•  

     

     

     

     

     

    Le palais Alexandre a été construit dans la ville impériale de Tsarskoie-Selo par la Grande Catherine pour son petit-fils favoris, le futur tsar Alexandre Ier de Russie, à l'occasion de son mariage avec la grande-duchesse Elizaveeta Alexeevna.

     

    Le palais devient plus célèbre sous le règne de Nicolas II. Le dernier tsar et sa femme ont toujours aimé ce palais et en en ont fait leur résidence principale suite au Dimanche Rouge, le palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg étant devenu trop dangereux pour eux. Ils y installent l'électricité et un équipement téléphonique. En 1899, un système hydrolique est également ajouté au second étage. Avec l'arrivée du cinéma, l'impératrice fait poser dans le hall semi-circulaire un écran afin de regarder des films. Au grand damne de la cour, Alexandra et son architecte Meltzer, décident de moderniser le palais avec une décoration Art Nouveau. Le palais Alexandre n'avait rien du luxe des autres palais impériaux et ressemblait plus à une résidence de bourgeois. Le monde idillyque que s'était construit le couple impérial était regardé à travers le portrait prophétique de la reine Marie-Antoinette de France, représentée avec ses enfants. Le tableau avait été offert par le président français Emile Loubet, lors de sa visite en Russie en 1902. L'impératrice a toujours admiré cette reine au destin tragique, à qui elle arrivait à s'identifier.

     

     

     

    Plan du palais Alexandre. L'aile en blanc sont les appartements privés de Nicolas II et de sa famille.

    Contrairement aux châteaux français, les palais russes n'ont pas souffert de la révolution. Après le départ de la famille impériale pour Tobolsk, le palais Alexandre est reconverti en musée ouvert au publique, qui expose la vie des Romanov au XIXème siècle. Après le meurtre des Romanov à Ekaterinbourg en juillet 1918, leurs affaires personnelles amenées en exil sont rapatriées au palais afin de créer une exposition sur leur captivité à Tsarskoie-Selo. La fin tragique des Romanov et la vue de leurs appartements privés créerent chez les visiteurs une certaine sympathie envers le dernier tsar et sa famille, ce qui était en opposition avec les intentions du gouvernement soviétique. En 1919, peu après le coup d'état bolchévique, une partie du palais est reconvertie en colonie d'enfants. Très endommagé par cette expérience, cette partie du palais a été fermée afin d'être rénovée, pour être finalement réouverte au public. Dans le milieu des années 1920, les affaires des Romanov présentes au palais d'Hiver, qui a également été transformé en musée, ont été placées au palais Alexandre.

    Le palais devient alors à cette époque le musée le plus visité de l'Union Soviétique. Malheureusement, le gouvernement est de plus en plus hostile envers ce "musée des Romanov". Une grande partie des objets et des meubles du palais sont alors vendus pour les besoins financiers du partie au pouvoir. Plus tard, la police secrète demande d'utiliser une partie du palais pour ses besoins personnels. La partie du palais qui leur est accordée est privée de ses meubles et de ses trésors, qui sont revendus à l'étranger.

    Dans les années 1930, le gouvernement avait dans l'esprit de fermer le musée et de vendre le reste des objets. Les dirigeants du musée et les visiteurs ont alors manifesté leur mécontentement et le musée est finalement resté ouvert jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.

    Après la déclaration de guerre d'Hitler contre l'Union Soviétique en 1941, le directeur du musée du palais Alexandre, A.M. Kuchumov, a reçu l'ordre d'évacuer plus de 300 objets du palais, rigoureusement sélectionnés, du fait de l'avancée rapide des troupes allemandes. Lors de l'occupation allemande des palais impériaux, des objets d'une valeur inestimable ont disparu. Le palais Alexandre est reconverti par les allemands en hôpital nazi. Un monument SS, décoré des symboles nazis, est érigé dans la cour. Le palais a été gravement endommagé par les tirs d'obus et la négligence des troupes allemandes et espagnoles durant l'occupation.

     

    Monument SS érigé devant le palais endommagé durant la Seconde Guerre Mondiale.

    Le palais durant l'occupation allemande. La cour et le palais sont gravement endommagés par la négligence des occupants.

    De tous les palais impériaux, le palais Alexandre est le moins endommagé par l'occupation allemande. Avant la guerre, des plans ambitieux avaient été entrepris pour la restauration du palais. A ce sujet, le gouvernement et certainement Staline lui-même, a interdit de transformer le palais en musée dédié au dernier tsar et sa famille. Il a donc été décidé de le rénover à la manière du XIXème siècle. Les restes des appartements privés des derniers Romanov qui ont survécus à l'occupation allemande sont alors détruits. La restauration peut débuter. Avant la fin des travaux, Staline prend finalement la décision de fermer définitivement le musée afin de reconvertir le palais en bâtiment pour la marine. Une partie du palais est encore de nos jours occupée par la marine.

     

    L'inestimable collection du palais a été dispersée dans plusieurs musées. La majeure partie des objets associés au dernier tsar et à sa famille est dans une salle de stockage et n'est plus exposée.

     

     

     

    De nos jours, le palais conserve des séquelles de l'occupation allemande.

     

     

     

     

    -> Ci-dessous, les photos des principales pièces du palais Alexandre du temps des derniers Romanov. De nos jours, il ne reste plus rien des appartements privés de Nicolas II et de sa famille.

    (Pour agrandir une photo, cliquez dessus) :

     

     

     

    La chambre impériale.

    Le dressing de l'impératrice.

    Le cabinet de travail du tsar.

    La salle de réception du tsar.

    La salle de bain du tsar.

    La salle de réception d'Alexandra. On peut y voir le portrait de Marie-Antoinette et de ses enfants en 1787, par Élisabeth Vigée-Le-Brun.

    Le cabinet de travail d'Alexandra.

    Le boudoir mauve.

    Le salon de palissandre.

    La chambre d'Alexei.

    La chambre d'Olga et de Tatiana.

    La chambre de Maria et d'Anastasia.

    Le salon des quatre grandes-duchesses.

    La salle de jeux des enfants.

    La salle de classe des filles du tsar.

     

     

     

    sources

    http://www.les-derniers-romanov.com/palais-alexandre.php

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    L’HÉMOPHILIE DES FAMILLES ROYALES EUROPÉENNES

     

     

    L’HÉMOPHILIE DES FAMILLES ROYALES EUROPÉENNES


    Une des grandes énigmes médico-historiques de ces derniers siècles a été récemment résolue :

     

     

     Afficher l'image d'origine

    DOSSIER : HISTORIQUE
     

    ( beaucoup d'UNIONS CONSANGUINES, Familiales )

     

    « Maladie ancienne ; depuis des siècles, traitements nouveaux ; de jour en jour »
    Les découvertes moléculaires et génétiques des 40 dernières années, et leurs applications dans les domaines du diagnostic et de la thérapeutique ont radicalement transformé l’histoire naturelle de l’hémophilie.

     

    Cette dernière, Enrichissante, attachante et  bouleversante, occupe une place privilégiée dans l’histoire de la médecine, car elle apporte le témoignage essentiel des progrès de la science. 

    L’HÉMOPHILIE DES FAMILLES ROYALES EUROPÉENNES

    L’origine  du  mot  hémophilie:


    Le mot « Hémophilie », qui vient du grec haemo-philia, c’est-à-dire :

    « Attirance pour le sang », est en fait un raccourci du mot 

    haemorrhaphilia qui veut dire 

    « attirance pour les saignements».

    Elle est connue dans ses aspects cliniques et génétiques depuis le talmud de Babylone, mais ce n’est qu’au XXème siècle que la découverte du mécanisme des hémorragies a permis une avancée considérable dans la connaissance de la physiologie de la coagulation, longtemps restée mystérieuse :

    la découverte des facteurs anti-hémophiliques est venue mettre fin à l’hypothèse d’inhibiteur de la coagulation.

    Cette même pathologie a joué un rôle souvent sous-estimé   dans l’histoire au travers des grandes familles royales d’Europe, avec en particulier, le rôle politique joué par le célèbre Raspoutine.

    L’histoire de l’hémophilie a tissé des liens avec la sociologie, le médico-légal lors de la terrible histoire du sans contaminé, qui a entrainé des prises de conscience bouleversante sur la culpabilité du médecin et l’absence du risque zéro dans les démarches médicales et thérapeutiques.

    ----------------------------------------

     

    Afficher l'image d'origine 

    la nature de l’hémophilie généreusement

    léguée aux familles royales

    européennes par la reine Victoria, première du nom.

     

    Evgeny L Rogaev et une équipe de l’Université du Massachussets, en collaboration avec l’Institut de Génétique générale de l’Académie Russe des Sciences ont publié les résultats d’une étude faite à partir des ADN de la famille Romanov, cette famille à laquelle appartenait le tsar Nicolas II assassiné avec femme et

    enfants à Ekaterinbourg en 1918.

     

    Les investigations ont porté tout d’abord sur des fragments d’ADN appartenant à l’impératrice Alexandra,

    mère dutsarevitch Alexis.

     

    En utilisant des techniques complexes, ils ont étudié les gènes du

    facteur VIII et du facteur IX.

    Ils ont trouvé une mutation sur le gène du facteur IX,

    pouvant être responsable d’hémophilie.

     

    Cette mutation était retrouvée dans les ADN d’Alexandra.

     

    Alexis était donc probablement atteint d’une hémophilie B sévère liée à cette mutation.

    Princess Irene of Hesse, who would also agonize over her hemophiliac sons, which gave her a close bond with her sister, Empress Alexandra:  

    L’arbre généalogique des familles royales européennes

    auxquelles Victoria transmit cette mutation

    a été maintes fois publié.

     

     

    L’histoire du tsarévitch Alexis, que seul le

    moine Grigori Iefimovitch alias Raspoutine

    (du russe Raspoutnyi = le débauché) pouvait traiter,
    est bien connue mais le destin tragique de

     

     

    la maison des Saxe-Cobourg-Gotha
    (devenus Windsor pendant la première guerre mondiale pour éviter la consonance germanique, de même que

    la branche morganatique Battenberg
    anglicisait son nom en Moundbatten)
     

     

    nous avait privé du diagnostic précis de l’hémophilie royale.

     

     

    Victoria, surnommée la grand-mère de l’Europe, n’avait aucun ancêtre hémophile ? 

    La mutation est donc probablement apparue "chez elle"

    (ou dans les gamètes paternels).

     

    Elle a eu neuf enfants.

    Un seul de ses fils, Léopold duc d’Albany était hémophile.

    Il mourut à l’âge de trente-et-un ans d’une hémorragie cérébrale post-traumatique.

    Il était père de deux enfants dont une fille, Alice, était conductrice obligatoire puisque ses deux fils,

    Rupert et Maurice étaient hémophiles.

     

     

     

    Le prince Albert, la reine Victoria et leurs neuf enfants en 1857.

    De gauche à droite : Alice, Arthur, le prince consort, Edward, Leopold, Louise,

    la reine Victoria avec Beatrice, Alfred, Victoria et Helena
     

     

    Maurice mourut dans sa première année de vie,Rupert décéda d’une hémorragie cérébrale après un accident de voiture.

    Il n’avait pas d’enfant.

     

    Victoria, Impératrice allemande

     

    La princesse Alice, troisième enfant de Victoria était conductrice obligatoire:

    elle se maria au Duc de Hesse dont elle eut sept enfants.

     

     

    L’un d’eux était hémophile et mourut à trois ans.

     

    Parmi ses cinq filles, deux étaient conductrices dont Irène de Hesse qui épousa Henri de Prusse et eut deux fils hémophile,

    Waldemar et Sigismond, morts l’un à onze ans et l’autre

    à deux ans.

     

    Alice de Hesse-Darmstadt

     

    La seconde fille conductrice, Alice de Hesse-Darmtsadt épousa son cousin Nicolas Alexandrovitch, futur Nicolas II;

     

     

    Ils eurent cinq enfants :

    Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis, né le 12 août 1904, jour d’une défaite navale sans précédent infligée par les Japonais aux Russes dont un des bâtiments s’appelait «Le Tsarevitch»

    Le massacre d’Ekaterinbourg priva la famille de descendants.

     

    1868 Princess Beatrice:

     

    La dernière fille de Victoria, la princesse Béatrice d’Angleterre, dont l’histoire atteste qu’elle était conductrice,

    épousa Henri, prince de Battenberg.

     

    Ils eurent quatre enfants dont deux garçons hémophiles

     

    Maurice de Battenberg, mort à vingt-trois ans de ses blessures lors de la première guerre mondiale et Léopold  décédé à trente-et-un ans dans les suites d’une opération sur le genou.

    Récemment, une équipe espagnole a publié le cas d’un enfant de douze ans, porteur d’une hémophilie B sévère, dont la mutation causale était identique à celle qui décima les familles royales européennes.

     

    Il s’agissait d’une hémophilie sporadique et l’enfant n’avait aucun lien dynastique.

    La mutation n’est donc plus l’apanage du sang bleu.

    Faut-il rappeler que cette expression est d’origine espagnole ?

     

     

    smashweb hématologie association crth solidarité

     

     

    Elle signifiait que dans la famille royale espagnole les veines étaient apparentes du fait de la blancheur de peau attestant que les membres de cette famille n’avaient aucun ascendant maure, condition qui eut pu altérer la candeur cutanée.

     
     
     
    Helena de Schlesvig-Holstein 
     
     

    L’arbre généalogique des familles royales européennes auxquelles Victoria transmit cette mutation a été maintes fois publié.

     

    L’histoire du tsarévitch Alexis, que seul le moine

    Grigori Iefimovitch alias Raspoutine

    (du russe Raspoutnyi = le débauché)

    pouvait traiter, est bien connue mais le destin tragique

     

    de la maison des Saxe-Cobourg-Gotha

    (devenus Windsor pendant la première guerre mondiale pour éviter la consonance germanique, de même que la branche morganatique  

    Battenberg anglicisait son nom en Moundbatten)

     

    nous avait privé du diagnostic précis de l’hémophilie royale.

     

    Victoria, surnommée la grand-mère de l’Europe, n’avait aucun ancêtre hémophile.

     

     

    Béatrice et sa mère, la reine Victoria.

     

    La mutation est donc probablement apparue chez elle

    (ou dans les gamètes paternels).

     Edouard VII à BALMORAL

     

     

    Elle a eu neuf enfants.

     

    Un seul de ses fils, Léopold duc d’Albany était hémophile.

     

    Il mourut à l’âge de trente-et-un ans d’une hémorragie cérébrale post-traumatique.

     

    Il était père de deux enfants dont une fille,

    Alice, était conductrice obligatoire puisque ses deux fils,

    Rupert et Maurice étaient hémophiles.

     

    Maurice mourut dans sa première année de vie, Rupert décéda d’une hémorragie cérébrale après un accident de voiture.

     

    Il n’avait pas d’enfant.

    La reine, surnommée Ena, n’était pas très populaire.

     

    Elle eût pu le devenir lorsqu’elle donna  naissance

    à un premier fils, Alphonse.

     

    Las, à son vingt-troisième jour de vie, lors de la circoncision,

     

    il eut une hémorragie importante qui permit aux médecins de porter le diagnostic d’hémophilie,

    authentifiant par là-même le statut de conductrice

    de Victoria Eugénie,

    ce que le roi ne lui pardonna jamais. 

     

    Alphonse, grandement handicapé par son hémophile était constamment alité.

     

    Il renonça à la couronne après un mariage

    morganatique et mourut d’un accident de voiture en 1938.

     

    Le second fils d’Alphonse XIII et Ena, Jaime (Jacques-Henri),

    n’était pas hémophile.

     

    Une méchante mastoïdite contactée alors qu’il avait quatre ans le laissa sourd et l’empêcha d’apprendre à parler ce qui compromettait sa carrière royale.

     

    Un autre fils, Gonzalve né en 1914 était hémophile et mourut à vingt and des suites d’un accident de voiture.

     

    Avant lui était né un autre fils, non hémophile,

    Jean,

    Comte de Barcelone qui s’exila  en 1931 avec toute la famille royale, après la défaite des monarchistes aux élections espagnoles.

     

    Reconnu héritier du trône d’Espagne, il renonça à ses droits en faveur de son fils, Don Juan Carlos, actuel roi d’Espagne.

     

    Quant à ses deux tantes, conductrices potentiels, elles ne purent de ce fait épouser un membre d’une famille royale européenne et se marièrent avec des roturiers.

     

    Il parait peu probable qu’un de leurs descendants confirme les résultats obtenus sur les fragments d’ADN impérial exhumés à Ekaterinbourg?

     

     

    Le petit-fils de l’une d’elles, Béatrice, est mort jeune de

    «complication hémorragique». 

     

    Est-ce un nouvel épisode de la malédiction

    des Saxe-Cobourg-Gotha?

    Le troisième enfant était un garçon non hémophile, le quatrième fut une fille,  Victoria Eugénie de Battenberg

     

    Arthur de Connaught et sa famille

     

    En 1905, Victoria Eugénie assistait

    à une fête organisée par son oncle Edouard VII.

     

    Elle y rencontra le roi Alphonse XIII qu’elle épousa un an plus tard malgré les réticences de la famille royale espagnole tout autant en raison de l’origine obscur des Battenberg,

     

     

    branche morganatique, que des antécédents hémophiliques

    connus dans la famille.

     

    Le conseil génétique de l’époque donnait 50% de risque de transmission de la maladie génétique!

     

    Victoria-Eugénie et ses trois aînés.

     

    L’histoire aurait pu tourner court car sur le trajet du retour du mariage, un anarchiste lança une bombe sur le cortège.

     

    --------------------------------------------------

     

    La descendance de la reine Victoria du Royaume-Uni est l'ensemble des descendants de la reine Victoria, surnommée « grand-mère de l’Europe », qui, par de nombreux mariages et alliances, rejoignirent la plupart des cours européennes, au moins jusqu'à la Première Guerre mondiale.

    Cette descendance dispose de plusieurs particularités notable :

    En 1997 et 2011, deux décomptes dénombrent respectivement

    816 et 1087 descendants du couple royal

     

    L’HÉMOPHILIE DES FAMILLES ROYALES EUROPÉENNES

     

    http://www.smashweb.info/#!lhmophilie-des-familles-royales/c1veq 

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     The Romanovs and the House of Windsor Queen Victoria's lifespan: 1819-1901 Prince Albert's lifespan: 1840-1861 Children: Edward VII | Victoria, Princess Royal, Princess Alice of the UK | Princess Beatrice of the UK | Alfred, Duke of Saxe-Coburg & Gotha | Princess Helena | Princess Louise, Duchess of Argyll | Prince Arthur, Duke of Connaught | Prince Leopold, Duke of Albany | Princess Beatrice  http://en.wikipedia.org/wiki/Queen_Victoria:

    « La reine Victoria a joué un rôle non négligeable dans l’origine des

    révolutions espagnole et russe,

    Si la reine Victoria n’avait pas transmis l’hémophilie,

    l’Histoire aurait vraisemblablement suivi un autre cours »

    déclarait le Professeur Haldane.

     

    ( elle ne l'a pas fait exprès cher Monsieur ! )

     

    The Royal Family - from Victoria onward.:  

    Cette maladie du sang est aujourd’hui bien connue. Mais à l’époque….

     

     

    Victoria d’Angleterre (1819-1901) fut porteuse de cette maladie.

     

     

    Parmi ces neufs enfants, un fils Léopold était hémophile et

    deux filles Alice et Béatrice étaient porteuses du mal hémophilique.

    Il est possible que l’aînée des filles, Victoria, impératrice d’Allemagne,

    fut aussi porteuse de cette maladie.

     

     Photo of Queen Alexandra of England.  She was the sister to the Tsarina of Russia.  Princess Victoria, daughter to the Queen in standing.:

     

     

    Il n’a toutefois pas été clairement établi si les deux fils

    de la princesse Victoria et de l’empereur Frédéric III

     

    Sigismond né en 1864 et décédé à l’âge de deux ans et Waldemar né en 1878 et

    décédé à l’âge de 11ans furent emportés par l’hémophilie qu’on aurait tenue secrète.

     

     

     

     

    Surtout en ce qui concerne Sigismond, la question se pose.

    Le petit prince est censé être décédé de méningite, mais n’était-ce pas plutôt une hémorragie des méninges comme pour son cousin Frédéric de Hesse ou son neveu Henri de Prusse ?

     

     1868 Princess Beatrice:

     

    Les sources d’information contiennent des lacunes.

    D’où vient cet « héritage » hémophilique que la reine transmit à ses descendants ?

    Une mutation spontanée des gènes ?

    Le père de la reine VictoriaEdward de Hanovre,

    duc de Kent (1767-1820) n’était pas atteint par la maladie,

     

    l’héritage devrait donc venir de sa mère, la duchesse de Kent.

     

     

    La duchesse de Kent, née princesse Victoria de Saxe Cobourg Saalfeld (1786-1861) 

    avait eu deux enfants de son premier mariage avec

    le prince Emich de Leiningen :

    le prince Carl (1804-1856) et la princesse Feodora (1807-1872) 

    épouse du prince Ernest de Hohenlohe-Langenburg.

     

    Princess Louise, fourth daughter of Queen Victoria.  She was the only one of Queen Victoria's children to marry a commoner, the Marquess of Lorne, later Duke of Argyle.  She was talented in both painting in sculpture and took classes at an art school.  Her later life was plagued with marital problems and lasting effects from a head injury sustained during a sleigh accident.:  

    Princess Louise, fourth daughter of Queen Victoria. She was the only one of Queen Victoria's children to marry a commoner, the Marquess of Lorne, later Duke of Argyle. She was talented in both painting in sculpture and took classes at an art school. Her later life was plagued with marital problems and lasting effects from a head injury sustained during a sleigh accident.

     

     

    ---------------------------------------------

     

    Le prince Carl était sain et aucun descendant de la princesse de Leiningenn’est hémophile. Il ne semble pas non plus que l’hémophilie soit apparue

    dans la descendance des frères et sœurs de la duchesse de Kent.

     

    Fille du prince Franz Friedriech de Saxe Coubourg Saalfeld (1750-1806) et

    de la princesse Augusta Reuss 1757-1831),

     

    Victoria and Albert on their wedding day. Victoria bragged about their active sex life (after the wedding) and had about a hundred babies to prove it.:  

    la princesse Victoria, duchesse de Kent, a quatre sœurs et quatre frères : 

     

     

    Sophie, née en 1778, mariée au comte Emmanuel de Mensdorff-Pouilly ;

    Antonia (1779) mariée au duc Alexandre de Wurtemberg et

    future belle-mère de la princesse Marie d’Orléans ; 

     

     

    Juliane (1781) mariée au grand duc Constantin de Russie ; 

    Mariane(1788), décédée à l’âge de 6 ans; 

    Ernest (1784), duc de Saxe-Cobourg-Gotha marié à la 

    princesse Louise de Saxe et père

    du duc Ernest II et du prince Albert, époux de la reine Victoria ; 

     

     

     

    smashweb hématologie association crth solidarité
     
     L’HÉMOPHILIE DES FAMILLES ROYALES EUROPÉENNES

     

    Une des grandes énigmes médico-historiques de ces derniers siècles a été récemment résolue :

     

    la nature de l’hémophilie généreusement léguée aux familles royales

    européennes par la reine Victoria, première du nom.

     

    Evgeny L Rogaev et une équipe de l’Université du Massachussets, en collaboration avec l’Institut de Génétique générale de l’Académie Russe des Sciences ont publié les résultats d’une étude faite à partir des ADN de la famille Romanov, cette famille à laquelle appartenait le tsar Nicolas II assassiné avec femme et enfants à Ekaterinbourg en 1918.

     

    Les investigations ont porté tout d’abord sur des fragments d’ADN appartenant à l’impératrice Alexandra, mère dutsarevitch Alexis.

     

    En utilisant des techniques complexes, ils ont étudié les gènes du

    facteur VIII et du facteur IX.

    Ils ont trouvé une mutation sur le gène du facteur IX,

    pouvant être responsable d’hémophilie.

     

    Cette mutation était retrouvée dans les ADN d’Alexandra.

     

    Alexis était donc probablement atteint d’une hémophilie B sévère liée à cette mutation.

     

    L’arbre généalogique des familles royales européennes auxquelles Victoria transmit cette mutation a été maintes fois publié.

     

    L’histoire du tsarévitch Alexis, que seul le moine Grigori Iefimovitch alias Raspoutine (du russe Raspoutnyi = le débauché) pouvait traiter,

    est bien connue mais le destin tragique de la maison

    des Saxe-Cobourg-Gotha

    (devenus Windsor pendant la première guerre mondiale pour éviter la consonance germanique, de même que la branche morganatique  Battenberg

    anglicisait son nom en Moundbatten)

    nous avait privé du diagnostic précis de l’hémophilie royale

     

    The famous picture of Queen Victoria and Prince Albert with their daughter Victoria on her wedding day, 25 January 1858. The Queen is blurry because she couldn't stop shaking from the anxiety of her daughter leaving home.:  

    Victoria, surnommée la grand-mère de l’Europe,

    n’avait aucun ancêtre hémophile.

     

    La mutation est donc probablement apparue chez elle

    (ou dans les gamètes paternels) ???

    Victoria tient une fille sur ses genoux

    Elle a eu neuf enfants.

    Un seul de ses fils, Léopold duc d’Albany était hémophile.

     

    Il mourut à l’âge de trente-et-un ans d’une

    hémorragie cérébrale post-traumatique.

     

    Il était père de deux enfants dont une fille, Alice, était conductrice obligatoire puisque ses deux fils, Rupert et Maurice étaient hémophiles.

    Maurice mourut dans sa première année de vie,Rupert décéda d’une hémorragie cérébrale après un accident de voiture.

    Il n’avait pas d’enfant.

     

     

    La princesse Alice, troisième enfant de Victoria était conductrice obligatoire:

    elle se maria au Duc de Hesse dont elle eut sept enfants.

    L’un d’eux était hémophile et mourut à trois ans.

     

    Parmi ses cinq filles, deux étaient conductrices dont Irène de Hesse qui épousa

    Henri de Prusse et eut deux fils hémophile,

    Waldemar et Sigismond, morts l’un à onze ans et l’autre à deux ans.

     

    La seconde fille conductrice, Alice de Hesse-Darmtsadt épousa

    son cousin Nicolas Alexandrovitch, futur Nicolas II

     

     

    Ils eurent cinq enfants :

    Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis, né le 12 août 1904, jour d’une défaite navale sans précédent infligée par les Japonais aux Russes dont un des bâtiments s’appelait «Le Tsarevitch»

    Le massacre d’Ekaterinbourg priva la famille de descendants.

     

    -------------

     

    Ferdinand (1785) marié à la princesse Antonia Kohary,

    père de 4 enfants et futur beau-père de la reine Maria II de Portugal,

    de la princesse Clémentine d’Orléans et de son frère le prince Louis d’Orléans

    duc de Nemours ; 

    Léopold (1790) futur roi des Belges et époux en secondes noces

    de la princesse Louise-Marie d’Orléans ; 

    Franz né en 1792 et décédé à 22 jours.

     

     

    En remontant d’une génération du côté de la famille de Reuss,

    la princesse Augusta,

    grand-mère de la reine Victoria,

     

    était la fille du prince Heinrich XXIV Reuss (1724-1779) et

     

    de la comtesse Karoline zu Erbach Schonberg (1727-1796).

     

     

    Elle avait un frère Heinrich (1761-1822) qui eut deux enfants :

    un fils Heinrich (1797), sans alliance et une fille Adelheid (1800)

    mariée à un ses cousins le prince Heinrich Reuss.

     

     

     

    La princesse Augusta avait aussi trois sœurs :

    l’une Ernestine (1762) décédée à l’âge de 10 mois ; 

    Sophie (1767) mariée au prince Emich de Leiningen et

    maman d’un petit Friedrich, décédé à l’âge de 7ans ; et 

     

     

    Louise (1759) mariée au prince Heinrich XLIII Reuss,

    maman de cinq enfants dont aucun d’entre eux n’eut de descendance :

    deux fils moururent jeunes, une fille et un autre fils restèrent sans alliance, seule la dernière fille Franziska se maria avec un cousin Reuss mais resta sans descendance.

     

     

    Reine Olga de Grèce (1851-1926) fille du grand-duc Constantin de Russie et de la grande duchesse Alexandra de Saxe-Altenbourg:  

     

     

    Ces drames (enfants morts jeunes) et l’absence de descendants

    parmi les grandes tantes de la reine Victoria, était-ce dû à l’hémophilie ?

     

     

    D’après les renseignements donnés par Laurence Housmann dans son

    livre « Victoria Regina», le frère de la duchesse de Kent,

    le duc Ernest Ier de Saxe Cobourg Gotha,

    eut un jour une hémorragie grave presque mortelle.

     

    De là, à dire qu’il était hémophile…

     

    L’hémophilie dans la descendance de la reine Victoria

     

    En fait, aucune preuve certaine, ne nous permet de dire

    que la maladie a existé chez les Reussou chez les Saxe Cobourg.

     

    Les médecins du siècle passé saignaient tout malade qui leur venait

    entre les mains et ainsi les hémophiles mouraient au berceau.

    Ce qui est certain en revanche, c’est que la reine Victoria était porteuse

    du gène de l’hémophilie et qu’elle l’a transmis à sa descendance.

     

    Deux filles de la reine Victoria étaient porteuses du gène de l’hémophilie : 

    Alice et Béatrice.

    Victoria, Princess Royal and The Princess Alice in Osborn, 1857:  

    La princesse Alice, Maud, Mary est née à Londres le 25 avril 1843

    et est décédée en Allemagne le 14 décembre 1878.

    Elle est le troisième enfant et la seconde fille de la 

    reine Victoria et du prince Albert. 

    Queen Victoria with Helena and Louise, 1852:  

    En juillet 1862, elle épouse le grand duc Louis de Hesse.

     

    Ils auront sept enfants : 

    Victoria, Elisabeth, Irène, Ernest-Ludwig, Frédéric, Alix et Maria.

    Et l’hémophilie frappera douloureusement cette famille.

     

    Alix's brother, Prince Friedrich (7 October 1870-29 May 1873) ca. 1872. He died at the age of two and a half from haemophilia.:  

    Alix's brother, Prince Friedrich (7 October 1870-29 May 1873) ca. 1872.

    He died at the age of two and a half from haemophilia.

     

    La princesse aura la douleur de perdre son petit Frédéric, hémophile,

    qui s’éteindra dans ses bras mais ne vivra pas assez longtemps

    pour connaître la souffrance de ses filles, maman à leur tour.

     

     

     

     

    La princesse Béatrice, Mary, Victoria, Feodora est née à Londres le 14 avril 1857.

    Elle est le dernier enfant de la reine Victoria et du prince Albert.

    Elle se marie en juillet 1885 avec leprince Henry de Battenberg.

    Ils auront quatre enfants Alexandre, Victoria-Eugénie, Léopold et Maurice.

    Seul le fils ainé Alexandre n’est pas hémophile.

     

    La princesse Béatrice très proche de sa mère s’éteindra en 1944.

     

    queenvictoriasfamily: Helena, Victoria, and Alice.:  

    Les petites-filles de la reine Victoria porteuses du gène de l’hémophilie :

    la princesse Irène de Hesse, la princesse Alix de Hesse (future tsarine Alexandra de Russie),

    la princesse Victoria Eugénie de Battenberg (future reine d’Espagne) et

    la princesse Alice de Grande-Bretagne.

     

     

     

    La princesse Irène, Louise, Marie, Anne de Hesse née à Darmstadt le 11 juillet 1866,

    est décédée en 1953.

    Elle était la troisième fille du grand- duc Louis de Hesse et de la

    princesse Alice de Grande-Bretagne.

    Mariée en 1888 au prince Henri de Prusse, son cousin, elle sera mère de trois fils : 

     

    Waldemar, Sigismund et Henri dont deux seront hémophiles. 

    Henri, le plus jeune, né en 1900 mourut d’hémorragie dans ses bras,

    au cours d’un jeu.

    Il avait 4 ans.

     

     

     

    La princesse Alix, Victoria, Helena, Louise, Beatrice de Hesse est née à Darmstadt

    le 6 juin 1872 et est décédée à Iekaterinbourg en juillet 1918.

    Epouse de Nicolas II, tsar de Russie, tout le monde connaît la triste histoire de celle

    qui est devenue l’impératrice Alexandra.

    Extrait des souvenirs du docteur en médecine Serge Petrovitch Fedorov,

    chirurgien à Saint Petersbourg.

    « Le 8 septembre 1904, je fus appelé pour la première fois au

    château impérial de Tsarskoïe-Selo.

    C’était en fin d’après-midi vers 6 heures et l’aide de camp impérial qui m’attendait avec une voiture automobile (rare à l’époque) paraissait ému.

    De quoi s’agit-il ? demandai-je.

    De Son Altesse Impériale le tsarévitch.

    Impossible d’obtenir d’autres explications.

    Nous nous mîmes en route.

    J’eus le temps de réfléchir pendant le trajet.

    C’était pour l’héritier du trône, un enfant d’à peine six semaines,

    qu’on requérait ma présence de façon si urgente.

    Alexeï Nicolaïvitch était né le 30 juillet. Arrivé à Tsarskoïe-Selo, je me vis face à un homme aux yeux sombres qui me tendit gravement la main.

    Je le reconnus avant qu’il se fût nommé à voix basse :

    « Docteur Korovine ».

    C’était le médecin attitré de la Cour.

    -Il s’agit du petit tsarévitch, dit-il, je ne suis pas chirurgien mais généraliste,

    c’est pourquoi j’ai proposé de vous consulter.

    -Merci, mais que se passe t-il ?

    -Voilà, il s’agit d’une étrange hémorragie dans la région du nombril.

    -Cela arrive souvent, dis-je, presque soulagé et pourtant dépité qu’on m’eût appelé pour une pareille bagatelle.

    -Certainement, mais l’hémorragie se poursuit, la durée en est inhabituelle …

    -Montrez moi le petit malade .

    -Bien sur…mais laissez moi vous préparer.

    Vous trouverez auprès du lit, la tsarine qui est au comble de l’angoisse et de l’émotion .

    Il me faut vous prier de vous taire si vous découvrez un symptôme alarmant.

    Il me précéda dans la chambre de l’étage supérieur.

     

     

    Une femme était à genoux auprès du lit.

    Ses mains étaient jointes dans le geste de la prière.

    C’était la tsarine Alexandra.

    Elle releva lentement la tête sous la lourde couronne de ses cheveux d’un blond roux.

    Elle était vraiment belle.

    Ses ennemis ne pouvaient pas n’en pas convenir.

    La présentation se fit presque sans un mot.

    Elle ne s’écarta pas du lit et je dus examiner le tsarévitch du coté opposé à celui où elle se trouvait. Korovine avait défait le pansement et la petite plaie apparaissait.

    Il m’est difficile de décrire aujourd’hui ce que j’éprouvai.

    Je mentirais en affirmant que je reconnus dès l’abord toute la portée des effets qui pouvaient s’ensuivre.

    Je vis une toute petite plaie presque anodine à l’endroit où le cordon ombilical avait été coupé, mais dans cette plaie suintaient des gouttes de sang rose et frais.

    Je pensais d’abord que l’éloignement du pansement avait écorché la croûte, mais je ne trouvais aucune trace de croûte, aucun début de coagulation.

    Je me redressai lentement et mon regard plongea dans celui de la tsarine emplis d’une détresse particulière.

    -Quel est votre diagnostic, de quoi s’agit -il ?

    demanda t-elle très maîtresse d’elle-même, mais on percevait l’effort qu’il lui fallait faire pour parvenir à ce calme.

    Je sentis sur mon bras la main de Korovine.

    Je me retrouvai seul avec Korovine, il s’affala dans un fauteuil.

    -Nous sommes seuls, nous pouvons parler ouvertement.

    -Il est trop tôt pour un diagnostique définitif, dis-je en matière d’échappatoire.

    -Je le sais, mais comme moi, vous devez vous être fait une opinion…

    -Je vous avoue mal connaître les origines de la tsarine.

    Korovine ferma les yeux, puis dit lentement :

    -Nous pensons la même chose et cela signifie une incommensurable catastrophe…

     

     

    -En un mot, dis-je, il y a des hémophiles dans la famille de la tsarine.

     

     

    -Nous nous tenons au chevet du tsarévitch que SA Majesté a enfin mis au monde après tant d’années et nous constatons que le tsarévitch saigne et que Sa Majesté lui a transmis la maladie de famille, que celui qui devra régner un jour sur notre pays,

    passera sa vie à fuir la mort…

    -Attendons demain, dis-je.

    -Elle me fait pitié, gémit-il, elle me fait pitié.

    Je crains que Sa Majesté sache, elle connaît l’histoire de sa famille… »

    La princesse Victoria-Eugénie de Battenberg est née le 24 octobre 1887 à Balmoral, elle était la fille unique du prince Henry de Battenberg et de la princesse Béatrice de Grande Bretagne.

     

     

    C’est le 30 mai 1906 qu’elle épousa le roi Alfonso XIII d’Espagne.

    Ils auront sept enfants dont trois fils hémophiles.

    Extrait du livre « Le sang des Rois » de Jurgen Thorwald. « Alfonso d’Espagne avait 19 ans. Au cours d’un voyage en Angleterre, le roi Edouard VII pensa présenter au jeune roi, trois princesses anglaises.

    Mais son regard tomba sur une jeune fille blonde tout juste âgée de 18 ans.

    Personne n’avait pensé à Londres qu’elle serait choisie comme prétendante.

    Elle s’appelait Victoria-Eugénie de Battenberg,

    On l’appelait simplement Ena.

     

     

    La reine Marie-Christine prit peur en entendant le nom de la jeune princesse.

    -Alfonso, n’as-tu jamais entendu parler des Battenberg et de leur maladie ?

    -Non, répondit le roi, Ena est belle et saine.

    -Mais les Battenberg mettent au monde des enfants malades, deux des frères

     

    de la princesse que tu veux épouser sont malades.

    Ils ont la peau trop mince.

    La reine Marie-Christine se trompait juste sur l’origine de la maladie qu’elle redoutait.

    Quand il était question de l’hémophilie,

     

     

    La reine donne naissance le 10 mai 1907 à Madrid à son premier enfant, un fils prénommé Alfonso, Pio, Cristino, Eduardo, Francisco, Guillermo, Carlos, Enrique, Eugenio, Fernando, Antonio, Venancio.

     

    Lorsque l’on circonscit le bébé, on s’aperçoit qu’il est hémophile.

     

     

     

     

     

    Jaime, Luitpold, Isabelino, Enrique, Alejandro, Alberto, Alfonso, Victor, Acacio, Pedro, Pablo, Maria nait à La Granja le 23 juin 1908.

     

     

    Il n’est pas atteint par l’hémophilie mais à l’âge de 3 ans suite

    à une intervention chirurgicale, il reste sourd et muet.

     

     

    Les naissances se succèdent même si le roi ne tarde pas à avoir des relations extra-conjugales notoires et y compris des enfants naturels.

     

    La reine le sait et se replie chaque jour davantage sur elle-même.

    L’infante Beatriz, Isabel, Federica, Alfonsa, Eugenia, Cristina, Maria, Teresa, Bienvenida, Ladisláanaît à La Granja le 22 juin 1909.

    Elle porte le prénom de sa grand-mère maternelle la princesse Béatrice de Battenberg.

    ------------------------------------------------------------------------

     

    on parlait de « la maladie des Battenberg ».

    Cela masquait un mensonge.

    Par respect pour la reine Victoria, on se refusait en Angleterre à dire la vérité et on avait fait courir que l’hémophilie avait été importée dans la famille royale par

    les Battenberg allemands, C’était inexact. »

     

     

    Extrait d’un article de l’Illustration écrit par Monsieur Coudurier de Chassaigne : «L’adolescence du roi Alfonso XIII avait été illuminée par un amour véritable, phénomène d’une insigne rareté sur les marches de tous les trônes.

     

     

    Le roi Edouard VII et la reine Alexandra avaient donné des fêtes

    en l’honneur du jeune roi d’Espagne.

    Dans la loge royale, il y a le prince et la princesse de Galles, le duc de Connaught,

    la princesse Béatrice, la princesse Louise,

     

     

    Tea Time at Winter Palace: Princess Louise, Princess Alice & Princess Helena of England in the dresses they wore at the marriage of their eldest sister Princess Victoria to Frederich III, January 25 1858.:

     

     

    les jeunes princesses Margaret et Patricia de Connaught – »Patsy »

    comme l’appelle la famille royale ne ferait-elle pas une charmante reine d’Espagne ?

     

    Et derrière l’éblouissante blondeur et l’éclat nacré d’Ena de Battenberg

    à laquelle personne ne songe pour un mariage proche ou lointain.

     

     

    Les Battenberg sont un peu les parents pauvres de la Cour.

    Miracle de l’amour !

    C’est l’enfant blonde, si jeune encore à laquelle personne ne prête attention

    qui attire et fixe le regard du roi Alfonso. »

     

     

    La princesse Alice, Mary, Victoria, Augusta,

     

    Pauline de Saxe-Cobourg-Gotha est née le 25 février 1883 à Windsor.

    Elle est la fille du prince Léopold de Grande-Bretagne, duc d’Albany, et

    de la princesse Hélène de Waldeck et Pyrmont 

    (sœur de la reine Emma des Pays Bas).

     

    Elle avait un an quand son père décéda à Cannes.

    A 4ans, elle assiste au Jubilé d’Or de

    sa grand-mère la reine Victoria le 21 juin 1887.

    C’est en février 1904 qu’elle épouse à Windsor le prince Alexandre de Teck,

    comte d’Athlone, le plus jeune frère de la reine Mary de Grande Bretagne.

     

    Ils auront trois enfants :

     May et deux fils hémophiles Rupprecht et Maurice.

     

    La princesse Alice a connu six souverains britanniques et passa sa vie

    au service de la Couronne.

    Elle est décédée en janvier 1981 à Kensington où elle résidait.

    Elle était la dernière petite-fille vivante de la reine Victoria.

     

    Queen Victoria's children, Victoria,  Albert, Alice, Alfred, Helena, Louise,  Arthur, Leopold, and Beatrice.:  

     

     

    Les princes hémophiles dans la descendance de la reine Victoria :

     

    le prince Léopold de Grande-Bretagne,

    le prince Frédéric de Hesse,

    le prince Léopold de Battenberg,

    le prince Maurice de Battenberg,

    le prince Waldemar de Prusse,

    le prince Henri de Prusse,

    le tsarévitch Alexis de Russie,

    le prince Alfonso d’Espagne, le prince Fernando d’Espagne,

    le prince Gonzalo d’Espagne,

    le prince Rupprecht de Teck et

    le prince Maurice de Teck.

     

     

    Le prince Léopold, George de Saxe-Cobourg-Gotha,

     

    duc d’Albany est né à Buckingham le 7 avril 1853.

    Il est le huitième enfant et le quatrième fils de la reine Victoria et du prince Albert.

    Il fut le premier dans la descendance de la reine à être atteint d’hémophilie.

     

     

     

    Il passait à la Cour comme « le prince à la peau fragile comme du papier buvard ».

    Le journal de la reine Victoria  contient de nombreuses allusions à sa disposition à des saignements inhabituels.

    En avril 1882, il se maria avec la princesse Hélène de Waldeck et Pyrmont 

    (sœur de la reine Emma des Pays Bas).

    Deux ans plus tard, le 28 mars 1884, il mourait d’une hémorragie à Cannes.

    Il était père d’une petite fille Alice et son épouse était enceinte de leur

    second enfant Charles-Edouard (père de la princesse Sybilla de Suède).

     

    Mariage d'Alexander de Teck /Alice d'Albany 

    Mariage le 10 février 1904 du prince Alexander de Teck et de la princesse Alice d'Albany, princesse de Grande-Bretagne et d'Irlande...

    1-princesse Mary de Galles

    2-princesse Helene zu Waldeck und Pyrmont

    3-princesse Mary de Teck

    4-princesse Margaret de Connaught

    5-princesse Patricia de Connaught

    6 et 7- les mariés

     

     

    Voici un extrait du journal de la reine Victoria :

    « Un nouveau coup terrible m’a frappée moi et les miens.

     

     

    Mon bien aimé Léopold si doué et si intelligent qui si souvent s’était remis de maladies terribles et de différentes attaques, nous a été enlevé.

     

    Il est trop atroce de perdre à nouveau un enfant chéri, de le savoir loin.

    J’attendais des nouvelles de la jambe du cher Léopold et reçus un télégramme de Cannes annonçant que le cher Léopold allait mal.

    Je fis appeler Horacio qui me dit qu’un autre télégramme était arrivé de Cannes et qu’à son grand chagrin, il devait m’annoncer que mon chéri Léopold était mort pendant son sommeil à 3h30 du matin de la rupture subite d’un anévrisme dans la tête.

    Je suis toute brisée.

     

    Comme je l’ai aimé et que de soucis je me suis fait pour lui.

    Et combien cette nouvelle atteindra la pauvre jeune femme si aimante qui depuis janvier ne peut guère quitter son sofa afin d’éviter un accident.

    Trop affreux. Il n’empêche que nous devons nous plier à la volonté de Dieu.

    La vie de ce pauvre enfant ne fut que soucis depuis la première heure.

     

    Que Dieu épargne dans sa grâce mes autres chers enfants »

    Le prince Frederic, Wilhelm, August, Victor, Léopold, Louis de Hesse est né à Darmstadt le 7 octobre 1870 et y est décédé le 29 mai 1873.

    Il était le second fils et le cinquième enfant dugrand duc Louis de Hesse

    et de la princesse Alice de Grande Bretagne.

     

     

     

     

    Voici un extrait du livre de Jurgen Thorwald, « le  sang des rois » 

    « Frédéric de Hesse était un joli petit garçon mais très fragile.

    Il avait déjà failli mourir d’hémorragie à la suite d’une blessure insignifiante.

     

     

    Le 29 mai 1873, la princesse Alice revenait d’un voyage en Italie.

    Elle était dans sa chambre à coucher, au premier étage du château et regardait

    ses fils Ernest-Louis et Frédéric jouer ensemble.

    Ernest-Louis faisait attention sachant à quel point son petit frère était fragile.

    Le malheur arriva malgré tout.

    Le petit prince courut vers la fenêtre ouverte et tomba, Alice n’entendit qu’un cri.

     

     

    Lorsqu’elle se précipita, elle vit le petit étendu sur la terrasse.

    Elle le tint dans ses bras, heure après heure pendant

    que les médecins restaient là impuissants. »

     

     

    Le prince Léopold, Arthur, Louis de Battenberg est né à Windsor le 21 mai 1889.

    Il est le troisième enfant et le second fils du prince Henry de Battenberg et

    de la princesse Béatrice de Grande Bretagne.

     

     

    Elève des collèges Wellington puis Magdalena à Cambridge, il a servi dans le bataillon  »Princess Beatrice » du Régiment de Hampshire et dans le  »Royal Rifle Corps ».

     

     

    Les récits sur lui contiennent toujours le même genre de phrases :

    sa santé est  »délicate  »

    Ses études furent souvent interrompues en raison de son mauvais été de santé.

    Il était dispensé de tous les sports.

    Sa santé le força à renoncer à la carrière militaire et à

    s’abstenir pendant la guerre de service actif.

     

    Extrait du livre « le Sang des Rois » 

     

    « En 1922, le prince Léopold de Battenberg eut une crise d’appendicite

    qui n’était plus fatale à aucun homme de constitution normale.

    Mais son médecin le Docteur Howitt se tenait impuissant à son chevet.

    L’opération qui aurait sauvé toute autre personne,

    pouvait signifier la mort certaine pour Léopold.

     

    L’intervention risquait de se solder par une hémorragie mortelle.

    Ce fut que lorsque l’appendicite perforé déclencha une fièvre violente que Léopold fut transporté dans un hôpital de Londres où une opération fut pratiquée draînant le pus pour soulager ses dernières heures.

    Il fut ramené pour mourir à Kensington Palace.

    Il décéda dans la nuit du 22 au 23 avril 1922.

    Le prince Maurice, Victor, Donald de Battenberg est né à Balmoral le 3 octobre 1891, dernier enfant du prince Henry de Battenberg et de la princesse Beatrice de Grande Bretagne.

    Il était officier dans un régiment de King’s Royal Rifle.

    Extrait du livre « le Sang des Rois » :

    « Le prince Maurice de Battenberg était officier, cadet à Sandhurst.

    Il savait parfaitement qu’à la guerre, la moindre blessure le tuerait, mais il ne voulut pas l’avouer et refusa d’en faire moins que les autres.

    Il fut blessé à Ypres en Belgique le 27 octobre 1914.

    Transporté à l’hôpital militaire, il perdit tout son sang. On ne put rien faire pour lui. »

    Le prince Waldemar, Wilhelm, Ludwig, Friedrich, Victor, Heinrich de Prusse est né à Kiel dans le Schleswig-Holstein le 20 mars 1889. Il est le premier enfant du prince Henri de Prusseet de sa cousine la princesse Irène de Hesse.

    Le 19 août 1919, le prince Waldemar épouse laprincesse Calixta zu Lippe Biesterfeld, le couple n’aura pas d’enfants.

     

     

    Le prince est décédé le 2 mai 1945 à Tutzing en Bavière.

    Extrait des récits de la princesse Calixta de Prusse, princesse Waldemar de Prusse :

    « Le 14 avril 1945, nous avons quitté notre château de Kamenz en Basse-Silésie.

    Le 18 avril, nous étions à Saaz et continuions sur Prague.

    Nous fûmes stoppés.

    Nous étions dans la voiture désemparés et attendions.

     

     

    A cet instant, je vis mon mari se recroquevillait souvent et je sus que ses hémorragies stomacales avaient recommencé, sans doute en raison des secousses des mauvais chemins.

     

    Toute sa vie mon mari, a souffert d’hémorragies et particulièrement d’hémorragies stomacales très graves.

    Les transfusions seules peuvent le soulager,

    parfois il a fallu jusqu’à six transfusions pour arrêter une hémorragie.

    Finalement on nous permit de continuer.

    Mais en quittant Prague, je compris que l’état de mon mai s’aggravait. Nous arrivâmes jusqu’ici où la famille Trutz nous reçut.

     

    J’espère que vous avez un donneur, seules les transfusions réussissent. »

    Mais cela se passait le 29 avril 1945 à Tutzing, sur le lac de Starnberg en Haute Bavière.

     

    Les Américains et les Allemands se battaient à proximité et l’armée allemande

    était au bout du rouleau.

    De nombreux jeunes soldats mourraient des suites des blessures de guerre.

    Alors trouver un donneur de sang, pour un vieux prince de Prusse fuyant de Silésie, cela semblait chose impossible !!

     

    Le prince Waldemar de Prusse s’éteignit le 2 mai 1945.

    Le prince Henri, Victor, Ludwig, Friedrich de Prusse naquit le 9 janvier 1900 à Kiel, troisième fils et dernier enfant du prince Henri de Prusse et de la princesse Irène de Hesse.

     

     

     

    Extraits des récits de la princesse Calixta de Prusse :

    « Mon mari le prince Waldemar, comprit vers 13ans qu’il était hémophile et qu’il devait faire attention à chacun de ses mouvements.

    Son frère Sigismund était bien portant et le prince et la

     

    princesse Henri de Prusse espéraient que le petit prince Henri l’était également.

    C’était le 10 février 1904 au château de Kiel.

    Le prince Henri de Prusse revenait de Singapour où il avait commandé une escadre allemande.

    Les petits princes avaient mis les chaises les unes derrière les autres et jouaient au chemin de fer. Le prince Waldemar était assis à l’avant en tant que conducteur de la locomotive. Sigismund vint faire le contrôleur et le petit Henri était le passager.

    Mais Henri s’impatienta monta sur une chaise sur laquelle il ne devait que s’assoir,

    fit un faux mouvement et la chaise se renversa.

    Il tomba sur la tête et ne bougea plus.

    C’était une hémorragie cérébrale, c’était sans espoir.

    Le petit prince mourut au bout de seize jour, le 26 février 1904. »

     

    Le tsarévitch Alexis Nicolaïvitch de Russie est né Peterhof le 12 août 1904, cinquième enfant et premier fils de l’empereur Nicolas II et de l’impératrice Alexandra, née princesse de Hesse.

     

    Il a été assassiné avec sa famille le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg.

    Sa courte vie n’a été qu’une longue vallée de larmes, l’hémophilie le

    clouant au lit la majorité du temps.

    Extrait des souvenirs du docteur Serge Petrovitch Fedorov :

     

    « J’étais à nouveau à St Petersbourg en octobre 1907 et le 7 octobre s’annonça catastrophique.

     

    Un aide de camp vint me chercher avec mission urgente de me mener à Tsarskoïe Selo.

     

    Je fus dispensé des arrêts de contrôle et le commandant du palais m’escorta directement dans les appartements de la famille impériale. Le docteur Derevenko avait remplacé le docteur Korovine.

     

    Il me reçut dans la même pièce où Korovine m’avait accueilli en son temps.

    -Sa Majesté la tsarine, dit-il, a désiré vous appeler en consultation. Inutile de vous dire de quel malade il s’agit.

    -du tsarévitch, fis-je ?

    -Oui, répondit-il. La situation est si malheureuse.

    -Nous pouvons aller droit au but, l’interrompis-je, le tsarevitch souffre d’hémophilie. Votre prédécesseur le docteur Korovine s’est refusé à admettre ce franc diagnostic et j’ignore s’il a dit la vérité à Leurs Majestés.

    -Il ne l’a pas fait et c’est là une des raisons de son éviction de la Cour.

    Alexandra Romanov : Tsarine de Russie. 

    TSARINA en 1894

     

    Sa Majesté désirant la lus grande discrétion sur la maladie de l’enfant, même à la Cour, la vie de celui-ci se poursuit dans le cercle le plus restreint.

     

    Sa Majesté la tsarine pourvoit à tout ce que requiert le tsarévitch et ne le quitte qu’exceptionnellement pendant ses jeux.

     

    Le tsarévitch jouait dans le sable, il a dû se redresser brusquement.

     

    Cela a provoqué un épanchement de sang dans la région lombaire accompagné de douleurs si violentes qu’il a perdu connaissance.

     

    L’épanchement de sang a progressé, la fièvre a commencé hier soir.

     

    Sa Majesté la tsarine n’a pas quitté le chevet du tsarévitch depuis deux jours, elle est désespérée.

     

    Je vous préviens pour que vous ne preniez pas peur….

    L’aspect de la tsarine était en effet effrayant à l’instant où j’entrai dans la chambre. Ses vêtements étaient froissés.

     

    J’appris plus tard qu’elle avait passé la nuit allongée par terre à coté du lit de son fils à supplier Dieu de faire un miracle.

     

     

     

    Alexandra Romanov : Tsarine de Russie. 

    Ses cheveux n’étaient pas soignés, ses yeux étaient cernés, la peau de son visage avait un reflet jaune blafard.

     

    Elle regardait droit devant elle, on pouvait croire qu’elle ne voyait pas.

    Je saisis doucement une des mains de l’enfant, tâtai le pouls et pris sa température.

     

    Elle était alarmante.

     

     

    Derevenko avait raison de redouter une infection.

    Alexis Romanov 

    L’infection pouvait être combattue par une opération chirurgicale, l’hémophilie excluait pareille méthode.

    -Docteur Fedorov, me dit la tsarine de façon à peine perceptible, vous avez voyagé.

     

    De vous j’attends la vérité. Nous sommes saturés de beaux parleurs, d’intrigants, d’imposteurs.

     

    Dites moi la vérité, la science médicale a-t-elle trouvé une remède à la maladie du tsarévitch ?

    -Majesté, la science grâce à un travail incessant a trouvé des palliatifs au mal, mais non la guérison.

     

    Alexis Romanov

    Quand je me retirai, elle était assise comme pétrifiée près du lit du tsarévitch dont le sommeil s’accompagnait d’un léger râle .

    Derevenko m’attira dans sa chambre,

    -Votre avis ? me demanda t-il

    -Je me range au vôtre, si Dieu n’accomplit pas un miracle la mort dans deux ou trois jours …. »

     

    Alfonso, Pio, Cristino, Eduardo, Francisco, Carlos, Guillermo, Enrique, Eugenio, Fernando, Antonio, Venancio de Bourbon, prince des Asturies, est né le 10 mai 1907 à Madrid.

    Il est le premier enfant du roi Alfonso XIII et de la reine Victoria-Eugénie, née princesse de Battenberg.

    Extrait du livre « le Sang des Rois » :

    « C’est le prince Louis-Ferdinand de Bavière, un des rare prince médecin qui confirma aux souverains espagnols qu’ Alfonso souffrait d’hémophilie.

    Le roi Alfonso XIII pensait qu’il fallait cacher cela par crainte des républicains.

    Le seule remède qui soulageait le prince, était des transfusions de sang, mais cela restait rare.

    Le roi semblait se désintéresser de son fils malade........

    Le jeune homme essayait de survivre dans un combat incessant avec la maladie,,, »

    C’est en 1931, que le prince Alfonso tomba amoureux d’Edelmira Sampero Ocejo, alors que la jeune fille faisait des études à Lausanne et que lui rejoignait un sanatorium.

    Ils se marièrent le 21 juin 1933.

    Mais un mari toujours à l’hôpital ne semblait pas convenir à cette jeune femme énergique. Ils divorcèrent en 1937.

     

     

     

     

    Quelques semaines plus tard, le 3 juillet 1937,

    le prince Alfonso se maria avec Marta Rocafort, fille de dentiste.

    Mais quelques mois plus tard, ils se séparèrent et divorcèrent en janvier 1938 .

     

    hijos varones de Alfonso XIII y de Victoria Eugenia, reyes de España

     

    1 Don Juan de Borbón y Battenberg, infant d'Espagne, comte de Barcelone 1913-1993
    2-Don Gonzalo  de Borbón y Battenberg, infant d'Espagne 1914-1934
    3-Don Alfonso de Borbón y Battenberg, infant d'Espagne, Prince des Asturies jusqu'en 1933, 1907-1938
    4-Don Jaime de Borbón y Battenberg, infant d'Espagne, duc de Ségovie 1908-1975

     

     

    Le 8 septembre 1938, le prince Alfonso perdait la vie à Miami des suites d’un accident de la route, les transfusions de sang n’avaient pas suffi.

    Fernando de Bourbon est le quatrième enfant et le troisième fils du roi Alfonso et de la reine Victoria-Eugénie.

    L’enfant est né et décédé le 21 mai 1910,

    l’hémophilie est certainement en cause.

    Il est enterré dans la chapelle du monastère de l’Escurial.

    Le prince Gonzalo, Manuel, Maria, Bernardo, Narciso, Alfonso, Mauricio de Bourbon est né le 24 octobre 1914 à Madrid.

     

    Il est le dernier enfant du roi Alfonso et de la reine d’Espagne.

     

    Jaime/Jacques de Bourbon et Battenberg, Infant d’Espagne est né le 23 juin 1908 au Palais de la Granja de San Idelfonso près de Ségovie en province de Castille.

    Il est le deuxième enfant et deuxième fils du roi Alphonse XIII et de la reine Victoria Eugénie, née princesse de Battenberg, petite-fille de la reine Victoria.

     

    Extrait du livre « le sang des Rois » 

    « Le prince Gonzalo mourut sur le Worthersee en Autriche,

    dans un magnifique décor.

     

    L’après midi, le roi avait assisté à un tournoi de tennis avec le comte Khevenhuller, son détective privé et ses enfants Béatrice et Gonzalo.

     

    En fin d’après midi, les jeunes gens voulurent se porter au devant de leur sœur Cristina.

     

    Ils demandèrent au roi de pouvoir y aller en voiture et

    promettaient d’être de retour à 19h pour le dîner.

    Le roi le permît.

     

    Il leur prêta sa Horch noire. Béatrice reçut l’autorisation de prendre le volant.

    Elle était bonne conductrice.

     

    Le soir, à l’hôtel Werzer, lorsque les aiguilles de la pendule dépassèrent 19h,

    le roi commença à s’inquiéter.

    Sa fille n’était jamais inexacte. Il décida d’aller à leur rencontre

    accompagné de l’infante Christina et du comte Khevenhuller.

     

     

    Sur la route, ils aperçurent la Horch sur le bas coté gauche.

    L’aile droite était endommagée.

    L’infante Beatrice et un gendarme autrichien se tenaient à coté de la voiture.

    Gonzalo était à l’avant à coté du siège du conducteur, il était très pâle,

    mais rassura les siens ; il allait bien, ce n’était qu’un léger choc.

     

     

    L’infante Beatrice roulait de façon modéré lorsqu’un cycliste avait surgit

    sur le mauvais coté de la route.

    En tentant de l’éviter le coté droit de la voiture heurta une borne.

    Le roi ramena ses enfants. Mais vers 20h,

    l’infante Beatrice arriva seule dans le salon de l’hôtel pour dîner.

    L’infant Gonzalo s’excusait, il voulait se reposer un peu…sans doute l’émotion.

     

    Le roi fut saisit d’angoisse pendant le repas.

    Il se rendit dans la chambre de Gonzalo, ce dernier très pâle était étendu sur son lit.

    Le roi fit appeler un médecin.

    Un vieux médecin se présenta, il ignorait que Gonzalo était hémophile.

    -Que se passe t-il, on dirait une grosse hémorragie interne qui persiste encore…

    Le médecin venait par cette phrase de démolir l’édifice d’espoirs et d’illusions que le roi et sa famille avaient construits envers et contre tout. »

     

     

    L’infant Gonzalo d’Espagne mourut le 12 août 1934.

    Il allait avoir 20 ans en octobre.

    Le prince Rupert, Alexandre, George, August de Teck,

    vicomte de Trematon, est né le 24 août 1907 à Esher.

    Il est le fils du prince Alexandre de Teck, comte d’Athlone et de la princesse Alice de Grande Bretagne. A son sujet aussi, les rapports mentionnent toujours  »santé délicate ».

     

    Le prince fut inscrit à Eton, puis a entrepris des études d’ingénieur.

    Aucune formation militaire.

    Rupert se trouvait en avril 1928 avec deux camarades de Cambridge, Kenneth Madocks et John Steward-Clark au volant d’une voiture en route pour Cannes.

    Entre Paris et Lyon, il oublia qu’en France on conduisait à droite, il prit la gauche, essaya tardivement d’éviter la voiture d’un avocat qui venait à sa rencontre

    et fut projeté contre un arbre. 

    Rupert et ses amis furent transportés à l’hôpital de Belleville sur Saône.

    Madocks y mourut d’une fracture du crâne, Steward-Clark s’en tira avec quelques blessures, Rupert, lui, ne put quitter l’hôpital en raison de saignements continus.

    Il avait d’importantes lésions internes.

    En octobre 1927, il était rentré malade d’Afrique du Sud, où il avait rendu visite à ses parents, Son père le prince Alexandre de Teck avait été nommé

    gouverneur général d’Afrique du Sud en 1923.

    Le prince Rupert avait également contracté une blessure au genou en nageant,

    et cela avait été suivi de saignements prolongés.

     

     

    Après son accident d’automobile, deux médecins les docteurs Howitt et Montange essayèrent pendant quinze jours de le garder en vie.

    Mais ils n’osèrent toutefois pas recourir au seul remède qui aurait pu réussir :

    la transfusion sanguine car ils avaient peur de provoquer de

    nouvelles hémorragies internes. 

    Rupert de Teck mourut le 15 avril 1928….sur la route de Cannes, la ville où son grand-père, le prince Léopold était décédé de l’hémophilie lui aussi.

     

     

    Le prince Maurice, Francis, George de Teck, dernier fils du prince Alexandre de Teck

    et de la princesse Alice de Grande Bretagne, naquit le 29 mars 1910 à Claremont House à Esher, il mourut le 14 septembre 1910 à Reinhardsbrunn en Allemagne dans des conditions qui font supposer qu’il était hémophile.

     

     

     

    Reste la question des descendants des infantes Béatrice (née en 1909) et

    Maria-Christina d’Espagne (née en 1911).

     

    Pendant plusieurs années, les deux infantes reçurent de leur

     

    Image illustrative de l'article Alphonse XIII 

    père le roi Alfonso XIII, l’interdiction stricte de se marier.

     

    La crainte était qu’elles rentrent dans l’histoire de la famille comme

    « porteuses ».

     

    Cette interdiction de se marier était la peur de la propagation de cette maladie.

    Des années passèrent avant qu’elle ne soit levée.

    Le veto du roi au mariage des princesses étant ignoré hors de la famille,

    de nombreuses rumeurs circulèrent au sujet de leurs fiançailles.

    On fiança l’infante Maria-Christina au prince Nicolas de Roumanie, puis

    au comte de Berganio,

    ensuite au prince Alfonso de Bourbon-Orléans,

    puis enfin à un prince de Liechtenstein,

    un fils du prince Johannes.

    En 1935, Alfonso XIII leva cette interdiction. 

    L’infante Beatrice épousa le prince Alexandre Torlonia. 

    Elle eut quatre enfants dont deux fils qui n’étaient pas hémophiles. 

    L’infante Maria-Christina hésita jusqu’en 1940 à se marier,

    la mort de ses deux frères Alfonso et Gonzalo l’avait profondément marquée.

    Elle voyagea pendant des années pour consulter des médecins spécialisés

    dans l’hémophilie ou prétendant l’être.

    Finalement, selon ses propres dires, un médecin anglais dont elle tut le nom, la convainquit qu’un lavage total du sang juste après la naissance pouvait amener la guérison.

    Elle épousa en juin 1940 le comte italien Enrico Marone-Cinzano.

    Ils eurent quatre filles. 

     

    (Un tout grand merci à Corentine pour ses recherches et la rédaction de cet article

     

    – Sources : « Le sang des rois » de Jurgen Thorwald, Point de Vue & l’Illustration

    – Copyright photos : DR)

     

    Sources

     http://www.noblesseetroyautes.com/2012/07/lhemophilie-dans-la-descendance-de-la-reine-victoria/

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  


     
    - La cour de Russie était réputée pour sa magnificence.
    La fête bat son plein en ces 11 et 13 février 1903 dans la grande salle de bal
    du palais d’Hiver de Saint-Saint-Pétersbourg. 
     
     
    La cour de Russie était réputée pour sa magnificence.
     
    Le bal donné à Saint-Pétersbourg en février 1903 a
    particulièrement marqué les esprits.
     
    On en oublierait presque les célébrations du centenaire de la victoire sur Napoléon (1912) ou le tricentenaire de la dynastie Romanov (1913) !
    memory-of-the-romanovs: Николай II. Nicholas II. In fancy dress for the Romanov Anniversary Ball (1903):  
    L'album avec les photos du bal, commandé par l'impératrice Alexandra Fédorovna aux meilleurs photographes de Pétersbourg, y est surement pour beaucoup.
     
    Cet événement grandiose marque la fin d'une époque.
     
    N'est-ce pas aussi pour cela qu'il reste dans les mémoires?
    C'est le dernier grand bal costumé.
     
     
     THE BALL OF 1903 ~ Gowns for masquerade ~ Felix and Zenaida Yusupov dressed in 17th century boyar costumes at the Winter Palace in 1903.  Colorized by me Lisotchka aka Lisette la Cousette:
     
    THE BALL OF 1903 ~ Gowns for masquerade ~ Felix and Zenaida Yusupov dressed in 17th century boyar costumes at the Winter Palace in 1903. Colorized by me Lisotchka aka Lisette la Cousette 
     
    Une Russie hostile commence à regarder à travers les fenêtres du palais, le couple impérial va bientôt vivre un drame avec la maladie de leur héritier (né en 1904) et la cour se replonge dans le passé glorieux du pays et de la dynastie...


    Tous les participants portaient des costumes inspirés de l'époque du deuxième tsar de la dynastie Romanov, Alexis Mikhaïlovitch (XVIIe siècle).
     
     
    Countess Sofia Alexandrovna Ferzen at the Winter Palace Costume Ball, St. Petersburg, 1903. by ~VelkokneznaMaria.:  
     
    Countess Sofia Alexandrovna Ferzen at the Winter Palace Costume Ball, St. Petersburg,
    1903. by ~VelkokneznaMaria. 
     
    Des costumes d'avant la réforme vestimentaire imposée par Pierre le Grand qui décidément a "européanisé" son pays de tous les points de vue.
     
     
     Prince Orlov at the Winter Palace Costume Ball of 1903.:
     
    Prince Orlov at the Winter Palace Costume Ball of 1903. 
     
    D'ailleurs, lorsqu'on voit ces costumes, on comprend mieux son envie de changement ! Pour le bal, les ateliers spécialisés ont produit brocarts et velours vénitiens, tissus d'or et d'argent.
     
    1903 Romanov Dynasty Anniversary Costume Ball in the Winter Palace, St. Petersburg , Russia. Fancy dress in the Russian traditional fashion of the 17th c.:  
     
    1903 Romanov Dynasty Anniversary Costume Ball in the Winter Palace, St. Petersburg , Russia. Fancy dress in the Russian traditional fashion of the 17th c. 
     
    Les joyaux, pierres, perles, dentelles, broderies anciennes ont été largement utilisés... ainsi que des imitations (cela restait un bal-mascarade et des théâtres se sont aussi occupés des costumes !).

     

    Qui aurions-nous croisé si nous avions été présents ?
     
    Des Romanov, bien sûr:

     

     

    L'empereur Nicolas II (1868 - assassiné 1918) dans le costume du tsar AlexisMikhaïlovitch.

     

    Ce costume est conservé au palais des Armures du Kremlin de Moscou.


    L'impératrice Alexandra Fédorovna, née princesse de Hesse-Darmstadt (1872 - assassinée 1918). Elle porte un costume inspiré de celui de la tsarine Marie Ilinitchna Miloslavskaïa.


    Costume conservé au musée de l'Ermitage de St-Pétersbourg, ainsi que la couronne et les chaussures. L'énorme émeraude que l'impératrice portait sur la poitrine est aujourd'hui conservée à Moscou, dans le fonds des diamants du Kremlin.

     

    Le bal s'est déroulé en deux étapes: le 11 février a été organisée une "Soirée" avec concert, spectacle, dîner et bal. L'apogée de la fête, le bal costumé proprement dit, a eu lieu le 13. On écrit souvent que le bal avait lieu dans le palais d'Hiver, mais il faut y ajouter les autres palais adjacents: les "Ermitages" et le théâtre de l'Ermitage.











    Le grand-duc Michel Alexandrovitch (1878 - assassiné 1918), le frère de Nicolas II. Il est alors héritier du trône (il le restera jusqu'à la naissance du fils de Nicolas II l'année suivante). C'est surement pour cette raison qu'il porte un costume de tsarévitch du XVIIe siècle.





     
     





    Le musée de l'Ermitage possède une dizaine de ces costumes et quelques accessoires.
    Ils proviennent bien sûr des palais nationalisés après le coup d'Etat de 1917.

     

    La grande-duchesse Xénia Alexandrovna (1875-1960), la soeur de Nicolas II, en épouse de boyard (nom des anciens nobles).

    Avec son mari, le grand-duc Alexandre Mikhaïlovitch (1866-1933), en costume de fauconnier.
    Alexandre Mikhaïlovitch et Xénia Alexandrovna sont enterrés sur la Côte d'Azur, à Roquebrune-Cap-Martin, entre Nice et Monaco.







     





    La grande-duchesse Marie Pavlovna, née princesse de Mecklembourg-Schwerin (1854-1920), la tante de Nicolas II. En épouse de boyard de la fin du XVIIe.

    Marie Pavlovna est enterrée à Contrexéville.


















    Le fils de la précédente: le grand-duc Andreï Vladimirovitch (1879-1956), le cousin de Nicolas II, en habit de fauconnier.

    Andreï Vladimirovitch a épousé la ballerine Mathilde Kchessinskaïa dont je vous ai déjà parlé.  Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.





















      

    Le grand-duc Serge Alexandrovitch (1857 - assassiné 1905), l'oncle de Nicolas II, en habit princier du XVIIe.

















    L'épouse du précédent (et soeur de l'impératrice): la grande-duchesse Elisabeth Fédorovna, née princesse de Hesse-Darmstadt (1864 - assassinée 1918). En habit princier.












    La grande-duchesse Marie Guéorguievna, née princesse de Grèce (1876-1940), en paysanne de la ville de Torjok du temps d'Alexis Mikhaïlovitch: le traditionnel sarafan (une sorte de robe longue sans manches), chemise et kokochnik (coiffe).

    Alexandra est la fille du roi Georges Ier de Grèce et d'Olga de Russie dont je vous ai parlé il n'y a pas si longtemps.
     

    Costume conservé à l'Ermitage.

    Des représentants des plus grandes familles de l'aristocratie et de la noblesse étaient présents:

     

      
    Zénaïde Nikolaïevna Youssoupova
     (1861-1939) en femme de boyard. Excellente danseuse, la ravissante princesse a fait sensation à ce bal. Sa seule "concurrente" en danse était peut-être son amie, la grande-duchesse Elisabeth Fédorovna (voir plus haut).

    Zénaïde Youssoupova est enterrée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

    Musée de l'Ermitage



     
     




    Avec son mari, le comte Félix Félixovitch Soumarokov-Elston, prince Youssoupov (1856-1928) en costume de boyard.

    Costumes conservés à l'Ermitage.










    Le kokochnik, coiffe traditionnelle de fête, est à l'honneur. La variété des formes semble infinie.
     




     










    Maria Nikolaïevna Lopoukhina en épouse de boyard.




















    La princesse Nadejda Dmitrievna Bélosselskaïa-Bélozerskaïa, née Skobéléva (1847-1920), en épouse de boyard.

    C'est la soeur du général Mikhaïl Skobélev, héros de la guerre contre la Turquie de 1877-1878.



     















     
     

    Même des personnes qui n'affectionnaient pas tellement les festivités de la vie mondaine pétersbourgeoise étaient présentes. Par exemple, la princesse Eléna Konstantinovna Kotchoubeï, née princesse Bélosselskaïa-Bélozerskaïa (1869-1944), qui porte l'habit d'une noble polonaise de la Petite Russie.







    L'album avec les photos des participants a été publié en 1904. Il était principalement acheté par les participants eux-mêmes et l'argent était reversé à des oeuvres de bienfaisance. Il a été réédité pour le centenaire du bal, en 2003.
     
    Cette réédition fait partie du "fonds des cadeaux présidentiels" destiné à des personnalités russes et étrangères lors de diverses occasions et rencontres à haut niveau.













      La princesse Elisabeth Nikolaïevna Obolenskaïa en fille de boyard du XVIIe.

























    La princesse Maria Pavlovna Tchavtchavadze, née Rodzianko (1876 ou 1877-1958) en épouse de boyard.


















      





    La princesse Olimpiada Alexandrovna Bariatinskaïa porte un habit paysan.

     



















    Le prince Konstantin Alexandrovitch Gortchakov (1841-1926) en boyard.
























    La comtesse Varvara Vassilievna Moussina-Pouchkina en épouse de boyard.















    Plus de photos  ici
     
     
     
     
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    La villa Ipatiev rasée par le Politburo 



    Article de Laurent Brayard
     
     
     
     
     
     
    Le 27 juillet 1977 la décision de raser la Villa Ipatiev était prise et l’ordre donné. L’instigateur était Michel Souslov, membre du Politburo et personnage méconnu de l’époque soviétique qui fut pourtant l’un des plus sombres et des plus terribles de son histoire. Ainsi finissait la villa Ipatiev où avaient été assassinés 59 ans plus tôt Nicolas II et la famille impériale.
     
    Parmi d’autres lieux dramatiques qui furent également détruit, comme par exemple à Paris la fameuse prison du Temple, la Villa Ipatiev reste un symbole de l’horreur et de la tyrannie bolchevique, la famille impériale y étant séquestrée puis exécutée sur l’ordre de Lénine.
      
    Elle devait son nom d’Ipatiev à son ancien propriétaire, l’ingénieur militaire Nicolas Nicolaïevitch Ipatiev.
      
    Elle fut choisie par les Bolcheviques dans le printemps 1918, pour accueillir provisoirement les Romanov et le Tsar déchu. Elle avait été construite seulement en 1897 dans le centre historique de la ville par un autre ingénieur avant de passer dans les mains d’un autre propriétaire puis de Nicolas Ipatiev en 1908.
     
     
    C’était une maison bourgeoise et elle fut bien entendu promptement réquisitionnée par les autorités bolcheviques locales.
      
    La zone d’Ekaterinbourg était à cette époque une région fortement tenue par les communistes, car il s’agissait d’une région minière où la propagande bolchevique et les misères de la condition de mineurs, que nous pouvons bien nous imaginer comme similaires, voire pires qu’en France, avaient créé un terreau propice. C’est dans ces conditions que la maison fut donc réquisitionnée le 27 avril 1918, son propriétaire étant tout bonnement expulsé.
     
     
     
     
     
    La maison fut transformée en véritable forteresse par les bolcheviques, qui construisirent une palissade de bois tout autour et disposèrent plusieurs mitrailleuses sur et dans la maison.
      
    La famille impériale y fut conduite séparément le 30 avril puis le 23 mai 1918, dans l’attente de la suite. Une garde permanente commandée par le commissaire politique Iakovlev et le commandant Avdeïev fut installée dans les murs mêmes de la maison et donnèrent lieu immédiatement à de nombreuses vexations.
      
    La famille impériale qui allait subir le martyr était la cible d’insultes, de mesquineries et de vexations permanentes de la part des gardes jusqu’au drame final qui eut lieu dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. La famille, un médecin et plusieurs domestiques étaient impitoyables massacrés dans la cave de la Villa.
     
    La ville ayant été prise par l’Armée blanche de Koltchak quelques temps après et par le corps d’armée tchèque du général Radola Gajda, fut occupé par l’Etat-major de ce dernier et les lieux du massacre mis sur scellés. La défaite finale des blancs et leur reflux en 1919 et 1920, devait plonger la maison Ipatiev dans l’oubli de l’histoire.
      
    Etrangement, ni Lénine, ni Staline n’ordonnèrent sa destruction, comme ce fut le cas de la prison du Temple à Paris, elle restait pourtant le symbole de l’horreur et un lieu potentiel de pèlerinage pour les monarchistes et les orthodoxes, mais il fallut attendre l’époque de Léonid Brejnev pour qu’à nouveau la maison attire l’attention des communistes.
     
     
     
     
     
     
    L’homme qui devait présider à sa fin fut Mikhaïl Souslov, idéologue du parti communiste, membre du puissant Politburo du Parti communiste et Secrétaire du Parti communiste de l’Union Soviétique qu’il avait rejoint dès 1921.
      
    Il était né à la fin de l’année 1902 et se trouvait donc trop jeune pour prendre une part active à la Révolution de 1917, mais il devait prendre très vite une importance réelle, une véritable éminence grise. Un moment professeur d’université, il organise sous la houlette de Staline les purges du Parti dans l’Oural de 1933 et 1934, premières et terribles responsabilités, avant d’être nommé en récompense de« ses efforts » au comité central du Parti communiste en 1939.
     
     
     
     
    Son zèle et sa froideur devait le conduire à continuer d’exécuter les besognes « difficiles »,notamment durant la Seconde Guerre mondiale où il fut en charge de la déportation des tchétchènes et de diverses communautés islamiques (déjà !) des régions du Caucase, qui auraient pu se trouver favorable à l’arrivée des troupes allemandes durant l’été 1942.
      
    S’étant acquitté de sa tâche ave brio, Staline devait encore lui confier après 1944 la répression en Lituanie, lors de la libération de ce petit état balte par les troupes de l’Union soviétique. La population locale eut beaucoup à souffrir de sa rudesse et de son fanatisme, des villages entiers furent liquidés et déportés en Sibérie.
     
     
    Ayant échappé à la vindicte de Staline et à sa paranoïa maladive, Souslov fut promu en 1952 membre du tout puissant Politburo, place où il devait jouer un rôle très important jusqu’aux portes de la mort. C’est en partie grâce à son soutien que Léonid Brejnev put mettre à l’écart et évincer Khrouchtchev en 1964.
      
      
    A cette époque, il était réellement devenu l’idéologue impitoyable du Parti communiste, et fut le mentor de personnages aussi célèbres que Youri Andropov ou encore d’un certain Mikhaïl Gorbatchev… C’est sous « son règne » idéologique incontesté que la maison Ipatiev est donc rasée un jour de juillet 1977, alors que le régime soviétique avait déjà connu son âge d’or mais pouvait voir apparaître certaines fissures dans le système. Souslov disparaissait en janvier 1982, Brejnev le rejoignant dans la tombe quelques mois plus tard en novembre.
     
    La mort des deux grandes figures du Parti, et en particulier de l’idéologue Souslov devait déclencher une lutte âpre pour le pouvoir.
      
    Bien que les preuves historiques manquent et qu’un habile nettoyage des archives empêchera d’établir la vérité, Souslov, Andropov et Brejnev sont peut-être à l’origine de l’attentat du 13 mai 1981 contre le Pape polonais Jean-Paul II, une « anecdote historique croustillante » de plus dans cette triste histoire.
      
    Toutefois en rasant la villa Ipatiev, Souslov et ses complices ne pouvaient malgré toute leur bonne volonté effacer le crime odieux commit dans ses murs. L’ironie du sort, fut que la destruction de ce lieu historique fut confié aux soins d’un certain Boris Eltsine alors Premier secrétaire du parti communiste d’Ekaterinbourg (qui se nommait Sverdlovsk de 1924 à 1991).
     
     
     

     
     
     
    La maison jusqu’au bout aura été mêlée à de grands personnages de l’histoire mais les pelleteuses et les bulldozers du Politburo auront toutefois privée la Russie d’un lieu qui serait (tout comme la prison du Temple à Paris), un formidable lieu touristique, un lieu emblématique d’une extraordinaire portée.
     
    Souslov ne pouvait prévoir la faillite totale de son idéologie et la continuité de la maison Ipatiev comme lieu de repentance. Le terrain fut en effet remis par les autorités russes à l’Eglise Orthodoxe dès 1990.
      
    Elle lança en l’an 2000 les travaux d’une Eglise, l’Eglise de tous les Saints qui fut consacrée en 2003. Ainsi malgré sa destruction, la maison Ipatiev est bien encore debout, tout un chacun peut s’y rendre pour s’y recueillir, et elle reste à jamais dans les cœurs russes ou de ceux des amis de la Russie.
     
     
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny

     
    (Veuillez m'excuser pour la qualité de la photographie).
     
    Clémenti Grigoriévitch Nagorny est célèbre pour avoir servi sur le yacht impérial russe, le " Standart " de la famille du Tsar Nicolas II. A partir de 1913 il se retrouve au service personnel du Tsarévitch Alexeï Nikolaïevitch et perd la vie en 1918, après un acte héroïque où il prit la défense de l'héritier face aux bolcheviques.

     Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny


    Nom : Klémenty Grigoriévitch Nagorny 
     
    Activités : Paysan ;
    Marin ;
    Second du capitaine en chef du yacht impérial ;
    Aide-dyakha du Tsarévitch ;
    Dyakha du Tsarévitch
     
    Naissance : 7 février 1889 au village de Pustovarovka, dans la paroisse orthodoxe d'Antonovskaïa, dans le comté de Svirsky, dans la province de Kiev, dans le goubernia de Petite-Russie (la majeure partie de l'Ukraine actuelle), Empire de Russie


    Décès : 1er juin 1918 à Ekaterinbourg, République fédérative socialiste soviétique de Russie (R.F.S.S.R.) (à l'âge de 29 ans)

    Père : Grigori ... (?) Nagorny
    Mère : ... (?)

    Conjoint : Aucune

    Descendance : Aucun
     
    Histoire.
     
     
    Clémenti Grigoriévitch Nagorny (Климе́нтий Григо́рьевич Наго́рный en russe) est né le 7 février 1889 dans le village de Pustovarovka, situé dans la paroisse orthodoxe d'Antonovskaïa, elle-même localisée dans le comté de Svirsky, dans la province kièvienne aux alentours de la ville homonyme de Kiev, dans le goubernia de Petite-Russie. A noter que son prénom peut aussi être transcris comme Klémenti ou encore Klémenty.

     


    Bien peu de choses sont connues au sujet de cet homme et les rares sources à son sujet nous donnent à quelques points près les mêmes informations.
      
    Il est issu d'une famille paysanne russophone de religion orthodoxe et, n'a jamais été marié et ne lui est connue aucune descendance.
      
    Il a servi en tant que marin sur le yacht impérial, le "Standart" avant de se voir offrir une considérable promotion et de devenir le second du capitaine en chef du navire. Enfin, en décembre de l'année 1913, il est placé au service du Tsarévitch en tant qu'aide-dyakha et se retrouve donc, une fois de plus, associé à son supérieur du yacht, Andreï Eremeïevitch Derevenko.
     
    Voici comment est décrite l'apparition de Clémenti Grigoriévitch Nagorny dans le cadre de vie impériale par le docteur Evgueni Sergueïevitch Botkine dans une lettre adressée au Comte Rostovtsev :
      
    La nomination vient d'être adoptée pour le service de la plus haute juridiction du marin Nagorny, l'assistant du maître d'équipage Derevenko. Sa Majesté m'a dit que le maître d'équipage Derevenko continuera à être appelé "dyakha" de son Altesse le Tsarévitch.
      
    Mais légalement, il doit prendre la place d'un valet de chambre, et son adjoint, Nagorny, le secondera.
     
    Très vite le serviteur dévoué et l'enfant Romanov développent des liens outrepassant les limites sociales et Clémenti devient véritablement un substitut de grand frère pour Alexeï.
      
    Ainsi l'empêche-t-il d'être vif avec trop d'excès, lui remonte-t-il le moral lors de ses fréquentes crises due à son hémophilie, mais aussi tente-t-il de l'amadouer afin de lui ôter de la tête son penchant, rarissime mais réel, pour la consommation d'alcool.
     
    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny
    Clémenti et Alexeï en 1909 ou 1910.
     
    Abordons maintenant le domaine salarial : pour l'année 1916 lui a été versé, directement depuis la fortune personnelle du Tsarévitch, la somme de 240 roubles pour l'année. Pour notre époque : cela équivaut à près de 6.667 dollars américains ou 4.995 euros soit 239 828 roubles russes et 75 kopecks.
      
    C'est une somme décente et non faramineuse. De plus, il faut quand même tenir compte du fait qu'il n'avait personne à sa charge, ni femme ni enfants, et que la nourriture, le logement, les soins médicaux et tout ce qui pouvait lui être nécessaire dans sa vie de tous les jours était prélevé sur la richesse de la famille impériale.
     
    Il était attaché à celui qu'il considérait comme son petit frère à tel point qu'il mourrait pour lui. Il n'était pas rare qu'il reste éveiller des nuits entières pour le veiller lorsqu'il était indisposé et il ne se fessait pas prier pour le prendre dans ses bras lorsqu'il éprouvait des difficultés pour circuler librement sur ses jambes.
      
      
    Nous pouvons résumer de la sorte :
      
    pour Clémenti Grigoriévitch Nagorny son poste n'était ni un travail ni une mission mais simplement prendre soin de l'être qui était, probablement, le plus cher à ses yeux. Alexeï le surnommait affectueusement du surnom de "Klim".
     
    Où logeait-il, me demanderez-vous ? Tout simplement aux côtés de son maître, au Palais Alexandre il disposait, tout comme Andreï Eremeïevitch Derevenko, d'une petite chambre très modeste qui débouchait directement sur celle du Tsarévitch d'où il pouvait accourir dès que l'héritier l'appelait à l'aide de sa voix ou à l'aide de sa cloche. Lors des déplacements d'Alexeï, il le suivait, dormait à ses côtés sur le yacht ainsi qu'en Crimée, etc.

     


    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny
    Le Tsarévitch Alexeï dans les bras de son serviteur et ami, le marin Clémenti Grigoriévitch Nagorny, dans l'archipel finlandais, sur l'île de Tuuholmi en 1914.

     

    Tout comme son confrère Andreï Eremeïevitch Derevenko, il devait effectuer de nombreux services qui pour lui étaient de véritables devoirs, en voici une liste non-exhaustive :
     
    - Veiller à éviter toute atteinte brutale à la personne du Tsarévitch ;
    - L'accompagner partout ;
    - Tenter de le soulage lorsqu'il souffrait ;
    - Mais aussi l'aider pour de nombreuses et différentes tâches :
    . La toilette ;
    . L'habillage ;
    . Le transport de marchandises ;
    . Le porter lorsqu'il était souffrant ;
    . Le rincer après chaque baignade ;
    . et cetera ...
     
     
    Suite à la Révolution et à l'abolition de la monarchie russe, il fait le libre choix de rester aux côtés du Tsarévitch et suite aux événements troubles entourant l'autre dykha, Andreï Eremeïevitch Derevenko, il devient l'unique dyakha et serviteur à suivre le Tsarévitch en exil, d'abord à Tobolsk et ensuite à Iekaterinbourg.
      
    Il écrivit ceci suite à une demande officielle et l'envoya au gouvernement provisoire de Kerenski :
      
    "Je soussignés, le citoyen Clémenti Grigoriévitch Nagorny, du village de Pustovarovska, de la paroisse orthodoxe d'Antonovskaïa, du comté de Svirsky, de la province de Kiev, voulant continuer à servir sous l'ancien Tsar Nicolas Romanov, je promets d'obéir et d'exécuter les ordres du Conseil régional de l'Oural, ainsi que ceux du commandant durant l'exil, et de me considérer sur un pied d'égalité avec le reste de la famille Romanov."
     
    L'abolition de la monarchie survient à un moment particulièrement troublé et malgré tout, il fait la décision de rester auprès du Tsarévitch à qui il est dévoué corps et âme. De plus, sa présence inspire une certaine lueur de protection autour de l'héritier qui, en pleine période révolutionnaire, en avait bien besoin.
     
    Comme quelques autres proches de l'entourage de la famille ex-impériale, il fait donc le choix de rester et se retrouve en état d'arrestation tout comme eux à l'intérieur des murs du palais Alexandre de Tsarskoïe Selo.
      
    Quelques 300 gardes prennent position autour et dans la demeure pour veiller à la garde des prisonniers du gouvernement provisoire.
      
    Les anciens membres de la garde impériale ayant refuser de trahir les Romanov sont emprisonnés et plus tard exécutés sur ordre de Lénine.
     
    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny
     
    Le 1er août 1917, la famille quitte Tsarskoïe Selo, à 6H00 du matin, où elle était détenue depuis le mois de mars, pour un exil spécial à Tobolsk, en Sibérie occidentale. Le 27 août, la famille est installée dans la maison du Gouverneur où elle doit dire adieu au faste du passé de leurs palais.

     


    La famille y souffrit du manque d'espace pour leurs promenades quotidiennes : ils ne pouvaient disposer que d'un potager et d'une cour. S'il finissent par s'adapter à cette vie de "bourgeois" en cage, il n'en demeure que l'ennui les ronge terriblement.
      
    Les quelques domestiques qu'il subsiste à leur service gardent plus de libertés, au début ils pouvaient aller en ville.
      
    Cependant Nicolas refuse que la situation serve de prétexte et il fait reprendre les cours à ses enfants : Maria, Anastasia et Alexeï ; Olga et Tatiana ayant terminées au début de l'année leur scolarité.

     


    D'après les informations trouvables dans son journal intime, le Tsarévitch passe son temps libre à joué aux dames avec Nagorny, à faire des parties de cache cache ou à d'autres jeux impliquant des cartes.

     


    A Tobolsk, il se montre une fois de plus indispensable en redonnant le sourire à Alexeï grâce à sa pratiquement constante bonne humeur.
      
    Il y dort dans la chambre du Tsarévitch, sur un matelas de confection rudimentaire disposé à quelques mètres du lit d'Alexeï.

     


    A Tobolsk Alexeï a été blessé aux jambes et ne pouvait plus marcher en raison de ses hématomes, peu après il a contracté une grave toux qui a aggravé son état.
      
    Mais la question est de savoir comment cela est-il arrivé ?
      
      
    Il y a quatre hypothèses qui sont encore aujourd'hui débattues par les historiens :

    1. Alexeï qui s'ennuyait a décidé de tenter de passer le temps en utilisant une luge dans les escaliers ;


    2. Alexeï a tenté de se suicider et a dévalé les escaliers en luge : correspond à une phase psychologique de l'Hémophilie où le malade surprotégé ressent le besoin d'avoir mal ;


    3. Alexeï a été brutalisé par l'un des gardes ;


    4. En apprenant que son père allait être déplacé, il prit peur qu'on ne le tue et fit ce qu'il fit dans l'espoir de retarder son départ et ainsi sa mort.

     
    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny
    Photographie des escaliers où survint l'incident et avant-dernière photo d'Alexeï.

     


    Lorsque le gouvernement léniniste se penche sur l'affaire, leurs conditions de vie sont durcies.
      
    A partir du 1er mars 1918, les citoyens Romanov, tel était leur titre officiel à présent, sont mis à la ration de soldat et chaque membre de la famille recevra 600 roubles par mois prélevés sur leur fortune personnelle alors que jusque là, toutes les dépenses nécessaires avaient été prises en charges par l'État. Il leur fut retirer le beurre et le café tandis que dix domestiques furent contraint de partir.

     


    Les soldats qui les gardaient jusque là étaient souvent d'âge mûr et sans être compatissants étaient respectueux avec leurs prisonniers ; pour cette raison ils furent remplacé par d'autres gardiens plus jeunes, plus arrogants, plus grossiers avec une allure crapuleuse.
      
    Nicolas et Alexandra, bien qu'ils étaient eux même angoissés, tentent de rassurer les leurs que parmi leurs fidèles, il y en aurait bien quelques-uns pour venir les délivrer. Et le moment était idéal, il n'y avait pas encore de majorité bolchevique à l'assemblée locale de Tobolsk.
      
    Mais la noblesse est elle-même en pleine déliquescence et ceux qui n'ont pas encore fui sont soit prisonniers soit sur le point de partir. De plus, plus personne ne voulait de Nicolas ou d'Alexandra à la tête du pays : ils étaient bien là où ils étaient.
      
    Resté bien Alexeï qui servait bien les intérêts de quelques-uns mais d'une part l'armée blanche n'était pas encore assez unifiée, trop loin de lui et d'autre part les quelques nobles ayant tenté d'organiser son sauvetage furent souvent dénoncé avant d'avoir vu leur projet mis à terme et ceux qui y parvinrent presque furent sauvagement assassiné par les gardes. Alexeï est donc abandonné à son sort faute de moyens. Et les Grande-Duchesses ne servaient aucun projet politique, elles sont donc laissées, elles aussi.

     


    Le 22 avril 1918 les événements sont précipités : Lénine et ses proches collaborateurs désirent en finir avec le Tsar déchu, celui-ci doit être emmené, leur dit-on, à Moscou. Alexeï est alité en raison d'une crise, la plus grave depuis 1912 et il tousse beaucoup. Alexandra décide de l'accompagner et prends sa fille Maria avec elle. Elle laisse son fils aux soins, entre autres, de Nagorny.

    De nouveaux gardes arrivent à Tobolsk, le 20 mai, pour emmener le Tsarévitch et sa suite.
     
    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny
    Photographie d'époque du navire le "Rus '". -Désolé pour la qualité médiocre-

     


    Le voyage sur le bateau qui les emmenait de Tobolsk à Ekaterinbourg, le "Rus'" fut un vrai calvaire. Les enfants furent logés dans deux cabines différentes, leurs accompagnants sont éparpillés, exception faite du dyakha Nagorny à qui on donne le droit de rester aux côtés du jeune malade toujours incapable de marcher depuis sa dernière crise du mois d'avril.
      
    Les jeunes filles ont l'interdiction de verrouiller leur porte tandis que la nuit, les gardes viennent les harceler et faire des propositions plus qu'osées. Elles en sont profondément choquées et bouleversées. Gilliard et Gibbes veulent intervenir mais sont violemment cloîtrés dans leur cabine.
      
    On ne sait pas exactement si Nagorny a tenté de venir en aide aux Grande-Duchesses mais c'est une probabilité. Le lendemain les conditions de détention sont durcies pour le jeune adolescent, non seulement il ne peut plus sortir de sa cabine mais il ne peut même plus aller aux toilettes, plus aucune promenade sur le pont d'autorisée !
      
    Clémenti Nagorny se révolta contre ce procédé, il fit un scandale remarquable et remarqué et s'en prit verbalement au révolutionnaire Rodianov, il lui fit remarquer, si besoin était, le mauvais état de santé de son protégé en ces termes :
      
    "Quel culot ! Un enfant malade ! On ne pourra même pas aller aux cabinets." On lui répondit par la force, à un contre dix voilà qu'on se mit à le battre. Il est battu avant d'être jeté, tel un déchet, aux pieds du lit sur lequel se reposait, mais ne dormait pas, Alexeï. La porte de la cabine est ensuite verrouillée à clés.

    Selon les mémoires du valet Alexeï Andreïevitch Volkov : Le bateau a quitté Tobolsk à deux heures et été propulsé dans le sens de Tioumen.
      
    La conduite des soldats pendant le voyage était abominable.
      
    Absolument aucune discipline. Ils ont tiré des coups de feu et des grenades, même sur les oiseaux, en l'air ... C'était une orgie sauvage. Rodianov a enfermé le Tsarévitch dans sa cabine avec le préposé Nagorny, laissant les Grandes-Duchesses en paix. Nagorny a toujours contredit Rodianov et se disputait avec lui.
     
    Gilliard a décrit, dans ses mémoires, comment s'est passé le débarquement du bateau : Le marin Nagorny passait près de ma fenêtre, portant Alexeï Nikolaïevitch dans ses bras, derrière lui vinrent les Grande-Duchesses chargées de valises et de petits effets personnels. J'ai essayé de sortir, mais j'ai été brutalement repoussé dans le chariot par une sentinelle. Je suis revenu à la fenêtre.
      
      
    Tatiana Nikolaïevna est venue en transportant une lourde valise marron. Il pleuvait et j'ai vu ses pieds qui s'enfonçaient dans la boue à chaque instant. Nagorny a tenté de venir à son assistance mais il a été repoussé par un des gardes.

    Toute la famille se retrouve réunie à Ekaterinbourg le 23 mai 1918. Pour les loger est réquisitionnée par l'État, la maison du citoyen Nicolas Ipatiev partit à la guerre. Tout comme les autres prisonniers :
      
    la famille Romanov (Nicolas, Alexandra, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexeï), le médecin Botkine, la femme de chambre Anna Demidova, le valet Trupp, le cuisinier Kharitonov, le serviteur Ivan Sednev et le marmiton Leonid Sednev ; il y est emprisonné.
      
    Il passe ses nuits aux côtés du Tsarévitch, chambre également occupée par le couple anciennement tsariste. La maison est officiellement rebaptisée " maison à destination spéciale " tandis que la rue l'est comme suit : " Avenue de la vengeance du peuple ". Tout cela n'avait rien de très encourageant ...

    Nous savons ce qu'il s'est passé grâce aux témoignages écrits des domestiques, gardé presque totalement intacts : "Les gardes se sont mis à voler, d'abord les objets de valeur, ensuite le linge de maison et les chaussures.
      
    On intenta même à la vie de l'héritier pour tenter de lui dérober un bijou familial. Le Tsar ne le supporta pas et se mis en colère. On lui signifia brutalement qu'il était prisonnier et que ce n'était plus à lui de donner les ordres". Chaque jour les choses empiraient. Leurs restés l'amour qu'ils se portaient et la religion.

    Alexandra Tegleva, servante des enfants impériaux et femme de Pierre Gilliard, a écrite : Nagorny s'est comporté courageusement et savait qu'en agissant de la sorte il mettait son avenir en discrédit.
      
      
    Quand nous sommes arrivés à Ekaterinbourg, il m'a dit : "Je sais, ils vont probablement me tuer. Vous pouvez le voir à leurs grimaces, et les mimiques qu'ils font ! Défier Rodianov vaut quelque chose ! Eh bien, qu'ils me tuent et encore, ils ne parviendront pas à me museler !"

    Le 26 mai 1918, Alexeï était seul dans sa chambre, un garde s'y est faufilé et a essayé de lui dérober sa chaîne en or. Alexeï a plus que probablement crié et s'est défendu comme il le pouvait.
      
    Ensuite, on peut supposer que Nicolas II, Nagorny, et le docteur Botkine ont entendu les cris et ont couru jusque la chambre, et là, Nagorny a frappé d'un coup puissant le rouge qui eut le nez en sang car cassé. La chaîne tomba des mains du soldat et Clémenti la rendit à Alexeï.

    Mais la personne qui a transmis cette information à Pierre Gilliard et à Charles Sydney Gibbes, le Prince Lvov, s'est avéré être peu fiable et il serait possible qu'il ait volontairement grossi cette histoire dans le but de nuire aux communistes.
      
    D'ailleurs se serait tout en symbole : le Tsarévitch attaqué en essayant de protéger sa croix, on pourrait facilement faire le parallèle avec la légende entourant la mort du Tsarévitch Dimitri, qui fut lui aussi canonisé.
      
      
    Mais, en réalité, il semble que cela ne soit jamais vraiment arrivé. Nicolas et Alexandra ne parlent pas d'un tel événement dans leurs écrits. La Tsarine confie son angoisse quand à la soudaine et inexpliquée disparition du compagnon de son fils. On sait aussi que le marin était bouleversé par les "grossièretés" faîtes à l'adolescent hémophile. Alexeï ne se remit jamais de sa disparition et la place de son compagnon fut assurée par son père, le docteur Botkine et l'autre adolescent de la maison, Léonid Ivanovitch Sednev.

    Pourquoi s'est-il fait arrêter alors ? >

    - Nagorny a eu des altercations avec Rodianov à propos de la façon dont été traité Alexeï
    - Un jour, Alexeï lui a donné un radis sur lequel il avait gravé un message pour Kolya Derevenko
    - Nagorny s'est disputé avec Ermakov en prenant la défense de celui qu'il considérait comme son jeune frère

    - Il est assez bien établi qu'il était le meilleur défenseur d'Alexeï à la maison Ipatiev
    - Il était jeune et fort et représentait une certaine menace pour les gardes dans leurs futures atteintes à la personne d'Alexeï.

    Clémenti Grigoriévitch Nagorny est arrêté le 26 mai, il est directement emmené (avec Ivan Sednev) à la prison centrale de la localité et y reste quelques jours. Ils ont pour compagnon de cellule le Prince Lvov.
     
    Gilliard a décrit sa dernière rencontre avec Nagorny.
      
    Un jour que je passais devant la maison Ipatiev, accompagné du Docteur Derevenko et de Monsieur Gibbes, nous avons vu deux voitures établies et entourée par un grand nombre de gardes rouges. Quelle a été notre horreur de reconnaître dans la première Sednev (le valet de chambre des Grandes-Duchesses) assis entre deux gardes.
      
    Nagorny allait vers le second chariot. Il mit un pied sur le marchepied et sa main sur le côté de la voiture, quand, il leva la tête, il nous a tous vu debout immobiles à quelques mètres de lui. Pendant quelques secondes, il nous regarda fixement, puis, sans un seul geste qui aurait pu nous trahir, prit place à son siège.
      
    Les voitures se sont mises en marche, et nous les avons vu prendre la route de la prison. Ces deux braves gens ont été tués peu après, leur seul crime avait été leur incapacité à cacher leur indignation de voir les commissaires bolcheviques s'emparaient de la chaîne en or du malade hémophile Alexeï Nikolaïevitch.

    En prenant courageusement et à plusieurs reprises la défense du jeune Alexeï, le matelot Nagorny signa son arrêt de mort.
      
    Le 1er juin 1918, il est emmené dans un espace vague de la région d'Ekaterinbourg où sont présent d'autres prisonniers. D'après le témoignage de son bourreau il a affronté bravement la mort.
      
    D'après ce qu'il est possible de savoir, on lui dit rapidement qu'il doit être fusillé parce qu'il représente une menace pour la révolution de par ses actions favorables à l'héritier de l'ancien Tsar.
      
    Le meurtre aurait été perpétré par Piotr Ermakov, l'homme qui se trouva être le second de Yakov Yourovski et qui participa également activement au massacre des Romanov. Ses mains étaient ligotées et il reçut de nombreuses balles dans le dos avant de s'affaisser sur le sol.
      
    Ermakov a conté, une vingtaine d'années plus tard, comment il avait assassiné le matelot dévoué sans réserve au Tsarévitch. Il a déclarer l'avoir fusillé comme un «laquais du Tsar, un compagnon de l'héritier»


    Il a été canonisé le 14 novembre 1981, par le Conseil des évêques de l'Église orthodoxe russe de l'étranger.
      
    Pourquoi ?
      
    Il a été admis qu'il avait délibérément sacrifié sa vie pour le Tsarévitch Alexeï Nikolaïevitch et d'autant plus était-il mort par la faute du pouvoir des premiers soviétiques.
      
    Enfin, le 16 octobre 2009, le Bureau du Procureur Général de la Fédération de Russie a décidé, après une longue enquête, qu'il soit réhabilité par la justice russe ayant tiré pour conclusion qu'il avait subi la répression bolchevique.
     
    Le poète Sergueï Sergueïevitch Behteev dévoué au tsarisme et à la mémoire de Nicolas II, lui a dédié un poème honorifique, cette belle œuvre porte le nom de "В годины ярости кровавой..." : "A l'heure de la rage sanguinaire..."

     


    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny
    Icône des nouveaux martyrs orthodoxes. Clémenti Nagorny se trouve à l'extrême-droite, au-dessus de l'homme qui se trouve à la droite de celui portant un tablier et une croix autour du cou.
     
    Conclusion : Clémenti Grigoriévitch Nagorny a connu une brève vie de vingt-neuf années, ce n'est pas pour autant qu'il est resté anonyme : il fut voué corps et âme au dernier Tsarévitch de Russie et se sacrifia pour lui. On doit se souvenir de lui comme d'un héros, mais aussi comme d'un fidèle ami, n'est-ce pas ce qu'il était après tout ?
     
    Le dyakha martyr : Clémenti Grigoriévitch Nagorny
    Un valet, Clémenty, des garçons dont les pères servaient sur le Standart, Alexeï & Joy le chien vers 1914. -Les garçons inconnus sont peut-être les deux fils aînés du marin Derevenko-
     
     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Fichier:Anna Demidova.jpg

     

     

     

    Anna Stepanovna Demidova

     

     

     

     

     

     

     

    L’exécution de la famille Romanov et de ceux qui ont choisi de les accompagner en exil,

    le Dr Evgueni Sergueïevitch Botkine,

    Anna Stepanovna Demidova,

    Alekseï Egorovitch Trupp et

    Ivan Kharitonov a eu lieu à Ekaterinbourg

    le 17 juillet 1918, sur les ordres de Lénine.

     

     

     

     

     

     

     

    Fichier:Aloise (Alexei) Yegorovich Trupp.jpg

     

     

     

    Alekseï Egorovitch Trupp

     

     

     

    Son compte-rendu se base sur le dossier Sokholov,

    juge d'instruction qui enquêta sur place

    et publia une partie de son rapport en 1924.

      

    Des recherches controversées, rejetées par la majorité des historiens et des scientifiques, remettent pourtant en cause les conclusions de ce rapport.

     

     

     

     

     

     

     

    Fichier:BotkinES.jpg

     

     

     

    Evgueni Sergueïevitch Botkine

     

     

     

    Le 15 août 2000, l’Église orthodoxe russe annonce la canonisation des Romanov pour « son humilité, sa patience et sa douceur ».

     

     

     

    Le 1eroctobre2008, la Cour suprême de la Fédération de Russie poursuit la campagne de réhabilitation et estime que Nicolas II et sa famille ont été victimes de la répression politique

     

     

     

    Fichier:Nicolas II photographie couleur.jpg

     

    NICOLAS II

     

     

     

    LISTE des ASSASSINS

     

     

     

    Le 16 juillet 1918, les personnes chargées de l'exécution de Nicolas II de Russie, de sa famille et des membres de sa suite sont réunis.

     

    • Six lettons selon d'autres sources des Hongrois de la Tcheka sont réunis, deux d'entre eux se désisteront.
    • Parmi les volontaires, selon certains témoignages, figurait un hongrois, Imre Nagy, né le 7 juin 1896, en 1956 il dirigera la Révolution hongroise et sera fusillé par les Soviétiques
    • le 16 juin 1958 à Budapest.
    • Mais sa participation a été contestée par certains historiens qui remarquent que son nom apparaît seulement dans des documents soviétiques après l'écrasement de la révolte hongroise.
    • Iakov Mikhaïlovitch Iourovsky (19 juin 1878-2 août 1938); il se confessa le 1er février 1934 ; la même année sa fille est envoyée dans les camps de travail.
    • Grigori Petrovitch Nikouline, adjoint de Iakov Mikhaïlovitch Iourovsky;
    • Piotr Zakarovitch Ermakov : (connu sous le sobriquet de Camarade Mauser), (13 décembre 1884-22 mai 1952), commandant du détachement chargé de l'exécution de la famille impériale;
    • A Medvedev de son vrai nom Mikhaïl Koudrine : il décèdera en 1964, peu avant son décès, il offrira au Musée de la Révolution, son revolver, un Browning portant le numéro de série 3891965, cette arme aurait été utilisée pour assassiner le tsar.
    • Mikhaïlovitch Medvedev : Fils du précédent;
    • Alexeï Kabanov : Ex membre de la Garde impériale, pendant l'assassinat du tsar et de sa famille, il se tiendra près d'une mitrailleuse installée dans le grenier de la maison Ipatiev;
    • Stepan P. Vaganov;
    • Pavel Spiridonovitch Medvedev, chef de la garde de la maison Ipatiev;
    • Viktor Nikiforovitch Netrebine;
    • Un étudiant encore mineur, selon J.F. Plotnikov il aurait été utilisé comme spécialiste de la joaillerie.

     

     

     

     

     

    sources

     

    http://encyclo.voila.fr/wiki/Ex%C3%A9cution_de_la_famille_Romanov

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    themauveroom:

This is a photo of Nicholas and Alix of Hesse upon their engagement in 1894. The couple originally met in 1884 for Alix’s sister Ella’s wedding to Nicholas’ Uncle Sergei. Nicholas was sixteen and Alix was twelve. 
They met again in 1889, when Nicholas was twenty-one and Alix was seventeen. At that time he decided that he wanted to marry her. He asked for her hand several times, only to be met with rejection because Alix felt that it was sinful to change her religion from Lutheranism to Russian Orthodoxy.
The day after the wedding of Alix’s brother Ernie to Victoria Melita (Ducky) of Coburg, she finally consented. 
Source: The Romanovs: Love, Power, and Tragedy

     

    This is a photo of Nicholas and Alix of Hesse upon their engagement in 1894.

      

    The couple originally met in 1884 for Alix’s sister Ella’s wedding to Nicholas’ Uncle Sergei. Nicholas was sixteen and Alix was twelve.

    They met again in 1889, when Nicholas was twenty-one and Alix was seventeen. At that time he decided that he wanted to marry her. He asked for her hand several times, only to be met with rejection because Alix felt that it was sinful to change her religion from Lutheranism to Russian Orthodoxy.

    The day after the wedding of Alix’s brother Ernie to Victoria Melita (Ducky) of Coburg, she finally consented.

    Source: The Romanovs: Love, Power, and Tragedy

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Monument à la gloire de Nicolas II à Belgrade (Serbie)

       

    Un nouveau monument à l’empereur russe Nicolas II a été installé

    dans le centre de Belgrade, en reconnaissance de

    son soutien à la Serbie et le peuple serbe en 1914.

    Inauguration officielle le 11 novembre 2014

     

    1484

    Le monument est arrivé dans la capitale serbe le vendredi soir. Avec le socle, il se situe à 7,5 mètres de hauteur et pèse plus de 40 tonnes. Il a fallu 6 heures pour décharger du camion et près de 13 heures pour installer à l’aide d’une grue hier.

    car-(2)_620x0

    L’installation du piédestal et de la sculpture a été organisé par deux équipes de spécialistes et de la Russie, avec l’appui de deux entreprises locales serbes.

    1796433_10204657799753734_4881646158996636900_n

    Les créateurs du monument, sculpteur et académicien Andrei Kovalchuk et Guennady Pravotorov étaient sur place et directement impliqués dans l’installation du monument.

    066

    Andrei Nikolaïevitch Kovalchuk ( Cliquez )

    Andrei Nikolaïevitch Kovalchuk a dit que le travail sur le monument a duré six mois. La sculpture est faite de bronze, et la base de granit. Selon le sculpteur, il a trouvé l’inspiration dans l’histoire de l’empereur de Russie à venir à l’aide de son pays il y a un siècle. « La Russie et la Serbie ont toujours été fraternelles pouvoirs » – a déclaré A.N. Kovalchuk.

    About_IMG_2926

    Guennady Pravotorov

    Co-créateur du monument académicien Guennady Pravotorov noter que le monument est dédié à l’empereur, qui à un moment a été admirée et appréciée en Serbie qu’en Russie. « Nicolas II vit dans le cœur des Serbes depuis longtemps et avec ferveur » – a déclaré Pravotorov. Il a poursuivi en disant qu’ils ont fait de leur mieux pour atteindre l’harmonie de la sculpture et ils étaient sur place, qu’elle soit maintenue.

    tumblr_ndw18rI17S1s5kgq3o1_1280

    Le monument est fait dans la tradition classique qui est assez rare dans l’Europe contemporaine, Kovolchuk a ajouté que le socle contient des détails qui relient notre ère à la période historique honoré par le monument.

    10689893_10204657800193745_7146734725684826204_n

    Le monument au tsar martyr est situé dans le parc Devojacki sur le roi Milan Street – près de l’endroit où l’ambassade de l’Empire russe se trouvait autrefois – et dans le voisinage immédiat de la Chambre russe et du Parlement de la ville de Belgrade.

    bgd-spomenik

    Projet dans le parc Devojacki.

    C’est un cadeau de la Fédération de Russie à la Serbie, en l’honneur des célébrations marquant le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale. L’installation a lieu une semaine avant la prochaine visite du président russe Vladimir Poutine dans la capitale serbe le 20 Octobre.

    10645284_10204657799913738_7514055157250537641_n

    L’inauguration du parc reconstruit et monument à l’empereur Nicolas II est prévue pour le 11 Novembre. L’événement sera suivi par des hauts fonctionnaires de la Russie et de la Serbie, tandis que le président du Département du Patriarcat de Moscou des relations ecclésiastiques extérieures, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a exprimé l’espoir que le patriarche de Moscou et de toute la Russie Kirill consacreront ce monument lors de sa visite à Serbie à la mi-Novembre.

    Il est intéressant de noter que, au début du 20e siècle, un monument à l’empereur Nicolas II se tenait devant l’ambassade de l’Empire russe à Belgrade.

    10313680_10204657800273747_6035487375419906446_n

    Jusqu’à présent, il n’y avait que deux lieux de mémoire de la dernière tsar russe à Belgrade.

    Au nouveau cimetière de Belgrade en 1935, a été érigé un monument

    à « la gloire de Russie»,

    sur lequel est écrit:

      

    « Eternal Memory empereur Nicolas II et deux millions de soldats russes de la Grande Guerre. »

     

    10702111_710807885653933_7522996116507183654_n

     

     

     

    http://artcorusse.org/monument-a-la-gloire-de-nicolas-ii-a-belgrade-serbie/

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

    Secrets d'histoire - Nicolas II le dernier tsar de Russie

     

    Pour apprécier cette vidéo,

    supprimez le fond musical de ce blog,

    en cliquant sur le logo central de RADIONOMY

    Colonne de gauche.

      

      

      

      

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

      

    Je mourrai dans des souffrances atroces.

    Après ma mort, mon corps n'aura point de repos.

    Puis tu perdras ta couronne.

    Toi et ton fils vous serez massacrés ainsi que toute la famille.

    Après le déluge terrible passera sur la Russie.

    Et elle tombera entre les mains du Diable.

    Raspoutine

    Grigori Efimovitch Raspoutine

     

      

    Raspoutine demeure l'un des personnages les plus mystérieux et les plus controversés de l'histoire du XXe siècle.

      Le DESTIN de RASPOUTINE

    Il bénéficie cependant d'une notoriété d'autant plus étonnante qu'elle est inversement proportionnelle au peu de chose que le public connaît réellement de lui.

    Après 1917, son image a été largement utilisée par la propagande bolchevique pour symboliser la déchéance morale de l'ancien régime honni.

      

    Au cours du temps, Raspoutine est devenu un mythe, ou plutôt l'opportun raccourci historique, permettant d'expliquer sommairement la chute du régime impérial ;

      

    mais avant tout, il a servi de prétexte à beaucoup de dirigeants politiques russes et européens de l'époque qui désiraient s'exonérer de leurs propres responsabilités dans les événements tragiques survenus en Russie.

    Ainsi, l'ombre de Raspoutine a occulté bien des trahisons et des iniquités.


    Le 16 décembre 1916, le prince Youssoupoff et quelques autres aristocrates décident de mettre fin à la vie de Grégory Raspoutine, moine débauché, moujik ivrogne, entré dans les faveurs de la famille impériale en raison de ses pouvoirs de guérisseur. Mais la tâche, ce soir-là, s'avère beaucoup plus difficile que prévu.


    Grégory vient d'un petit village sibérien qu'il a abandonné un jour pour se consacrer à la religion, la méditation et l'errance. Après quelques années de ces vagabondages mystiques, il acquiert dans sa région natale la réputation d'un starets, c'est-à-dire saint homme. En 1904, il quitte la Sibérie pour se rendre à Saint-Pétersbourg et vient demander 1'hospitalité à l'Académie théologie, où il est présenté à l'évêque Hermogène et au grand prédicateur Iliodor. Ceux-ci, aussitôt séduits par sa foi, l'adoptent et favorisent son entrée dans la société de la capitale.

     

    Grigori Raspoutine-Novyi
    Raspoutine et la Tsarine entourés des cinq enfants impériaux et d'une gouvernante en 1908.
     

     

    Dès lors, il commence à faire parler de lui, tant par les miracles qu'il accomplit que par les débauches dont il est l'initiateur.

      


    image
    Raspoutine aux côtés de l'évêque Hermogène et du moine Iliodore.

      


    image
    Le moujik Raspoutine avec ses enfants à Pokrovskoïe.
    De gauche à droite :
    Matrona ; Raspoutine ; Maria ; Mitia




    À la conquête de la Cour
     

    La cour du tsar Nicolas II vit un drame. Le tsarévitch Alexis, unique héritier de la couronne, est atteint d'une maladie incurable l'hémophilie, qui le fait atrocement souffrir.

      

    La réputation de Raspoutine étant arrivée aux oreilles de la tsarine Alexandra, on convoque à la Cour le "faiseur de miracles".

      

    A plusieurs reprises, il atténue les souffrances du jeune malade ou arrive à stopper des hémorragies normalement fatales. Peut-on parier de pures coïncidences entre les visites de Raspoutine et l'évidente amélioration de la santé de l'enfant ?

      

    Il est impossible de répondre avec certitude.

      

    Pourtant l'influence apparemment positive que l'homme exerce sur la maladie du petit Alexis explique la source de son emprise sur la tsarine, sur la Cour et dans le monde aristocratique de Saint-Pétersbourg.

      


    image
    Le tsar et le tsarévitch Alexis au grand-quartier général.

    image
    La famille impériale russe

    Guérisseur
    "Vers la fin du mois d'octobre 1907, alors que la famille impériale s'est installée pour l'automne à Tsarskoïe Selo, Alexis tombe en jouant dans le jardin et se plaint de violentes douleurs à une jambe. En constatant que l'oedème distend la peau, la tsarine Alexandra Fedorovna est prise de panique. Les médecins, aussitôt appelés, prescrivent des bains de boue chaude et mettent le garçon au lit. Peine perdue.

      

    En désespoir de cause, l'impératrice convoque Raspoutine. C'est la première fois qu'on fait appel à lui pour guérir un membre de la famille impériale, mais il a déjà une réputation de guérisseur. Il arrive au palais à minuit, pas impressionné apparemment par l'importance de l'intervention qu'on attend de lui.

      

    Conformément à son habitude, il écarte les médicaments recommandés par les praticiens, s'assois au chevet du lit et prie. Pas une fois, il n'effleure l'enfant de ses mains. Mais il le regarde intensément. Sa méditation est longue, profonde, silencieuse. L'impératrice, les nerfs crispés, se retient de l'interrompre.

      

    Peu à peu, Alexis cesse de gémir et se détend.

      

    Quand Raspoutine le quitte, le garçon est redevenu tranquille. Le lendemain matin, il sourit à sa mère. L'oedème s'est résorbé de lui-même. Autour du petit lit, les proches crient au miracle."

     

    Guérison à distance
    Le 2 octobre 1912, l'état du petit Alexis empire soudain.

      

    Une hémorragie interne se déclare, à gauche, dans les régions iliaques et lombaire.

    La température grimpe à 39°4 et le pouls à 144.

    Les douleurs provoquées par l'épanchement sont atroces.

    Cherchant la meilleure position dans son lit, l'enfant se tourne sur le ventre et se recroqueville en chien de fusil.

    Le teint livide, les yeux exorbités, la mâchoire tremblante, il gémit jusqu'à l'éraillement de sa voix.

      

    Les médecins se déclarent impuissants : ils ne peuvent intervenir sans risquer une hémorragie fatale. 10 octobre, il reçoit les derniers sacrements.

      

    "Quand je mourrai, élevez pour moi un petit monument dans le parc !" 12 octobre : télégramme de la tsarine à Raspoutine (à Prokovskoie, à plus de mille kilomètres).

    Sa fille aînée Maria lui lit le message. Aussitôt il se lève, passe dans le salon où sont exposées les plus vénérables icônes de la maison et dit à Maria qui l'a accompagné : "Ma colombe, je vais tenter d'accomplir le plus difficile et le plus mystérieux de tous les rites. Il me faut réussir. N'aie pas peur et ne laisse entrer personne... Tu peux rester si tu veux, mais ne me parle pas, ne me touche pas. Ne fais aucun bruit. Prie seulement."

      

    Puis, se jetant à genoux devant les saintes images, il s'exclame : "Guéris ton fils, Alexis, si telle est ta volonté ! Donne-lui ma force, ô Dieu, qu'il l'utilise pour sa guérison !"

      

    Tandis qu'il parle, son visage est illuminé par l'extase, une sueur abondante ruisselle sur son front et ses joues. Il halète, en proie à une souffrance surnaturelle, et tombe à la renverse sur le parquet, une jambe repliée, l'autre raide.

      

    "Il semblait se débattre contre une épouvantable agonie, écrira Maria. J'étais certaine qu'il allait mourir. Après une éternité, il ouvrit les yeux et sourit. Je lui présentai une tasse de thé refroidi qu'il but avec avidité.

    Quelques instants plus tard, il était redevenu lui-même."

    Il télégraphie à la tsarine : "La maladie n'est pas aussi grave qu'il semble. Que les médecins ne le fassent pas souffrir."

      

    Le lendemain, la fièvre tombe, l'hématome commence à se résorber.

    (Henri Troyat, Raspoutine, Flammarion, 1996).



    Influence
    La famille impériale lui voue une amitié telle qu'on commence à le désigner comme le "tsar au-dessus des tsars". Raspoutine profite largement de la fascination qu'il exerce, notamment sur les femmes.

      

    Grigori Raspoutine-Novyi
    Raspoutine entouré de ses fidèles en 1904.

    Lorsqu'une jeune fille, de préférence jolie, vient lui demander conseil, il n'hésite pas à abuser d'elle tout en lui parlant de Dieu et de la rédemption. Sa vie de débauches réputées sans bornes ne l'empêche pas d'avoir une cour féminine à sa dévotion, prête à tout pour lui. L'appartement de Raspoutine devient bientôt le lieu de passage obligé de tous les solliciteurs possibles et de personnages importants.

      

    En 1916, le président du conseil Sturmer et le ministre de l'intérieur Protopopov participent aux séances de table tournante qu'il organise chez lui.

      

    Ce rôle démesuré suscite tant de haines et de jalousies dans les milieux influents qu'on finit par lui prêter une activité et une responsabilité politique qu'il n'a peut-être pas en réalité, même si la tsarine est à ses ordres.

      


    image
    Raspoutine et sa cour de femmes




    Un assassinat programmé



     En 1916, les défaites de la Russie au front et la décomposition de l'état suscitent une vague d'indignation dans tout le pays.

    Si tout va mal, c'est nécessairement à cause de la mauvaise influence que Raspoutine exerce sur le tsar, et les déconvenues de l'armée s'expliquent, selon l'opinion publique, parce que le starets est vendu à l'espionnage allemand.

    Dans cette atmosphère de déliquescence, un certain nombre d'aristocrates, dont le grand duc Dimitri Pavlovitch, apparenté au tsar, pensent que l'unique moyen d'aider le pays est de le débarrasser du monstre qu'est Raspoutine. Un jeune prince de dix-neuf ans, Félix Youssoupoff, de sent investit de cette mission.

      

    Le 29 décembre 1916, il invite Raspoutine chez lui, au palais de la Moika, sous prétexte de lui présenter sa femme. Avec ses complices, le prince fait préparer des gâteaux imprégnés de cyanure capable de tuer vingt personnes et verse ce poison dans le verre destiné à Raspoutine. Arrivé chez Youssoupoff, le starets s'installe, mange les différents mets qui lui sont offerts et, alors que le cyanure agit normalement en quelques minutes, il continue à se porter à merveille pendant deux heures.

    image

    Le prince est à bout et Raspoutine redemande à boire. Décidé d'en finir, Youssoupoff prend son revolver et tire à bout portant. A ce bruit les complices surgissent de leur cachette ; un médecin, qui examine Raspoutine conclut qu'il est encore vivant. Bientôt, la respiration cesse et ses assassins descendent le corps au sous-sol du palais.

      

    Quelques minutes après, Raspoutine se relève, tente d'étrangler Youssoupoff, se précipite à l'extérieur: il faut quatre balles pour qu'il tombe et des coups de matraque pour défoncer son crâne. Les conjurés enveloppent alors le corps et le jettent dans la Neva. Lorsqu'on retrouve le cadavre dans l'eau, on constate qu'il était encore vivant lorsqu'il avait été jeté dans le fleuve: Raspoutine est mort noyé!

      

    Cette endurance proprement exceptionnelle contribue à la légende de Raspoutine comme "surhomme". Etait-il insensible au poison ? Cela reste un mystère. C'était, en tout cas, ce que l'on appelle une force de la nature et un tempérament hors du commun.


    Youssoupoff raconte
    image

    "...Raspoutine était mort. Des gouttelettes de sang coulaient de la blessure et tombaient sur les dalles de granite, Brusquement son oeil gauche s'entrouvrit ... et les deux yeux de Raspoutine, devenus étrangement verts et fixes comme ceux d'un serpent, me transpercèrent d'un de haine...

      

    Comme s'il regard diabolique plein avait brusquement été pris de frénésie, il bondit d'une détente sur ses pieds; de l'écume coulait de sa bouche. Il était effrayant. Un hurlement sauvage emplit la salle et je vis arriver sur moi une main aux doigts tordus...

      

    Raspoutine ressuscité répétait sans arrêt mon prénom d'une voix sifflante et étouffée...

      

    Dans cet homme mourant, empoisonné et transpercé d'un coup de feu, dans ce cadavre que des forces obscures avaient remis debout pour venger sa mort, il y avait quelque chose de si terrifiant, de si monstrueux que, jusqu'à aujourd'hui, quand je repense à ce moment, je suis saisi d'une terreur indicible...

      

    Il me semblait que le diable lui-même s'était incarné dans ce moujik... et que ses doigts crochus me tenaient pour ne plus jamais me lâcher..

      

    Mais quel ne fut pas mon étonnement et mon horreur lorsque je vis la porte d'entrée s'ouvrir et Raspoutine disparaître dans l'obscurité... Pourichkevitch s'élança à sa suite, trois coups de feu retentirent puis un quatrième...

    Je vis Raspoutine tituber puis s'effondrer dans la neige".






    Réhabiliter RASPOUTINE?
     

    A l'instar de certains pacifistes notoires, et qui n'ont forcément pas subi le même sort, il aurait été assassiné parce qu'il s'opposait à la guerre! Martyr de la paix, le staretz Grigori Iefimovich Raspoutine? Sacrifié à l'autre bout de l'Europe - comme Jean Jaurès l'a été en plein centre de Paris, par cette fraction de bellicistes qui à certaines heures de l'Histoire, apparaissent et l'emportent sur toutes les logiques du dialogue et de la paix?

      

    Le prince Youssoupov, qui avec la complicité de quelques hauts dignitaires de la cour a été le maître d'oeœuvre de l'exécution du staretz a publié un livre intitulé "Comment j'ai assassiné Raspoutine" - et que corrobera avec force détails un autre ouvrage de Joseph Kessel "Les Rois aveugles".

      

    Avec le recul du temps, le personnage de Raspoutine est discutable, voire repoussant - on en convient.

    Avec ses ongles noirs, et sa malpropreté, il se saoulait à la vodka à longueur de journée, quand il ne pinçait pas les fesses de toutes les femmes passant à sa portée - voire des grandes-duchesses dans les couloirs du Palais d'Hiver de Saint-Petersbourg.

      

    Mais ce ne sont pas là les véritables raisons de son assassinat.

      

    Celui-ci a eu des raisons beaucoup plus sérieuses.



    Malgré la lubricité et l'aspect sordide du personnage, la guerre lui faisait horreur. Issu du petit peuple, il savait que celui-ci en ferait les frais, et aussi parce qu'il prévoyait - avec ce don de voyance qu'aucun historien ne lui conteste - que cette guerre serait fatale à la dynastie des Romanov.

      

    Ses mains miraculeuses, ayant le pouvoir de soulager l'hémophilie du tsarévitch Alexis, il avait conquis la confiance de la tsarine Alexandra Feodorovna, d'origine allemande.

    De ce fait, elle redoutait une guerre germano-russe...

      

    Cela avait suffi a intégrer Raspoutine au parti pacifiste, donc germanophile, et à le rendre détestable à tous les Français qui comptaient sur l'amitié indéfectible du puissant allié russe contre l'Allemagne.

      

    Il ne faut pas chercher une autre cause à l'image caricaturale qu'on donne de Raspoutine. Mais à Saint-Petersbourg, aux yeux du parti de la guerre qui misait sur un conflit - supposé victorieux - pour redorer le blason de la monarchie russe - le staretz était devenu l'homme à abattre!

      

    Quand le 28 juin l'archiduc autrichien François Ferdinand est assassiné à Sarajevo, assassinat sur lequel on s'accorde à voir qu'il constitue l'origine de la Première Guerre Mondiale - ne peut-on pas supposer que le cours des événements aurait été différent si, le même jour, Gregori Iefimovich Raspoutine, dans un bordel sibérien n'avait pas été poignardé par une prostituée à la solde peut-être des nationalistes?

      

    C'est alors que du fond de son lit d'hôpital, il envoie ses objurgations au tsar et à la tsarine, de ne pas appuyer sur le bouton rouge de la guerre!

     En vain... Le 30 juillet Nicolas décrète la mobilisation générale et met le feu aux poudres.

     

      

     

    Dès lors, aidé par les nouvelles désastreuses qui proviennent du front, Raspoutine va tenter de lutter à contre-courant, pour que la Russie se retire du conflit et signe un paix séparée avec l'Allemagne...

    Considérant cette conduite comme défaitiste et hautement déloyale vis-à-vis de la patrie, le prince Youssoupov, le grand-duc Dimitri et le représentant d'extrême-droite de la Douma Pourichkevich organisent un guet-apens à Saint-Petersbourg, dans le but de se débarrasser du staretz.

      

    Son corps cariblé de coups de revolver est alors jeté dans les eaux glacées de la Neva. Quelques heures après, inquiets sur son absence, ses amis et les autorités repêchent le corps, dont le cœur bat encore... mais pas pour longtemps.

      

    Avec sa disparition, ses plus sinistres prophéties concernant la famille impériale et la Sainte Russie ne devaient pas tarder à se confirmer.

      

    Et l'Histoire témoigne. Alors?...

      

    Alors toutes les questions qu'on est en droit de se poser demeurent sans de concluantes réponses!  

     

    Le DESTIN de RASPOUTINE

     

    Maria Raspoutine, tout à droite, avec son père Grigori, à gauche, et sa mère, au centre, en 1914.

    This photograph of Grigori Rasputin with his wife and his daughter Matryona (Maria), far right, in 1911 is cropped from a group photo that was taken in Rasputin's St. Petersburg apartment in 1911 and reproduced numerous times in the years thereafter. Because of its age, I think it's most likely in the public domain. I got it from a forum posting at Alexanderpalace.org

      

    Le DESTIN de RASPOUTINE

    Maria Gregorievna Raspoutine (27 mars 1898 – 27 septembre 1977)

    est la fille de Grigori Efimovitch Raspoutine.

    Lors de la Révolution russe, elle s'exila d'abord en Roumanie, puis en France et en Allemagne avant de rejoindre les États-Unis.

      

    Elle exerça successivement la profession de danseuse de cabaret, de dresseuse de chevaux dans un cirque avant de travailler dans diverses usines d'armement.

    Elle écrivit un livre à la mémoire de son père.

    Elle y assure ne pas avoir hérité de son caractère démoniaque, même si elle aimait à prendre son regard hypnotique.

      

    En 1927, elle intenta un procès contre Félix Ioussoupov après la sortie de

    son livre J'ai tué Raspoutine, où le prince donnait sa version de l'assassinat de Raspoutine.

      

    Le tribunal français, devant lequel l'affaire avait été introduite,

    se déclara incompétent.

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  • Olga as a baby with Miss Eagar, her nanny. Margaretta Eagar eventually would write on life with the Imperial Family in her book, Six Years At The Russian Court.

     

     

    Olga as a baby with Miss Eagar, her nanny. Margaretta Eagar eventually would write on life with the Imperial Family in her book, Six Years At The Russian Court.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Cet article a pour but de vous présenter un poème conjointement écrit par les Grandes-Duchesses Olga et Tatiana, à Ekaterinbourg durant leur captivité. Il était à l'origine destiné à un ami et fut déposé dans un livre. Il ne fut jamais délivré à la personne concernée. Il fut découvert par des fidèles du Tsar après la mort de la famille impériale en 1918.

     


    Un poème de la Grande Paire (Olga & Tatiana)

    Olga (assise) et Tatiana (debout).
     
    « Seigneur donne-nous, en ces jours tumultueux, la patience, afin que nous supportions la famine et la souffrance qui menacent dans notre pays.
      
    Dieu de vérité, la force dont nous avons besoin, donne-la nous afin que nous pardonnions à ceux qui nous torturent ; que nous portions la lourde charge de la croix sur nous ; que nous prenions comme exemple, le plus grand, celui de ton humilité.
      
    Lorsqu'ils nous pilleront et nous offenseront, lorsqu'ils nous mutileront et nous exploiteront, nous t'appellerons Christ-Sauveur.
      
    Aide-nous, afin que nous survivions à ces dures épreuves. Seigneur de ce monde, Dieu de toute création, nous te rendons grâce ; donne-nous la paix de l'âme, oh Seigneur, dans les moments les plus durs.
      
    Et au seuil  de notre tombe, souffle ta puissance éternelle sur nous, tes enfants, afin de trouver la puissance, nous qui te prions dans l'humilité, ainsi que pour nos ennemis. »
     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Disparition et "destruction des preuves".
     
    En mai 1918, la famille est de nouveau réunie à Iekaterinbourg, une ville de Sibérie située dans l'Oural. Il s'agit ici d'une région politiquement hostile aux Romanov, le cœur du bolchevisme dans l'Oural.
      
    Ils sont gardés par 70 gardes bolcheviques, des ivrognes, des à demi-fous et ne vivent plus que dans 5 pièces contiguës. Les fenêtres sont obstrues avec de la peinture afin d'empêcher qu'on puisse voir de l'intérieur à l'extérieur et inversement.
      
    Des palissades de 3 mètres de hauts sont montées autour de la propriété.
      
    La seule nourriture qui leur ait donnée, ce sont des rations militaires dont la moitié leur est volée par leurs gardes.
     
    Les jeunes filles sont soumises à une pression psychologique considérable, n'ayant pas le vocabulaire nécessaire pour s'expliquer la situation.
     
      
    Les gardes dessinent sur les murs des scènes obscènes.
     
    C'est une déchéance dans tous les sens du terme... Leurs vêtements tombent en lambeaux, la Tsarine doit raccommoder les vêtements de son mari.
      
    Ils ne peuvent plus boire de thé, n'ont plus accès au sucre ni au tabac. Les humiliations sont monnaies courantes.
      
    Une chaîne vieille de plusieurs siècles représentant Saint-Georges et appartenant à Alexeï lui est presque arrachée au cours d'un violent incident avec un garde qui aurait intenté à sa vie.
      
    Les jeunes filles sont fouillées à n'importe quelle heure pour des raisons aussi futiles que perverses.
     
    Nicolas et Alexandra tombent finalement dans le fatalisme, passant le plus clair de leur temps à prier, dans leur chambre.
      
      
    Tandis qu'Alexeï, Olga et Tatiana restaient ensemble, se soutenant mutuellement. Maria et Anastasia auraient été les moins physiquement et psychologiquement touchées par tous ces événements et auraient gardés leurs caractères intacts.
     
    Le 4 juillet 1918 un nouveau chef de garde arrive, il s'agit de Iakov Mikhaïlovitch Iourovski un fanatique bolchevique haïssant les Romanov dans leur ensemble alors qu'il est issu d'une famille vouant un culte aux Romanov.
      
    C'est avec son arrivée que le début de la fin commence.
      
      
    Il commence les préparatifs pour accomplir l'ordre qu'il a reçu venant d'un comité constitué entre autres, de Lénine, de Trotski ( Léon Bronstein dit Trotsky ) et de Staline.
      
    Cet ordre est... d'exterminer tous les prisonniers jusqu'au dernier ainsi que leurs serviteurs.
     
     

     


    Le 17 juillet, à 1H du matin Iakov vient lui-même réveiller Nicolas et sa femme, leur disant de se préparer ainsi que leurs enfants, des troubles auraient éclatés en ville et pour leur sécurité on doit les déplacer.
      
    Trois quarts d'heure plus tard, le Tsar portant son fils toujours incapable de marcher, la tsarine, ses filles et leurs domestiques sont emmenés dans l'une des caves de la maison.
      
    On leur dit que l'on s'apprêter à prendre une photo pour assurer à Moscou leur bonne santé.
      
      
    La Tsarine demande s'il n'y a pas de chaises et Iakov donne l'ordre que l'on en apporte.
     
    Deux chaises sont apportées, la Tsarine s'assied sur l'une d'entre elles et le Tsar installe son fils sur l'autre.
      
    Le Tsar se place au milieu des deux chaises et le reste de la famille ainsi que les serviteurs se placent derrière eux.
      
    Quelques instants plus tard, Iakov rentre dans la pièce, accompagné de 11 gardes.
      
      
    Et il déclare, dépliant un document "Étant donné que vos parents continuent leurs actions à l'encontre de la Russie soviétique, vous Nicolas Romanov et toute votre famille allez perdre la vie sur le champs."
     
    Le Tsar tourna alors la tête d'abord vers son fils, puis vers sa femme et enfin vers ses autres enfants avant d'avancer d'un pas et de dire
      
    "Quoi... ? Qu'est-ce ?".
      
    Pour réponse, Iakov lui montra le document avant de jeter ce dernier à terre et de sortir son revolver de sa poche. Nicolas se serait alors écrié
      
    "Dieu, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."
     
    Le massacre aurait alors commencé...
      
    Le Tsar est tué d'une balle dans le cœur et meurt sur le coup, en tombant, sa main frôle celle de son fils qui ne bougeait pas, tenant fermement les bras de sa chaise.
      
    La Tsarine reçoit une dizaine de balles dans le ventre en tentant de faire le signe de croix.
      
    Et très vite tout s'accélère, quelques cris et un épais nuage de poussières envahissent la pièce.
     
    Iakov fait évacuer la pièce, le temps de faire dissiper la fumée afin de voir qui vivait encore.
      
    Quelques minutes plus tard, la fumée s'est dissipée et... stupéfaction !
      
    Les quatre Grande-Duchesse entourent le Tsarévitch, fessant rempart avec leur corps.
      
    Mais deux d'entre elles, Olga et Maria sont blessées. 
    La fusillade continue, les corps tombent les uns après les autres dans un bain de sang épouvantable.
      
    On poignarde à tout va tous les corps, on donne des coups de poings et de pieds et on achève à coup de baïonnette.
      
    Lorsque tous semblent morts, Anastasia et Alexeï montrent encore des signes de vie, Iakov décide de les achever lui-même. Anastasia reçoit une balle en plein front et cesse de bouger... Alexeï reçoit trois balles derrière l'oreille et perdit les dernières goûtes de vie qu'il lui restait.
     
    Au total 103 balles ont été tirées, une cinquantaine de coups de baïonnettes et une trentaine de coups de couteaux. Le Tsarévitch a reçu l'équivalent d'un chargeur complet en plein torse ainsi qu'une balle dans la jambe et trois balles dans la tête.
      
    Quant aux jeunes Grande-Duchesses leur sort n'en fut pas moins funeste.
      
      
    Balles, baïonnettes, couteaux, elles moururent en souffrant, étalées dans une marre de sang.
     
    Une fois assurés que tous sont morts, on transperce une fois de plus les corps à coups de baïonnettes, pour se "venger de l'ancien régime" selon Iakov.
      
    On emballe les dépouilles dans des draps et on les charge dans une camionnette.
      
      
    Une demi-heure plus tard, en pleine forêt de Koptiaki, le véhicule est coincé dans la boue et Iakov décide qu'on placera les corps là même.
     
    On jette les corps sur le sol et on leur vole leurs vêtements et leurs derniers bijoux. Alexeï et Maria sont jetés au feu alimenté au pétrole – Après que le crâne du Tsarévitch eut été scié -.
      
    Quand à Nicolas, les autres Romanov et les serviteurs, on leur jette de l'acide sulfurique sur leur dépouille et on les enterre sur place.
      
      
      
    Quelques heures plus tard, les corps carbonisés et en pièces du Tsarévitch et de la Grande-Duchesse sont enterrés un peu plus loin...
     
    Les derniers Romanov de l'Empire russe
    La cave où eut lieu le massacre, photo prise quelques heures après le meurtre.

     

     

    La grande "humanité" du COMMUNISME

     

     

    Le Tsar Nicolas II

    L'impératrice Alexandra

     

    "Je n'aurais jamais pu imaginer qu'un tel bonheur puisse exister sur terre, une union aussi parfaite entre deux êtres.

    Je t'aime, ces mots résument ma vie toute entière."

    Alexandra

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

    Alexandra Feodorovna, Empress consort of Russia

    (July 13, 1798 - November 1, 1860)

     

    Frédérique-Louise-Charlotte-Wilhelmine de Hohenzollern (Frederica Louise Charlotte Wilhelmina von Hohenzollern ), en allemand : Friederike Luise Charlotte Wilhelmine von Preußen, née le 13 juillet 1798 au Château de Charlottenburg et décédée le 1er novembre 1860 à Pouchkine) était un membre de la Maison royale de Prusse (Charlotte de Prusse), devenue impératrice de Russie sous le nom orthodoxe d'Alexandra Féodorovna (ou Fiodorovna, en russe Александра Фёдоровна).

     

    Fille aînée et quatrième enfant du roi Frédéric-Guillaume III de Prusse et de l'héroïque et populaire reine Louise, née princesse Louise de Mecklembourg-Strelitz, elle est notamment la soeur

    du roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse et de Guillaume Ier, empereur allemand

    dont elle fut la confidente.

    Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

    L'impératrice Alexandra Fiodorovna avec ses enfants 1820

    Le 13 juillet 1817, au Palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg, Charlotte de Prusse épouse le grand-duc Nicolas Pavlovitch, futur Nicolas Ier.

    Charlotte et Nicolas eurent dix enfants :

    Biographie

    Orpheline de mère à l'âge de 12 ans, l'enfance de Charlotte de Prusse fut marquée par les Guerres napoléoniennes. Après la défaite des armées prussiennes, placée sous la protection d'Alexandre Ier de Russie, la famille de Charlotte de Prusse s'installa en Prusse orientale.

    À l'automne 1814, la princesse Charlotte rencontra les grand-ducs Nicolas Pavlovitch et Michel Pavlovitch de Russie, fils cadets du feu tsar Paul Ier. Dans le cadre de la Sainte Alliance voulue par le tsar Alexandre, frère aîné des deux grand-ducs, une union fut arrangée entre les deux familles et heureusement ce choix des familles correspond aux vœux des jeunes gens[1]. Les fiançailles doivent durer deux ans.

    En juin 1817, accompagnée de son frère Guillaume de Prusse, la princesse Charlotte se rendit en Russie. Elle se convertit à l'orthodoxie et prit le nom de Alexandra Fiodorovna à la chapelle du palais d'Hiver. Le 13 juillet 1817, jour de son anniversaire, elle épousa le grand-duc Nicolas Pavlovitch, frère cadet du tsar. À cette époque, le tsar n'ayant pas d'enfant, c'est son frère, le grand-duc Constantin qui était l'héritier du trône. mais le tsar et son frère avaient vingt ans de plus que leur cadet et n'avaient pas d'enfants. Si Nicolas, qui arrivait au second rang de la succession, avait des chances de monter sur le trône dans un avenir assez lointain, Charlotte pouvait néanmoins espérer être à terme la mère d'un futur tsar.

    Grande-duchesse de Russie

    Après sa conversion, la jeune grande-duchesse connut des problèmes d'adaptation à la Cour impériale. Elle se lia d'amitié avec sa belle-mère Marie Fiodorovna, mais n'avait pas de bons rapports avec sa belle-sœur, l'impératrice Elisabeth, épouse du tsar Alexandre.

    Après une grossesse difficile une dépression s'ensuivit. En 1820, Alexandra et son époux se rendirent à Berlin où ils firent de fréquents séjours par la suite. En 1825, Alexandre Ier exigea leur présence, mettant fin ainsi aux voyages en Allemagne.

    Alexandra passa ses premières années en Russie à apprendre la langue et les coutumes russes sous l'œil vigilant du poète et écrivain russe Vassili Andreïevitch Joukovski. La princesse ne maîtrisa jamais complètement le russe. La famille impériale parlait allemand et français, et lui écrivait des lettres en français. La princesse et son époux vécurent huit années de grande tranquillité et dans l'isolement. En 1825, le tsar offrit Peterhof au grand-duc Nicolas.

    En 1825 l'empereur mourut. Aucun des enfants qu'il avait eus de son épouse Elisabeth n'ayant survécu, tous - y compris l'intéressé - s'attendaient à ce que le frère cadet du tsar, premier dans l'ordre de succession, le grand duc Constantin, montât sur le trône sous le nom de Constantin Ier.

    En fait, et avec l'accord du tsar défunt, celui-ci avait secrètement renoncé à ses droits pour pouvoir divorcer et épouser la femme de son choix. Second dans l'ordre de succession, l'époux de Charlotte - non sans scrupules - devint le tsar Nicolas Ier de Russie et Charlotte, la tsarine Alexandra Feodorovna.

    Impératrice de Russie

    La tsarine Alexandra Fiodorovna (1836)

    Charlotte de Prusse devint impératrice en 1825. Le couronnement de l'empereur eut lieu au Kremlin de Moscou, le 22 août 1826. Les années passant, Nicolas Ier ne cessa d'aimer son épouse. Au cours de l'incendie du Palais d'Hiver en 1837, le tsar aurait déclaré à un aide de camp : « Tout le reste est brûlé, ne reste uniquement que les lettres de ma femme qui m'écrivait pendant nos fiançailles »[2]. Elle est grande, majestueuse[3], mais un tic nerveux, contracté après les terribles événements du 14 décembre 1825[4] provoque un tremblement de la tête[5]. Après plusieurs alertes cardiaques, les médecins conseillèrent à Alexandra d'éviter le surmenage et les relations sexuelles avec son époux. Après vingt-cinq de mariage, Nicolas prit une maîtresse, dame de compagnie de l'impératrice, Varvara Nelidova. Tracassé par les soucis d'État, le tsar trouvait tout de même refuge auprès de son épouse : « Le bonheur la joie et le repos - c'est que je cherche et que je trouve auprès de ma vieille Muffy » écrivit-il un jour[6] En 1845, lorsque les médecins conseillèrent à l'impératrice de séjourner à Palerme pour sa santé, Nicolas pleura. S'adressant aux médecins, il leur dit : « Laissez-moi ma femme »[6] Ce séjour étant impératif pour la santé de l'impératrice, le tsar commença à échafauder des plans pour la rejoindre, même pour un bref séjour. Varvara Nelidova accompagnant le tsar, la tsarine éprouva quelque sentiment de jalousie au début, mais elle ne tarda pas à accepter la relation extra-conjugale de son époux. Après le décès du tsar, elle resta d'ailleurs en bons termes avec sa maîtresse.

    Palais Alexandre à Tsarskoïe Selo

    Alexandra Féodorovna fut toujours fragile et en mauvaise santé. À quarante ans, elle paraissait beaucoup plus vieille que son âge, maigrissant de plus en plus.

    En 1837, elle choisit la Crimée comme nouvelle résidence, où Nicolas Ier lui fit construire le palais Oreanda. L'impératrice ne visita ce palais qu'une seule fois, car la Guerre de Crimée débuta en 1852. Vers la fin de l'année 1854, la tsarine tomba gravement malade et fut même proche de la mort[7], mais réussit à guérir. En 1855, Nicolas Ier contracta une grippe et décéda le 18 février 1855.

    Veuve, elle se retira dans le Palais Alexandre à Tsarskoïe Selo. Elle resta en bon termes avec la maîtresse de son époux, Varvara Nelidova, cette dernière devenant sa lectrice[8].

    Alexandra Feodorovna impératrice de Russie par Franz Winterhalter, 1856, Saint-Pétersbourg, Musée de l'Ermitage.

    Avec les années, la santé d'Alexandra Féodorovna se détériora. Elle fut dans l'impossibilité de supporter les durs hivers russes et fut contrainte de séjourner longtemps à l'étranger, en particulier sur la côte d'Azur. En 1860, les médecins lui conseillèrent de séjourner dans le midi sinon elle ne passerait pas l'hiver, mais elle préféra malgré tout rester à Saint-Pétersbourg: « Si la mort devait venir, que cela arrive sur le sol russe ». La nuit précédant sa mort, on l'entendit murmurer : « Niki, je viens à vous »[9]

    L'impératrice Alexandra Feodorovna fut l'une des nombreuses têtes couronnées qui séjournèrent à Nice. Veuve, elle ne craignait pas d'y rendre visite à Joséphine Koberwein, fille naturelle de son défunt mari. Elle se lia avec Alexandre Pouchkine qui parla avec chaleur de l'impératrice dans son journal.

    Vie quotidienne

    L'impératrice reste tout au long de sa vie une princesse prussienne, préférant s'exprimer en allemand, plutôt qu'en français ou en russe à la cour, ayant eu un mauvais souvenir des guerres napoléoniennes.

     

    Elle lit rarement des auteurs français et souvent une lectrice lit à haute voix à la famille impériale une tragédie de Schiller ou de Goethe.

     

    Les repas intimes sont servis dans une salle à manger aux fresques pompéiennes, où ne sont invités que de rares intimes, le plus souvent Benckendorf, le prince Orlov, le général-prince Volkonski, ministre de la cour, ou le baron von Meyendorff. Personne ne fume après le dîner, l'empereur détestant l'odeur du tabac. Pendant le grand carême, les repas sont frugaux et l'on ne sert que du poisson et des légumes.

    Pendant la Saison qui a lieu en hiver, l'empereur et sa femme se rendent parfois à des bals de l'aristocratie pétersbourgoise, ou à des réceptions d'ambassades. Ils vont aussi à l'opéra italien ou au théâtre français. La Saison du printemps est réservée à des bals, et la cour reçoit tous les lundis au palais Anitchkov dans le salon blanc[11]. Plus tard, l'impératrice se rend de plus en plus en voyage pour soigner sa santé.

      

      

    Décès et inhumation

    Au premier plan, à gauche se trouve le tombeau de Nicolas Ier de Russie et à droite le tombeau son épouse Charlotte de Prusse (Alexandra Fiodorovna) (le tombeau sur lequel fut déposée une couronne de fleurs blanches)

    Alexandra Féodorovna, maigre et tuberculeuse, décéda pendant son sommeil le 1er novembre 1860 au Palais Alexandre à Tsarskoïe Selo à l'âge de 62 ans. Elle fut inhumée près de son époux en la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  • youssoupov,irina de russie,tchernyschev bezobrasov,galitzine,guedianov,mel ferrer,lisa soukhotine,alexandre ier de yougoslavie,potemkine,vassily davidoff,léon tolstoï,guerre et paix,volkonsky,audrey hepburn,pouchkine,laetitia spetschinsky,daria nabolov,rouge tomate,obolensky,jacques ferrand,dolgorouky,au temps des troïkas,zinaïda schakovskoy,ouroussoff,mestchersky,sainte geneviève des bois

     

    Noblesse russe en émigration, portraits et souvenirs

      

      

    Réputée comme l'une des plus raffinées de son temps, aucune société n'aura été aussi
    brutalement jetée hors de son pays natal que la noblesse russe.

      

    D'octobre 1917 à aujourd'hui,
    des années-lumière semblent nous séparer de la révolution bolchevique et du drame de l'émigration
    que les rares survivants d'aujourd'hui auront tragiquement traversés dans leur prime jeunesse.

    "Malgré le nivellement des temps modernes, l'aristocratie russe reste pour d'aucuns un domaine inaccessible que tout concourt à rendre fastueux et empreint de magnificence. Un raffinement, des usages compliqués, des noms et des lignées plongeant leurs racines dans l’Histoire, en ont fait un monde mythique dérivant entre l’histoire et le rêve. Garder le pouvoir dans le rêve est le privilège des grands dépossédés", souligne Jacques Ferrand dans son ouvrage abondamment illustré Noblesse russe : portraits d'exil.

    youssoupov,irina de russie,tchernyschev bezobrasov,galitzine,guedianov,mel ferrer,lisa soukhotine,alexandre ier de yougoslavie,potemkine,vassily davidoff,léon tolstoï,guerre et paix,volkonsky,audrey hepburn,pouchkine,laetitia spetschinsky,daria nabolov,rouge tomate,obolensky,jacques ferrand,dolgorouky,au temps des troïkas,zinaïda schakovskoy,ouroussoff,mestchersky,sainte geneviève des bois

     

    "La veille de Pâques 1903 me fut envoyé le Chiffre, relate la princesse Varvara Dolgorouky parmi ses monogram Alexandra.jpgsouvenirs Au temps des troïkas. Je devenais ainsi demoiselle d’honneur.

    Le Chiffre [illustration] était formé des initiales de l'impératrice, surmontées d’une couronne de diamants et fixées à un ruban bleu ciel, couleur de l'Ordre de Saint-André. Nous le portions à l’épaule gauche pour nous rendre à la Cour ou à un mariage ainsi que dans toutes les occasions officielles.

    J’étais aussitôt appelée auprès de l’Impératrice pour la messe pascale au Palais. Quelle était belle la nuit sainte avec les hymnes chantées par les chœurs de la chapelle de la Cour, et toute cette joie de la Résurrection !"

    "Le lendemain avait lieu le bal traditionnel en costume de Cour, renchérit Véra Galitzine dans ses Réminiscences d'une princesse émigrée. La toilette de rigueur portée par les dames est le costumekokoshnik4.jpg national. Des kokochniks impériaux [illustration], étincelants comme des tiares, tombaient jusqu’aux traînes tramées d’or et d’argent des voiles de dentelles, que portaient les chambellans.

    Les dames d’honneur étaient en vert, les demoiselles d’honneur en rouge. Les autres pouvaient choisir les couleurs à leur gré, tout comme les grandes-duchesses et les princesses de sang, dont les traînes étaient portées par des gentilshommes et des pages.

    "Ces vêtements d’apparat se prêtaient mal aux danses modernes, aussi ne dansait-on que des polonaises. La salle donnait sur un balcon immense d’où l’on découvrait la magnifique illumination qui embrasait toute la ville.

    Le Kremlin ruisselait de milliers d'ampoules électriques, le célèbre clocher d'Yvan le Grand paraissait construit en diamants."

    Octobre 1917, la Révolution bolchevique éclate.

    zinaida.jpg"Les longs corridors de l’Institut Sainte-Catherine résonnent sous les pas des Pages de l’Empereur, dont un détachement vient d’arriver pour nous protéger d’un danger que nous ignorons," se souvient la princesse Zinaïda Schakovskoy, jeune pensionnaire à Saint-Pétersbourg et plus tard au Berlaymont à Bruxelles. "Je me faufile dans la grande salle où trônent les portraits des deux impératrices.

    J’entends ce bruit qui me sera bientôt familier, celui des mitrailleuses. Des soldats débraillés parcourent les artères. Quelques drapeaux rouges pendent à l’une ou l’autre maison. Je comprends subitement que quelque chose vient d’arriver à la Russie !"

    Les Schakovskoy se regroupent à la campagne. "Les gens ont envahi la propriété et malgré les protestations des domestiques, ils ont brisé les scellés apposés sur la distillerie d’alcool, fermée depuis la guerre. Ils plongèrent leurs cruches dans les cuves d’alcool ; deux ou trois y tombèrent et se noyèrent. Dans leur hâte à s’enivrer et sans même retirer les cadavres, les autres continuèrent à boire l’alcool pur ou à en rapporter chez eux ..."

    Lapotkhovo, domaine de la vieille princesse Ouroussoff, un château historique où l'impératrice Catherine a157327.jpgII séjourna en son temps. Bienfaitrice de la population des environs, la princesse a toute sa vie tenté d’améliorer la situation des paysans :

    hôpital modèle, écoles, bibliothèque populaire, crèche pour enfants, etc. Mais à la Révolution, pour s’être opposée aux maraudeurs pour qui liberté signifie pillage, elle est déclarée ennemie du peuple. Un beau soir, des soldats déserteurs arrivent au village et se mettent à prêcher la bonne parole bolchevique :

      

    le château, ses dépendances et les écuries, la chapelle, tout doit être détruit. "Partez vite, nous ne voulons plus de vous, allez mourir à l’étranger, nous avons assez souffert par vos aïeux ; maintenant, tout nous appartient !" Paralysée de frayeur, la vieille princesse se laisse traîner jusqu’aux marches de l’escalier où on doit l’asseoir.

      

    Et là, impuissante, elle assiste au saccage de sa maison. Ne se contentant pas uniquement de voler, les paysans détruisent de nombreuses œuvres d’art accumulées par la famille au cours de plusieurs générations. Tableaux et toiles de maîtres sont jetés par les fenêtres et vont s’empaler sur les branches des arbres.

    Dans la chapelle, les paysans crèvent les yeux du Christ : "Il ne faut pas qu’il nous voit, il nous empêche de faire ce que nous voulons, c’est un bourgeois, un ennemi de la liberté !" Le caveau familial contient la dépouille du petit-fils de la princesse Ouroussoff, récemment décédé de ses blessures de guerre.

      

    La rumeur court que les décorations du jeune prince sont en or et qu’elles ont été ensevelies avec lui. Ils brisent la dalle du caveau et ouvrent le cercueil. S’acharnant sur le corps, ils ne trouvent rien à partArmoiries des princes Ouroussov.jpg quelques petites médailles à l’effigie de saints. Furieux de leur déconvenue, ils s’en vont sans même refermer le tombeau.

    "Par cette belle journée ensoleillée, ce tombeau violé, ouvert à tous les vents, a quelque chose d’affreusement triste, témoigne un journaliste français en reportage dans la Russie révolutionnaire. Je pénètre dans la chapelle dont l’extérieur est ornementé d’un bas-relief aux armoiries des princes Ouroussoff [illustration] et Obolensky.

      

    Je descends dans la crypte, une odeur atroce me prend à la gorge. Depuis octobre dernier, personne n’a osé refermer le cercueil, le corps du vaillant officier se décompose lentement en plein air !"

    Tourmente des noires années de la Révolution bolchevique …

    Des milliers de réfugiés de la noblesse russe font souche un peu partout dans le monde. Pour survivre, grands-ducs, princes, anciens aides-de-camp du tsar, aristocrates de tous bords, se font chauffeurs de taxi, portiers de nuit, garçons de restaurants ou précepteurs.

      

    S'intégrant au fil des ans dans leurs nouvelles patries, les enfants de la deuxième génération - nous en sommes à la troisième aujourd'hui - sont Français, Belges, Italiens, Allemands, Britanniques ou Américains.


    nicolasObolensky1.jpg

    Prince Nicolas Alexandrovitch Obolensky (1900-1979). Plus connu après-guerre sous le nom de Père Nicolas.

    Sa marraine de baptême fut l'Impératrice Maria Feodorovna. Par sa mère, née princesse sérénissime Salomé Dadian Mingrelsky, il descendait des princes régnants de Mingrélie, petite principauté souveraine du Caucase annexée par la Russie. En 1918, il réussit à s'enfuir de Russie via la Finlande puis la Suisse pour s'installer finalement en France.

    Sous-lieutenant des Forces Françaises de l'Intérieur, agent de renseignement en territoire occupé, il est arrêté par la Gestapo en 1944, emprisonné et déporté à Büchenwald d'où il sera libéré par les troupes américaines.

    Décoré de la Médaille de la Résistance avec rosette, de la Croix de Guerre avec palme et citation à l'ordre de l'Armée et de la croix d'officier de la Légion d'Honneur.

      

    nicolasObolensky2.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'est à Büchenwald que sa foi profonde et ses sentiments chrétiens le poussèrent à se consacrer au service de l'Eglise Orthodoxe. Ordonné prêtre en mars 1963 dans la cathédrale Saint Alexandre Newsky à Paris, le père Nicolas Obolensky consacra toute son énergie à l'activité pastorale.

    Son action oecuménique, le prestige de son nom, ses relations avec le clergé catholique et les autres confessions religieuses lui permirent d'obtenir pour l'Eglise Orthodoxe une place d'honneur dans toutes les cérémonies officielles. Aîné du nom des Obolensky, il occupa une place hors pair au sein de toute sa famille.

     

    youssoupov.jpg

    Le prince et la princesse Félix Youssoupov. Epoux d'Irina de Russie, nièce du tsar Nicolas II, Félix Youssoupov est devenu une figure de légende par le rôle qu'il joua dans l'élimination de Raspoutine. Les premiers temps de l'émigration se passent dans une relative aisance grâce à la vente de bijoux et de deux toiles de Rembrandt que Félix avait réussi à emporter, enroulées autour de la taille.

    Créant tour à tour une organisation de secours aux réfugiés, participant à l'ouverture d'un restaurant et d'un cabaret russes, lançant une maison de couture et de parfum qui connût une certaine notoriété, à la prospérité du moment se succèdent des fins de mois difficiles.

    Adepte de l'adage propre à certains aristocrates ruinés par les circonstances de la vie - ne pas avoir d'argent est déjà fort désagréable, mais si en plus il faut se priver - pratiquant une vie mondaine très cosmopolite, tenant maison et table ouverte à la russe, jamais le prince Youssoupov ne refusera d'aider ceux qui venaient lui demander du secours.

     

    paris match.jpg

    En couverture d'un Paris-Match de décembre 1938, la princesse Guedianov,
    gagnante d'un concours de Miss Beauté russe.

    3am6m019u5upa365.jpg

    Lisa Soukhotine, épouse de l'acteur Mel Ferrer. Sa famille quitte la Russie via Belgrade où de nombreux réfugiés russes bénéficient de l'hospitalité du roi Alexandre Ier de Yougoslavie, pour s'installer ensuite à Bruxelles où elle voit le jour.

    Certains quartiers de son pedigree familial feraient pâlir les âmes prudes : Grigori Potemkine, prince, amant et grand favori de Catherine II de Russie ; le décembriste Vassily Davydoff, exilé en Sibérie après sa participation au complot avorté de décembre 1825 contre le nouveau tsar Nicolas Ier ;

    le capitaine Serge Soukhotine, coauteur dans l'assassinat de Raspoutine. Lisa Soukhotine aura été la dernière épouse de feu Mel Ferrer qui joua en son temps dans le film Guerre et Paix le rôle du prince Bolkonsky, alias Nicolas Volkonsky, grand-père de Léon Tolstoï.

      

    L'épilogue du film est connue : Bolkonsky-Ferrer tombe amoureux de l'héroïne du roman, la belle Natacha Rostov, à la ville Audrey Hepburn qui sera aussi son épouse.

    xenia.jpgS.A.I. et R. l'archiduchesse Rodolphe d'Autriche, née comtesse Xénia Tchernyschev-Bezobrasov.

    Comme bon nombre de descendants d'émigrés russes qui s'intégreront parfaitement au sein du cosmopolitisme sans frontière des grandes familles de la vieille Europe, Xénia Tchernyschev-Bezobrasov sera la première épouse de l'archiduc Rodolphe d'Autriche, qui la perdra malheureusement dans un accident de voiture en 1968.

    Sang russe oblige, leur fille Maria Anna épousera le prince Piotr Galitzine, né en Argentine de parents originaires de Moscou, mariés en émigration en Yougoslavie et décédés à New York.

    Le père de Xénia, après avoir servi dans le prestigieux régiment impérial des Chevaliers-Gardes à Saint-Pétersbourg, aura en émigration tâté de mille et un métiers : chauffeur de taxi, gérant d'un salon de thé puis d'un atelier d'arts décoratifs ; ensuite éleveur de poulets, professeur de tennis et de langue russe, pour finir comme restaurateur de tableaux aux Etats-Unis.

     

    laetitia.jpg


    Laetitia Spetschinsky. Elle illustre parfaitement le lien entre l'ancienne Russie et la Russie d'aujourd'hui. Des arrière-grands-parents au service du tsar : lui, officier au régiment des Gardes à Cheval à Saint-Pétersbourg ; elle, née princesse Galitzine, dame d'honneur à la Cour ; un grand-père, ancien président de l'Union de la Noblesse russe en Belgique.

    Professeure et chercheuse dans le secteur des relations Union Européenne-Russie à l'Université d'Ottignies LLN, encourageant l'étude des relations du pays de ses ancêtres avec l'Europe occidentale, Laetitia organisa il y a quelques années la venue de l'ex-président Gorbatchev qui fut, quant à lui, le tsar de la Perestroïka.

     

    alexandre pouchkine.jpgAlexandre Pouchkine, descendant à la 5e génération du poète. Parmi la descendance du célèbre poète, éparpillée tant en Russie qu'en Angleterre et en France, réside à Bruxelles l'unique représentant mâle porteur du nom.

    Raffinement suprême, ne s'est-il pas offert une épouse elle-même descendante du poète par suite du remariage d'un arrière-grand-père commun ? Une généalogie prenant sa source auprès du fameux Hanibal, négrillon de Pierre-le-Grand, pour se développer notamment au sein des Romanov et de quelques Mountbatten britanniques.

    Alexandre Pouchkine - président de l'Union de la Noblesse russe en Belgique - et son épouse consacrent leur énergie à leur propre œuvre, la Fondation Internationale Pouchkine dont le but est de soutenir les actions caritatives en faveur des enfants atteints du cancer en Russie.

     

    daria.jpgDaria Nabokov. Si le patronyme est célèbre depuis la parution de Lolita, sulfureux roman de son arrière-grand-oncle Vladimir Nabokov, Daria porte en elle les gênes des grands serviteurs de l'empire : un ministre de la Justice sous le tsar Alexandre II, dont le fils fut gouverneur de Courlande. Son grand-père, journaliste, historien et généalogiste, était l'âme et la mémoire de l'émigration russe.

    Il co-publia une biographie remarquée du maréchal prince Koutousov, son ancêtre maternel, brillant vainqueur de Napoléon lors de la campagne de Russie en 1812. Deux siècles plus tard, sur l'avenue Louise à Bruxelles où règne la haute couture pour altesses royales et dames du monde, l'on s'en va goûter aux délices du restaurant de son mari, le Rouge Tomate.

     

    education.jpg

    Solitude et abandon, tel est le lot de nombreux réfugiés russes de la première génération, coupés de leurs racines ancestrales : "Je suis dans la maison de retraite à Sainte-Geneviève-des-Bois près de Paris, raconte une princesse Mestchersky.

    L'un de nous dit que ce qui est ennuyeux, c'est que dans notre futur, il n'y a que la mort. Mais comme nous sommes tranquilles pour l'attendre ..."

    Nicolas van Outryve d'Ydewalle

     

     

    SOURCES

    http://meshistoiresdautrefois.hautetfort.com/archive/2012/02/10/

    noblesse-russe-en-emigration-portraits-et-souvenirs.html

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

    Nicholas II on a boat ride

    Nicholas II on a boat ride

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Postcard of the Imperial family: 1901.

    Postcard of the Imperial family: 1901.

     

    Portraits of the Imperial family: 1908.

    Portraits of the Imperial family: 1908.  

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Empress Alexandra, Grand Duchess Tatiana, and Tsarevich Alexei at the White Flower Festival in Yalta: 1914.

    Empress Alexandra, Grand Duchess Tatiana, and Tsarevich Alexei at the

    White Flower Festival in Yalta: 1914.

     

     

    
Imperial children at the occassion of White Flower Day, Livadia 1912

Beautiful as usual!
    Imperial children at the occassion of White Flower Day, Livadia 1912

    Beautiful as usual!

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Toys of the Imperial children on display at the Alexander Palace.

     

     elderflowerchampagne:

love-romanov:

Grand Duchess Olga (1895 – 1918) holds a toy, 1901. Below is the same toy.

I’m so very skeptical of things like this - the chocolate stained gloves purported to have belonged to Anastasia, etc. For this one at least I say absolutely no way that is what she is holding in the picture. I’m pretty sure the top picture is a real cat, and the bottom picture shows a stuffed animal sitting up. In the top picture the cat is on its belly.

I’m pretty sure Olga is holding a real cat in the picture. It also has a little dark patch on it’s tail, so it can’t be the same as the toy below. The girls could have had a toy like that but I don’t think its in that picture.

    Grand Duchess Olga (1895 – 1918) holds a toy, 1901. Below is the same toy.

    I’m so very skeptical of things like this - the chocolate stained gloves purported to have belonged to Anastasia, etc.

    For this one at least I say absolutely no way that is what she is holding in the picture. I’m pretty sure the top picture is a real cat, and the bottom picture shows a stuffed animal sitting up. In the top picture the cat is on its belly.

    I’m pretty sure Olga is holding a real cat in the picture. It also has a little dark patch on it’s tail, so it can’t be the same as the toy below.

      

    The girls could have had a toy like that but I don’t think its in that picture.

     

     

    Photos © Tsarskoye Selo State Museum Preserve

     

     

     

    Tsarskoye Selo is another step closer to a revival of the Children’s Rooms' collections at the Alexander Palace, thanks to recent donations from the International Association of Doll Artists (IADA).

     

     

     

    Svetlana Pchelnikova, President of IADA and our Friends Society’s Art Patron, handed the donations over to the Museum at the 9th International Doll Salon in Moscow.

     

     

     

    The most valuable gifts are two antique dolls (see above). One of the 1900s by the Société Française de Fabrication de Bébés et Jouets (S.F.B.J.). The other is a German Kestner doll of the 1860s-90s in a long white dress with a black lace apron and a lush black wig. Dolls made by these firms were created for the daughters of Tsar Nicholas II, who played with them in the Children’s Rooms of the Alexander Palace.

     

     

     

     

    Photos © Tsarskoye Selo State Museum Preserve

     

     

     

    The other gifts include a modern replica of an old black toy carriage with a Prussian crown (above left), a toy tricycle (above right), and three replicas of some late 1800s – early 1900s dolls (below left), made by the Mexican artist Patricia Ramos Molina in 2010–12.

     

     

     

    A German benefactor Nadezhda Othmer donated antique children’s fishnet gloves to the Museum. Lyudmila Titova of Sergiev Posad added to our collection some publications from the late 1800s – early 1900s: La mode illustrée #8 of 25 February 1872, a coloured gravure inset to La mode illustrée #1 of 1870, a children’s book Our Menagerie of 1906, and clothes for children and dolls. (below right)

     

     

     

     

     

     

    Photos © Tsarskoye Selo State Museum Preserve

     

     

     

    The IADA members are very enthusiastic about the recreation of the imperial children’s doll collection. This project started in 2010 and now brings together over 50 specialists from different countries of the world.

     

     

     

    © Tsarskoye Selo State Museum Preserve. 26 November, 2013

     

     

     

     

     

     

     

    Chambre d'ALEXIS

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     
    I love the story of this.
     
    When Nicholas and Alexandra met in 1884 at the wedding of his uncle to her sister, she called him Nicky; he called her “Alix” or “Sunny.” Although Alix was only 12, she knew at that moment that Nicky was “The One.” It was on this occasion she carved their names on the window of the Peterhof Palace.

    Nicky wrote in his journal, “Alix and I wrote our names on the rear window” of a nearby house.
      
    He added at the end, “We love each other.”

    Every year they returned to Peterhof, the dates were transcribed on that very same window. It remains to this day.
     
     
     Histoire d'AMOUR de la rencontre de NICOLAS II et d'ALEXANDRA..

    J'adore l'histoire de cette HISTOIRE
    Quand Nicolas et Alexandra sont réunis en 1884 au mariage de son oncle à sa sœur, elle l'a appelé Nicky; il a appelé son «Alix» ou «Sunny».
    Alix avait  seulement 12 ans, elle savait à ce moment que Nicky était "The One". Il est à cette occasion qu'elle sculpté leurs noms sur la fenêtre du Palais Peterhof.
     Nicky a écrit dans son journal, "Alix et moi avons écrit nos NOMS sur la vitre de la maison Peterhof.
    Il a ajouté, à la fin, "Nous nous aimons."
    Chaque année, ils sont retournés à Peterhof, les dates ont été transcrits sur cette même fenêtre.
    Ces écritures sont toujours là, à ce jour.....
     
     
     
     
     
     
     

    White Flower Day,1912.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Assassinat de Nicolas II, de sa famille et de quelques serviteurs !

    tumblr_mnagfpS5Bw1qbar1do1_500

     

    Nicolas II, son épouse, ses 5 enfants (les 4 grandes-duchesses Maria, Olga, Tatania, Anastasia et le prince héritier Alexis), le docteur Ievgueni Botkine et trois domestiques (la femme de chambre Anna Demidova, le valet de chambre Alexeï Trupp et le cuisinier Ivan Kharitonov ), ont été déportés, fin mai 1918, à Ekaterinbourg, une ville au-delà de l’Oural.

     

    Ipatiev House, Ekaterinburg, Russia

    Maison du commerçant Ipatiev située au centre d'Eketerinbourg

    Sous le contrôle de la Tchéka, dans la villa Ipatiev réquisitionnée, ils survivent dans des conditions misérables, au contraire des chefs bolchéviks.

     

    25

    Photo de la collection de Pierre Gilliard, précepteur des enfants du tsar.

     

    Au total 53 membres de la famille Romanov résidait en Russie impériale, mais le 26 janvier 1918 le grand-duc Nikolaï Konstantinovitch de Russie décéda de mort naturelle dans la ville de Tachkent,

    (il fut le dernier grand-duc inhumé sous la Russie impériale en la cathédrale de Saint-Georges à Tachkent),

    4 sur les 52 membres composant la famille Romanov, dix-sept furent assassinés par les Bolcheviks, certains dans d’atroces conditions.

    Les trente-cinq hommes et femmes descendants des tsars Nicolas Ier de Russie, d’Alexandre II de Russie ou d’Alexandre III de Russie purent, grâce à différentes circonstances échapper à une mort certaine.

     

    Toboljsk_1917_1918

    Une des dernières photos de la famille impériale à Tobolsk
    ( Collection Pïerre Gillard)

    Au début juillet, Iakov Mikhaïlovitch Iourovski (de son vrai nom Yankel Chaimovitch) reçoit l’ordre de Iakov Solomon dit Sverdlov, de les abattre et de faire disparaître les cadavres. Cet ordre est exécuté à l’aube du 17 juillet 1918, dans le plus grand secret,ne cherchez pas dans le journal du parti « Pravda », un compte-rendu. Abattus par surprise à coup de pistolets, ils furent assassinés plutôt qu’exécutés, sans compter le caractère particulièrement atroce de l’exécution des enfants du Tsar.

    Les jeunes filles qui avaient des pierreries cousues dans leurs vêtements reçoivent des dizaines de balles qui ricochent et rendent la scène effrayante. Ayant vidés leurs chargeurs, et plusieurs des jeunes filles et des victimes étant encore en vie, c’est à coup de couteau et de baïonnette que les bourreaux s’acharnèrent sur les malheureux.

    Dans la nuit, les corps furent emportés jusqu’à un puits de mine et précipités dedans, mais Iourovski revînt dès le lendemain sur les lieux, enterre les corps un peu plus loin après avoir vainement tenté de les brûler. Ils sont finalement aspergés d’acide sulfurique pour empêcher toute reconnaissance des corps.

    L’affaire plonge dans la pénombre soviétique jusqu’en 1990.

     

    MurIpatiev

    Cave de la maison Ipatiev où eu lieu le massacre de la famille Romanov.

    A la chute de l’URSS, Boris Eltsine, qui avait fait pourtant détruire la maison Ipatiev sur ordre d’Andropov, a constitué une commission pour faire toute la vérité sur cet horrible crime, rechercher les cadavres pour qu’ils reposent en la cathédrale Pierre et Paul à St-Petersbourg.

     

    eltsine pierre et Paul

    Boris Eltsine et son épouse s'inclinant devant le tombeau de Nicolas II .

    Les restes des corps découverts les 11, 12 et 13 juillet 1991 ont été soumis à des expertises génétiques effectuées en 1993 en Grande-Bretagne, en 1995 aux Etats-Unis et en 1997 en Russie.

    Leurs résultats ont été présentés à une commission gouvernementale qui a conclu en janvier 1998:

    « Les dépouilles découvertes à Ekaterinbourg sont celles de Nicolas II, de membres de sa famille et de personnes de leur entourage« .

     

    Ce n’est qu’en 1997 que la Commission nationale a reconnu l’authenticité des restes de la famille impériale découverts dans une forêt et des quatre personnes qui se trouvaient avec les Romanov:

    leur médecin, Evgueni Botkine, le cuisinier Ivan Kharitonov, un valet de chambre, Alois Trupp, et la camériste de la tsarine, Anna Demidova.

     

    suivants-romanov

     

    Mais il manquait deux cadavres ceux de la princesse Maria et le tsarévitch Alexis Nicolaïevitch . Retrouvés et authentifiés quelques années après, le 17 août2007.

     

    Quarante quatre fragments d’os ont été retrouvés près de l’ancienne route de Koptiakov et transférés à l’institut médico-légal de Sverdlovsk. M. Nevoline a précisé que les médecins légistes avaient également reçu sept fragments de dents, trois balles d’une arme à canon court et un fragment de tissu de vêtement.

     

    Authentifiée comme étant les restes de la princesse Maria et du tsarévitch Alexis, ils furent inhumés à l’été 2008 près dés leurs dans la nécropole des tsars en la cathédrale Pierre et Paul sur l’île aux lièvres à Staint Pétersbourg.

     

    Maria Nicolaievna

    La Princesse Maria Nicolaïevna Romanov.
    
    Djon et chat
    Le tsarévitch Alexix son chat et son chien Joy seul survivant du massacre.

    Le Vaudois Pierre Gilliard était le précepteur des enfants du tsar Nicolas II: les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexis.

    Il suivit la famille impériale durant leur captivité jusqu’à Ekaterinbourg, où il se fit séparer d’eux le 23 mai 1918. C’est d’ailleurs cela qui lui sauva la vie, car Nicolas II et sa famille se firent exécuter peu de temps après. De retour en Suisse, il publia en 1922 un ouvrage sur « Le tragique destin du Tsar Nicolas II ».

    Outre les dernières photographies de la famille impériale de Russie prises dans leur vie quotidienne en captivité, le fonds Pierre Gilliard contient également de la correspondance et différentes notes prises au cours sa vie.

    Une grande partie de sa collection de photos furent vendues lors du vente publique à Genève .

     

    pierre-gilliard

     

    En Août de l’an 2000, après de nombreux débats, la famille impériale fut canonisée comme mort-martyr par le Patriarcat Alexis II de Moscou.

    À noter que deux des servants n’ont pas été canonisés à cette occasion : Alexei Trupp car il était catholique, et Adolphovna Schneider, qui faisait partie de l’Église luthérienne.

     

    Царственные_страстотерпцы

    Une des représentations iconographique de la Saint Famille Romanov . 
    
    22
    Nikolaï Romanov jetant symboliquement   
    un peu de terre sur les restes du dernier tsar russe.  
    
    tombeau Chapelle votive comportant les cercueils de le Famille impériale dans la cathédrale Pierre et Paul.

     

    Vont se dérouler les 16 et 17 juillet 2014, comme chaque année depuis 1997 à Ekatérinburg, sur les lieux des meurtres et les endroits où l’on a retrouvé les restes de Nicolas II et de sa famille, une procession et un chemin de croix.

     

    553e

     

    Ces cérémonies réunissent près de 50 000 à 70 000 orthodoxes de Russie et du monde entier pour se souvenir de la famille impériale lâchement assassinée le 17 juillet 1918 ( suivant le nouveau style).

     

     

    http://artcorusse.org/17-juillet-1918-date-historique/ 

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     DIMITRI PAVLOVITCH ROMANOV

    DE L´EMPEREUR ALEXANDRE II

    GRAND DUC DE RUSSIE GENERAL RUSSIA

     

     

    Dimitri Pavlovitch Romanov (en langue russe : Дмитрий Павлович Романов), grand-duc de Russie, né le 18 septembre 1891 à Ilinskoïe (gouvernement de Moscou) et mort le 5 mars 1942 à Davos (Suisse), est le fils du grand-duc Paul Alexandrovitch (plus jeune fils du tsar « libérateur » Alexandre II assassiné en 1881 et de la princesse Maria Alexandrovna) et de la princesse Alexandra de Grèce (fille du roi Georges Ier de Grèce et de la grande duchesse Olga Constantinovna).

     

     

     

     

    Sous l’Empire (1891-1918)

     

    Dimitri Pavlovitch Romanov est né à Ilinskoïe,

    propriété de campagne de son oncle le grand-duc Serge Alexandrovitch (gouvernement de Moscou),

    le 18 septembre 1891.

    Sa mère meurt le jour de sa naissance. Il a une sœur aînée, la grande-duchesse Marie Pavlovna (1890-1958),

    dont il sera toute sa vie très proche.

    Malgré l’interdiction de son neveu, le tsar Nicolas II, le grand-duc Paul Alexandrovitch (1860-1919) se remarie morganatiquement en 1902 avec la femme d’un colonel très en vue à Saint-Pétersbourg, Olga von Pistolhkors, titrée comtesse de Hohenfelsen par le roi de Bavière en 1905),

    dont il aura trois enfants : le prince Vladimir Pavlovitch Paley (1897-1918)

    et les princesses Irina Pavlovna Paley (1903-1991) et

    Natalia Pavlovna Paley (1905-1981).

     

    En application des règles dynastiques en vigueur de la Maison impériale Romanov prohibant tout mariage morganatique, son neveu, le tsar Nicolas II, lui retire ses droits à la succession impériale et l’exile en France, ne le graciant et titrant sa femme (princesse Paley) qu'à l'occasion de la Première Guerre mondiale,

    lorsque le grand-duc demande à venir combattre pour la Russie.

    Orphelins de mère, éloignés de leur père pendant toute leur enfance et une grande partie de leur adolescence, le grand-duc Dimitri Pavlovitch et sa sœur sont élevés par le frère aîné de leur père,

     

    le grand-duc Serge Alexandrovitch de Russie, alors gouverneur général de Moscou, et son épouse la grande-duchesse Élisabeth, sœur de la tsarine Alexandra Feodorovna.

     

    En 1905, le grand-duc Serge est assassiné et la grande-duchesse prend

    le voile quelques années plus tard (cf. la pièce d’Albert Camus Les Justes).

    En 1908, sa sœur Marie Pavlovna épouse le prince Guillaume de Suède, dont elle a un fils, le prince Lennart en 1909. Mais elle quitte la Suède et rejoint la Russie dès 1913,

    après avoir divorcé au grand scandale de la Cour.

     

    Dimitri eut la réputation d’un homme au physique très avantageux.

    Jeune, il fut l’amant de la reine Marie de Roumanie, de seize ans son aînée, mais aussi vraisemblablement du prince Félix Youssoupoff.

    La grande-duchesse Olga Nikolaïevna, fille de Nicolas II, fut très éprise du charmant grand-duc, si bien que leur union fut évoquée en 1912.

    Pour une raison inconnue, Alexandra Fiodorovna provoqua la rupture de ces fiançailles

    En cette année 1912, Dimitri Pavlovitch participa aux Jeux olympiques de Stockholm.

     

    Avant la déclaration de la Première Guerre mondiale, le grand-duc eut l’idée d'une compétition sportive nationale russe ; ce concept fut repris plus tard par l’Union soviétique.

    Dans la nuit du 29 décembre 1916 au 30 décembre 1916, le grand-duc Dimitri Pavlovitch participe à l’assassinat de Raspoutine.

     

     

    Le docteur de Lazovert, qui fournit le cyanure, le lieutenant Soukhotine, le député à la Douma Pourichkevitch et le prince Félix Youssoupov, qui avait épousé une nièce du tsar, sont également complices de l’assassinat du « starets ».

     

    Après l’assassinat de Raspoutine, il comparaît devant le président du Conseil. Le tsar l’exile alors sur le front de Perse, ce qui lui sauva la vie, à la différence de son père, de son demi-frère et de sa tante.

     

    En effet, ses proches souffrirent beaucoup de la Révolution : son père, incarcéré à la forteresse Saints-Pierre-et-Paul de Petrograd, est exécuté sommairement, tandis que son demi-frère et sa tante et tutrice la grande-duchesse Élisabeth, exilés en Sibérie, sont précipités vivants au fond d’un puits de mine inondé, où ils connurent une mort cruellement lente.

     

    Ses demi-sœurs, qui n’avaient pas quinze ans, furent quant à elles violentées par la soldatesque.

      

      

    En exil (1918-1942)

     

    Atteint de tuberculose, Dimitri Pavlovitch est recueilli à Téhéran, après la désagrégation du front russe, par le Consul général de Grande-Bretagne en Perse (l’actuel Iran). Il rejoint alors Londres par voie de mer, après un long et difficile périple.

    Installé ensuite à Paris, il y rencontre, grâce à sa sœur, la grande-duchesse Maria Pavlovna, la couturière Coco Chanel, dont il devient l’amant en 1920.

     

    C’est le grand-duc Dimitri Pavlovitch qui dessine alors le flacon du parfum N° 5 de Chanel,

    sur le modèle des flasques à vodka de la garde impériale.

      

    En 1926, il épouse, à Biarritz, une riche héritière américaine, Audrey Emery (1904-1971), originaire de Cincinnati, titrée princesse Romanovska-Ilinska par le grand-duc Cyrille Vladimirovitch, prétendant au trône de Russie. Il s'installe alors en Floride où il exerce la profession de courtier en champagne.

     

    De retour en France, il vit dans le 8e arrondissement de Paris, d'abord au 76, rue de Miromesnil puis 80, boulevard Maurice-Barrès à Neuilly-sur-Seine, puis enfin à l’hôtel George-V.

     

    De cette union naît Paul Dimitrievitch,

    prince Romanovsky-Ilynsky (1928-2004).

     

     

    Le couple divorce en 1937, Audrey Emery se remariant deux ans plus tard avec le prince russe Dimitri Djordjazé.

     

     

     

     

     

    Le grand-duc s’installe alors au château de Beaumesnil (Eure), ultime présent de sa femme avant leur séparation.

    Il meurt de la tuberculose au sanatorium de Davos, en mars 1942, à l’âge de cinquante et un ans, loin de son fils, parti vivre avec sa mère aux États-Unis, et loin de sa sœur adorée, alors installée en Argentine.

     

    Son neveu, le prince Lennart Bernadotte, fit inhumer son oncle aux côtés de sa sœur, Maria Pavlovna, dans la chapelle de son château de l’île de Mainau, au bord du lac de Constance.

    Le grand-duc Dimitri n'écrivit pas ses mémoires et, à aucun moment de sa vie, il ne dit mot de sa participation à l’assassinat de Raspoutine..

     

     

     

     

     

     

     Grand-duc Dimitri Pavlovitch de Russie 1891-1942

     

    Fils du grand-duc Paul Alexandrovitch et de la princesse Alexandra de Grèce et de Danemark, on dit qu'il fut l'amant de la reine Marie de Roumanie et du prince Félix Felixovitch Youssoupov, la fille de Nicolas II, la grande-duchesse Olga, aurait été aussi fort éprise de lui.

    En 1916, il participa au meurtre de Raspoutine, ce qui lui valut d'être envoyé sur le front perse par Nicolas II.

     
      
    Dans les années 1920, il devint l'amant de Coco Chanel et il dessina le flacon du parfum N° 5 de Chanel.
     


    En 1927, il épousa une riche héritière américaine Audrey Emery (1904-1971), mariage qui s'acheva par un divorce 11 ans plus tard.

    Il fut le père du prince Paul Romanovsky-Ilyinsky 1928-2004 qui fut maire de Palm Beach.

     

     

     

     

     

    Le grand-duc Dimitri Pavlovitch et son épouse Audrey Emery dans les années 1920.

     

     http://gotha2.blogspot.fr/2012/10/qui-etait-il.html

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Alexandre II (1818-1881), est un empereur de Russie
    (1855-1881), fils de Nicolas Ier.
     
    C'est un tsar déchiré entre son désir d'émanciper
    le peuple russe et la tradition autocratique
    qu'il se doit de faire perdurer.
     
    Aucun monarque européen n'a été mieux préparé à sa tâche qu'Alexandre II.
     
    Sa mère charge le poète et humaniste Joukovski de dresser un plan complet d'éducation et d'instruction pour l'héritier du trône, et le pédagogue veillera à l'exécution de son programme.
     
    Il veut faire de son pupille un homme
    dans le sens le plus noble du terme.
     
    Son instruction est variée et adaptée aux besoins du pays qu'il doit gouverner.
     
    Un voyage à travers les provinces de l'Empire donne au jeune prince la possibilité de connaître les besoins des diverses régions.
     
    En visitant les pays étrangers, il pourra comparer la vie russe à celle des autres pays.
     
    Nommé général major à dix-huit ans, à vingt et un ans, il entrait au Conseil d'État.
     
    Et, à vingt-deux ans, il était prié de prendre part aux réunions des ministres.
     
    Contre l'avis de son père, le 16 avril 1841 à Saint-Pétersbourg,
     
    il épouse Marie de Hesse-Darmstadt, convertie à l'orthodoxie et rebaptisée Maria Alexandrovna.
     
     
    Alexandre II, le tsar libérateur
     
     
    Alexandre II accéda au trône alors que les défaites de la guerre de Crimée révélaient le retard économique de la Russie, cause première de sa faiblesse militaire.
     
    Il dut accepter le traité de Paris (mars 1856).
     
    Il mesure la force des idées nouvelles qui travaillent une intelligentsia et une classe moyenne en formation,
    décidées à les faire triompher par la force même.
     
    Son titre de «tsar libérateur» est attaché à l'oukase du 3 mars 1861, qui octroie la liberté personnelle à tous les serfs domestiques et prévoit un remembrement des terres au profit des paysans.
     
    Mais cette mesure capitale se heurte, dans son application, aux structures durcies de la société russe.
     
    Outre le manifeste historique de 1861 sur l'abolition du servage (décrété deux ans avant la libération des esclaves aux États-Unis),
    Alexandre II avait instauré d'autres réformes importantes :
     
    la création d'une cour d'assises,
    l'autonomie limitée des villes et des provinces,
    la libéralisation de la presse
    (notamment des publications radicales),
    l'accès aux universités pour les classes inférieures,
    l'élargissement des droits de la femme,
    des minorités nationales et religieuses,
    l'abolition des châtiments corporels.
     
     
    Alexandre II, le tsar libérateur
     
    La première partie du règne d'Alexandre, c'est aussi la puissance retrouvée.
    La terrible guerre du Caucase se termine officiellement en 1859
    avec la spectaculaire reddition de Chamil,
    qui cache le fait que le Caucase n'est pas totalement pacifié.
     
    Surtout, dès 1864, la Russie se constitue un nouvel empire en terre d'islam, dans la steppe et au Turkestan.
     
    La conquête de l'Asie centrale constitue la revanche russe sur l'humiliation subie en Crimée,
    sur l'interminable guerre du Caucase,
    sur l'éternelle collusion franco-polonaise.
     
     
     
    Alexandre II, le tsar libérateur
      
      
    La révolte polonaise de 1863 rend le tsar plus méfiant. Le 4 avril 1866, un étudiant, Dimitri Karakosov,
    tire sur Alexandre II et le manque de peu.
     
    Cet attentat contre la personne sacrée du tsar suscite la consternation dans le pays.
    C'en est désormais fini des réformes libérales.
     
    Le 1er juin 1867, Alexandre II arrive à Paris,
    à l'occasion d'une Exposition universelle.
     
    Il veut renouer des liens avec Napoléon III après la brouille occasionnée quelques années plus tôt entre les deux pays par
    la répression d'une insurrection en Pologne.
     
    Mais voilà que sur l'hippodrome de Longchamp,
    un réfugié polonais tire sur le tsar.
     
    Ce nouvel attentat est lourd de conséquences pour la France.
     
    Il fait échouer le rapprochement entre la France et la Russie et le soutien du tsar fera cruellement défaut à Napoléon III lors de son affrontement avec la Prusse en 1870.
     
     
     
     
    Alexandre II, le tsar libérateur
     
     
     
    Les années qui suivent sont marquées au niveau international par la guerre russo-turque (1877-1878),
    sur fond de panslavisme auquel une partie de la société russe adhère.
     
    La Russie se pose en libératrice de la Bulgarie et en protectrice naturelle des orthodoxes des Balkans, mais elle n'accorde pas aux problèmes intérieurs l'attention qu'ils méritent.
     
    La victoire qu'il remporta sur les Ottomans fut consacrée
    par le traité de San Stefano (mars 1878),
    remis en cause au congrès de Berlin (juin-juillet 1878).
     
     
     
    Alexandre II, le tsar libérateur
     
     
     
    Alexandre II échappa à plusieurs tentatives d'attentats fomentés par l'association populiste Liberté du peuple en 1879-1880. L'impératrice s'éteint en mai 1880.
     
    Quelques semaines après, Alexandre épouse sa maîtresse,
    Catherine Dolgorouki.
     
    Il fit appel en 1880 à Loris-Melikov qui fera pencher le tsar du côté des réformes et sur le point d'accorder une Constitution,
     
    il mourut victime d'un attentat (13 mars 1881).
     
    Tout naturellement, son successeur, son fils Alexandre III (empereur de 1881 à 1894), prend le contre-pied de sa politique.
     
    Sa réputation s'est améliorée en Russie 
    où il est présenté comme un tsar "libérateur".
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Dans l'ombre de la Révolution, Un officier Russe à Saint-Pétersbourg 

    Lettre inédite d'un officier russe, Saint-Pétersbourg, 2 mai 1902
     
     
     

     


    En 1902, la Russie est déjà sujette depuis longtemps à une agitation populaire révolutionnaire active et subversive.
     
    Entrée dans l'ère de la Révolution industrielle tardivement, elle n'en a pas moins réalisée des progrès colossaux au niveau de son économie. Le capital, en provenance de l'étranger ou des grandes fortunes du pays a développé de grandes usines, la Russie est alors un immense chantier. Le pays est gigantesque, la tâche a effectué énorme pour transformer ce pays en une très grande puissance industrielle.
     
    En 1902, fort de l'alliance déjà vieille d'une décennie avec la France, la Russie malgré son système politique possède en Europe un gros capital de sympathie. A l'intérieur, le vieux système autocratique des tsars est toujours en vigueur. Les tentatives de réformes qui ont été entamées sont en partie paralysées à la fois par la résistance des élites aristocratiques au pouvoir mais aussi et surtout par l'extrémisme des révolutionnaires.
     
     
     
     
    Lorsque mourrait Alexandre II dans un attentat à la bombe en 1881, le tsar le plus libéral et le plus réformateur de la Russie venait de mourir. Paradoxalement, l'ouverture qu'il avait entamé en Russie voyait également la naissance de groupes terroristes, nihilistes et anarchistes qui souhaitaient sa mort.
     
    Aucune des grandes réformes qu'il réalisa, à savoir l'abolition du servage, la réforme de la justice et bien d'autres ne purent apaiser ce ferment révolutionnaire qui grandissait en Russie.
     
     
    Son fils Alexandre III qui règna jusqu'en 1894, considérait que les réformes entamées par son père étaient des erreurs, le mal qui avait déclenché la fièvre révolutionnaire. De cette date, l'autocrate réactionnaire dépensa son énergie à défaire ce que son prédécesseur avait déjà réalisé. En réalité loin d'éteindre le feu, les mesures répressives et arbitraires ne firent que laisser des blessures dans le Peuple, de plus en plus vives et amères.
     
    L'ouverture de la Douma après la Révolution de 1905
     
    Nicolas II, souverain doux et affable, n'était toutefois pas l'homme de la situation. C'est un homme d'intérieur, entouré d'une femme nerveuse et inquiète et de ses filles qu'il adorait (Olga 1895, Tatiana 1897, Maria 1899, Anastasia 1901). Un unique garçon va naître en 1904 mais se révèlera fragile et malade.
     
    Par la suite, Nicolas II sera victime des circonstances et de ses doutes, ayant toujours redouté et presque regretté d'être à la tête de ce si grand pays.
     
    Un peu à la manière d'un autre souverain qui comme lui fut englouti dans un cataclysme : Louis XVI. Dans cette Russie en mutation, coupé probablement également de la réalité, il hésite, il poursuit une politique, celle de son père qui n'était pas la sienne. Son peu d'imagination ne pouvait lui permettre d'en initier une de son propre fait. Doucement mais sûrement, il marchait vers sa propre fin et celle d'une Russie plusieurs fois centenaire.
     
     
    Autour de lui, l'ère industrielle a transformé déjà le paysage social du pays.
     
    L'industrie a créé une catégorie sociale nouvelle, l'ouvrier, un homme du peuple peu instruit, pauvre, issu des franges les plus misérables de la paysannerie et venu en ville pour trouver du travail et faire vivre (chichement) une famille. Ils sont des milliers dans les grandes villes, parfois à la limite de la subsistance.
     
    Parmi eux, la maladie, la mortalité infantile, les accidents du travail, les grossesses précoces et à répétition aggravent leurs souffrances. Dans les campagnes avant l'ère industrielle, ils vivaient mal, mais ils pouvaient vivre du sol. En ville dans les fumées et la saleté des usines, ils survivent et ils meurent.
     

    Cette condition atroce des classes les plus défavorisées contrastent avec l'opulence de l'aristocratie tandis que la croyance religieuse et la domination et l'influence de l’Église orthodoxe diminuent dans la foulée des grands événements en Europe durant le XVIIIe et XIXe siècle.
     
    La foi religieuse est remise en question par des révolutionnaires, le pouvoir du Tsar également, une nouvelle religion et en train de naître, une nouvelle foi, le socialisme. Une haine durable et vive s'installe doucement. La lettre qui va suivre, indique clairement que l'année 1905 ne fut qu'une conséquence de l'état d'esprit qui déjà dominait la société russe plusieurs années plus tôt.
     
    Ce qui éclate après le dimanche rouge où les troupes du Tsar ouvrirent le feu sur une foule désarmée où se trouvaient beaucoup de femmes et mêmes des enfants était déjà en gestation. Les codes révolutionnaires étaient déjà en place, nous le voyons clairement lorsque l'officier indique que des forces militaires et de police présentent à Saint-Pétersbourg le 1 mai 1902, étaient en alerte et qu'il y avait une grande crainte des démonstrations de force populaires pour la fête symbolique et socialiste du travail.
     
    Le Dimanche rouge
     
    Nous ne connaissons rien de cette lettre attachante. Elle nous a été fourni par Bernard Felli, du fond de ses archives. Personne ne peut dire non plus qui était Alexandre, le doux et aimant Sacha, un officier francophone et francophile qui écrivait quelques mots attentifs et emprunt d'une grande tendresse.
     
    Dans quelle unité servait-il ? L'une de celles de la garnison de Saint-Pétersbourg, peut-être un régiment de la Garde ? L'homme s'exprime dans un français parfait, révélant une éducation poussée et complète, peut-être même quelques voyages en Europe et en France.
     
    En plus de son témoignage exceptionnel sur l'état d'esprit de la capitale des Tsars, Sacha nous apporte la preuve qu'en ce tout début du XXe siècle, la puissance et l'aura de la culture française et de sa langue étaient énormes. Les cataclysmes des guerres mondiales n'étaient pas encore passés par là.
     
    Certes, depuis Waterloo, la première puissance mondiale incontestée, c'était la Grande-Bretagne. La Reine Victoria était morte seulement l'année précédente en 1901. Mais la France gardait une importante suprématie, à bien des titres, Paris était la capitale du Monde, la Capitale du bon goût, de la culture, du savoir vivre et d'une idée universelle de la condition des hommes alors en complète opposition avec la Russie autocratique de Sacha : Liberté, Egalité, Fraternité.
     
     
     
     
    Qu'advînt-il de Sacha pour que cette lettre un jour se retrouve quelque part en France en 2014 ? Fut-il tué durant la Première Guerre mondiale, durant la Révolution ?
     
    Qui était-il, lui qui écrivait sur un joli papier à entête, orné d'une splendide couronne dorée ? Nous ne le saurons jamais.
     
    S'il ne survécut pas à l'orage, il semble bien que sa femme et sa famille aient pu émigrer, probablement dans cette France idéalisée qui pourtant ne fit rien ou si peu pour venir à la rescousse d'un allié (certes étrange pour une république) qui sauva certainement la France d'un désastre en 1914.
     
    Voici donc la lettre de Sacha :
     
    "1 mai 1902, Saint-Pétersbourg, mon adorée petite Mia. J'espère que votre voyage se sera bien effectué et que tu n'as pas trop souffert en route. J'ai eu le chagrin de voir dans le journal que le temps n'était plus aussi chaud à Isensa que les derniers dix jours. Pourvu que le froid ne vienne pas chez vous. Ici, il a fait très beau toute la journée, 8° C à l'ombre.
     
    Cette nuit, j'ai été réveillé vers 4 heures par un télégramme ordonnant d'envoyer une compagnie de soldats dans un quartier éloigné de la ville. On craignait des troubles d'ouvriers vu que c'est le 1er mai. J'ai passé la nuit accroché au téléphone et ne me suis recouché que vers 7 heures pour me lever avant huit heures.
     
    Toute la journée j'ai eu immensément à faire et même toute la soirée j'ai dû travailler. Heureusement il n'y a pas eu de troubles. Cependant ce n'est qu'à huit heures du soir qu'on a autorisé à notre compagnie de rentrer. Elle a passé la journée non loin de l'endroit où demeure Dama.
     
    On a commencé à travailler au lavage, essuyage d'été dans l'appartement. Demain on va enlever les rideaux et les tapis. Je n'ai vu personne aujourd'hui n'ayant été nulle part d'autre qu'aux casernes.
     
    Que Dieu te garde, je te couvre de baisers.
     
    Embrasse les enfants, Grand maman n'a t-elle pas trouvé l'air révolutionnaire à tous les paysans que vous avez rencontrés en route ?
     
    Ton Sacha"
     
    Mars 1917, cette fois-ci la Révolution est faite...
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  <iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x6l2p0" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6l2p0_la-mort-des-romanov-2_news" target="_blank">La mort des Romanov 2</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/apocalyptique00" target="_blank">apocalyptique00</a></i>

     

     

    Le temps des processions et des parades s'achèvent et la Russie va être submergée par les tempêtes de la première guerre mondiale.

    Le tsar est un personnage faible et indécis bien incapable de tenir ferme la barre Nicolas (« Nicky »pour la famille) est avant tout un bon père très attaché à ses enfants et un bon époux, passionnément amoureux de sa femme.

      

    La correspondance du journal intime de nicky et alix raconte leur amour qui se révèlera fatal Nicolas II n'a ni la l'envergure ni l'ambition d'être tsar, il n'aspire qu'à une vie paisible

     


    Mais que cela lui convienne ou pas son destin lui impose de régner en autocrate sur l'immense Russie, héritier que la famille Romanov se transmet depuis 3 siècles et qu'à son tour il devra transmettre à son fils.

    Nicky et Alix auront pour constants compagnons l'amour et la violence. Leur amour est celui qu'il porte à leurs enfants, les rendront aveugles face à la violence du monde extérieur Et la révolution pour finir les mettra tous à mort dans un cachot de Sibérie.

    Histoire : Le dernier tsar de Russie, Nicolas II, assassiné avec les siens en 1918, connut un destin tragique : retour sur les zones d'ombre de son règne.

    Résumé : En 1894, année de son arrivée au pouvoir, personne ne se doute que Nicolas II sera le dernier empereur de Russie. Trop occupé à exercer un pouvoir qu'il veut moral et religieux, le tsar, avant tout désireux de protéger son épouse et son fils malade, néglige le peuple et ses aspirations.

      

    La révolution d'Octobre 1917 mettra un terme définitif à son règne. Il sera exécuté avec toute sa famille en 1918. Quelle fut l'influence du moine Raspoutine, favorisée par l'impératrice en raison de ses dons - supposés - de guérisseur ? Tous les Romanov ont-ils péri lors du massacre d'Ekaterinbourg ? 

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

    Grand Duke Cyril (Kirill) with his wife Grand Duchess Victoria and

    children Kira and Vladimir Kirillovich.

    Vladimir Cyrillovich, Grand Duke of Russia, Titular Emperor and Autocrat

    of all the Russias from 1938 to his death.

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  • Énigmes de l’histoire Russe :

    l’amour secret de la grande-duchesse Olga

     

    Par La Voix de la Russie |

      

    L’histoire de la monarchie russe est émaillée de mystères, si bien que les sujets ne se doutaient même pas des tragédies qui se dissimulaient derrière les façades des superbes palais. Mais les archives de la famille des tsars, les lettres et les journaux intimes des têtes couronnées, sont devenus accessibles après la Révolution de 1917.

    Notre récit portera aujourd’hui sur l’amour secret de la grande-duchesse Olga, la fille aînée du dernier empereur russe Nicolas II.

     

    Les lois de la monarchie déterminaient le sort des filles des tsars qui devaient absolument épouser leurs pairs. Mais les sentiments ne se commandent pas et on voir apparaître à partir de 1911 dans le journal de la grande-duchesse Olga des textes cryptographiés. Ils se rapportaient tous à sa première et sans doute unique amour.

    Les chercheurs ont fini par retrouver le nom de cet homme. C’était Pavel Voronov, officier du yacht impérial Standart. C’était un homme remarquable à plus d’un titre. Issu d’une noblesse héréditaire et diplômé de l’école des cadets de la Marine, il servait sur le croiseur Amiral Makarov.

      

    C’est alors que Voronov s’est retrouvé au cœur des événements que le monde entier suivit. Un puissant tremblement de terre se produisit le 15 décembre 1908 à Sicile. Les éléments déchaînés anéantirent en un clin d’œil la ville de Messine et des dizaines de milliers de ses habitants furent ensevelis sous les décombres.

    Les marins russes du croiseur Amiral Makarov amarré dans le port de Messine vinrent immédiatement en aide. L’Italie reconnaissante décora de médailles les vaillants marins russes dont Pavel Voronov. Il était un héros aux yeux de la grande-duchesse.

    Voronov plaisait à tout le monde : Nicolas II aimait jouer au tennis avec lui et ses filles aînées préféraient danser avec Pavel. Peu à peu, le lieutenant devint un familier de la famille impériale.

    Un flirt léger était toléré entre les grandes-duchesses et les officiers du yacht mais il y avait une limite que personne ne devait franchir. Et pourtant, la grande-duchesse et le brave lieutenant se passionnèrent pour de bon l’un pour l’autre.

    Pendant les parties de danse, c’était Olga que Voronov invitait le plus souvent, et celle-ci ne dissimulait pas sa joie chaque fois qu’il la rencontrait. Les familiers et les courtisans remarquèrent que lors du bal organisé sur le Standart à l’occasion du 18e anniversaire de la grande-duchesse, Olga préférait visiblement la société de Pavel.

    Le journal nous montre comment ce béguin se transforma en besoin de voir son amoureux et de rester tout le temps à côté de lui. Inquiète, l’impératrice Alexandra Fedorovna chercha une solution.

    On fit comprendre à Voronov qu’il devait se marier et on lui trouva même une fiancée, une jeune fille de la haute société. L’empereur en personne assista au mariage avec toute sa famille. Olga y était également présente, félicitant les jeunes mariés.

    Elle ne pouvait confier son désespoir qu’à son journal. La meilleure page de sa vie était tournée.

    La Première guerre mondiale devint pour un temps une rude épreuve pour la Russie. Olga, qui aimait toujours son lieutenant, priait pour lui et ne voulait qu’une chose, qu’il restât en vie. De même que les autres filles du Souverain, la grande-duchesse devint une sœur de charité, prodiguant ses soins aux blessés dans les hôpitaux. Mais elle n’était pas au bout de ses peines. La révolution qui éclata en 1917 balaya l’État et la monarchie.

      

    A l’âge de 23 ans, la grande-duchesse Olga Nikolaevna fut fusillée avec toute sa famille à Ekaterinbourg dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. Toute la famille martyre fut canonisée en l’an 2000. Pavel Voronov survécut dans cet enfer sans jamais transiger avec l’honneur d’officier russe.

      

    Pendant la guerre civile, il se battu contre les bolcheviks dans les rangs de la Garde Blanche et lorsque sa défaite devint imminente, il émigra à Istanbul avec les reliquats de la Garde Blanche.

     

    De Turquie, Pavel Voronov passa aux États-Unis où il décéda en 1964 à l’âge de 78 ans.

     

    Il fut enterré au cimetière du monastère russe du lieu-dit de Jordanville de l’État de New York.

     

    Sa tombe est garnie d’icônes de la martyre Olga, qu’il n’eu de cesse d’aimer pendant toute sa longue vie. /N

      

      

    Pavel Voronov et la grande-duchesse Olga : les photos
    Lire la suite:
    http://french.ruvr.ru/2014_08_18/Enigmes-de-l-histoire-Russe-l-amour-secret-de-la-grande-duchesse-Olga-2762/

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Dans l’Almanach du Gotha, seules quelques lignes -peu éloquentes de surcroît – évoquent le grand-duc Georges Alexandrovitch. La brève notice précise son grade militaire -reçu dès sa naissance- de « chef du 93ème Régiment d’Infanterie d’Irkoutsk« . Si cette référence à la ville de Sibérie orientale bordée de collines couvertes de taïga rappelle allusivement les aventures de Michel Strogoff , elle ne nous dit cependant rien ou presque de ce prince remarquable à bien des égards. Né à Tsarskoie Selo le 6 mai 1871, jour où la Russie fête Saint Georges de Lydda, le troisième fils du Tsar Alexandre III et de la Tsarine Maria Feodorovna sera élevé avec son frère aîné le futur Nicolas II dont il est très proche.

     

     

     

    Leur éducation quelque peu spartiate (le réveil à 6 heures est suivi d’un bain froid et d’un petit-déjeuner frugal) est adoucie par la réelle chaleur du foyer où ils furent aimés de leurs parents. Se confiant un jour à l’un de ses conseillers, Alexandre III déclara le plus simplement du monde : « La naissance de nos enfants est le plus pur instant de bonheur de la vie, impossible à décrire c’est un sentiment tout à fait particulier qui ne ressemble à nul autre. »

     

     

    A Gatchina, les deux frères disposent de quatre pièces dans les appartements de l’entresol du palis : un salon, une salle de jeux, une salle à manger et ue chambre à coucher où ils dorment dans de simples lits de camp. Une icône sertie de perles et de pierres précieuses constitue le seul luxe ornemental de ces logements.

     

     

     

     

    Fils favori de ses parents qui lui pardonnent volontiers ses facéties, « Georgy » est sans conteste le plus brillant des cinq enfants de la famille impériale. Intelligent, racé, drôle, tout semble lui sourire. En dépit de quelques difficultés respiratoires sporadiques, il paraît même beaucoup plus robuste que Nicolas. Les deux frères sont éduqués par les mêmes tuteurs. Ils quittent la nurserie lorsque leur soeur Xénia vient au monde. Une institutrice d’un lycée de jeunes filles, Alexandra Ollongren, veuve d’un capitaine, leur apprend à lire et à réciter les tables de multiplication. Vladmir, le fils de cette gouvernante sera l’un de leurs rares compagnons de jeux.

     

     

    Trois ans plus tard, leur gouverneur militaire, le Général Grigorgii Danilov, fervent monarchiste, leur choisit des professeurs réputés dans les diverses matières du cycle scolaire appelé « gymnasium », qui s’étend sur 8 années jusqu’à l’âge de 16 ans. Ce programme d’éducation générale comprend des cours de langues vivantes, d’histoire politique, de géographie, quelques bases de minéralogie et de biologie ainsi que des leçons de musique et de calligraphie. Curieusement, alors que leur grand-père Alexandre II prône l’enseignement des langues classiques, le latin et le grec seront absnet du cursus suivi par les héritiers.

     

     

    Leur professeur d’anglais qui avait précédemment instruit les grands-ducs Serge et Pavel, est un Ecossais dénommé Charles Heath qui n’a de cesse de leur rappeler : « Aristocrats are born but gentelemen are made« . Outre un angalis soigné, il leur transmet le goût des acticités sportives : tir, tennis, boxe, équitation et pêche à la mouche. Les deux princes parleront également couramment le français, un peu d’allemand et le danois, langue bien utuile lors des traditionnelle vacances d’été dans la famille de la tsarine au Danemark.

     

    Le 27 mai 1883 a lieu la somptueuse cérémonie du couronnement d’Alexandre III et de Maria Feodorovna à la cathédrale Uspensky au Kremlin à Moscou. A cette occasion, tous les membres de la famille impériale rendent hommage à leurs nouveaux souverains. Georges et son frère vêtus de superbes uniformes attirent l’attention et séduisent la foule. Le cadet destiné à la marine, est nommé enseigne puis lieutenant au premier équipage de la flotte du vaisseau « Grand-Duc Constantin Nicolaïevitch », fleuron de la marine russe aux 120 canons et aux 3 ponts.

     

     

    En 1890, le tsar décide d’offrir à ses deux fils aînés un voyage d’études et d’agrément qui doit les conduire jusqu’en Extrême Orient. Le choix de cette destination correspond à la perception politique d’Alexandre III qui condière l’Europe comme « un cimetière » et donc une destination sans intérêt au regard de l’Asie, terre d’avenir selon ses vues.

    Le 22 août 1890, le grand-duc Georges quitte donc le sol russe à Sébastopol afin d’entreprendre le périple de 9 mois qui doit l’emmener jusqu’au Japon. Les deux frères voyagent à bord du cuirassé Pamyat Azova (Mémoire d’Azov, nom qui rend hommage au navire Amiral Azov vainquer de la flotte ottomane à Navarin en 1827) dont le luxe inouï contraste singulièrement avec la sobriété du décor quotidien de Gatchina.

     

     

     

    Le grand-duc Georges sert en qualté d’adjudant et devient très populaire paermi les membres de l’équipage. Les escales se succèdent : Trieste (où Nicolas le rejoint), Olympie, Athènes (où le prince Georges de Grèce embarque avec ses cousins russes), La Caire (ils escaladent la Grande Pyramide et gravent leurs noms sur la pierre). Les accompagnent des archéologues réputés qui livrent des informations passionnantes sur l’histoire des pharaons.

     

     

     

     

    Ils naviguent sur le Nil à bord du bateau du Khédive (Louxor, la Vallée des Rois), Memphis, Suez, Aden avant de partir pour Ceylan et les Indes. Ils arrivent en Inde le 18 décembre 1891, découvrent Bombay et les temples hindous sculptés dans la pierre de l’île d’Elephanta, chassent le tigre à Roaza, admirent d’autres monuments à Dalautabad, Ellora, Gujerat,… se rendent au Penjab où ils visitent les temples sikhs puis le Taj Mahal, Galior, Benares et Calcutta. Durant cet itinéraire indien, nos voyageurs sontsuivis par des émissaires britanniques chargés de rapporter leurs faits et gestes à l’Indian Office, ce qui agace beaucoup Nicolas.

     

    Ils doivent regagner Bombay à la fin janvier et subitement Georges souffre d’insupportables maux de jambes et des premiers symptômes de la pathologie dont il est atteint. Il doit regagner l’Europe sans son frère qui poursuivra sa routejusqu’à Saigon et au Japon, afin que les médecins impériaux l’examinent à Athènes. Leur diagnostic est sans appel : tuberculose pulmonaire.On imagine aisément les tourments de l’impératrice qui dut se remémorer la perte de son premier fiancé « Nixa ».

     

     

    De retour en Europe, le grand-duc Georges connaît heureusement des périodes de rémission au cours desquelles il voyage sous des latitudes clémentes. En 1894, il accompagne sa famille à Livadia afin d’entourer le tsar malade. Lorsque son frère devient le tsar Nicolas II, Georges nouvel héritier du trône impérial, est nommé Ataman des Cosaques du Don, mais sa santé décline et il est incapable d’assister aux funérailles de son père le tsar Alexandre III. Maria Feodorovna, devenue veuve, décide alors de passer davantage de temps avec son fils valétudinaire.

     

     

    A partir de la fin de l’année 1894, il demeure presque en permanence dans sa résidence caucasienne d’Abbas-Touman, un village de montagne réputé pour les vertus de ses cures thermales. Très intéresé par l’histoire de la Géorgie, sa province d’adoption, il réunit une impressionnante bibliothèque qui recèle de nombreux ouvrages traitat de l’histoire du Caucase. Membre honoraire de la Société d’astronomie, il finance la construction du premier observatoire russe de haute altitude non loin de sa villa.

     

     

     

    Face à la maladie dont il souffrait, il a choisi de défier le sort et d’adopter une attitude combattive que l’on pourrait qualifier de « dare devil complex » à l’instar du comportement qu’aura quelque vingt années plus tard son neveu le tsarévitch Alexis atteint d’hémophilie. Très affaibli par son incurable pathologie, il vivra ses dernières années séparé des siens mais recevra parfois la visite de proche comme Nicolas II qui demeurera de temps à autre auprès de son frère préféré.

     

    En août 1895, il se rendra une dernière fois au Danemark mais son état empirant, les médecins lui défendent désormais de fumer et le contraignent à un alitement à Fredensborg, la résidence d’été du roi Christian IX et de la reine Louise de Danemark, ses grands-parents maternels.

     

     

     

    L’hiver suivant, il séjournera au château des Terrasses édifié pour le banquier britannique Mendel à Cap d’Ail. En mars 1896, l’impératrice douairière, sa soeur la grande-duchesse Olga et son frère le grand-duc Michel le rejoindront. Ils auront ainsi l’occasion de découvrir le village médiéval de La Turbie et de goûter au charme des Alpes Maritimes. Afin d’échapper à la rigueur du climat caucasien, il passera aussi deux hivers à Alger.

     

     

    Faisant fi de l’avis de ses médecins, Georges avait pris l’habitude de circuler à moto sur les route voisines d’Abbas-Touman et le 9 août 1899 une paysanne géorgienne le découvre gisant sur le bas-côté d’un chemin. Il expire dans ses bras après une ultime crise de son impitoyable maladie. Le 14 août 1899, il est inhumé à proximité de son père dans la cathédrale Saints Pierre et Paul à Saint Petersbourg.

     

    La tsarine douairière, très éprouvée par la cruauté de ce nouveau deuil, devra quitter la cérémonie avant la fin de l’office.

     

     

    Le tsar Nicolas II alors père de trois filles, perd non seulement son frère tant aimé mais également son héritier. Des années plus tard, dans le contexte tragique que l’on connaît, on pouvait entendre Nicolas riant de bon coeur à la lecture de petits billets drôles laissés par « Georgy ».

     

    Depuis 1995, la résidence de Georges -due au talent de l’architecte Otto Jaco Simons- est devenue un couvent orthodoxe dedié à Saint Pantaléon. Le monastère a été en partie la proie des flammes en mars 2008. Pour conclure, je vous invite à découvrir l’aspect actuel que présente Abbas-Touman, en cliquant sur ce lien.

    (Un grand merci à Damien B. pour toutes ses rechrches, son texte et les photos)

     

     

     

    SOURCES

    http://www.noblesseetroyautes.com/2011/02/portrait-grand-duc-georges-

    alexandrovitch-de-russie-1871-1899/

     

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique