait peu la société de Saint-Pétersbourg, et vivait dans la crainte de voir révélée au public l'hémophilie de leur fils Alexis. Des aménagements intérieurs Art nouveau sont faits à cette époque.

    La famille impériale vit aux arrêts et recluse au palais, après son arrestation par le gouvernement provisoire de Kerensky le 2 (15) mars 1917. L'ancien empereur lit, jardine et prie, espérant que la Russie du gouvernement provisoire ne trahira pas ses alliés français et anglais, en continuant à se battre contre l'Allemagne. On sait que les bolcheviks signeront une paix séparée avec elle. En attendant l'empereur et sa famille vivent dans quelques pièces et une partie du jardin. Ils plantent des pommes de terre, surveillés par la garde, parfois insolente. La famille impériale est transférée à Tobolsk, en Sibérie occidentale, le 31 juillet 1917, s'approchant de son funeste destin.

     

    File:Alexandrovsky.jpg

     

    Le palais est transformé en musée entre les deux guerres. Il est occupé par la Wehrmacht à l'été 1941 et contrairement aux autres palais de la région ne sera pas incendié par les Allemands, lorsqu'ils se replient deux ans et demi plus tard.

    Les bâtiments appartiennent à la flotte soviétique après la guerre et rouvrent comme musée public en 1997.

     

     

    The Hermitage Pavilion at Tsarskoe Selo.

     
     
     
     
     

    The Cameron Gallery at Tsarskoye Selo, 1911.

     

     

     

     

     
      

      

    The Palisander Drawing Room

    The future Empress of Imperial Russia, was born in Darmstadt, Germany on the 6th of June, 1872. Her parents were the Grand Duke, and Grand Duchess von Hessen und bei Rhein. (Louix IV of Hesse-Darmstadt, and his wife the second-eldest daughter of Queen Victoria, Princess Alice of Great Britain)

    Prinzessin Alix von Hessen und bei Rhein lived in a pre-dominately English setting and environment. The Grand Ducal Family lived simply, yet elegantly in the Neues Palais in Hesse-Darmstadt. This place held fond memories of the future Empress’ childhood, and also held fond memories of the palaces her family owned, residences and parks and the like where she and her siblings would play and see relatives, what have you.

    When the young Prinzessin Alix became Empress Alexandra Feodorovna, she made it her objective to re-create the comfort and practicalities of the homes she so dearly loved back in Darmstadt.

    One of these rooms, was made for this purpose and was given the nickname of Alexandra’s Darmstadt Memories Room. This room was the Palisander Drawing Room. Palisander is another name for Rosewood, which the space owed it’s name to.

     
     

     

     
     
     
     

    Alexander Palace, 1911.

     
      
      
      
      
     

    Her Imperial Majesty, sitting in the corner chair of the Palisander Drawing Room.

     
     
     
     
     
     
     
     

    Maria Feodorovna’s boudoir at the Alexander Palace.

     
     
     

    The Valet’s Room

     

    An oak partition separated Nicholas’s Dressing Room from the Valet’s Room where the Emperor’s valet on duty stayed. There stood a desk with a court events calendar, an errands register book and a telephone. The room was connected with the mezzanine level and underground floor. The room’s furnishings have not survived.

     

     

     

    File:Nicholastudy.jpg

     

    Working study of the last Russian tsar

     

    “Enfilade of rooms from the children’s half. (View from the playroom)”.

    You can actually see LP’s bedroom stenciled frieze - the butterflies are particularly visible.

    Thank you Olga for your translation.

     

     

     

    Bibliothèque

     

     

     

     La Chambre à coucher impériale était la plus privée et la plus intime des pièces du palais. On ne pouvait y accéder qu'en traversant le Salon de Palissandre et le Salon Mauve.

      

      

    Quand Alexandra vit cette pièce pour la première fois, elle n'avait pas bougée depuis plus de vingt ans. Lorsque les occupants du palais étaient absents, les pièces étaient fermées, les meubles et les tableaux recouverts de housses en toile. Les petits objets étaient rangés dans des tiroirs ou envoyés dans les réserves. Parfois, les fenêtres étaient même recouvertes de lourds volets. Les domestiques étaient chargés de faire la poussière de temps en temps mais, généralement, les pièces restaient fermées à clef et celles-ci étaient confiées au maréchal du palais.

      

     Alexander Palace shortly after the revolution.

    Immediately after the departure of the Romanovs for Siberia in August 1917 the palace was closed for a short for inventory, and then a series of rooms, mostly Parade Halls, were opened to the public. At first the upstairs rooms of the Imperial children were turned into an ill-fated children’s home, but the lack of heating and the inappropriateness of having kids in a museum resulted in them moving elsewhere. This short-term use of the children’s rooms caused a great deal of damage. It took a considerable amount of work by museum curators and restorers to recreate the rooms. Furniture that had been either stolen by communist party officials or transferred to other uses had to be located and hopefully returned. Most of the personal effects, pictures and such, had, fortunately, been placed in storage and were preserved. These items could easily be placed back in their original places through the recollections of servants and checking photographs. The rooms were then open to the public into the 1930′s when they were ordered handed over to KGB officials as a kind of private weekend retreat for senior officials and the furnishings finally sold off.

    source

    Warning: In Russian. If you don’t understand (join the club) just look at the pics.   

      

    Alexandra avait sans doute entendu dire que cette pièce et le Salon Mauve avaient quelques rapports avec sa famille. Par un étrange coup du destin, la mère d'Alexandra, Alice, avait visité ces pièces des années auparavant, lorsqu'elle assista au mariage de son frère, le duc d'Edimbourg. Cette chambre faisait en effet partie de l'appartement nuptial aménagé par Alexandre II pour sa fille, quand celle-ci épousa Alfred, duc d'Edimbourg, fils de la reine Victoria.

      

    ALEXANDER PALACE

      

     détail des rideaux du lit.

    Après avoir vu la pièce et en avoir discuté avec son mari et avec Meltzer, le décorateur, Alexandra décida de laisser la chambre à coucher en l'état. Elle aimait beaucoup cette pièce et il lui semblait inutile de gaspiller de l'argent - et du temps - dans une nouvelle décoration, alors que la plupart des meubles pouvaient encore servir. Le mobilier des années 1870, qui avait été produit en Russie, fut donc réutilisé, et simplement repeint d'une bonne couche de peinture de couleur blanc émail, afin de le rendre plus lumineux et plus gai. Une grande arche, qui traversait la pièce de part en part et reposait sur d'élégantes colonnes, fut elle aussi repeinte en blanc, tandis que seuls les tissus et la moquette étaient remplacés.

     

     

      

     

    ALEXANDER PALACEAlexandra choisit un imprimé en chintz brillant pour les murs, les garnitures et les rideaux. Le motif présentait des rubans roses entrelacés avec des couronnes vertes et des fleurs sur un fond blanc. Le principe d'utiliser la même étoffe pour toute la pièce avait déjà servi plus tôt en Russie, au Palais de Gatchina, mais l'effet était encore plus réussi au Palais Alexandre, grâce aux couleurs et au motif en treillis. Kuchumov, l'ancien directeur du musée du palais, disait que le tissu donnait à la pièce une impression de funérailles, avec les lits placés comme des cercueils devant le mur d'icônes. Ce n'était certainement pas l'intention de l'impératrice. Pour elle, la chambre à coucher avait l'air d'un éclatant jardin anglais ou d'une tente décorée pour un mariage printanier.

    Des rideaux étaient posés sur les deux grandes fenêtres et des draperies assorties pendaient entre les colonnes de l'arcade. De lourdes cordes, décorées de motifs élaborés, servaient à ouvrir et fermer les rideaux. Le mur du fond était tendu d'un tissu rose clair plissé et d'une draperie à son sommet. Il était assorti à la doublure des rideaux intérieurs de l'arcade.

      

      

    Le lit impérial consistait en deux lits jumeaux en bronze doré, qui étaient collés l'un à l'autre pour former un grand lit double. Le matelas était recouvert de peau de daim. Les draps de l'impératrice étaient en lin et en coton, portaient son monogramme et une marque qui indiquaient qu'ils appartenaient à la chambre à coucher du Palais Alexandre. Pendant la journée, le lit était drapé d'un élégant couvre-lit en soie, dentelle et crochet, avec de gros coussins. La nuit, ils étaient remplacés par une simple couverture et des oreillers

    Le lit faisait face aux fenêtres et, derrière, il y avait des centaines d'icônes et d'objets religieux pendus par des ficelles. La plupart des icônes étaient anciennes et précieuses. La pièce maîtresse était une grande icône de la Mère de Dieu du Monastère Feodorovsky, copie ancienne de l'icône qui avait servi à bénir le premier tsar Romanov quand il accepta le trône. Les autres icônes étaient enchâssées dans des armatures d'argent et recouvertes d'émaux et de joyaux. Certaines avaient été réalisées dans les ateliers du fameux joaillier, Fabergé, ou chez les célèbres argentiers moscovites, Khlebnikov et Ovchinnikov.

     

      

      

    La plupart des icônes étaient des cadeaux offerts à la famille impériale par les principaux monastères, églises et communautés religieuses du pays et même d'ailleurs. Le sujet, le nom du donateur et la date étaient inscrits au dos de plusieurs d'entre elles. Quand Nicolas et Alexandra vivaient au palais, il y avait moins d'icônes que ce qu'on voit sur cette photographie prise peu avant 1941. A l'époque soviétique, quand le palais était un musée, les conservateurs accrochèrent ici celles qui venaient des appartements des enfants, qui venaient d'être attribués par le gouvernement aux officiers de la Police Secrète, afin que ceux-ci puissent y recevoir leurs maîtresses.

      

      

    D'autres encore venaient de palais où les appartements des Romanov avaient été détruits, par exemple le Palais d'Hiver. En 1941, il y avait plus de 300 icônes sur le mur, ainsi que deux lumières en forme de colombes. Pendant l'époque impériale, elles étaient remplies d'huile de rose en permanence. Pendant 21 ans, leur odeur imprégna le tissu et les murs de la pièce. Elle persistait encore le 1er ao�t 1917, le jour où la famille impériale partit en exil. Vingt ans plus tard, les visiteurs disaient que le parfum des roses était toujours aussi puissant.

      

      

      

    A droite du lit, Alexandra disposait d'un petit oratoire d'angle, avec une bible et des icônes. Une lumière votive était entretenue en permanence. L'impératrice passait de longues heures ici, à prier pour son fils, Alexis, qui souffrait d'hémophilie, et pour la protection de son époux. Elle conservait ses bougies et d'autres fournitures religieuses dans des cabinets. Des prêtres venaient entendre les confessions du tsar, de la tsarine et de leur famille dans cet oratoire.

    Du côté gauche du lit, derrière les rideaux, était installé un petit cabinet de toilette en bois avec une vasque et une aiguière en porcelaine. Ils étaient entièrement plombés. Ils étaient toujours recouverts et rarement utilisés, puisque l'impératrice avait sa propre salle de bains, installée dans la pièce suivante et beaucoup plus pratique.

     

      

        

    Alexandra avait beaucoup de problèmes pour dormir et elle restait éveillée une grande partie de la nuit, probablement à cause de panique chronique. Pendant la nuit, elle grignotait des fruits et des biscuits, qui étaient placés tous les soirs sur sa table de nuit. Tous les matins, ils étaient réveillés par un domestique à la porte du Salon Mauve : un laquais frappait trois fois à la porte avec un marteau d'argent, tradition qui commença sous le règne de la Grande Catherine et se perpétua jusqu'à la révolution. Nicolas était souvent déjà réveillé. Il passait une robe de chambre et traversait le corridor pour rejoindre sa salle de bains et sa garde-robe. Alexandra se levait plus tard. Et, quand elle se levait finalement, sa mauvaise santé faisait qu'elle quittait son lit pour gagner immédiatement le sofa qui se trouvait en face

     

     

    Ci-dessus : une table de toilette dans la chambre d'Alexandra

    A droite : le mur de gauche et les portraits de famille.

    Sur le mur de droite, Alexandra avait une collection d'objets qu'elle avait rapporté du séjour qu'elle avait fait en Italie, avec son frère, avant son mariage. Ce voyage l'avait conduit à Florence et elle y passa un moment agréable et insouciant. Son frère l'emmena dans les lieux les plus célèbres, notamment le Musée des Offices. Alexandra visita aussi le couvent San Marco et elle y vit les peintures de Fra Angelico. Ce qu'elle ressentit pendant ce voyage l'affecta profondément et continua de l'inspirer tout au long de sa vie, par exemple lors de la construction du nouveau Palais de Livadia, en Crimée, que Nicolas et elle firent construire en 1912. Pendant ce voyage, elle fit l'acquisition d'aquarelles, de copies de céramiques de Della Robbia et une copie de la Madone de Botticelli. Ces tableaux font partie des quelques objets qui suivirent la famille impériale en exil. Ils étaient accrochés au dessus du lit de l'impératrice à Tobolsk.

    Alexandra avait aussi une vitrine du côté des fenêtres de la chambre à coucher, où elle présentait de nombreuses pièces de Fabergé, notamment certains des fameuxoeufs de Pâques. Autour, il y avait d'autres cabinets contenant des cadeaux de ses enfants.

    En 1941, l'armée nazie et ses alliés espagnols occupèrent le palais. Durant leur séjour, ils firent une découverte sensationnelle. A l'endroit où l'arcade rejoignait le mur de la chambre, ils trouvèrent un coffre-fort secret caché, derrière le tissu. Pendant les 25 années durant lesquelles le palais fut un musée, personne n'avait trouvé cette cachette.

      

      

    Cela est étonnant, vu le nombre de recherches que le gouvernement soviétique fit au palais pour trouver les trésors des Romanov. Le palais était ouvert tous les jours, des milliers de personnes marchaient à quelques mètres du coffre-fort secret, mais personne ne suspecta son existence. Pourtant, l'armée d'invasion allemande semble avoir connu son emplacement. Quand l'armée soviétique repris le palais, ils trouvèrent le coffre dans le mur, mais il avait été vidé. Que trouvèrent les Allemands dans cette cachette ? Etait-ce la cachette des joyaux des Romanov. Plus personne ne pourra désormais révéler ce secret.

    Bob Atchison

    Traduction: Thomas Ménard, mai 2004

      Vous pouvez envoyer vos commentaires sur cet article au traducteur Thomas Ménard

     

     

     

     

     
     
     
     
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    The retro photo of the last Russian Tsar's family on the White Flower Day
    (1914).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le Tsar Nicolas II, “Empereur de toutes les Russies

    Nicolas II est tsar de toutes les Russies, de 1894 à 1917. Il sera exécuté par les bolchéviques, le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg. Il était le dernier empereur de Russie, roi de Pologne et grand-prince de Finlande.

    Le train du Tsar Nicolas II a été construit en 1894 mais il a été entièrement refait en 1902. Au total, il comprenait 10 wagons. Les principaux wagons étaient réservés au Tsar et à sa famille. On trouvait dans les autres wagons notamment une cuisine, un compartiment à bagages et un wagon pour l’intendance du Tsar.

     

     

     

    Le Prince Aleksey

    La gare impériale

    La ligne transsibérienne en 1904

     

     

     

     sources

    http://fotosix.wordpress.com/2011/12/05/le-train-du-tsar-nicolas-ii-1902/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Empress Maria Feodorovna nee Dagmar of Denmark.

    Empress Maria Feodorovna nee Dagmar of Denmark.

     

     

     

    1890s Maria Feodorovna evening dress Satin, silk, velvet and metal thread by  Worth (Hermitage)

     

      

    Maria Feodorovna liked to wear dresses with bodices that opened up to reveal something below the outer bodice, in this case olive green velvet.

    Keywords: Worth, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, vee neckline, split bodice, lapels, strap sleeves, vee waistline, A-line skirt, bustle

     

     

     

    1890s Marie Feodorovna dress Velvet, silk and metal thread, moire ribbon;  embroidered by Worth (Hermitage)

     

      

    This Worth dress is another spectacular dress worn Maria Feodorovna with extensive gold embroidery against contrasting deep purple velvet.

    Keywords: Worth, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, high enclosing neckline, long close leg-o-mutton sleeves, vee waistline, bows, , A-line skirt, bustle

     

    1892 Maria Feodorovna dress Velvet, artificial flowers and lace by Worth (Hermitage)

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    This 1892 Worth evening dress has a lace bertha and epaulettes complemented by engageantes above a bodice and skirt of mildly contrasting materials.

    Keywords: 1892, Worth, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, off shoulder scoop neckline, bertha, lace, epaulettes, elbow length leg-o-mutton sleeves, engageantes, vee waistline, A-line skirt, bustle, train, ruffles, floral bodice ornament

      

    1894 ca. Maria Feodorovna evening dress APFxkmerov 8Nov09

      

     

    Maria Feodorovna's glamorous evening dress from around 1894 is made of a glamorous black material adorned with sparkling beads.

     

    Keywords: 1894, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, high enclosing neckline, jabot, long tight sleeves, engageantes, vee waistline, A-line skirt, bustle, train, ruffles, floral bodice ornament

     

      

     

    1894 Maria Feodorovna dress Moire, satin, lace, strings of imitation pearls, silver thread and glass beads;  embroidered by Worth (Hermitage)

     
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    This 1894 Worth dress worn by Maria Feodorovna has pronounced leg-o-mutton sleeves and a waist band to set off her waistline. The color selection had to have been difficult for the Worth staff.

    Keywords: 1894, Worth, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, vee neckline, fichu, lace, elbow length close leg-o-mutton sleeves, bows, cuffs, engageantes, waist band, A-line skirt, bustle

       

     

     

    1898 Worth gold Maria Feodorovna dress Chiffon, taffeta, satin and lace;  printed pattern
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    Maria Feodorovna's 1898 Worth dress has much reduced leg-o-mutton sleeves and the bodice forms the turn-of-the-century shallow-vee waistline.

    Keywords: 1898, Worth, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, under-bodice, high enclosing neckline, fichu, lace, long tight high leg-o-mutton sleeves, cuffs, over-bodice, shallow-vee waistline, A-line skirt, bustle, ruffles

     

      

    1898 Worth pink and gold dress for Maria Feodorovna Moire with a woven silk pattern, chiffon and lace Hermitage

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    Elizabeth Ann Coleman wrote in The Opulent Era — Fashions of Worth, Doucet and Pingat pp. 68-69 (1989), "Charles Frederick Worth made it a principle to encourage the various industries related to the dressmaking trades in France in response to the ongoing support he received from them. The greatest benefactors were to be the textile mills in Lyon. Worth and his heirs sought to bring renewed and continuing prosperity to this city long famed for its fine textile commodities. Upon the death of Charles Frederick, one of the first actions of the Worth sons was to send a substantial order for the most magnificent materials known to the silk manufacturers of Lyon, affirming that the house would carry on its tradition of employing only the very best. For the next twenty years, up to World War I, singular fabrics were one of the glories of Maison Worth." The attention paid by Worth to opulent materials shows in this dress worn by Maria Feodorovna in 1898.

    Keywords: 1898, Worth, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, vee neckline, modesty piece, bertha, lace, strap sleeves, criss-cross bodice, downturned waistline, A-line skirt, bustle, ruffles

      

      

    1890 Maria Feodorovna day dress APFxkmerov 8Nov09

     
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    Compared to the mind-blowing dresses made using luxurious materials often worn by Maria Feodorovna, this dress is comparatively modest. The jacket forms a shallow-vee waistline that, with the sleeves, leads me to believe this dress was made around 1900.

    Keywords: Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, jacket bodice, high neckline, buttons, long close sleeves, natural waistline, A-line skirt

      

     

    1900s Maria Feodorovna dress Velvet, lace, tulle and glass beads;  embroidered by Worth (Hermitage)

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    Here is another gorgeous Worth dress worn by Maria Feodorovna, this time in the 1900s, with close sleeves adorned with beaded tulle and lace. Her large jabot is hung like a cone with the apex at her neckline so large parts of the inside are visible; it is so large that it hides most of the lapels of what could be her jacket bodice. Panels of beaded tulle rest on her jacket bodice like the panels of a vest.

    Keywords: Worth, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, under-bodice, high enclosing neckline, jabot, lace, long tight sleeves, cuffs, shallow-vee waistline, A-line skirt

     
     
     
     
    1900s white evening dress Maria Feodorovna Auguste Brisac's Workshop,  St. Petersburg Russia Early 20th century satin, silk thread, imitation pearls and lace; embroidered. L Hermitage
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    This mono-colored Brisac of St. Petersburg dress looks like a hybrid of a French high fashion gown and Russian court dress.

    Keywords: Brisac - Auguste, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, bateau neckline, revers, elbow length close sleeves, engageantes, shallow-vee waistline, A-line skirt, train

     

      

      

    Three evening dresses probably worn by Empress Maria Feodorovna APFxkmerov 29Nov09

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    This selection shows how Maria Feodorovna liked white dresses with substantial trimming, but always showed good taste. The right dress uses spangled muslin to cover a petticoat with a pleated edge. The left dress is from the 1900s, and I believe the right dress is from the later 1890s due to the waistlines of both dresses.

    Keywords: Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, bateau neckline, high neckline, ruffles, elbow length close sleeves, quarter length close sleeves, blouson bodice, waist band, shallow-vee waistline, A-line skirt, train

     

     EGMariaFederovna1912
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    Maria Feodorovna dressed to impress in 1912 in this green column-skirted dress with gold trim; the dress has an over hanging bodice.

    Keywords: 1912, Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, ruffles, elbow length close sleeves, over hanging bodice, tight skirt, over-skirt, train

     

      

      

    Court dresss worn by Empress Maria Feodorovna APFxkmerov 29Nov09

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    This mono-colored court dress worn by Maria Feodorovna has long fur-trimmed sleeves, straight off-shoulder neckline, vee waistline, and train.

    Keywords: Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, off shoulder straight neckline, split bodice. Russian sleeves, fur, shallow-vee waistline, full skirt, over-skirt, train

      

    Maria Feodorovna uniform dress APFxDaniel Briere 26Nov09

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    The main justification for the Tsar being national defense, the Tsaritsa joined in occasionally wearing uniform dresses like the one in this photo. According to Daniel Briere's posting, Marie Feodorovna was "Shef" (Colonel-in-Chief) of 2 of the 4 Guards’ Cuirassier regiments. The regiment’s lace was gold and their distinctive colour was mid-blue, hence their nickname of "Blue Cuirassiers." Daniel Briere advised that the gold lace did tarnish somewhat and has taken an orange shade (seen in this photo), possibly due to some copper content.

     

     

    Keywords: Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, high enclosing neckline, long close sleeves, cuffs, buttons, cuirasse bodice, natural waistline, close skirt, uniform dress

     

    Maria Feodorovna in uniformPosted to the Alexander Palace Time Machine Discussion Forum by kmerov on 8 November 2009

     
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    Daniel Briere advised the Alexander Palace Time Machine Discussion Forum on 26 November 2009 that this is the dress shown in the last image.

     

    Keywords: Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, high enclosing neckline, long close sleeves, cuffs, buttons, cuirasse bodice, be;t, natural waistline, close skirt, order sash, order star, uniform dress

     

      

    Marie Feodorovna's coronation robe

     
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    Keywords: Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family, high neckline, robes, fur

      

    Marie Feodorovna's fan1

     
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    Fans were important female dress accessories and this spectacular example was used by Empress Maria Feodorovna.

    Keywords: Maria Feodorovna (1847-1928), Princess, Tsaritsa, Glucksberg family, Romanov family

     
     
     
     
     
     

    This site is for educational and information use. It is open for downloading and use without charge. I only ask that these images not be used for profit! I can be contacted at: contactme@gogmsite.net.

     

    SOURCES : http://www.gogmsite.net/russian-style-in-the-bustle/princess-dagmar-of-denmark-/albumette-dresses-worn-by-m/maria-feodorovnas-coronatio.html#previous-photo

     

     

     
     
     
     

     

     

       

     

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     Alix of Hesse

     

     

     

     

     

     

     

    Grand Duke Ludwig IV of Hesse and by Rhine, Pss Elisabeth (Ella), GD Sergei Alexandrovich of Russia, Pss Alix and P. Ernest Louis.

    Grand Duke Ludwig IV of Hesse and by Rhine, Pss Elisabeth (Ella),

    GD Sergei Alexandrovich of Russia, Pss Alix and P. Ernest Louis.

      

      

      

    
Princess Elisabeth (“Ella” or Elizaveta Feodorovna) with her mother, Princess Alice of Hesse, 1864.

    Princess Elisabeth (“Ella” or Elizaveta Feodorovna) with her mother,

    Princess Alice of Hesse, 1864. 

      

      

      

      

     

     

     

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    L'élite en Russie du XIXe siècle à nos jours

     

    XIXe siècle jusqu'en 1917

     

    Les empereurs de Russie au XIXe siècle 

     

    Nicolas II :

    règne de 1894 à 1917

    Source : http://kolibry.astroguru.com/

      

      

    La famille impériale vivait déjà assez isolée du monde extérieur. Nicolas a été éduqué par le général Danilovitch, car Alexandre III voulait faire de son fils un bon officier. Des professeurs russes ont été chargés des cours universitaires et un anglais lui a enseigné sa langue et l'amour des sports.

    C'est un jeune homme indécis, mais qui ne cède jamais une fois la décision prise. Il affectionne la simple vie de famille, et communique souvent par écrit avec ses ministres pour ne pas entrer en discussion avec eux.

    Nicolas II admirait beaucoup son père, il garde donc les collaborateurs de ce dernier pendant les premières années de son règne. Ce règne commence sous de mauvais présages. En effet, le jour du couronnement, une bousculade dans la foule présente provoque la mort de plusieurs centaines de personnes qui sont piétinées.

    Dès le début, le jeune empereur poursuit la ligne politique devenue traditionnelle, celle de l'équilibre européen. Il confirme l'Alliance franco-russe, visite la France en 1896 et reçoit le président Félix Faure en Russie en 1897.

      

    Il défend l'idée de la paix universelle et dans une note adressée à toutes les puissances il propose une réduction des armements et un adoucissement des procédés de guerre, ainsi qu'une installation d'un Tribunal international chargé d'arbitrer les conflits entre les États.

      

    L'acte du 24 août et le programme du 30 décembre 1898, qui déboucheront sur la première Conférence mondiale de la paix le 18 mai 1899 à La Haye, ouvriront une ère nouvelle dans les relations internationales.

    Pendant les premières années de son règne, l'empereur porte son intérêt sur les problème d'Extrême-Orient, où le rôle du Japon est de plus en plus important. Dans la nuit du 8 au 9 février 1904 les Japonais attaquent l'escadre russe et coulent sept unités sans déclarer la guerre. A Saint-Pétersbourg on sous-estime les force japonaises et après plus d'un an d'hostilités la Russie capitule.

    Cette défaite sera lourde de conséquences. Le peuple ne comprend pas les raisons de cette guerre et les mouvements révolutionnais exploiteront le mécontentement général.

      

    Une révolution éclate en 1905 qui amènera de grands changements politiques et sociaux dans le pays. La période 1905-1914, calme sur le plan extérieur, voit de graves désordres ruraux parallèlement à un développement économique exceptionnel, dans lequel un grand rôle sera joué par le ministre des Finances Serge Witte.

    Le développement industriel fait naître et augmenter très rapidement un prolétariat qui se recrute dans la paysannerie. Selon Nicolas II, c'est le paysan (мужик) qui est le pilier de la société russe.

      

    Or, - c'est une des nombreuses contradictions de ce règne - il sera traité plus mal que jamais. C'est essentiellement la paysannerie qui fournira les 15 millions de mobilisés qu'exigera le conflit mondial qui éclate en 1914. En 1916 la Russie compte près de deux millions de tués et le double de blessés.

    Le mécontentement général grandit et les mouvements révolutionnaires multiplient attentats et assassinats. L'idée d'une révolution de palais gagne même l'entourage proche du souverain. Mais c'est en février 1917 que les événements se précipiteront.

      

    Le 2 mars 1917 Nicolas II signe l'acte d'abdication non seulement pour lui-même, mais aussi pour son fils Alexis, en faveur de son frère Michel.

    Nicolas II sera assassiné avec toute sa famille dans une cave de la ville d'Ekaterinbourg le 16 juillet 1918.

      

    Le 17 juillet 1998, sous la présidence de Boris Eltsine, les restes de la famille impériale recevront les obsèques nationales.

      

    L'élite en Russie du XIXe siècle à nos jours
    XIXe siècle jusqu'en 1917
     

      

      

    Les réformes de l'État russe

    Rappelons que c'est Pierre le Grand qui supprime en 1711 la douma des boyards et crée le sénat, principalement chargé de le remplacer en son absence. Les pouvoirs du sénat étaient très étendus, mais le tsar pouvait à tout moment annuler ses décisions.

    En 1717-1719 sont créés les collèges, sortes de ministères. Sur une dizaine, trois seulement étaient importants : celui de la guerre, de la marine de guerre et celui des affaires étrangères. Ils disposent tous du pouvoir judiciaire, et les premiers tribunaux apparaissent.

    En 1721 la Russie devient Empire et le tsar prend le titre d'empereur. Il aura le droit de désigner un successeur selon son bon vouloir.

    Le territoire est divisé en gouvernements, (губерня) plus tard chaque gouvernement sera divisé en provinces, et celles-ci en districts (уезд).

    Sous Catherine II les provinces disparaissent, le nombre de gouvernements est plus important (50).

    La charte de la noblesse (Жалованная грамота дворянству) et la charte des villes (Грамота на права и выгоды городам российской империи), fixent les classes sociales. La noblesse a ses représentants dans les administrations des gouvernements et des districts. Les nobles sont dispensés de tout service militaire ou civil, ils ne paient pas d'impôts et ne peuvent subir de châtiment corporel.

    Les premières tentatives de la séparation des pouvoirs datent de cette époque. Parmi les plus significatives figure la réforme de la justice.

    En septembre 1802, Alexandre I crée un Conseil permanent qui deviendra Conseil d'État. Organe consultatif, il sera également chargé de rédiger les nouvelles lois. Les collèges seront replacés par 8 ministères (военный, морской, иностранных дел, юстиции, внутренних дел, финансов, народного просвещения, коммерции). Ces ministères viennent de fêter leur bicentenaire. Le sénat, disparu au XVIII siècle est rétabli.

    L'importance de la chancellerie (Собственная Его Императорского Величества канцелярия) s'accroît sous Nicolas I, et en particulier sa 3e section (III отделение) mise en place en 1826. C'est une police politique chargée de combattre les mouvements séditieux et révolutionnaires. Nicolas I considérait que de nouvelles lois n'étaient pas nécessaires, mais que tout ce qui existait devait être codifié. Le code pénal créé à cette époque sera effectif jusqu'en 1917.

    Contrairement à son père, Alexandre II perçoit la nécessité de régler le problème du servage. Il décide de l'imposer sans attendre une explosion sociale.

      

    Dans ce but il crée un comité secret, bientôt suivi par des comités non secrets dans tous les gouvernements chargés de débattre du problème et de préparer l'opinion publique.

    La loi sur l'abolition du servage (отмена крепостного права) est adoptée le (19 février) 3 mars 1861. La terre est confiée à la communauté villageoise (мир). Le rachat des terres par les paysans se poursuivra jusqu'en 1917.

    Dans la foulée, en 1864, sont créés les "zemstvos" (земство), organes élus d'autogestion locale, chargés de l'éducation, de la santé, de l'agronomie et des services vétérinaires, de la construction des routes, des statistiques. Ils ont joué un grand rôle dans le développement économique du pays. En 1890 Alexandre III dans une contre-réforme, réduira leurs compétences, craignant la propagation d'idées subversives.

    C'est également sous Alexandre II qu'intervient la réforme de la justice. Enfin la justice est séparée de l'administration. Les procès deviennent transparents et les premiers avocats apparaissent en 1866.

    La fin du XIXe siècle est considérée comme une période de contre-réformes. La loi sur les "Situations d'exception" ("Положение о мерах к охранению государственного порядка и общественного спокойствия") en août 1881 autorise de nouveaux les procédés arbitraires. Les crimes contre l'État relèvent du sénat et non plus de la justice. Le nombre des procès à huis clos augmente très fortement.

    Le maintien de l'autocratie comme seule voie possible est une idée chère au dernier tsar Nicolas II. Ce système nécessite une série de dispositions répressives qui pousseront un grand nombre d'intellectuels à fuir le pays.

    A la suite des événements de 1905 Nicolas II charge Serge Witte de rédiger une nouvelle loi fondamentale. La convocation d'une Assemblée législative est décidée le 17 octobre 1905. La première Douma d'État se réunira le 27 avril 1906. Très "à gauche", elle sera dissoute à la suite de la nomination à la présidence du Conseil des ministres de Piotr Stolypine, adversaire résolu de la révolution.

    La deuxième Douma d'État, où les radicaux sont moins nombreux siège de février à juin 1907.

    La troisième Douma d'État se réunit en novembre 1907. Elle inaugure la période de 10 ans de régime représentatif qui va donner à la Russie un essor économique exceptionnel. La quatrième Douma (1912-1917) sera la dernière de la Russie tsariste.

     

    L'élite en Russie du XIXe siècle à nos jours

     

    XIXe siècle jusqu'en 1917

     

    Le développement économique

    En 1785 la Charte de la noblesse voulue par Catherine II donne le droit aux nobles de se livrer au commerce et de créer des industries tout en conservant leurs paysans serfs. Progressivement une partie d'entre eux deviendront "ouvriers serfs" (поссессионные).

      

    A la mort de l'impératrice en 1796 la Russie compte compte plus de 3 000 usines. Au début du XIX siècle presque 32 % d'ouvriers sont des serfs attachés à l'entreprise. Leur nombre baissera rapidement car les entrepreneurs sont conscients du rendement très bas du travail forcé et affranchissent leurs ouvriers : en 1825 les ouvriers serfs ne sont plus que 14%.

    L'État soutient le développement industriel par la création de l'Institut technologique et des écoles de commerce. La création du Conseil des manufactures constitué par les représentants des entrepreneurs participe aux prises de décisions les concernant.

    A la fin du règne d'Alexandre I la Russie compte 5 000 usines et 200 000 ouvriers.

    Cependant l'économie russe au début du XIX siècle est essentiellement agricole. La Russie exporte le blé vers l'Europe : le volume sera multiplié par 4 durant la première moitié du siècle.

    Depuis le milieu du XVI siècle la famille Stroganov exploite les richesses minières de l'Oural et participe à la conquête de la Sibérie. En 1785 un premier village russe est fondé en Alaska et la colonisation de la côte Pacifique américaine se poursuit grâce à la Compagnie russo-américaine. En 1812 un port Russe est fondé à 30 km au Nord de San Francisco. Cependant, la politique extérieure de la Russie de la première moitié du siècle est tournée vers l'Europe et l'extension territoriale sur le continent américain n'est pas soutenue. Alexandre II vendra l'Alaska au USA en 1867.

    Les 30 ans de règne de Nicolas I (1825-1855), malgré la lourdeur bureaucratique et l'oppression morale, constituent une période importante sur le plan culturel, sur lequel nous reviendrons, et économique :

    • les fabriques et les usines sont au nombre de 10 000

    • le nombre d'ouvriers, affranchis presque dans la totalité par la loi de 1840 atteint 500 000

    • le nombre de raffineries a sextuplé

    • la production de fonte a doublé

    • la production textile est 16 fois plus importante, partagée entre l'industrie et l'artisanat qui connaît un grand essor

    • les premier chemins de fer sont construits à partir de 1838.

    Il est important de noter que les usines échappent de plus en plus à la noblesse pour passer aux industriels. Une bourgeoisie est en train de naître qui, avec les fonctionnaires dont le nombre n'a cessé d'augmenter, constitue une classe moyenne.

    Le développement économique se poursuit sous Alexandre II : le réseau ferroviaire - dont l'insuffisance avait été révélée pendant la guerre de Crimée - est considérablement étendu dans la partie européenne de l'empire ; l'exportation de céréales quintuple et l'industrie poursuit son essor avec les ressources charbonnières du Donets et le bassin ferreux de Krivoï-Rog.

    Le 19 février 1861 l'empereur signe le manifeste de libération de 22 millions de serfs appartenant aux propriétaires privés et le 5 mars il rend publics les textes relatifs à la réforme. L'administration qui avait sous sa tutelle les 19 millions de paysans appartenant à l'État est réorganisée. Avec l'intégration de ces nouveaux citoyens dans la communauté nationale la Russie renonce au régime de classes. La terre n'est pas distribuée directement aux paysans, elle devient propriété de la communauté villageoise (мир) qui procède périodiquement à l'attribution de lots aux cultivateurs, les rendant peu motivés. Cette organisation ne contribue pas à développer l'économie rurale.

    L'abolition du servage et la réforme agraire provoquent une grossière fracture de l'élite russe : ceux qui l'acceptent, même s'ils la jugent critiquable, sont taxés de réaction par ceux qui la refusent en bloc et qui demeurent dans l'opposition qui ne cessera de se radicaliser, aboutissant au terrorisme qui hantera la Russie jusqu'à la révolution de 1917.

    Sous le règne d'Alexandre III le développement industriel se poursuit à un rythme élevé avec un taux de croissance de 8% dans la métallurgie en particulier, avec la création d'usines gigantesques. Les voies ferrés s'allongent de 40%. Le Transsibérien, commencé en mai 1891 réunira Moscou à Vladivostok en 1903 (9 198 km). Les investissements étrangers sont très importants. Les décisions prises par le ministre Witte de diminuer les impôts directs et augmenter les impôts indirects pèsent lourd sur toute la société et la paysannerie en particulier.

    Witte poursuit sa carrière sous Nicolas II. Ses méthodes autoritaires provoquent un mécontentement grandissant de toute la société qui conduit à la révolution de 1905. Il est remplacé par Stolypine qui continuera la modernisation de la Russie, devenue monarchie constitutionnelle, jusqu'à son assassinat en 1911.

    On considère qu'en 1914 la Russie a rattrapé une bonne partie de son retard sur le reste de l'Europe, du moins en ce qui concerne l'économie.

     

     

      

     

     

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    Zinaida Yussupov.

      

      

    Zinaida Yussupov

     

    Princess Zinaida Nikolaevna Yusupova, (Russian: Зинаида Николаевна Юсупова; 2 September 1861, Saint Petersburg, Russian Empire – 24 November 1939, Paris, France), (variously transliterated from Russian as Yussupov, Yossopov, Iusupov, Youssoupov, Youssoupoff), was a Russian noblewoman best known as the mother of Prince Felix Yusupov, the murderer of Rasputin.

     

    L'héritière russe plus grande de son époque et le

    dernier de sa ligne à Maison de Youssoupov, elle épousa le

    comte Felix Nikolaïevitch Soumarokov-Elston.

      

     

      

      

      

    Elle avait sa propre maison dans Liteyny Avenue, où

    l' Institut des Relations économiques,

    économie et droit est actuellement situé.

     

    Comme une figure de proue dans la société russe avant la révolution, elle était célèbre pour sa beauté et le luxe de son hospitalité.

      

    En privé, elle est devenue une critique sévère

    de l'impératrice Alexandra Fiodorovna.

      

      

     

    Fichier:Zinaida Yusupova.jpg

      

      

    Son fils aîné Nicolas est mort dans un duel,

    un événement qui jetait une ombre sur le reste de sa vie.

    Après la Révolution russe, elle et son mari s'installe à Rome.

    Après sa mort elle a déménagé à Paris, où elle est morte en 1939.

      

     

    Nicolas Youssoupoff

    Né à Saint-Pétersbourg en 1883, Nicolas Youssoupoff est le fils aîné du prince Félix Félixovitch Youssoupoff, comte Soumarokoff-Elston, et de la princesse Zénaïde Youssoupoff.

    Héritier par sa mère de la plus importante fortune de Russie, le prince Nicolas Youssoupoff fut tué à Saint-Pétersbourg en 1908 dans un duel au revolver l'opposant au mari de sa maîtresse.

    À sa mort, son frère cadet, le prince Félix (1887-1967), devint héritier présomptif de la fortune familiale et du titre de prince Youssoupoff, qu'il prit en 1928, à la mort de son père.

     

    Prince Félix Youssoupoff - Mémoires

     

     

     

     

    "Le nom de Félix Félixovitch Youssoupoff (1887-1967) reste attaché à l’assassinat de Raspoutine, l’énigmatique charlatan qui charma la tsarine Alexandra Féodorovna, régente de l’Empire de Russie pendant la présence au front, lors de la première guerre mondiale, de son époux le tsar Nicolas II."

     

     Ouvrage très intéressant, retraçant la vie du très

    célèbre Felix Youssoupoff.

    "Plus riche que le tsar" affirmaient certains de ses contemporains, il est devenu célèbre grâce à son mariage avec la belle Irina Alexandrovna, nièce de Nicolas II, mais surtout pour avoir assassiné Raspoutine en décembre 1916.

     

     

     

     Fichier:Portrait of Princess Zinaida Yusupova.jpg

     

     

     

     

    lostsplendor:

fuckyeahromanovs:

Prince Felix Yusupov and his wife Grand Duchess Irina Alexandrovna (via attackofthezeppelins)

(via akhlys-deactivated20100703)

(via lostsplendor)

      

      

    Prince Felix Yusupov and his wife

    Grand Duchess Irina Alexandrovna

     

     

     

     

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    themauveroom:

The Grand Duchesses with their father and two officers during a hike at Mogilev in 1916. 

Officer, Maria, Nicky, Tatiana, Anastasia, Officer, Olga.

    themauveroom:

    The Grand Duchesses with their father and two officers during a hike at Mogilev in 1916.

    Officer, Maria, Nicky, Tatiana, Anastasia, Officer, Olga.

     

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    A good, rare group of thirteen signatures by various members of the Russian Royal family on two sides of an 8vo sheet of printed stationery from H.M.S. Marlborough. Included are Maria Feodorovna (1847-1928, Empress Consort of Russia, mother of Tsar Nicholas II), Grand Duchess Xenia Alexandrovna (1875-1960, Sister of Tsar Nicholas II) and her sons Prince Rostislav Alexandrovich (1902-1978) Prince Vasili Alexandrovich (1907-1989) Prince Nikita Alexandrovich (1900-1974) and Prince Dmitri Alexandrovich (1901-1980), all nephews of Tsar Nicholas II, as well as her only daughter Princess Irina Alexandrovich (1895-1970), niece of Tsar Nicholas II and wife of Prince Felix Youssoupoff, also Prince Dmitri Orbeliani, Prince Sergei Obolensky (1890-1978), Prince Wiasemsky, Princess Nadejda Petrovna (1898-1988, signed as Princess Orloff) and Prince Felix Youssoupoff (1887-1967) who participated in the murder of Grigori Rasputin. At the head of the page appears an A.N.S., with initials, by an unidentified individual, although evidently the collector of the signatures, &#8216;Keep very carefully! Signatures of some of the Russian Royal family that were taken off in the evacuation of Russia, undertaken by H.M.S. &#8220;Marlborough&#8221; - April 1919&#8217;. With integral leaf bearing several ink annotations in an unidentified hand. Some light overall age wear, otherwise VGThe rare grouping of signatures were all obtained on board H.M.S. Marlborough after the British battleship (along with H.M.S. Nelson) had been sent by King George V of Great Britain to Yalta in the Crimea in order to rescue the Romanovs. While on the ship, Prince Felix Youssoupoff enjoyed boasting about the murder of Rasputin.

      

      

    A good, rare group of thirteen signatures by various members of the Russian Royal family on two sides of an 8vo sheet of printed stationery from H.M.S. Marlborough.

      

    Included are

    Maria Feodorovna (1847-1928, Empress Consort of Russia, mother of Tsar Nicholas II),

    Grand Duchess Xenia Alexandrovna (1875-1960, Sister of Tsar Nicholas II) and her sons

    Prince Rostislav Alexandrovich (1902-1978)

    Prince Vasili Alexandrovich (1907-1989)

    Prince Nikita Alexandrovich (1900-1974) and

    Prince Dmitri Alexandrovich (1901-1980), all nephews of Tsar Nicholas II, as well as her only daughter

    Princess Irina Alexandrovich (1895-1970), niece of Tsar Nicholas II and wife of Prince Felix Youssoupoff, also

    Prince Dmitri Orbeliani,

    Prince Sergei Obolensky (1890-1978),

    Prince Wiasemsky,

    Princess Nadejda Petrovna (1898-1988, signed as Princess Orloff) and

    Prince Felix Youssoupoff (1887-1967) who participated in the murder of Grigori Rasputin.

      

    At the head of the page appears an A.N.S., with initials, by an unidentified individual, although evidently the collector of the signatures, ‘Keep very carefully! Signatures of some of the Russian Royal family that were taken off in the evacuation of Russia, undertaken by H.M.S. “Marlborough” - April 1919’. With integral leaf bearing several ink annotations in an unidentified hand. Some light overall age wear, otherwise VG

    The rare grouping of signatures were all obtained on board H.M.S. Marlborough after the British battleship (along with H.M.S. Nelson) had been sent by King George V of Great Britain to Yalta in the Crimea in order to rescue the Romanovs.

      

    While on the ship, Prince Felix Youssoupoff enjoyed boasting about the murder of Rasputin.

     

     

     

     

     

     

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     Les Lettres de La grande-duchesse Olga Nicolaïevna

     
      
      
    "Tu es emplie d'angoisse pour la souffrance des autres. Et nul chagrin ne t'as jamais laissée froide. Tu es impitoyable seulement envers toi-même, toujours froide et sans pitié. Mais si seulement tu pouvais voir ta propre tristesse avec recul, une fois seulement avec un esprit aimant. Oh, comme tu aurais pitié de toi-même, comme tu pleurerais tristement.
    A ma maman adorée – Olga", avril 1917.


    [ Lettre d'Olga adressée au tsar Nicolas II, le 16 août 1904. ]
    Peterhof
    Cher Papa,
    Il pleut très fort aujourd'hui aussi nous sommes restés à la maison. Maria a fait une sieste cet après-midi. Anastasia a rampé sous le lit de Maria et a dormi là, en dessous du lit.
    Quand elle s'est réveillée nous avons tous ri, et elle aussi. Nous attendons ton retour avec impatience. Est-ce qu'il fait beau là où tu es?
    Je n'ai pas vu Maman et notre frère, j'espère pouvoir les voir ce soir avant l'heure du bain. Je t'envoie un gros baiser très cher Papa.
    Olga.


    [ Lettre d'Olga adressée à Alexandra Fedorovna, le 4 décembre 1908. ]
    De tout mon cœur, je te remercie très chère Maman pour ton adorable petit mot, je t'embrasse tendrement pour cela, je ne m'en séparerai jamais. J'essaierai de faire ce que tu m'as écrit dedans. Excuse-moi de ne pas t'avoir vu seule chère Maman. Je ne peux donc pas te dire ce que je voulais, mais ce sera plus facile de te le dire en l'écrivant, mais je n'ai pas le temps maintenant.
    Que Dieu te bénisse. Baisers de ta fille dévouée,
    Olga.



    [ Lettre d'Olga adressée à Alexandra Fedorovna, le 12 janvier 1909. ]
    Ma chère Maman adorée,
    Je t'écris une lettre en réponse à la tienne, qui était si gentille. J'essaierai de faire tout ce que tu m'as écrit. Ce n'est pas toujours très facile avec Marie, car elle se met en colère pour n'importe quoi et elle se contrarie pour un rien.
    Chère Maman, cela m'aide beaucoup lorsque tu m'écris ce que je dois faire. J'essaierai de le faire le mieux possible.
    Tendre baiser de ta fille dévouée,
    Olga.
    Que Dieu te bénisse.


    [ Lettre d'Olga adressée à sa grand-mère, l'impératrice douairière Marie Fedorovna, 1911. ]
    Je suis assise sur le pont arrière [du yacht], le soleil est merveilleux et brûlant. Ce matin je me suis baignée pour la première fois avec Maria. Le temps était magnifique. Il fait toujours chaud cet après-midi, spécialement dans ma cabine, qui se trouve côté soleil. Dans l'après-midi, nous sommes allés sur l'île [qui se trouve dans le parc du palais à Tsarskoïe-Selo]. Papa jouait pendant que je me réchauffais au soleil avec Anastasia.


    [ Lettre d'Olga adressée au Père Grigory Raspoutine (non datée) ]
    Mon cher et précieux ami,
    C'est tellement triste de ne pas vous avoir revu depuis tout ce temps. Je m'ennuie de vous et pense souvent à vous. Où allez-vous passer les vacances de Noël? Je vous en prie, écrivez-moi. Je suis toujours si heureuse de recevoir une lettre de votre part.
    Vous rappelez-vous ce que vous m'avez dit au sujet de Nikolaï? Ah, si vous saviez comme c'est difficile pour moi de suivre votre conseil. S'il vous plaît, pardonnez ma faiblesse mon bon ami. Que Dieu permette à Maman d'aller mieux cet hiver, ou je serai très triste.
    Je suis très heureuse de pourvoir voir de temps en temps le Père Feofan. Je l'ai croisé il n'y a pas longtemps dans la nouvelle cathédrale à Yalta. Notre petite chapelle privée est très jolie. Au revoir, mon cher et précieux ami, c'est l'heure du thé pour moi. Priez pour votre fidèle amie.

    Les Lettres  de La grande-duchesse Olga Nicolaïevna
    Si vous avez le second volume de "Notre Dame de Paris" envoyez le moi je vous en prie. Olga Romanoff. 13 Mars 1914." - Lettre d'Olga écrite en français pour Pierre Gilliard(?) en 1914.


    [ Lettre d'Olga adressée à Olga Alexandrovna (sœur de Nicolas II), le 21 juin 1917. ]
    Ma chérie, chère Marraine,
    Je suis extrêmement touchée par ta jolie lettre. Je voulais avoir une conversation de « cœur-à-cœur » avec toi lorsque nous étions à Kiev, mais je n'en ai pas eu l'opportunité.
    Ma pauvre Maman s'ennuie terriblement. Je ne n'arrive pas du tout à m'habituer à notre nouvelle vie ici [Olga et sa famille sont emprisonnées au palais Alexandre depuis maintenant trois mois], bien que dans l'ensemble je peux être heureuse à l'idée de nous retrouver tous ensemble en Crimée [où la famille possède un palais]. Je suis terriblement triste en pensant à nos chères nièces et à leurs parents, ainsi qu'à notre pays. Petites poupées! Mais c'est deux fois plus difficile pour toi, ma tante chérie. Puisse Dieu te protéger.
    Je t'embrasse ainsi que Mitia. Je t'aime de tout mon cœur.
    Ta filleule adorée,
    Olga.


    Les Lettres  de La grande-duchesse Olga Nicolaïevna
    Lettre d'Olga écrite pour Valentina Ivanova Chebotaryova en 1917.


    [ Lettre d'Olga adressée à Anna Vyroubova, février 1918. (Les Romanov sont alors emprisonnés à Tobolsk). ]
    Chérie, je suis de tout mon cœur avec toi dans ces jours difficiles. Que Dieu te vienne en aide et te réconforte, ma chérie. Sur la table de maman se trouve la bouteille mauve que tu lui as envoyée, elle nous fait tant penser à toi. Il y a beaucoup de soleil, mais il fait très froid suite à de fortes gelées et au vent. Il fait très froid dans les chambres, et spécialement dans la notre, qui se trouve à l'angle de la maison. Nous allons tous bien, et nous marchons souvent dans la cour. Il y a beaucoup d'églises aux alentours, aussi nous entendons toujours les cloches sonner. Que Dieu te bénisse, chérie. Comme c'est triste que ton frère et ta sœur ne soient pas avec toi.
    Ton Olga.


    [ Lettre d'Olga adressée à Anna Vyroubova, mai 1918 (Olga est alors encore retenue à Tobolsk avec Tatiana, Anastasia et Alexei) ]
    Chérie, je profite de la première occasion pour t'écrire les dernières nouvelles que nous avons eues de notre famille à Ekaterinbourg [où ses parents et sa sœur Maria ont été transférés en avril 1918]. Ils nous ont écrit le 23 avril que le voyage sur les routes raboteuses a été terrible, mais malgré une grande fatigue, ils vont bien. Ils vivent dans trois pièces et mangent la même nourriture que les soldats. Le petit [Alexei, atteint d'une crise d'hémophilie] va mieux, mais il est encore au lit. Dès qu'il sera assez en forme, nous partirons les rejoindre. Nous avons eu des lettres de Zina, mais aucune de Lili [des amies de la famille]. Est-ce que Alya [sœur d'Anna Vyroubova] et ton frère ont écrit? Le temps s'est adouci, la glace a disparu de la rivière Irtysh, mais rien n'est encore vert. Chérie, tu dois savoir comme tout cela est atroce. Nous t'embrassons tous. Que Dieu te bénisse.
    Olga.
     
      
      
      
      
      
    SOURCES
      
    http://anastasia-nicolaevna.skyrock.com/2995602013-Les-Lettres-de-La-grande-duchesse-Olga-Nicolaievna.html
     
     
     
     
     
     
     
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